Ma vie en vlog, tome 3. Hermione se déconnecte (trop c’est trop !)

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Après deux tomes de Ma vie en vlog où Lucy et Abby ont pu chacune raconter leur histoire c’est au tour de Hermione de nous raconter la sienne qui ne commencera pas si bien après la terrible annonce du divorce de ses parents… Elle pourra se réconforter en sachant qu’elle va partir skier dans les Alpes, même si l’idée de devoir descendre de grandes pentes la terrifie.
Ses craintes ne seront pas là pour rien car elle se fera très vite une entorse à la cheville.
Sa rencontre assez inatenndue  avec Nathan, un jeune français accro à la lecture, va néanmoins pouvoir lui remonter le moral.
Pour couronner le tout, après quelques vidéos postées sur son vlog, elle reçoit des commentaires haineux et raciste qui la démoralisera plus qu’autre chose.
Alors comment s’en sortira-t-elle ?
Arrivera-t-elle à avoir à nouveau une vie sans problème ? Peut-être est-il temps de déconnecter !

Un livre aussi passionnant que les deux tomes précédents ! J’aime beaucoup la façon dont est écrit ce livre, mêlant le récit, les vlogs, les messages. Cela permet de varier tout en faisant une pause dans le récit, et d’avoir un petit aperçu des vidéos. On a égaleemnt une découverte assez surprenante concerant le divorce des parents de Hermione.

J’adore vraiment cette série dont j’ai dévoré les trois tomes ! J’espère qu’un tome 4 est prévu, concernant Jessie !

Chloé, 13 ans – 4ème, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

 

Seuls à la maison, de Geneviève Senger

Quand le chat n’est pas là, les souris dansent !

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Morgane, 9 ans, et Thibault, 10 ans, vont devoir se passer de leur père parti en Chine pour son travail et de leur maman qui doit se rendre à Paris chez un dermatologue pour leur sœur Justine. Ils habitent dans une grande maison sur une colline, à 500 mètres du bourg. Mais pas de panique Lydie, leur marraine de cœur va les garder. Néanmoins, un petit souci : elle est en retard et maman ne peut pas attendre. Voilà donc les enfants seuls pour un court moment. La situation se complique quand l’hôpital les appelle suite à l’accident de voiture de Lydie qui doit se faire opérer le lendemain. Quelle poisse ! Mais Morgane et Thibault, bien que désolés pour leur nounou, sont excités à l’idée de rester seuls, personne pour les commander, pour leur dire quoi faire. Pas de contraintes que du plaisir ! Pas question de prévenir les parents, enfin libres ! Ils sont persuadés qu’ils vont arriver à se débrouillés sans aide. Dès le lendemain, c’est la révolution, du désordre prend déjà place, leur essai en cuisine est une catastrophe avec un rôti brûlé, un four carbonisé. La maison leur semble si triste que les enfants décident de déterrer un sapin et de mettre toutes les décorations de Noël partout dans la maison. Quel capharnaüm ! Mais quand la nuit tombe, les enfants regrettent un peu d’être seuls, ne sont pas rassurés et entendent de drôles de bruits. Un appel d’un camarade de classe, Frédéric, va intriguer le frère et la sœur. Des bruits courent qu’un monstre rôde autour du village… Les enfants mettent un plan à exécution au cas où l’affreuse bête pointerait le bout de son nez. Le téléphone sonne une nouvelle fois. De nouveau Frédéric qui leur apprend que le garde chasse a vu un homme se cacher dans la montagne, installer des pièges un peu partout. Il faut se méfier et bien s’enfermer, on ne sait jamais. Décidément, il ne fait pas bon de rester seuls en ce moment. Comment Morgane et Thibault vont-ils faire pour faire face à tout cela ? Vont-ils regretter d’avoir accepté d’être seuls à la maison ?

Une histoire agréable, facile à lire. Les jeunes personnages sont sympathiques. Ils se prennent pour des grands mais la solitude les gagne et, réflexion faite, même si les parents paraissent embêtants, leur présence reste réconfortante. Vivement que maman rentre !

