Tu voyages dans notre coeur

Tu vois, on pense à toi ! de Cathy Ytak

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Suite à un accident de voiture, Alwena est hospitalisée. Ses amis d’enfance, Clément et Nolan, vont passer une semaine en classe verte sur l’île Scobier, en Charente maritime. Alwena est triste, elle se faisait une telle joie de partir ! Les deux garçons vont alors avoir une idée géniale pour que leur amie fasse partie du voyage. Tous les jours, ils vont lui envoyer un mail pour lui raconter leur journée, lui décrire les paysages. Une belle carte postale virtuelle pour celle qui reste clouée sur son lit d’hôpital. Avant leur départ, Alwena va leur confier une boîte pleine de cailloux que Clément et Nolan devront transporter durant tout le voyage. Beaucoup de mystère autour de cet étrange colis. Pourquoi cette boîte ? Quel message Alwena veut-elle faire passer ?

Une belle histoire d’amitié entre trois amis qui vont se trouver séparés géographiquement mais qui vont rester quotidiennement en contact. On sent immédiatement qu’Alwena est le centre de ce trio. Elle ne sera jamais totalement isolée. Le lecteur rentre tout de suite dans l’histoire, l’auteur campe, dès le début, le décor, le temps, les événements. Cet échange de mails plus ou moins longs donne le ton et le rythme au roman. En fait, ces trois enfants sont sur deux îles, pour Alwena, c’est sa chambre d’hôpital. Les mails représentent un pont qui transmet de la joie à la jeune fille prisonnière d’un quotidien fait de traumatismes et de douleurs. On suit trois histoires en une. Il y a le long rétablissement d’Alwena, le séjour de la classe de primaire et cette boîte confiée aux garçons en lien très étroit avec leur amitié. Chacun apporte quelque chose à l’autre. L’amitié reste le thème principal de ce récit.

Médiateur scolaire… pas si facile !

La bande des pommiers : Pierrick mène l’enquête, de Chantal Cahour

Pierrick a bien le trac en arrivant ce matin-là à l’école. Il a une nouvelle fonction à tenir, celui de médiateur scolaire. Avec quelques autres camarades, il a suivi la formation proposée aux élèves de CM volontaires et aujourd’hui, c’est le grand saut. Avec leurs gilets jaunes fluo, ils circulent dans la cour, au milieu des élèves afin de désamorcer des conflits… Mais la réalité, ce n’est pas juste un exercice en condition ! Et si Pierrick n’était pas à la hauteur ? Et si des jaloux lui menaient la vie dure ? Et si ça l’amenait à découvrir des choses qu’il n’aurait peut-être pas dû savoir, où cela va-t-il le mener ?

Une série qui permet aux jeunes élèves de s’identifier à une situation qui peut être vécue au sein de leur établissement scolaire. Nous avions déjà présenté sur ce blog Votez Pauline de la même série, qui expliquait les rouages des élections et la démocratie. Ici, il s’agit d’un petit guide à l’usage des élèves pour comprendre comment se crée un conflit et comment le désamorcer, que vous ayez ou non dans votre établissement des médiateurs scolaires ! Une série où chacun des livres peut se lire indépendamment, avec toujours comme personnages les huit copains de la Bande des Pommiers  : Magali, Maxime, Pierrick, Pauline, Romain, Clément, Lucie et Myrtille !

Court, vite lu et facile à lire, cette histoire  se lit un peu comme un petit roman policier. Idéal pour les élèves dès la fin du primaire.

Des lauriers pour Momo, de Yaël Hassan

Les dévoreurs de livres d’Arsène : les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Des lauriers pour Momo, de Yaël Hassan

Et voilà une nouvelle aventure pour Momo qui part dans un internat d’excellence grâce à son comportement sérieux et ses bons résultats. Mais il va devoir quitter sa famille et son quartier. Se fera-t-il les amis qu’il n’a jamais eu ?

Un livre vraiment très bien, et toujours très touchant, mais je trouve que le personnage d’Ahmed, le frère, est vraiment très violent.

