Russian express, d’Alain Bellet

Youri Serkovitch, jeune adolescent délinquant, gamin des rues « victime de la pauvreté endémique et de l’abandon familial » est poursuivi par la police moscovite. Il est accusé à tort de meurtre, coup monté de la bande organisée du puissant clan des Tataianov avec qui il s’était acoquiné. Il n’a d’autre choix, pour espérer survivre, que de s’enfuir. Il choisira de traverser la Russie, par le Transsibérien jusqu’à Vladivostok aux confins de la Sibérie, dans l’espoir de retrouver peut-être sa mère qui l’a abandonné. Mais ce ne sera sûrement pas dans un wagon de 1ère classe, ni même de troisième qu’il voyagera, mais sous un wagon,  blotti contre les boggies des roues. Il faut qu’il tienne dans des conditions physiques insoutenables, sans nourriture ni eau, le corps meurtri, luttant contre le sommeil pour ne pas tomber. Au détour d’une gare, sa décision de monter à bord, malgré les dangers que cela implique risque de changer son destin…

Un roman qui traverse la Sibérie comme un destin… Les pensées de Youri, à la typographie différente dans le texte, sous le wagon, se mèlent aux paroles des voyageurs au-dessus de lui : réflexions sur ce qu’est devenu cette Russie post-soviétique, instable, qui ne sait que faire de ses enfants des rues, le quotidien du peuple travailleur ou le folklore des trains russes, apartés littéraires sur Pasternak ou Tchékhov, rappels de la période soviétique avec les Russes blancs ou l’Armée rouge. Quelques fantaisies typographiques également nous rappellent l’alphabet cyrillique : KpacHbIe BopoTa (lisez : krasnié varota, nom d’une station de métro à Moscou ) ou Mockba (lisez : Moskva, nom de la ville de Moscou en russe) ou quelques mots aux consonnances  exotiques égrènent le texte : provodnitsa ( la responsable du wagon dans le train) ou babouchka (la grand-mère, la vieille dame) et en font un thriller documentaire à travers la Sibérie, en découvrant l’Oural, la Volga et  les bulbes de ces églises typiques de la Russie.

L’école me déteste, de Julie Jézéquel et Baptiste Miremont

L’histoire s’ouvre sur les mots de Ferdinand, 7 ans. Il est à l’école, allongé sur le gravier de la cour et… il est en train de mourir, nous dit-il.

Le petit garçon nous raconte alors comment il en est arrivé là, comment « une histoire d’abord banale, un enfant qui tape sur un autre à chaque récré, a pu se terminer de façon aussi triste« .

Ferdinand a sauté une classe et ses ennuis ont commencé : Eric, la terreur, l’a pris comme souffre-douleur. Sa maîtresse ferme les yeux. Au lieu de le protéger, elle minimise la situation et va jusqu’à lui en imputer la responsabilité. Même si ses parents sont à l’écoute, il ne parvient pas à tout leur raconter.

Heureusement, il peut compter sur leur flair et sur l’appui de certains adultes bienveillants. L’histoire pourrait bien finir autrement que comme elle semblait avoir commencé…

Le sujet est grave : sans jamais vraiment le nommer, Ferdinand nous parle de harcèlement scolaire. Comme pour souligner que c’est toujours bel et bien un sujet tabou, c’est un enfant qui en parle. Et plus que de ce fléau, il s’agit de l’impuissance et de l’immobilisme des adultes et des institutions.

Ce roman se lit très vite, aussi vite que s’enchaînent les idées de Ferdinand, tantôt drôles, tantôt graves. Une réflexion en appelle une autre. Ses mots sont emprunts de la naïveté d’un enfant de son âge, mais aussi, bien souvent, d’une grande perspicacité : la faiblesse des adultes ne lui échappe pas.

Ce roman porte un message. Dès le début du récit, Ferdinand nous livre un conseil des plus importants :  » On peut se dire que tout ça, c’est comme une leçon sur la vie, et que toutes ces petites violences de tous les jours, il vaut mieux en parler avant que ça ne devienne des catastrophes. « 

Conseil repris en écho par sa maman :

 » Ferdinand, écoute bien ce que je vais te dire : tu ne dois pas me cacher tes ennuis à l’école. Personne n’a le droit de t’insulter, de te menacer, de te taper. Personne. « 

Face à ce fléau et à l’impuissance de l’institution scolaire, le message délivré est clair : le rôle des parents est essentiel.

Un roman de la collection « Rester vivant », chez Le Muscadier, qui s’adresse à un public ado en parlant du monde d’aujourd’hui et qui donne à réfléchir.

Le réveil de Zagapoï, de Yves-Marie Clément

Dendrobate et compagnie !

