Super espions (malgré nous), de Christine Saba

Nathan est  invité pour les vacances en Angleterre chez sa cousine Juliette. Il vient de Paris en Eurostar. Mais en sortant du train, un curieux incident se produit : de la fumée s’échappe du train et la gare doit être évacuée. De loin, Juliette croit reconnaître son chauffeur, Joe. Alors le doute s’installe… Que faisait Joe avec une casquette sur la tête et des lunettes noires dans ce drôle d’accident ? Puis, Nathan et sa cousine découvrent de mystérieuses enveloppes dans les poches de la cuisinière, du chauffeur et de la nourrice Edith qui garde « Boulou ». Par hasard, ils découvrent dans la cave un repère d’agents secrets !!!! Les enfants décident alors de mener l’enquête et d’arrêter l’étrange bande des « Black Shadows » .

Vont-ils y parvenir ???

Ce livre se lit très vite, et est très simple à comprendre.  Il est agréable sans être particulièrement original, et  je le recommande plutôt aux élèves de CM1-CM2 ou pour les 6ème. Les événements s’enchaînent bien et permettent en même temps de réviser quelques notions d’anglais-puisque Nathan est venu à Londres pour améliorer son accent- mais aussi de visiter Londres à travers ses lieux les plus connus  comme Buckingham Palace ou le British Museum. Le texte est illustré par des dessins en noir et blanc ce qui est agréable particulièrement pour les plus jeunes ou les plus faibles lecteurs.

Judith, 6ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

 

 

La lande ensorcelée de Ellen Steiber

Seule ou presque contre tous

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Que de mystères et d’événements effrayants au milieu de la lande anglaise…

Tout le monde en est victime et/ou témoin y compris la famille d’Elizabeth, une jeune fille de 12 ans issue d’une famille nombreuse qui a déjà connu bien des malheurs. Cette jeune artiste n’aime pas l’école ni les tâches domestiques imposées par son père, elle n’aime que le dessin et ne dessinent que des chats qu’elle peut observer pendant des heures. Ses talents d’artiste lui vaudront d’être mal vue par les gens du village, à tel point que le jour où il faudra trouver un responsable à tous les événements morbides et surprenants qui s’enchaînent dans la lande, Elizabeth sera montrée du doigt et désignée comme coupable car considérée comme l’incarnation du Mal à cause de ses dessins maléfiques.

Rejetée jusque par sa proche famille, elle n’aura d’autre choix que de fuir pour échapper à la traque organisée contre elle ; aidée par un ami qui d’ailleurs tiendra une place très importante dans sa vie, elle finira par se cacher là où, sauvée par ses fidèles amis félins, son cauchemar prendra fin.

Une histoire qui inquiète, qui émeut et donne des frissons, une lecture très rapide qui conduit vite au dénouement heureux mais non moins surprenant.

Les enfants du jeudi, de Rumer Godden

Une passion, une vie…

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Doone est le dernier de quatre enfants. Enfant non désiré, il est un peu isolé dans cette famille londonienne. Il faut dire que ses parents n’ont d’yeux que pour sa sœur Crystal, que la maman pousse à faire carrière dans la danse. En fait, la mère poursuit un rêve artistique à travers sa fille. Alors que Doone accompagne Crystal à ses cours, il est fasciné par ce qu’il voit. Il participe de temps en temps aux répétitions et, c’est décidé, il sera danseur ! C’est son rêve et rien ne viendra l’en dissuader. Mais à la maison, c’est loin d’être l’avis de tous. La mère ne voit que par Crystal donc impossible que son fils fasse la même chose qu’elle et son père considère que ce n’est pas un métier pour un homme. Le jeune garçon persévère et se montre plus talentueux que sa sœur, allant jusqu’à lui faire de l’ombre. Il arrivera à intégrer la plus prestigieuse école de danse, celle de Queen’s Chase. Un parcours difficile mais des rencontres qui vont l’aider à réussir.

Un roman qui nous rappelle l’histoire de Billy Eliott. Des conflits familiaux provoqués par des choix d’avenir pas toujours acceptés. Une sœur jalouse du talent d’un frère qu’elle a toujours snobé, des parents qui ne partagent pas l’idéal de leur fils. Autant d’obstacles qui vont donner la force à Doone de s’accrocher et d’évoluer dans un milieu professionnel pas toujours tendre.