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Les enfants du jeudi, de Rumer Godden

Une passion, une vie…

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Doone est le dernier de quatre enfants. Enfant non désiré, il est un peu isolé dans cette famille londonienne. Il faut dire que ses parents n’ont d’yeux que pour sa sœur Crystal, que la maman pousse à faire carrière dans la danse. En fait, la mère poursuit un rêve artistique à travers sa fille. Alors que Doone accompagne Crystal à ses cours, il est fasciné par ce qu’il voit. Il participe de temps en temps aux répétitions et, c’est décidé, il sera danseur ! C’est son rêve et rien ne viendra l’en dissuader. Mais à la maison, c’est loin d’être l’avis de tous. La mère ne voit que par Crystal donc impossible que son fils fasse la même chose qu’elle et son père considère que ce n’est pas un métier pour un homme. Le jeune garçon persévère et se montre plus talentueux que sa sœur, allant jusqu’à lui faire de l’ombre. Il arrivera à intégrer la plus prestigieuse école de danse, celle de Queen’s Chase. Un parcours difficile mais des rencontres qui vont l’aider à réussir.

Un roman qui nous rappelle l’histoire de Billy Eliott. Des conflits familiaux provoqués par des choix d’avenir pas toujours acceptés. Une sœur jalouse du talent d’un frère qu’elle a toujours snobé, des parents qui ne partagent pas l’idéal de leur fils. Autant d’obstacles qui vont donner la force à Doone de s’accrocher et d’évoluer dans un milieu professionnel pas toujours tendre.

La maison des voyages, de Pierrette Fleutiaux et Alain Wagneur

Quand les souvenirs d’une génération en passionnent une autre…

Alors que Michel Guévenec se trouve en voiture avec sa fille Sonia, une adolescente éternellement insatisfaite, la communication est quasi impossible voire inenvisageable.

Un embouteillage les poussera à changer de direction et à emprunter une route qui les conduira près d’une maison vide et abandonnée située au bord de la voie ferrée… deux éléments qui ne laisseront pas le père indifférent et qui déclencheront chez lui quelque chose de spécial…..au milieu de cet espace peu rassurant, il commencera à raconter à sa fille des souvenirs de jeunesse qui étonnement la passionneront…. sa bande de copains et leurs habitudes, la rencontre d’Annie, la 1ère fille de sa vie et ce qu’il a été capable de faire d’extraordinaire pour elle…

 

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La plus grande lettre du monde, de Nicole Schneegans

Ma chère Chouc’s…

Mais à qui s’adresse Nicolas, un jeune garçon de 12 ans ?

Ce n’est ni un membre de sa famille, ni une voisine, ni une amie, ni une connaissance…. elle n’est autre que sa future femme dont il ignore le prénom mais qu’il imagine déjà douce, drôle et jolie.

Il ne la connaît pas encore mais décide de lui écrire une lettre, une très longue lettre qu’il lui remettra quand il l’aura rencontrée…. il décide de lui raconter comment il a commencé du pied gauche dans la vie, avec qui il vit et pourquoi, les raisons de son chagrin et les conséquences physiques de celui-ci, les secrets de sa conception… un balayage émouvant et attendrissant sur sa vie passée, présente et future…..

Mercredi, c’est Papi !, de Emmanuel bourdier

Le mercredi, le paradis chez Papi

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Comme mes parents travaillent, je vais tous les mercredis chez mes grands-parents. Je ne suis pas très emballé quand arrive le milieu de la semaine car chez eux, je m’ennuie. Pas de télé, pas d’internet, ma seule compagnie, le tic-tac de la vieille horloge qui rythme cette interminable journée. Papi et mamie sont gentils mais ils ont chacun leurs occupations. Je ne sais pas quoi faire, je n’ai rien pour jouer. J’irais bien voir grand-père dans le jardin mais celui-ci est aux fraises, enfin, je veux dire par là qu’il a la mémoire qui flanche, qu’il a du yaourt dans le cerveau. Il ne sait toujours pas comment je m’appelle ! Mais au fait, mon papy c’était un bébé avant d’être mon papi ? C’était quoi son métier, avant ? Un jour, mon papy, il m’a ébloui, il a été extraordinaire, il m’a raconté plein d’histoires et vous savez quoi, depuis, j’ai hâte d’être à mercredi parce que le mercredi c’est devenu sacré, parce que le mercredi chez mon papi c’est maintenant le paradis… Je ne vous ai pas dit, je m’appelle Simon et j’adore papi !

