Les mathématiques en scène, collectif – sous la direction de Dominique Mégrier

Jouer avec les mathématiques…

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Dominique Mégrier est comédienne et professeur de théâtre. Elle est persuadée que l’art et la culture peuvent faire bon ménage et ainsi sauver de biens des maux ceux qui s’y collent. Les mathématiques en scène en est la preuve. Tout peut se jouer, une mise en scène pour résoudre des énigmes, des opérations, pour comprendre les nombres. Un bon moyen pour se réconcilier avec les mathématiques, une façon très originale d’aborder le monde du calcul. On ne s’attend pas du tout à rencontrer des mathématiques comme fil conducteur de pièces de théâtre et pourtant le résultat en vaut la chandelle. Le théâtre au service des sciences, pari réussi.

Pour chaque pièce, des contraintes ont été données à l’auteur : le nombre de pages, le thème mathématiques, le style d’écriture, l’action et la citation. Ce recueil ne se substitue pas aux leçons mais peut compléter ou consolider des acquis. Il se lit avec plaisir et avec une certaine curiosité.

Du coq à l’âne : Les animaux racontent l’art, de Claire d’Harcourt

Les animaux en images…

 

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Les animaux sont à l’honneur dans ce superbe album d’images, qui est un véritable voyage à travers l’art. La première page offre une belle illustration de l’arche de Noé, dans lequel le lecteur s’invite sans retenue. A toutes les époques, l’animal a été une source d’inspiration pour le peintre ou le sculpteur. Au temps de la préhistoire, l’homme le dessinait déjà sur les murs des grottes. Chaque oeuvre transmet à sa façon, un message et on va vite se rendre compte que l’image de l’animal n’est pas la même selon les civilisations et les époques.

On se promène dans cet ouvrage haut en couleur comme dans un musée. Beaux spécimen qui attisent la curiosité au fil des pages. L’auteur a réparti son ouvrage en trois catégories : les pelages et fourrures, les ailes et les plumes, les peaux, écailles et carapaces. Chaque espèce est représentée par une double page.

En annexe, un petit dossier qui nous indique l’endroit où sont exposées les créations et des fiches sur chaque bête citée dans le documentaire.

Le collectionneur d’instants, de Quint Buchholz

La magie d’un instant…

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Le collectionneur d’instants c’est avant tout une histoire d’amitié entre Max, un peintre et un enfant violoniste, le narrateur. Max s’est installé sur une île et immortalise des moments en les peignant. L’enfant aime venir flâner dans son atelier mais jamais ne voit ce que l’artiste produit. Une fois terminées, les peintures sont disposées à l’envers contre un mur. Max raconte de nombreuses histoires qui fascinent le jeune garçon. Durant l’été, Max s’absente quelques jours et confie les clefs de son atelier à l’enfant. Et là, on découvre avec fascination les œuvres magnifiques de Max.

Le collectionneur d’instants nous offre des tableaux merveilleux, sensibles, semblables à des photographies. On s’attarde sur cette esthétique presque irréelle, ne sachant  jusqu’où la réalité flirte avec l’imaginaire. La musique est présente tout au long de l’album et accompagne véritablement ces chefs d’oeuvre. Chaque tableau raconte une histoire, il y a du mystère, du rêve. Les dessins n’illustrent pas le récit mais constituent une très belle exposition. On ne connaît pas l’histoire de ces tableaux qui font référence à une enfance perdue qui renaît à travers la peinture. Le récit fait pénétrer le lecteur dans l’atelier du peintre et le fait s’interroger sur cette capacité à créer, à imaginer. De quoi naît une inspiration, comment travaille un peintre ? Cet album est une réelle invitation au voyage.

Arts & sciences, de Philippe Nessmann

De nouvelles perspectives…

Les arts et les sciences sont-ils aussi opposés qu’on pourrait le penser au premier abord ? Les activités des artistes et des scientifiques semblent être très éloignées les unes des autres mais leur point commun n’est-il pas d’essayer de comprendre le monde, par l’esthétisme pour les uns, par les lois qui le régit pour les autres. A la Renaissance, le lien entre ces deux domaines est très visible : savants et artistes travaillent la main dans la main pour illustrer les traités et pour comprendre comment représenter un monde au plus juste. Léonard de Vinci est en cela un exemple de génie universel qui a touché à tous les domaines pour tout comprendre, tout représenter : peintre, architecte, astronome, botaniste, etc. A la Renaissance également est découvert la perspective et ses lois qui vont littéralement révolutionner la représentation du monde en 2 D par les artistes. Nombre d’or, anatomie, botanique, chambre noire, météorologie, couleurs de synthèse, photographie, béton armé ou plastique, informatique, nucléaire, autant de thèmes abordés dans les différents chapitres de ce livre pour dresser un aperçu riche et très instructif de l’apport des sciences dans le monde de l’art.  Un ouvrage complet, bien documenté et bien construit, à la portée de tous par son propos clair et ses exemples bien choisis. Certains marqueront forcément le lecteur comme l’artiste qui s’est fait greffer une oreille sur le bras, ou le robot tagueur fou ou le joli tournesol électronique haut de 11 mètres qui éclaire les rues de Tokyo. On y apprend beaucoup de choses et retrouvons avec un plaisir certain des artistes qui nous sont chers !  Une plongée dans la connaissance, à lire sans hésitation.