Chloé, 5ème – 12 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Et l’avis de mumu58 :

Momo est triste car sa meilleure amie Emilie va déménager à Nice. Il fera donc sa rentrée en 5ème sans elle. Dans un même temps, au vu des ses résultats, le principal du collège envisage d’orienter le jeune garçon dans un internat d’excellence qui offre toutes les conditions de travail des plus favorables et qui renforce les chances de réussite des élèves. Momo est un très bon élève, un élève surdoué même. Le fait de partir en internat provoque en lui de l’enthousiasme mais de la peur aussi. Aller vers l’inconnu, vers une liberté nouvelle, quitter les siens, changer de vie, Momo est envahi par des sentiments contradictoires. Il écrit dans son journal intime et s’adresse à Monsieur Edouard. Que lui aurait-il conseillé ? Après avoir bien réfléchi, Momo accepte. Ce sera la première fois qu’il part de chez lui. Que va-t-il advenir de son amitié avec Emilie ?

Momo continue à être un parfait enfant plein de sagesse et de compassion pour les autres. Il passe une étape importante de sa vie et tombe amoureux. Cet excès de qualités rend presque le héros trop idéaliste, avec trop de bons sentiments. Momo est un saint. Mais nos jeunes lecteurs resteront, je n’en doute pas , encore sous le charme d’un Momo qui grandit et qui doit apprendre à se débrouiller seul. Des lauriers pour Momo fait référence aux deux premiers tomes mais peut se lire indépendamment des deux autres.

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La fille qui n’aimait pas les fins, de Yaël Hassan

Les dévoreurs de livres d’Arsène : les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

La fille qui n’aimait pas les fins, de Yaël Hassan

Est-ce que vous, vous lisez les fins des livres ? Maya, elle, ne les lit pas… Elle adore lire, voudrait acheter tous les livres de la terre, mais sa mère ne peut quand même pas tout prendre ! Alors, celle-ci l’inscrit à la méditahèque, ce qui n’enchante pas du tout Maya… Mais qui est ce vieil homme, assis à une table ? Ce mystérieux Manuelo, que cache-t-il ? Si vous voulez le savoir, ouvrez ce livre, mais surtout, ne vous arrêtez pas, continuez jusqu’à la fin (même si moi, j’ai deviné le dénouement de l’histoire avant la fin…  je ne me suis pas arrêtée !) Un livre sur le plaisir de la lecture et une belle histoire d’amitié, construite sur une omission, et qui montre que celle-ci peut exister, quelle que soit la différence d’âge. Touchant.

Chloé, 5ème – 12 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Et l’avis de mumu58 :

Maya Alvéras, 14 ans, adore lire, elle envahit son espace vital à force d’acheter des livres. Sa maman excédée par un tel débordement, décide de l’inscrire dans une bibliothèque. Mais le concept ne plaît pas à la jeune fille. Ne pas pouvoir garder un livre, être obligée de le rendre une fois lu n’est pas concevable pour Maya. Un livre c’est personnel, lorsqu’on l’emprunte il a déjà été manipulé par d’autres. Pour sa maman ce sera un gain de place, lorsqu’on sait que Maya possède pas moins de trois cent trente quatre livres ! Cependant, elle a une petite particularité, elle ne finit jamais ses bouquins. Elle s’arrête quand elle ne veut plus en savoir d’avantage, quand elles sent que ça va mal tourner, elle met un marque-page et ferme l’ouvrage. Elle se décide à franchir le pas mais arrivée à la bibliothèque, elle prend au hasard un livre sans daigner le regarder. Le hasard a fait que le livre emprunté n’est autre que Robinson Crusoé, livre préféré de son père décédé trois ans auparavant. Maya est troublée. Après une rencontre mystérieuse dans les rayonnages, la jeune fille va être tentée d’y retourner et va être attirée par les  choix qui se présentent à elle. Cet inconnu d’un certain âge qui s’adresse à elle lui a fait un cadeau. Ils se retrouvent régulièrement  et échangent autour du livre. De retour chez elle, Maya ouvre son présent, ce sont deux livres dont les pages sont blanches. Incompréhension totale. Manuelo, son nouvel ami lui explique que c’est à elle de le remplir, parce qu’elle a des choses à raconter. Une sorte de journal intime. Plus tard, il lui offrira les Trois Mousquetaires, détail troublant, encore un livre qui lui rappelle son père…Ils vont échanger leurs adresses mail, la bibliothèque n’ouvrant pas tous les jours. Ils prennent l’habitude de se voir. Ce curieux vieil homme lui occupe pas mal l’esprit, l’apaise et aiguise sa curiosité. Qui est-il ? Elle apprend qu’il a le même nom qu’elle et après quelques recherches elle apprend qu’il est écrivain. On sent petit à petit que Manuelo est sur le point de lui révéler quelque chose d’important. On le devine tendu alors que Maya est toute excitée par ce qu’elle vit. Elle commence à lui poser des questions plus personnelles et apprend qu’il est veuf, qu’il avait un fils mort depuis peu avec lequel il n’avait plus de contact.

