Journal secret d’Adrien, 13 ans 3/4 de Sue TOWNSEND

Pas facile d’avoir 13 ans ¾ et encore moins 14 ans….il sera possible de s’en rendre compte au fil des pages de ce journal intime et secret tenu avec beaucoup de rigueur par Adrien, un adolescent dont la vie est compliquée d’un point de vue familial très souvent, d’un point de vue scolaire parfois, d’un point de vue affectif fréquemment. Comment ce jeune garçon qui se sent intellectuel et seul va-t-il parvenir à supporter, à gérer tout ce qui fait son quotidien ? Va-t-il voir sur l’année des conflits se résoudre ? Des sentiments se renforcer ? Des situations s’améliorer ? Des inquiétudes physiques s’estomper ?

Un peu plus de 200 pages pour suivre les réflexions, les inquiétudes, les sentiments, les réactions d’un adolescent face à l’humanité et à ce qu’elle lui réserve.

La vie selon Pippa, tome 2. Ma vie est un merveilleux désastre, de Barbara Tammes

Journal, oh mon bon journal, suis-je quelqu’un de bien….

pipa2.jpg

Nous retrouvons Pippa, cette jeune adolescente, partagée entre des semaines chez sa mère à la campagne et des week-ends à la ville chez son père et sa belle-mère. D’un côté, une vie décontractée et de l’autre, une vie plutôt stricte.

C’est toujours la guerre entre ses parents qui n’arrêtent pas de se critiquer et de se reprocher le mode d’éducation qu’ils imposent l’un et l’autre à Pipa. C’est à peine s’ils se regardent quand ils s’échangent les enfants.

La jeune fille a toujours la passion des chevaux mais cette fois-ci, elle est tombée raide dingue amoureuse d’un garçon, à qui elle ne parle pas et qui ne sait même pas qu’elle existe. La tenue de son journal intime devient donc très importante. En effet, Pippa se pose beaucoup de questions et se demande même si elle a un cœur, si elle est quelqu’un de bien. Baisse de moral, Pippa ? Elle a promis également à sa petite sœur, Popy, de réunir ses parents en toute convivialité, le jour de Noël. Oh la la, ce n’est pas gagné ! Mais Pippa s’est engagée donc impossible pour elle de renoncer.

Pippa est toujours aussi pleine d’entrain, farfelue, originale, avec un franc-parler et beaucoup d’humour. Elle continue à mettre en dessin et en schémas ses questionnements, ses choix.  Même si je suis adulte, ce roman, destiné aux ados, m’a beaucoup amusée. J’ai vraiment apprécié ma lecture et ce côté réflexion sur la vie. Les illustrations sont très drôles et très colorées.

Esprits maléfiques, 1. la maison des possédés, d’Ellen Oh

 

Harper, jeune collégienne de 12 ans, vient de quitter New-York pour emménager à Washington… Ses parents ont acheté une très vieille maison au « charme gothique » indéniable qu’ils sont en train de retaper : une ambiance propre à un véritable film d’horreur… Et quand des faits étranges commencent à se produire, que des accidents  se succèdent, que son petit frère de 5 ans change de comportement et se montre de plus en plus agressif, il y a de quoi se poser des questions.  Aidée de sa nouvelle amie Dayo, Harper va tenter de percer le mystère de cette maison hantée, mais également revenir sur des faits étranges et inexpliqués, des secrets et mystères de son propre passé.

 

 

Un récit sur les fantômes et la possession qui utilise toutes les ficelles du genre pour happer le lecteur.  Entre le récit à la troisième personne s’insère judicieusement le journal intime (« débile »comme elle l’appelle elle-même) de Harper.  Bien dosé entre passé et présent, quotidien et surnaturel,  cultures américaine et coréenne, amitié et liens familiaux, ce roman plein de rebondissements se laisse lire sans difficultés.

Un personnage principal attachant et crédible, qui dévoile peu à peu ses atout mais aussi ses failles. La tension est palpable tout au long du roman qui est le premier tome d’une série mais qui peut aussi se lire seul puisque ce premier volet comporte une fin à lui-même (ce qui ne nous empêche pas d’être impatient de suivre avec l’héroïne de nouvelles aventures au pays des morts).

Hugo aime Joséphine, de Sophie Dieuaide

Un coup de foudre inattendu

hugo.jpg

A l’adolescence, les relations entre les garçons et les filles ne sont pas toujours faciles. On se cherche, c’est la période des premiers émois un peu maladroits. Pour Hugo 12 ans, c’est clair : les filles sont nulles, pas intéressantes et rien ne lui fera changer d’avis. Rien n’est moins sûr pourtant, car ça, c’était avant ! Avant la venue de Juliette au collège… Hugo se sent bizarre, comme transporté, chamboulé. Mais que lui arrive-t-il ? Ne serait-il pas tombé amoureux, tout simplement ?

Hugo aime Joséphine est un roman jeunesse plein d’humour et de tendresse. Les héros sont très attachants. Hugo est le narrateur et Joséphine écrit un journal intime. Le lecteur partage alors successivement les points de vue et les ressentis de l’un et l’autre. Le jeune adolescent cumule les maladresses, ce qui provoque de nombreux quiproquos faisant de cette lecture un véritable moment de plaisir. La mise en page est pleine de vie et amusante. Elle alterne des extraits du journal intime ou de lettres, des messages échangés ou griffonnés sur les pages d’un cahier. L’histoire est bien écrite et sera sans aucun doute, un véritable coup de cœur pour les 11-12 ans, qui pourront facilement s’identifier à Hugo et Juliette !