Billy Elliot, de Melvin Burgess

Une passion, une vie…

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L’histoire se passe en Angleterre, dans une ville minière. La vie est rude et le gouvernement ne favorise pas le quotidien des ouvriers. Les grèves sont nombreuses. Dans la famille de Billy, on est mineur de père en fils. Le jeune garçon de 12 ans vit avec son père et sa grand-mère depuis le décès de sa maman. La famille est pauvre mais le père finance néanmoins des cours de boxe à son fils en espérant que celui-ci réussisse dans cette discipline, pour avoir un meilleur avenir. Mais Billy Elliot a d’autres projets. Il va quand même aux entraînements qui ont lieu dans une salle que partage un professeur de danse. Pas vraiment brillant sur le ring, il ne se lasse pas d’observer les chorégraphies. Il les imite mais se rend compte que c’est difficile. Il garde alors l’argent de la boxe pour accéder en cachette aux cours de danse. Il s’acharne pour y arriver mais ce n’est pas du tout du goût de son père et de son frère qui tenteront de faire obstacle à son projet. Pourtant, Billy Elliot est très doué, son professeur croit en lui. Mais sa persévérance va-t-elle payer ? Qu’en sera-t il des relations avec sa famille ?

Un beau roman qui casse les préjugés. Pourquoi un garçon ne se tournerait-il pas vers la danse ? Pour beaucoup, la danse est une affaire de fille donc le garçon qui s’y colle n’est pas vraiment masculin. Billy a une grande force de caractère, il s’obstine malgré la réputation que lui vaudra sa passion. En marge de cette histoire, l’auteur nous décrit les dures conditions de vie des ouvriers qui luttent pour leur survie et qui s’insurgent contre le gouvernement en place, en l’occurrence celui de madame Margaret Thatcher, dans les années 80. L’ambiance terne et révolutionnaire des quartiers ouvriers est très bien traitée.

Le roman a été adapté au cinéma en 2000 par le réalisateur Stephen Daldry.

 

Le diable et son valet, d’Anthony Horowitz

Les dévoreurs de livres d’Arsène : les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Le diable et son valet, d’Anthony Horowitz

le-diable-et-son-valet-bisCette histoire se passe au XVIème siècle en Angleterre. Tom, un garçon du peuple, travaille dans l’auberge « La tête de cochon », un lieu misérable où Tom est battu par les Slope, les aubergistes. Un jour, son destin va changer, grâce à un mystérieux voyageur nommé William Hawkins. Tom va bientôt se retrouver dans une troupe de théâtre, mais l’ambiance y est étrange. Le soir de la première, devant la reine, le danger est tout proche…

Un récit d’aventure au contexte historique bien décrit, qui mêle faits réels et fiction. Ce livre m’a plu, il y a plein de rebondissements, les émotions sont bien décrites et des passages font frissonner…

Chloé, 5ème – 12 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Et l’avis de mumu58 :

Un fabuleux destin…

Angleterre, 1593. Tom, orphelin, travaille dur pour des aubergistes qui, malgré les pénibles labeurs accomplis, le considèrent comme un bon à rien. Un voyageur venant de Londres s’arrête à l’auberge. Très vite, il remarque le jeune garçon. Il a l’air de s’intéresser à Tom. Il informe les aubergistes de son intention d’emmener Tom mais ceux-ci s’y opposent. Une violente bagarre éclate, l’étranger empoigne alors le jeune garçon, le met sur son cheval et part. En chemin, le voyageur tombé en embuscade, est tué, laissant Tom seul face à son sort. La fuite du jeune garçon l’entraîne au Lion Rouge, une taverne de Enfield. Le soir de sa venue, une troupe de comédiens donnent une représentation. Le lendemain, le groupe reprend la route pour Londres emportant Tom avec lui. Tom va devoir se débrouiller dans une ville où il faut se méfier de tout le monde mais où il pourrait aussi devenir ce qu’il voudrait. Le rêve de ce garçon est de devenir acteur, il veut faire du théâtre. Une rencontre va lui donner la chance de sa vie mais va aussi l’entraîner dans des histoires pour le moins surprenantes.