L’histoire va vite rebondir et tenir le lecteur en haleine jusqu’à la fin même si on se doute de ce que va nous apprendre l’intrigue. Mais on se trouve quand même dans un grand questionnement, espérant que les héros prennent la bonne décision ou ferons-nous comme Maya, mettrons nous un marque-page avant que tout bascule, avant que notre espoir soit réduit à néant ?

Un beau roman plein de délicatesse, touchant, qui parle du difficile travail de deuil. L’écriture est alors un refuge qui permet d’exorciser ses douleurs. Les personnages ont de la  fraîcheur et nous montrent que l’être humain a des failles, qu’il peut commettre des erreurs et que pardonner reste important. Le temps passe trop vite, donc communiquer est essentiel pour retrouver une sérénité et profiter de ses proches. La fille qui n’aimait pas les fins est un bel hommage aux livres, à la littérature, une ode à l’amour familial.

Demain avec toi….

Jamais sans ma fille, de Betty Mahmoody

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Betty est mariée à Moody un médecin d’origine iranienne. Ils ont une fille. Mais au bout de quelques temps des crises conjugales éclatent, liées en partie par des tensions politiques qui naissent entre l’Iran et les Etats-Unis. Alors que leur couple est fragilisé, Moody demande à son épouse de venir avec lui en Iran pour faire connaissance avec sa famille. Méfiante, celle-ci hésite mais pour favoriser une réconciliation, elle accepte. Ils s’envolent tous les trois. Nous sommes en août 1984…

Je me dis que je suis en train de commettre une erreur, que je voudrais pouvoir sauter de cet avion à la minute. Je m’enferme dans le cabinet de toilette et jette un oeil dans le miroir, pour apercevoir une femme au dernier stade de la panique. Je viens tout juste d’avoir trente-neuf ans, et à cet âge une femme devrait avoir sa vie en main. Je me demande comment j’ai pu en perdre le contrôle…

Arrivée sur place, Betty ne peut que constater le changement d’attitude progressif de son époux qui lui annonce qu’elle ne partira jamais d’Iran, que sa vie est désormais là. Sa belle famille lui est hostile et influence Moody bien déterminée à la faire prisonnière. Devant sa résistance, le mari va devenir violent, l’enferme, la bat, la prive de sa fille. Pour avoir la paix et préparer sa fuite, elle joue la femme soumise subissant humiliations, séquestrations pendant deux ans. Betty va alors mener un combat incessant pour fuir ce pays où la femme, privée de libertés, n’est pas reconnue.

Chaque détail de ma vie quotidienne est axé sur le grand but. je suis déterminée à me montrer une épouse et une mère aussi exemplaire que possible. Pour trois raisons. La première est de consolider l’illusion de bonheur et de normalité, de façon à ôter tout soupçon de Moody. La seconde est de faire plaisir à Mahtob et d’éloigner de son esprit l’idée qu’elle est prisonnière.