Art et politique, de Nicolas Martin et Eloi Rousseau

We don’t need another hero

Un ouvrage passionnant pour comprendre comment l’art  peut être une forme de pouvoir. Parfois, les artistes se mettent au service du pouvoir dominant, et leur art devient instrument de propagande, même d’un pouvoir totalitaire. Parfois, au contraire, les artistes se mettent au service de mouvements contestataires pour dénoncer l’oppression, les injustices, parfois au péril de leur vie.

Cet ouvrage, abondamment illustré, présenté de manière très agréable et aérée, en courts chapitres bien construit, dresse un aperçu à travers l’Histoire de l’artiste qui est là  non seulement pour représenter le monde, mais bien aussi pour le faire bouger ! Les différents mouvements sont présentés (du portrait de cour aux surréalistes, du réalisme au constructivisme), ainsi que différentes techniques ou supports (street art, affiches, photomontages, détournements, etc). Cet ouvrage s’articule autour de 7  thématiques présentées en chapitres : Révolte, Guerre, Révolution, Dictature, Dissidence, Luttes, Mondialisation. La palette d’artistes cités permet de plus  un éventail très large et varié  : David, Goya, Grosz, Warhol, Bansky, Heartfield, Ai Weiwei.

 

La verluisette, de Roberto Piumini

De l’ombre à la lumière…

Résultat de recherche d'images pour "la verluisette"Madurer, 11 ans, est un enfant malade condamné à rester dans sa chambre. Le soleil, la poussière nuisent à sa santé, il ne peut donc plus sortir. Son lieu de vie doit également être dépourvu de fenêtres. Son père, le vizir Ganouan, est désespéré et décide de faire appel à un peintre, Sakoumat, pour embellir d’images et de couleurs les murs du palais. Madurer n’est pas un enfant triste, il est, malgré tout ce qu’il vit, plein de vitalité. Sakoumat va l’ouvrir sur un monde extérieur merveilleux qui va prendre vie du bout de ses pinceaux. L’artiste va faire entrer le côté de l’existence dont ne peut plus profiter l’enfant.

La Verluisette est un beau conte d’amitié entre un enfant dont la vie se résume aux murs de sa demeure et un peintre qui dévoilera toute sa magie d’artiste pour lui offrir un monde qui lui sera propre. Une belle leçon de vie pleine de poésie. Aujourd’hu , il existe une maladie rare qui contraint les enfants à ne sortir que la nuit car la lumière directe leur brûle la peau. La sortie de jour est un vrai parcours du combattant car ils doivent porter une combinaison comme celle des cosmonautes, seul moyen efficace de lutter contre les rayons ultra-violets. Comme Madurer, leur vie est compliquée mais ils font preuve d’une énergie et d’une volonté qui forcent l’admiration.

Le petit peintre de Florence, de Pilar Molina Llorente

Les dévoreurs de livres d’Arsène : les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Le petit peintre de Florence, de Pilar Molina Llorente

Florence, à la Renaissance. Arduino est fils de couturier, mais son rêve est de devenir peintre. Lorsque son père accepte enfin, il se rend chez Cosimo, qui devient son maître. Mais pourquoi la servante, Melania, monte-t-elle tous les soirs discrètement au grenier ? Pourquoi entend-il des gémissements venant de là-haut ? Aura-t-il le courage de percer ce mystère, sachant qu’il risque sa place ? Un roman d’aventure et historique, entre rêve et justice. J’ai trouvé ce livre bien, mais la raison du mystère dans le grenier est très violente. Comment peut-on arriver à faire une chose pareille pour une telle raison ? Je ne comprends pas que ce soit humainement possible…

Chloé, 5ème – 12 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

 

Et l’avis de mumu58 :

Une palette de rêve :

Dans la famille de Arduino, on est couturier de père en fils. Mais Arduino , 14 ans, veut devenir peintre. Sans cesse, le jeune garçon observe les gens, leurs gestes, leurs expressions, leurs démarches. Il n’est pas très concentré sur les travaux de couture qu’il doit effectuer dans l’atelier de son père. Voyant le peu de talent que déploie son fils, celui-ci se résigne à lui conseiller un maître qui lui enseignera la peinture. Cosimo de Forli qui dirige un atelier important à Florence serait susceptible de prendre Arduino très ému par le geste de son père.

Arduino et son père se rendent alors chez Cosimo de Forli qui, après avoir observé d’un œil sévère le jeune adolescent, lui fait passer un test. L’épreuve est réalisée avec succès, il est pris. Mais il est précisé que si Arduino ne fait pas l’affaire, il reviendra immédiatement à l’atelier de couture. La grande aventure commence pour trois ans. Mais hélas, être apprenti chez Cosimo est dégradant. Toutes les plus ingrates tâches sont confiées à l’élève, le maître est autoritaire, sans pitié. Les conditions d’hébergement sont très précaires. Et la peinture dans tout ça ? En pénétrant dans un grenier, Arduino va également découvrir le secret du grand maître….Un secret qui risque de compromettre la réputation de Cosimo mais qui va se révéler être un bon parti pour Arduino … Mais chut, je n’en dirai pas plus.

Un roman qui nous fait découvrir la Renaissance à travers l’art, un prologue qui nous fait connaître Florence de cette époque avec ses illustres peintres. L’auteur évoque aussi la condition de la femme qui ne peut qu’obéir et avoir des rêves.

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