Et alors ?

Et alors ?  est la toute nouvelle collection des éditions PKJ dont les ouvrages sont écrits par Elisabeth Brami, psychologue clinicienne et illustrés par Christophe Besse.

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La collection Et alors ? est ainsi présentée par l’éditeur sur la quatrième de couverture : « la collection qui ne raconte pas de salades aux enfants ! Des romans pour se débrouiller tout seul et dédramatiser les petits bobos du quotidien.

Des romans à la limite du petit livre documentaire qui permet aux enfants de mettre des mots sur leur mal-être à travers une fiction  simple qui raconte, à travers un personnage de leur âge, un problème du quotidien qu’ils peuvent vivre sans oser en parler.

Quatre titres à présenter aujourd’hui, à lire dès 7-8 ans, avec leur couverture cartonnée aux couleurs vives.

Présentation de l’éditeur :

LA MAITRESSE ME STRESSE ET ALORS ? - TOME 1

Tome 1  : La maîtresse me stresse et alors ?  À l’école, Tom est stressé par la maîtresse, Mme Brison, qui crie tout le temps. Par chance, cette semaine, la maîtresse est absente. Ouf ! Tom va enfin pouvoir souffler. Finis la peur de l’échec et les cauchemars la nuit! Il est temps pour Tom d’apprendre à se libérer de cette maîtresse qui le terrorise !

JE M'ENNUIE ET ALORS ? - TOME 2

Tome 2 : Je m’ennuie et alors ?  Où qu’elle aille, Emma s’ennuie. Inquiète, la petite fille se pose des questions. Alors, pour comprendre, elle écrit dans son journal secret : à propos des jours d’école interminables, des petits-déjeuners fades, des dimanches moches… Dès qu’elle s’ennuie, Emma écrit. Et, petit à petit, son ennui s’évanouit…

J'AIME PAS MON PRENOM ET ALORS ? - TOME 3

Tome 3 : J’aime pas mon prénom et alors ?   Habib a quatre problèmes : il n’aime pas son prénom ; il n’aime pas ses surnoms ; il ne comprend pas pourquoi ; et il n’arrive pas à le faire comprendre. À l’arrivée d’une nouvelle élève dans la classe, il se rend compte qu’il n’est pas tout seul. Et lorsqu’il découvre l’origine de son prénom, tout s’éclaire dans sa tête.


Tome 4 : Je suis timide et alors ?  Timeo est un garçon comme les autres : il aime jouer avec son ami Roméo et faire du piano. Mais, quand on s’adresse à lui, il se met à rougir, à bégayer, et n’ose plus bouger… Timeo est très timide. À l’école, ce n’est pas toujours facile quand les autres se moquent et ne veulent pas jouer avec lui. Alors, même si c’est un véritable défi, Timeo est bien décidé à changer.

Une petite place sur cette Terre de Hélène Montardre

Un coin de paradis

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Rudy et sa maman Stela, vivent dans le grenier d’un immeuble. Ils doivent se faire discrets, ils sont étrangers, sans-papiers, sans famille. Mais un jour, la concierge les chasse, ils sont alors contraints de se trouver un autre endroit. Peu importe où ils vont, Rudy ne veut pas quitter son école qui constitue pour lui un refuge où il se sent bien. Malgré les difficultés qui se multiplient, une mère épuisée qui s’effondre, Rudy ne perd jamais l’espoir d’avoir une vie meilleure. Surtout lorsqu’il écoute une histoire mythologique racontée par les dames du bibliobus. Une histoire qui l’emmène loin, loin, sur une île qui flotte, une île qui se promène sur la mer. Alors, comme aucune terre n’est prête à l’accueillir, Rudy se met en tête de trouver cette île pour se mettre en sécurité. Un rêve fou qui va le rendre plus fort et qui sait, finira peut être par se réaliser.

Un roman qui traite du sujet des migrants, des sans-papiers qui fuient leur pays en quête d’un Eldorado. Ils n’ont plus rien et se battent pour survivre. Une petite place sur cette terre évoque toutes ces difficultés à travers les yeux d’un enfant qui croit en sa bonne étoile, prêt à vaincre tous les défis d’une vie qu’il n’a pas choisie.

La spirale de Sophie Bénastre

Quand tout bascule…

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Lou et Joshua sont des amis inséparables. Ils n’ont aucun secret l’un pour l’autre. Mais depuis quelques temps, Lou est inquiète, elle ne reconnaît plus son ami. Certes, ses parents sont en plein divorce et Joshua doit se partager entre son père et sa mère. Une semaine chez l’un, une semaine chez l’autre. La situation est difficile pour le jeune garçon. Lou est cependant très intriguée par le comportement de Joshua au retour de chez son père. Il sent mauvais, il a les traits tirés, les devoirs ne sont pas faits. Au contraire, lorsqu’il est chez sa maman, tout a l’air de bien allé. Lou essaie d’en parler à son ami mais celui-ci l’évite et coupe court à la conversation.