Nos éclats de miroir, de Florence Hinckel

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Cléo est une adolescente de 15 ans, passionnée d’Anne Frank*.
Elle tient un journal intime dans lequel elle s’adresse à Anne en prenant la place de Kitty, mystérieuse personne à qui Anne adressait ses lettres. Dans ce journal, Cléo va nous parler de problèmes familiaux, d’amitié, d’amour…
Si l’auteur a choisi une héroïne passionnée par Anne Frank, c’est qu’Anne a écrit sa dernière lettre à 15 ans un mois et vingt jours et que l’écrivaine, Florence Hinckel, tenait un journal intime qu’elle a arrêté exactement au même âge -à un jour près  ! Elle s’est dit que ça devait être une coïncidence donc elle a choisi d’introduire Anne Frank à son histoire.
J’ai adoré ce roman plein d’émotions que j’ai lu d’une traite ! On y a aussi un rappel sur la vie d’Anne Frank ce qui donne un côté  »éducatif » sans être ennuyeux. De plus, je trouve original l’idée de s’adresser à elle. Dans ce roman, on peut suivre le personnage et le voir évoluer au fil du temps.

➡️ Selon moi, ce roman serait plutôt pour les élèves de 3ème parce qu’ils savent qui est Anne Frank puisque c’est au programme et qu’elle est souvent présente dans l’histoire…

*Anne Frank est une jeune fille qui a vécu pendant la seconde guerre mondiale en Allemagne et qui est connue pour avoir tenu un journal intime. Étant juive, elle a dû se cacher mais a été découverte et emmenée dans un camp de concentration à Bergen-Belsen. Elle y est morte en 1945 à cause de la maladie du typhus.
Alicia 2nde – ex-membre des dévoreurs de livres d’Arsène

 

Mon journal à la manière de Pippa, de Barbara Tammes

Vous avez aimé le roman de Barbara Tammes La vie selon Pippa ? alors découvrez sans hésiter ce petit carnet, un journal intime à remplir à la manière de l’héroïne du roman, sur une semaine ! C’est illustré à la manière du livre, pétillant et tendre !

On y écrit, on y dessine, on y colle des choses. C’est personnel et ça donne vie à son quotidien !

A découvrir en librairie ou, pour mes élèves, en gagnant le prix au rallye-lecture ou autre concours organisé au CDI !

La VIE selon PIPPA, de Barbara Tammes

Au secours mes parents divorcent !

vie selon pippa.jpg

Les parents de Pippa sont divorcés. Pippa, 14 ans, vit avec sa mère dans une ferme en ruine à la campagne avec des animaux et passe le week-end chez son père et sa nouvelle épouse dans un appartement chic, en ville. Deux vies bien différentes, deux personnalités contraires selon que la jeune fille est avec sa mère ou avec son père. Son existence s’est trouvée chamboulée du jour au lendemain, pas facile de s’y retrouver. Alors pour l’aider à surmonter cette épreuve, Pippa tient un journal qu’elle complète à chaque retour de la ville. Elle écrit et illustre ses questionnements, ses dilemmes, ses réflexions. La mère de Pippa est une artiste un peu à l’ouest, amoureuse des chevaux, et son père, un homme souvent grognon et têtu, est dentiste. Elle a une petite sœur qu’elle adore, Poppy, 8 ans et un demi-frère Hugo, 1 an. Les relations avec sa belle-mère ne sont pas toujours au top, le bébé prend beaucoup de place, un peu trop à son goût. Le père couvre de cadeaux les filles mais tout ce qui est acheté par lui doit rester à l’appartement, interdit de ramener les effets à la campagne ! Que ce soit en campagne ou en ville, la jeune adolescente fait des activités et a une meilleure amie.

Chacun de ses parents a une vision totalement différente de la vie, ce qui déstabilise Pippa. La voilà entre les deux êtres qu’elle aime le plus au monde et elle va devoir composer pour leur faire plaisir. Beaucoup de questions se pressent dans sa tête, sur sa vie d’adolescente, sa famille. Mais un jour, Pippa va se trouver devant un choix qui va la mettre dans l’embarras. Personne ne peut l’aider même pas son journal….

La vie selon Pippa est réellement un bon roman qui fait réfléchir. Pippa est confrontée au divorce de ses parents avec deux vies totalement opposées. Ce thème au combien dramatique parfois est traité du point de vue d’une enfant très mature, qui analyse parfaitement la situation, qui se pose les bonnes questions, qui nous livre toutes ses réflexions sur ceux qui l’entourent. Il est intéressant de donner la parole à une adolescente si lucide, pleine d’humour, qui ne tombe jamais dans les clichés. Elle est dynamique et ne dramatise pas ce qu’elle vit. Elle doit s’adapter même si elle ne partage pas forcément la façon d’être de ses parents.

La mise en page et les illustrations rendent ce roman très original. C’est un très beau livre qui nous parle de la famille, de l’amitié, des préoccupations d’ados avec douceur. Je conseille vraiment cette lecture à tous les adolescents, notamment ceux qui traversent cette période si délicate que peut être une séparation ou un divorce. Pippa leur sera d’un grand réconfort et peut être même un guide précieux.

On a naturellement tendance à prendre soin de ce que l’on aime, mais l’inverse est peut-être encore plus vrai : on aime ce dont on prend soin.