Quart de frère, quart de soeur, 2. Mon pire anniversaire, de Sophie Adriansen

Quart de rivale…

Quart de frère, quart de sœurMon pire anniversaireArthur et Viviane ne s’y attendaient pas … mais, eux, les ennemis jurés vont devoir habiter ensemble ! Car leurs parents n’ont rien trouvé de mieux que de tomber amoureux ! Alors, le pilote d’avion et la costumière de cinéma ont décidé d’acheter une grande maison pour mettre toute la petite famille sous le même toit : le frère aîné de Viviane, Gaëtan,  qui ne quitte jamais ses écrans, les petites soeurs jumelles de Arthur, Camelia et Myrtille, aussi encombrantes qu’inutiles, et bien entendu Arthur, notre cher vantard et Vivane et sa bonne humeur à toute épreuve… Et pour couronner le tout, la maman d’Arthur lui a demandé d’inviter Viviane à son anniversaire ! Comment rester crédible devant ses copains, eux qui sont persuadés que ces deux-là ne peuvent pas s’entendre ? Mais pourtant, ce ne sera pas l’événement le plus marquant de cet anniversaire… une surprise bien plus inattendue est réservée à la troupe !

Retrouvez avec joie l’histoire de cette grande famille recomposée où l’on apprend à vivre ensemble malgré ses différences… voire peut-être, finalement à s’apprécier ! Les scènes sonnent justes et c’est bourré de bonne humeur et d’énergie !

Quart de frère, quart de soeur, 1. Une rivale inattendue, de Sophie Adriansen

Un petit goût d’exotisme…

Quart de frère, quart de sœurUne rivale inattendueArthur est élève en CM2… Il est cool, très cool… D’ailleurs, voilà plusieurs années qu’il est élu le gars « le plus cool de l’école »… Mais l’arrivée de Viviane dans sa classe va ébranler son assurance. Car Viviane est pétillante et pleine d’idées originales : réaliser un journal des métiers plutôt qu’un rallye mathématiques, mettre des rubans aux arbres de la cour  … Bref, elle va vite devenir sa pire rivale… Contrairement à leurs parents qui semblent s’apprécier plus que de raison et se font les yeux doux à la sortie de l’école… L’affaire va devenir bien compliquée pour les deux enfants !

Une histoire de famille recomposée au ton frais et aux illustrations pétillantes. Arthur est bon élève, un peu prétentieux, il aime que tout soit cadré, organisé, il n’aime pas le changement.. Viviane est l’opposée, naturelle, avec un moral à toute épreuve, toujours positive, et l’amour que se porte le père de l’une et la mère de l’autre vont les obliger à s’accepter dans leurs différences…

Florian Bates à la Maison Blanche

Florian Bates enquête, 2. Mystère au collège, de James Ponti

Résultat de recherche d'images pour "mystère au collège ponti"Alors qu’ils sont en sortie scolaire au Kennedy Center pour les arts et spectacles, Florian et Margaret sont témoin de la disparition mystérieuse d’un de leur camarade dans la salle, lors d’un concert de musique classique. Aucun signe visible d’enlèvement ! Les indices sont maigres,  et les mènent, à bord d’un zodiac, au pont Francis Scott Key, reliant Washington à Rosslyn en Virginie…

Mais revenons neuf jours plus tôt pour bien comprendre comment on en est arrivé là… Etre à la fois collégiens et consultants pour le FBI, ce n’est pas toujours facile pour Florian et Margaret… Mais quand ils sont infiltrés dans un collège prestigieux où est scolarisé la fille du Présient des Etats-Unis et que celle-ci semble être mise en cause dans une affaire de canulars, la mission est d’autant plus délicate pour eux… Le faux pas n’est pas permis ! Mais grâce au GRATIN (méthode utilisé par Florian pour résoudre les mystères et signifiant, tout simplement : GUIDE de RECHERCHE et d’ANALYSE de TOUT INDICE NEGLIGEABLE), les chances sont de leur côté…

Un deuxième tome toujours aussi rythmé, dans le style des romans d’espionnage où tout ne semble pas forcément crédible mais où les rebondissements ne laissent pas de temps mort. On s’attache à nos deux héros, agents secrets en herbe, mais aussi aux personnages secondaires qui sont suffisamment esquissés pour que l’on comprenne leur histoire : la fille du Président, Lucy, qui ne peut faire un pas sans être surveillée, Yin, le jeune Chinois, le prodige, envoyé loin de sa famille  pour devenir soliste de violoncelle mais qui est avant tout un enjeu politique pour son pays, et des thèmes fort coùmme l’adoption, l’amitié, etc. On en s’ennuie pas !  La couverture indique comme tranche d’âge : 9-12 ans, mais il faut savoir tout de même que le roman compte 380 p. et qu’il est donc destiné à de très bons lecteurs.