Un soir après l’école, la jeune fille décide de suivre secrètement Joshua. Ce qu’elle va découvrir va la bouleverser.

Ce roman de littérature jeunesse traite du délicat sujet de la séparation, de la perte d’emploi, de la vie qui bascule quand la vie familiale éclate. Au milieu, il y a l’enfant qu’on doit protéger, auquel on doit assurer un niveau de vie suffisant pour son bien être physique et mental.

Ce court roman au ton juste fait partie de la collection « Droits de l’enfant » des éditions Oskar et permet d’aborder l’article 27 de la Convention internationale  des droits de l’enfant suur le niveau de vie : « Tout enfant a le droit à un niveau de vie suffisant à un développement physique, mental, spirituel, moral et social. »

La vie sans portable, de Gép et Edith Chambon

Résultat de recherche d'images pour "la vie sans portable"C’est l’histoire de Sonia une fille de onze ans qui aime Salomé et passe ses journées sur son portable,  même à l’école. Un jour, sa prof de français lui confisque en classe. Comment va-t-elle survivre sans portable ? En parlant avec sa grand-mère,  Sonia comprend que la vie peut aussi être ailleurs.

La collection de ce livre « Graine d’Ados » dont nous avions déjà chroniqués quelques titres a toujours une thématique liée à la vie des adolescents.  Ici, il est question de l’addiction au portable. Si on se passe des écrans, à la place, on peut jouer tout seul ou avec des vrais amis, en direct !  On a plus de temps pour faire du vélo, pique-niquer, écrire de vrais lettres manuscrites, etc.

Dans ce livre, les illustrations sont un peu comme les anciennes photos en sépia. C’est un roman graphique et les illustrations sont présentées dans des cadres, plus comme des photos que comme une bande dessinée. On est moins habitué, mais c’est original.

J’ai une très bonne appréciation sur ce livre et je vous conseille de le lire. Toute la série de livres de cette collection plaît d’ailleurs beaucoup aux élèves de notre CDI.

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Zinédine, 5ème – 12 ans, membre des dévoreurs de livres d’Arsène

Les garçons ne tricotent pas (en public), de T. S. Easton

Résultat de recherche d'images pour "les garcons ne tricotent pas en public fnac"Ben, jeune lycéen de 16 ans, est plutôt la tête de turc de son lycée. Il a néanmoins réussi à se faire une bande de copains, fidèles, mais pas vraiment toujours très clean qui l’embarquent régulièrement dans des plans plutôt foireux, qu’il voit bien venir et essaie au maximum d’éviter…. Alors qu’il s’enfuit après avoir volé de l’alcool dans un supermarché pour pouvoir s’inviter à une fête, Ben renverse une vieille dame et est arrêté par des policiers. On l’inscrit alors dans un parcours de « mise à l’épreuve pour jeunes délinquants. » Au programme : rédaction d’un journal quotidien décrivant ses activités, ses pensées et  ses préoccupations, « donner en retour » durant 100 heures à la victime de son délit… et s’inscrire à un atelier de …. tricot !

 

Ben est intelligent, très conciliant et un peu dépassé par tout ce qui lui arrive. Il a le profil d’un enfant précoce, même si cela n’est jamais clairement dit dans le livre et a un regard complaisant mais très acéré sur sa bande de copains et sur ses parents loufoques (une mère magicienne peu présente, un père mécanicien macho et content de travailler à mi-temps, qui font des blagues graveleuses à tout va qui indisposent notre pauvre Ben par leur médiocrité). Le personnage de Ben est vraiment très touchant et sympathique. Il ne semble être à sa place ni avec ses copains un peu loosers, ni avec ses parents un peu beaufs. Bien sûr, il se plie au règlement imposé par sa mise à l’épreuve avec beaucoup de bonnes grâces, mais surtout, que ça ne se sache pas… Il n’assume pas de faire du tricot, et pourtant, qu’est-ce qu’il est doué… etqu’est-ce qu’il aime ça ! En fait, c’est chaque personnage de ce roman, bourré de défauts et pourtant, profondément humains et attachants qui font la force de ce roman. Quand la bande de copains vient soutenir et défendre -à leur manière !- leur ami au concours de tricot, c’est assez jouissif !

Un roman frais, sensible, intelligent et original ! Sous son apparence légère, pourtant, il aborde des thèmes fortscomme les stéréotypes, les préjugés, le harcèlement. A partir de la 3ème pour lecteurs avertis. Et l’auteur ne sait même pas tricoter ! On va l’inviter à suivre notre club tricot du jeudi midi au collège !