Parfois elle demande :
– Est-ce qu’on pourra retourner en Amérique, maman ?
– Pas maintenant. Peut-être qu’un jour, dans l’avenir, papa changera d’idée, et nous irons tous les trois.
Ce genre de mensonge soulage un peu sa tristesse, mais pas la mienne.
Ma troisième raison de créer un foyer « heureux », c’est de me préserver moi-même, de ne pas devenir folle.

Jamais sans ma fille est un récit autobiographique bouleversant qui nous fait partager toutes les horreurs infligées à Betty, contrainte de respecter les règles imposées par son mari. Leur petite fille, Mahtob, fréquente une école qui la détourne de sa culture américaine. Betty est terrorisée et se rend coupable de la situation. Elle n’aurait jamais dû accepter de partir, elle aurait dû écouter les mises en garde qui lui avaient été faites. Ce qui est bouleversant est de se dire que cette histoire est vraie, qu’elle a été vécue par une femme qui n’a eu de cesse de se battre pour retrouver la liberté. Une liberté en demi teinte car encore aujourd’hui Betty vit sous un nom d’emprunt par peur de représailles. Jamais elle n’a pensé partir sans sa fille, elle a toujours persévéré pour s ‘en sortir à deux. Le lecteur se sent désarmé face à une telle souffrance et ne peut partager que la douleur et les angoisses d’une femme si combative.

Ce récit ne dénonce à aucun moment la façon de vivre des Iraniens, Betty n’émet aucune critique envers le peuple. D’ailleurs elle a pu s’évader grâce à l’aide d’hommes ou de femmes de Téhéran. Betty est une femme courageuse qui se bat pour elle, pour sa fille mais aussi pour sa famille notamment pour son père qui est mourant…

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Des vies cadenassées

Sauveur et fils – saison 1- de Marie-Aude Murail

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Sauveur Saint-Yves est psychologue. Avec un tel prénom comment ne pas être à l’écoute des autres et vouloir sauver tout le monde, en particulier les ados. Il a quitté sa Martinique natale pour s’installer à Orléans. Il est veuf et s’occupe seul de son fils de 8 ans, Lazare. A force de vouloir jouer le bon samaritain, il délaisse sa vie privée. Pas facile de trouver l’équilibre entre vie professionnelle et vie familiale. Sauveur a beaucoup de qualités, un cœur gros comme ça, une bonne écoute avec ses patients mais avec son fils il ne sait pas faire, il est maladroit et démuni. Les cas dont il s’occupe sont divers et variés. Il est contacté par des parents mal divorcés dont les enfants sont devenus des enjeux pour régler leurs conflits, par la maman qui n’aime pas son enfant, l’adolescente qui ne s’y retrouve plus entre sa mère qui s’est remise avec une femme et son père qui est avec une jeune qu’elle traite de pétasse. Il essaie de comprendre les tentatives de suicide, les phobies scolaires… Son bureau est attenant à la maison et Lazare qui se passionne pour la profession de son père, n’en rate pas une miette. Quand il le peut, il se cache et espionne les consultations. Un jour, Lazare demande à son père de lui acheter un hamster. Il étudie son comportement comme Sauveur le fait avec ses patients. Le petit garçon veut d’ailleurs devenir psychologue de tout le monde et en particulier de ces rongeurs. Il est trop craquant Lazare, souriant, attachant, rigolo avec ses « blagounettes » qui n’interpellent pas toujours son père trop préoccupé par son métier. Sauveur est une sorte de mère Thérésa mais aurait-il des ennemis ? Pour preuve, les lettres de menace qu’il reçoit ou les pièges contre le mauvais sort qu’il trouve au pied de sa porte. A ce moment, Lazare commence à se poser des questions sur ses origines et sur sa maman décédée peu après sa naissance. Sauveur ne lui parle pas de sa mère, évite les questions, reste secret. Que cache Sauveur à son fils ? Pourquoi n’arrive -t-il pas à lui en parler ?