Un son a disparu, de Rodrigo Muñoz Avia

Un son a disparu

Un son a disparu, de Rodrigo Muñoz Avia

Jorge, jeune garçon de onze ans, vit dans le centre ville de Madrid. A l’école, c’est un très bon élève qui a une amie quelque peu bizarre : Eléonore. Elle ne parle pas beaucoup sauf à lui et vit dans une maison d’accueil. Mais un mardi, elle disparait subitement ce qui provoque chez Jorge quelques soupçons. Pour la faire revenir plus vite,  Jorge décide de ne plus utiliser la lettre -E- dans son langage, celle qui était la lettre favorite de son amie. Et comme l’enquête policière menée sur cette affaire ne fait pas revenir Eléonore, Jorge commence alors à faire sa propre enquête sur le sujet…

Le contexte crée un lien avec la Russie, pays d’origine d’Eleonore, dont le deuxième nom est Anouchka. Sa famille est- elle venue la chercher ? A-t-elle été enlevée ?
Jorge arrivera-t-il à retrouver son amie qui lui manque tant ? Telle est la question. Et vous le découvrirez par vous-même en lisant ce livre, original.

Un clin d’oeil à La Disparition de Georges Perec, dont le personnage du père de Jorge dans le livre est fan … d’où le nom de son fils et celui de sa librairie : Perec.

Ce livre est très intéressant, simple à lire et contient environ 160 pages. Le personnage principal est très attachant et nous fait vivre beaucoup d’actions à travers son histoire. Ce livre est assez touchant et nous montre ce que chacun devrait faire si son ami(e) venait à disparaitre : ne pas l’abandonner. Cette histoire est très bien écrite et je vous la recommande ! Bonne lecture.

Guillaume, 3ème – 13 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Toi, mon ami à jamais

Père Loup, de Michel Grimaud

lou.jpg

Antoine est clown dans un petit cirque. Il est chargé également de nettoyer les cages et de nourrir les animaux. Avec lui, les bêtes sont dociles parce qu’il fait preuve de beaucoup de gentillesse et d’attention. Il y en a une en particulier qui émeut Antoine. C’est Olaf le loup, un loup vieillissant que le directeur du cirque veut abattre car il le trouve inefficace, moins actif. Pour sauver son ami, Antoine décide de s’enfuir, emmenant Olaf loin des hommes, au fond des bois près des collines de Provence. Commence alors une vie de fugitifs, rendue difficile quand une traque est organisée pour les retrouver.

Père Loup est une belle histoire très touchante. Une aventure très profonde de sentiments qui nous montre combien un homme peut être dévoué à l’animal qu’il aime, allant jusqu’au sacrifice de sa propre vie. Le lecteur va partager les joies, les doutes et les émotions d’Antoine qui jusqu’au bout se battra pour préserver Olaf. Loin de la civilisation, en pleine forêt, ils vont malgré tout être heureux car ils sont ensemble et se sentent invincibles. Ils ont un abri, ils se débrouillent pour manger, c’est  l’essentiel. Antoine a toute notre sympathie et notre reconnaissance pour le dévouement dont il fait preuve. Olaf est affectueux, fidèle, attachant et a pleine confiance en son maître. Un binôme qui nous émeut. La fin de leur périple est pour autant déstabilisante par sa brutalité.

Femme de l’ombre

La marraine de guerre, de Catherine Cuenca

marraine de guerre.jpg

Etienne a 22 ans. Il essaie de rester en vie, de sauver son pays, de survivre dans les tranchées. Nous sommes en novembre 1916 dans l’Est de la France. Les combats sont atroces, les hommes progressent dans la boue, dans le sang. Le moral est au plus bas. Essayer de résister sans dormir, en mangeant peu, au milieu des cadavres et de la saleté. Penser à ses proches qui souffrent et tremblent de les savoir à chaque instant aux portes de la mort …..Etienne tente de tenir et ne comprend pas toujours pourquoi il doit tuer, pourquoi cette guerre. Il voit mourir ses camarades, il n’en peut plus. Etienne est jeune, innocent, sa place n’est pas dans ces tranchées, au milieu de tant de barbarie !

Est-ce vraiment dans cette direction que je devrai envoyer mes balles, pour abattre tant d’hommes innocents?  » Oui, il le faudra « , pense Etienne. Pourquoi ? Parce que sinon, c’est moi qui mourrai. Pourquoi ne pas mourir ? Parce que l’espoir idiot me tient que la guerre finira un jour et que je pourrai encore profiter de la vie.

Et pourtant le quotidien est moins dur depuis qu’il échange une correspondance avec une femme qui a accepté de devenir sa marraine de guerre. Elle lui envoie des lettres de réconfort avec des colis qu’Etienne partage avec ses amis. Le jeune soldat s’est attaché à elle, il puise ses forces dans l’écriture. Il se fait gentiment chahuter par ses camarades mais qu’importe, Marie-Pierre l’apaise.