Caballero, de Lenia Major

Sauvons les lévriers d’Espagne…

Résultat de recherche d'images pour "caballero lenia major fnac"Lorsque l’hôpital appelle Lucia, c’est pour lui annoncer que son fils, Genaro, adolescent de 13 ans, est hospitalisé pour un malaise proche du coma éthylique après un binge-drinking. Si son père ne sait plus comment parler à son fils, perd patience et se met en colère, sa mère, elle, essaie de le comprendre et cherche le moyen de renouer le dialogue. Comment cet enfant, doux, brillant scolairement, avec un an d’avance, a-t-il pu en une année, passer de 18 de moyenne à 4, comment ce sportif peut-il rester enfermer à jouer à des jeux vidéos et se faire des relations toxiques qui l’entraînent dans des plans aussi foireux ? Alors, Lucia a une idée : envoyer, le soir-même  de sa sortie d’hôpital son fils chez un cousin en Espagne. Et si Genaro se voit déjà à se dorer la pilule sous le soleil pour un séjour relax, la réalité en sera toute autre ! Car son cousin, Pepito, tient un refuge pour lévriers… et il n’y a pas le temps de chômer. Loin de son pays, de ses connaissances, Genaro va devoir s’adapter et sera bien obligé de quitter son masque d’insolence ou de nonchalance et se confronter à ce monde où les convictions  font aller de l’avant tout ce petit monde dans un seul et même but : atténuer les souffrances et sauver ces animaux -les galgos- utilisés, maltraités, torturés, abandonnés par des chasseurs – des gualgueros sans états d’âme.

Pepito et Lucy, 15 ans, une jeune bénévole de l’association qui se destine à une carrière de vétérinaire, véritable passionnée, vont aider Genaro à se confronter de nouveau au monde réel et à sa dure réalité et l’aider à reprendre confiance en lui et en ses capacités.

 

Un récit initiatique qui montre comment la confiance qu’on lui accorde et les responsabilités qu’on lui confie permettent à un adolescent à retrouver l’estime de soi. En trois semaines, Genaro va passer d’un état végétatif à un engagement sans limite pour la cause à défendre. Tous ses savoirs-faire vont être exploités : de ses connaissances en nouvelles technologies à ses talents de pâtissier ou de couturier… Parallèlement à cela, il va apprendre beaucoup dans bien des domaines et surtout, finira par accepter d’avoir des failles et les montrer.

Ce roman fait tout de même 500 pages. Au bout de 300, même si j’accrochais bien, je me disais que 150 de moins auraient peut-être été mieux… et puis, un nouveau cap est passé et la fin est arrivée très vite. Néanmoins, il doit être réservé à des lecteurs avertis et pas trop sensibles car le sujet principal reste quand même la maltraitance animale. Mais les personnages sont très vrais et nous apparaissent avec leurs qualités et leurs défauts et ce refuge devient un havre de paix et de solidarités pour tous, bénévoles comme lévriers sauvés, grâce à l’humanisme de son propriétaire : Pepito

La cause défendue dans ce livre, celle des lévriers d’Espagne, est décrite avec toute son horreur et nous révèle une réalité que le lecteur ne connait pas forcément mais qui est réelle. L’Espagne reste l’un des seuls pays d’Europe à encore autoriser la chasse sans fusil. Les lévriers (galgos) sont utilisés par les chasseurs (gualgeros) qui les maltraitent au quotidien, puis les torturent avant de les abandonner.

Et si cette cause vous a ému ou vous intéresse, un site Internet, donné en fin d’ouvrage, est à consulter : https://www.crel.fr/   et   http://scooby-france.e-monsite.com/

 

Kamo et moi, de Daniel Pennac

Crastaing, le professeur de français de Kamo,  a encore frappé avec son nouveau sujet de rédaction ! Et pour se faire pardonner les deux heures de colle et le rendez-vous auquel est convié son père, et dont celui-ci revient toujours complètement déprimé, le meilleur copain de Kamo – le narrateur de l’histoire dont on ne sait jamais le nom – n’a rien trouvé de mieux que de promettre que de boucler faire fichue rédaction trois jours avant la date fatidique de retour.  Mais bientôt, les élèves désertent la classe, il y a de plus en plus d’absents… Une épidémie ? Oui, mais une épidémie bien particulière selon le diagnostic du docteur du collège, le docteur Grappe : une crastaingite aiguë  ! Et tout ça, à cause du sujet de la rédaction … mais vu le sujet, c’est le monde à l’envers. Surtout lorsque le professeur ajoute : « Et n’oubliez pas, l’imagination, c’est pas le n’importe quoi ! » MAis bientôt, c’est le prof lui-même  qui est absent… Que se passe-t-il ?

Une nouvelle petite aventure scolaire de Kamo et de son copain, narrateur de cette histoire, qui mêle avec douceur récit de vie, histoire et glisse délicatement vers le fantastique. Un étrange petit récit dans lequel le l’auteur semble se jouer de son lecteur en brouillant les pistes et ses repaires. C’est le deuxième tome de cette série de courts romans accessibles aux plus jeunes lecteurs tout en garsant une qualité littéraire d’écriture certaine.