L’ombre de la maman plane sans cesse sur le récit. On ne sait pas qui elle était, comment elle était. Sauveur évite d’en parler mais pourtant il faut attendre les ¾ de l’histoire pour s’étonner des confessions que Sauveur fait à une patiente. Les rôles sont inversés. Il parle de sa famille et envisage même d’emmener son fils en Guadeloupe. Le lecteur sent que le dénouement est proche. La fin nous délivrera d’un lourd secret.

Ce livre scanne les problèmes, le mal-être des adolescents. On ressent toutes les difficultés que les parents rencontrent avec eux. Les situations familiales sont complexes et Marie-Aude Murail n’a aucun tabou sur les sujets traités : l’homosexualité, la phobie scolaire, les familles recomposées, la scarification, la drogue, la dépression, la pédophilie, le racisme dont sont victimes Sauveur et Lazare, particulièrement par la nounou du jeune garçon, femme aux préjugés très présents sur les noirs.

Chaque chapitre correspond à une semaine de consultations. On se rend compte au final que les enfants sont trop impliqués dans les histoires « de grands ». Il n’y a plus aucune barrière, les parents exposent leurs enfants à des problèmes qu’ils devraient résoudre entre adultes. Les enfants sont des éponges et craquent. Ce roman est une sorte de miroir du quotidien qui pour certains part à la dérive. Mais heureusement, l’auteur manie l’humour pour aborder ces malaises et permet au lecteur de souffler entre chaque tranche de vie en le faisant pénétrer dans l’intimité de Sauveur et son fils. Marie-Aude Murail nous offre des personnages variés, reflet de notre société. J’appréhendais un peu ma lecture, peur de trouver ennuyeux les énumérations des états d’âmes de chacun. Mais pas du tout, Sauveur et fils est un coup de cœur. Le lecteur est invité sans voyeurisme dans le cabinet de consultations, prend sous son aile Sauveur et Lazare en croisant les doigts pour que le père se libère du poids d’un passé lourd et omniprésent. L’adage qui dit « le cordonnier est le plus mal chaussé » s’adapte parfaitement à la situation de Sauveur. Il soigne les blessures de la vie de ses patients mais est incapable de refermer ses propres plaies. Hâte de me plonger dans la saison 2.

Le rêve au bout des crampons

Le ballon d’or, de Yves Pinguilly

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Bandian, 11 ans, habite un petit village de Guinée. Il rêve de devenir joueur de football professionnel comme Roger Milla, attaquant de l’équipe du Cameroun. Il est né un soir de pleine lune, le soir où la lune représente un ballon d’or dans le ciel….Sara, le sorcier du village, a prédit qu’il deviendrait une star. Brandian suit les matchs à la radio, il vibre au son de la voix du reporter sportif. Mais pour s’entraîner, il lui faut un ballon, un ballon en cuir. Bandian est pauvre et pour pouvoir en acheter un, il coupe du bois qu’il vend à un marchand. Le jeune garçon est pourtant doué, il a ça dans le sang. Dans son village, tous les enfants jouent au football, tout peut faire office de ballon, une boîte, des balles de chiffon. Réaliser son rêve signifie aussi échapper à la misère.

Ce roman est un très beau récit qui met en avant la détermination d’un jeune Africain qui s’accrochera à son rêve, à sa passion malgré les obstacles. Le lecteur prendra beaucoup de plaisir à traverser les villages, la brousse, à la rencontre de ces hommes et ces femmes au quotidien modeste. Yves Pinguilly met en avant les enfants qui prennent ici une place importante et dépeint à merveille les difficultés de la vie.

Brandian est attachant par son dynamisme et sa détermination. Il croit en lui-même. Il sera accompagné dans son parcours par Bouba, un personnage généreux qui sera son protecteur.

L’Afrique comme décor, un beau moment de lecture que les passionnés de football apprécieront. Mais pas seulement eux, car le vrai message de cette histoire est de ne jamais se décourager, c’est d’aller au bout de sa passion, c’est s’accrocher  pour y arriver.

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