Cher Etienne,
Je vous envoie quelques provisions, en espérant qu’elles vous parviendront intactes. Comme j’aimerais que Noël soit une trêve qui vous redonne force et espoir ! Je prie chaque jour pour vous. Quoi qu’il advienne, écrivez moi. Je vous embrasse affectueusement.
Marie-Pierre

Il ne sait pas grand chose d’elle, elle habite Saint-Etienne et s’appelle Marie-Pierre. Son souhait le plus cher serait de la rencontrer. Mais cette saleté de guerre lui laissera-t- il le temps d’aller la voir ?

La marraine de guerre est un témoignage poignant du calvaire des soldats. Le lecteur est en immersion dans les tranchées avec ces hommes. C’est un roman très réaliste qui met en avant le ressenti des poilus de 14-18 exposés à de terribles combats. Une véritable « boucherie » …. la vision de l’horreur s’agrandit de jour en jour, c’est à la limite du supportable. Le récit est entrecoupé des lettres échangées entre Etienne et Marie-Pierre ce qui permet au jeune engagé, ainsi qu’au lecteur de souffler entre deux combats. Ce récit met en avant aussi le rôle important de toutes ces femmes qui ont soutenu les soldats. D’une certaine façon, elles aussi ont fait la guerre.

Enregistrer

Au revoir les fantômes…

Les beaux lendemains de Saint-Chanas, de Véronique Simple

 

1919…. La France encore meurtrie par des années de guerre essaie de renaître de ses cendres. Les hommes, des survivants de combats acharnés, meurtris par leurs blessures morales et physiques, errent dans une vie qui ne leur appartient plus, dans une vie pleine de fantômes et de cauchemars. Armand, jeune lieutenant, est de retour et trouve un poste de régisseur dans un château, dans la Drôme, grâce à un ami d’enfance. Un domaine qui perd pied depuis la mort du baron, délaissé par les occupants qui ont sombré dans la douleur et le chagrin. Seul, le personnel essaie tant bien que mal de s’occuper de la propriété. A son arrivée, Armand fait la connaissance de Louise, une veuve inconsolable, murée dans sa souffrance, qui ne quitte plus sa chambre et d’Hubert son frère, qui a perdu la vue dans les tranchées. Ce dernier végète dans un état dépressif depuis plus d’un an, attendant que la mort vienne le chercher. Tous deux n’ont plus la force d’affronter la réalité et se laissent aller dans leur malheur. Charles, le petit garçon de Louise émeut Armand. Du haut de ses quatre ans, ce pauvre petit bonhomme, orphelin d’un père et délaissé par sa mère est le seul qui anime les couloirs lugubres et sans âme de la bâtisse. Armand a le sentiment que son travail l’aidera à chasser ses angoisses, à surmonter son traumatisme et peut être à se reconstruire. Lui qui a vu tant d’hommes mourir, tant de compagnons tomber au front…Il pourra compter sur mamie Rose, la dévouée cuisinière, au service de la plus grande famille de la région depuis tellement d’années.La guerre l’a endurci, les combats ont brisé sa jeunesse. Il essaie d’entrevoir son avenir sans trop y croire. Mais là, à Saint-Chanas, il compte bien aider les châtelains à remonter la pente, à reprendre pied dans la vie. Malgré toute sa bonne volonté et sa détermination, réussira t-il à leur redonner le goût de vivre ?

Les beaux lendemains de Saint-Chanas est une merveilleuse histoire humaine. Sous la plume de Véronique Lesimple, les portraits d’hommes et de femmes brisés par les ravages d’une guerre se succèdent et nous font comprendre combien le quotidien de l’après-guerre a été éprouvant. La perte d’un père, d’un époux, d’un fils, la fin tragique pour de nombreux soldats, ont plongé les familles dans les entrailles d’une existence qui devait continuer malgré tout. Et que dire de tous ces mutilés, de tous ces survivants dont le retour dans les foyers ne fut pas simple. Ils reviennent mais ont du mal à retrouver leur place, à être compris par des proches qui paraissent si loin de la réalité de leur souffrance. Plus rien ne sera comme avant, le passé sera leur seul compagnon de route, un compagnon solitaire hanté à jamais par les horreurs des combats.
La reconstruction psychologique est le thème principal de ce roman. Les personnages sont attachants et émouvants, ils se dévoilent au fur à mesure que progresse l’histoire. Le lecteur se plonge vite dans cette ambiance d’après-guerre avec une population qui essaie d’avancer, avec un mode de vie qui se modernise. L’électricité fait son apparition ainsi que l’eau courante et le téléphone. On prend plaisir à partager les balades en automobile qui révolutionnent le quotidien. Un souffle nouveau comme une bouffée d’oxygène qui viendrait balayer les stigmates encore profonds des atrocités des quatre dernières années. Renaître pour faire vivre les souvenirs, renaître pour dire oui à la vie.

Enregistrer