Ce roman nous entraîne dans l’Angleterre du XVIème siècle, dans l’Angleterre de la reine Elisabeth. Il fait référence à des personnages ayant existé. On va même y croiser Shakespeare dans ses débuts. Les premières pages du récit nous font penser aux Ténardier dans les Misérables de Victor Hugo, un couple d’aubergistes qui exploite Cosette. L’auteur nous fait des descriptions très nettes de Londres à cette époque. Le lecteur trouvera même un plan de Londres en 1558, à l’arrière de la couverture. Les images, les odeurs sont si précises que nous n’avons pas de peine à les imaginer.

…Des chevaux caracolaient dans la boue. Des carrioles cahotaient en grinçant. Des chiens aboyaient, des vaches meuglaient, fâchées d’être menées au marché. Dans les ateliers ouverts sur la rue, des ferronniers à demi nus jouaient du marteau et beuglaient leurs instructions à des apprentis empressés. Des menuisiers en tablier de cuir sciaient et coupaient du bois. Un groupe de marins déjà à moitié ivres passa en zigzaguant, riant et chantant à tue-tête.

Et puis il y avait l’odeur. L’odeur des légumes et des épices du marché. Des fruits, frais ou avariés. L’odeur des gens, sales et suant. L’odeur des animaux.

La construction de ce roman est intéressante car le dernier chapitre apporte la réponse aux interrogations du premier chapitre et en milieu de lecture on comprend le titre donné à cette histoire. L’auteur énonce les problèmes de société de cette époque comme le travail des enfants adoptés, les maladies, les inégalités… Les chapitres sont courts et accessibles.

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Summerset Abbey, 1. Les héritières, de T.J. Brown

Les dévoreurs de livres d’Arsène : les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Summerset Abbey, 1. Les héritières, de T.J. Brown

Angleterre, à l’aube de la première guerre mondiale. Rowana et Victoria enterrent leur père. Avec Prudence, la fille de la préceptrice, qui est comme une soeur pour elles, elles vont avoir du mal à surmonter cette épreuve. Les problèmes pulmonaires de Victoria ne facilitent pas la situation. Les trois jeunes filles sont alors envoyées à Summerset Abbey, dans la somptueuse demeure de leur oncle. C’est un coup dur pour elles, d’autant plus que là-bas, Prudence est reléguée au rang de femme de chambre ! Prudence souffre en silence et s’apprête à découvrir les lourds secrets de sa famille… Rowena, quant à elle, rencontre un jeune aviateur, et Victoria mène une vie secrète… Qu’adviendra-t-il des jeunes filles ?

Une histoire passionnante qui nous plonge dans l’univers aristocratique et ses privilèges. De nombreux rebondissements, du suspens, j’ai vraiment adoré cette histoire qui se lit en toute légereté, simple et agréable. Peut-être un peu long à démarrer, on se laisse ensuite entraîner avec grand plaisir  dans ce premier tome d’une trilogie historique et romanesque dont chaque tome peut se lire séparemment même si, lorsqu’on a accorché au premier, on veut absolument lire la suite… que le CDI ne possède hélas pas… encore !

Johanne, 3ème – 14 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

L’extraordinaire voyage de Sabrina, de Pamela Lyndon Travers

De l’Angleterre à l’Amérique en 1940 : la fin de l’innocence

L'extraordinaire voyage de Sabrina par Lyndon TraversAngleterre 1940 : le pays commence à être frappé par les bombardements allemands. Lorsque leur petit village est à son tour touché, Sabrina, 11 ans, et son petit frère James, sont envoyés par leurs parents aux Etats-Unis où ils iront vivre chez une branche américaine de la famille. Commence alors une inoubliable traversée de l’Atlantique en bateau, à laquelle succède la découverte de leur fascinant nouveau pays. Mais en Angleterre, la guerre continue…

Découpé en deux parties, « Je vogue sur les flots » et « Je chemine sur la terre », le récit est raconté à travers le journal intime de Sabrina. L’auteure, créatrice par ailleurs des célèbres aventures de Mary Poppins, le présente comme inspiré d’une histoire vraie. La narration reproduit avec bonheur le style enfantin de Sabrina, sans tomber dans la caricature. La réflexion est à la fois amusante et touchante. Ce roman initiatique rappelle, par le passage à l’adolescence à travers la découverte de la cruauté du monde adulte, mais aussi par le point de vue choisi et le style utilisé, le très célèbre Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, écrit par Harper Lee 20 ans plus tard.

 

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