Venez découvrir pourquoi le petit Simon ne manquerait pour rien au monde le rendez-vous du mercredi. Mercredi c’est papi ! est une histoire touchante qui met en avant les relations intergénérationnelles, les grands-parents face à leurs petits-enfants. Le regard de Simon s’attarde au fil des pages sur son papi, un regard plein de tendresse, d’amour et de compassion. Il se rend compte que son papi n’a plus de mémoire et que cette défaillance l’isole sans qu’il s’en rende compte. Mais il va réussir à communiquer avec lui à travers le jeu et transformer ainsi des mercredis ternes en des mercredis colorés. Le temps qui passe laisse son empreinte, creuse des sillons, des failles qui, hélas, ne pourront jamais être réparées. Le temps égratigne le corps et l’esprit et l’homme n’y peut rien. Jeunes lecteurs, vous qui avez la chance d’avoir vos grands-parents, profitez de tous les instants partagés avec eux et regardez cette petite étincelle qui brille au fond de leurs yeux, elle montre qu’ils sont heureux.

Le texte est simple, les illustrations et les couleurs de certaines pages intérieures donnent de la fraîcheur au récit tout en nous faisant prendre conscience qu’un jour aussi on sera le papi ou la mami d’un « petit »….

15 jours sans réseau, de Sophie Rigal-Goulard

On peut dire que la famille d’Emilie est connectée. Son grand frère, Ambroise, lycéen, est ce qu’on appelle un gamer, et passe son temps à jouer en réseau et à se filmer en train de jouer ! Ses parents eux-mêmes, ne démarrent pas la journée sans répondre dès le petit déjeuner à leurs mails ou à leur téléphone,  Son petit frère, lui, un peu extra-terrestre dans cette famille, élève studieux de 8 ans qui aime jouer au scrabble,  a quand même du mal à se passer de sa console. Et Emilie, collégienne, vient enfin de créer son compte facebook ! Aucune restriction de temps n’est imposé dans cette famille face aux écrans.

Alors, comment les enfants vont réagir les enfants à l’annonce des prochaines vacances par leurs parents ? Quelque chose de renversant ! Eux toujours tellement débordés, qu’est-ce qu’ils mijotent ? Que cache cet air gêné pour leur annoncer la destination prévue ?

… En Creuse, pour quinze jours de détox numérique, dans un gîte sans connection internet, sans portable… Une blague ? Hélas non… Des vacances pourries en perspective… Le nouveau compte facebook va rester en suspens, le jeu en réseau va se mettre en pause, même la game boy n’aura pas sa place dans la valise.

Les enfants vont multiplier les ruses pour capter ici ou là quelques ondes wifi, mais ils vont bien être obligés de s’adapter, tout comme les parents, et découvrir les joies de la randonnée, du camping, de la peinture, du yoga et autres activités… Et si se déconnecter revenait tout simplement à se reconnecter à la vraie vie. Les tensions vont monter puis redescendre, les liens et le dialogue vont se renouer…

Comme toujours, dans les livres de Sophie Rigal-Goulard, c’est optimisme qui prend le dessus et les liens relationnels qui sont les plus forts. Un bon moment déconnecté et rafraîchissant au bord d’une rivière qui n’est pas toujours si tranquille. Sur le même ton enjoué que la plupart de ses livres, l’auteur nous livre un petit roman divertissant et plein de stéréotypes qui font bien sourire le lecteur.