Adriana est engagée comme chef du projet GENIBE et se rend en Guyane, sa terre natale pour une expédition scientifique. La mission consiste à éradiquer les moustiques qui prolifèrent au bord du marais de la forêt amazonienne grâce à un insecticide expérimental, issu d’OGM, qui devrait agir à la fois sur les adultes et les larves… La petite équipe se rend donc sur place pour épandre le produit apparemment testé auparavant en laboratoire… Pourtant, très vite, les scientifiques se rendent compte que quelque chose cloche, l’insecticide semble la cause de mutations incontrôlables de la nature… qui vont réveiller Zagapoï, l’Esprit de la Forêt. Très vite, l’expédition tourne au véritable cauchemar.

L’originalité de ce roman consiste dans le fait que la parole est donnée alternativement aux « Habitants » (les animaux de la forêt) et aux « Autres » (les hommes). Le but des « Habitants » sera de survivre malgré tout, de se battre face à l’homme qui détruit leur environnement pour son seul bien-être… ou  pour certains, pour gagner de l’argent. Le laboratoire en cause dans le roman s’appelle « Monbayo »… Cela ne vous dit rien ? La fusion d’une grande entreprise de biotechnologie agricole et d’une firme pharmaceutique existants, peut-être ?

Dans le roman, seuls 60 espèces, dont 20 de moustiques, ont été testés en laboratoire sur plus d’un million d’espèces recensées… Scientifiquement contestable, bien sûr. Et pourquoi le dossier est-il classé « secret-défense » s’il n’y a rien à cacher ?

Un roman qui permet d’avoir une réflexion riche sur une thématique toujours plus d’actualité  : le respect de la nature.  l’Homme a-t-il tous les droits sur la nature  ? Ne met-il pas en péril son existence-même à jouer les apprentis sorciers ? La fragilité de l’écosystème, la forêt amazonienne comme poumon de la planète, l’importance de la chaîne alimentaire (est-il judicieux, pour notre seul bien-être, de souhaiter l’éradication totale des moustiques, lorsque l’on sait qu’ils font partie intégrante de la chaîne alimentaire et de l’écosystème mondial, même si ils sont cause de maladies parfois mortelles pour l’Homme ?). De plus, chercher à éradiquer une espèce n’est pas sans conséquence sur leur habitat, leur milieu, et donc les espèces environnantes, puisque pour cela, l’Homme est bien obligé d’utiliser des produits chimiques qui vont forcément toucher tout l’environnement immédiat. C’est tout cela que dénonce ce roman qui se veut roman d’anticipation, mais qui est, hélas, bien proche de la réalité.

Un roman écologique qui se lit comme un roman d’aventure, vraiment  très rapide à lire …  et qui fait froid dans le dos !

 

 

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Sur le dos de la main gauche, d’Anahita Ettehadi

Nuisance

Résultat de recherche d'images pour "sur le.dos de la main gauche"Sur le dos de la main gauche est un recueil de sept nouvelles qui traitent du quotidien d’adolescents à première vue ordinaires. Mais il suffit d’un simple détail pour que la vie de ces jeunes ne soit pas si légère et paisible qu’elle n’y paraît.

Ce recueil commence par une nouvelle intitulée La Robe. Délilah et Alison, deux amies de toujours se retrouvent. Alison est désormais à l’Université et Délilah est toujours au lycée et vit chez ses parents. Dès le premier regard, Délilah trouve Alison changée. Épanouie et heureuse, Alison pétille dans sa robe rouge carmin. La mère de Délilah, passant son temps à rabaisser sa fille fait part d’un enthousiasme accentué envers Alison l’assaillant de questions sur sa nouvelle vie. Mais lorsque Délilah fait une révélation à Alison, la réaction de cette dernière étonne Délilah. Pourquoi Alison, une amie intime de toujours, se comporte-t-elle de cette manière ? Alison semble prête à tout pour faire voler en éclat la parcelle de bonheur de Délilah.

Le ton est donné avec cette première nouvelle qui dénonce en quelques pages la mesquinerie et par ailleurs la jalousie à travers l’attitude d’Alison envers son amie. La jalousie est certes un vilain défaut mais lorsqu’elle conduit à la volonté de nuire, elle relève de la cruauté.

S’en suit une deuxième nouvelle, Xeroderma pigmentosum sur les enfants de la lune. Éléonore ne peut pas s’exposer au jour et vit dans sa maison qu’elle appelle sa cage dorée. Elle passe ses journées seule à la maison et n’a aucune vie sociale. Ses parents semblent avoir abandonné le combat contre son handicap. Ils embauchent une nouvelle institutrice à domicile pour enseigner à Éléonore et celle-ci va lui ouvrir des portes qui conduiront Éléonore vers de nouveaux horizons.

Eau trouble, la troisième nouvelle traite des violences conjugales. Ambre, enceinte, se fait battre par son mari, Victor. Nous retrouvons ensuite Alba, une collégienne passionnée de poèmes et excellente en français au cœur de la nouvelle Myosotis et Lila. S’occupant de ses frères et sœurs en rentrant de l’école, Alba est une jeune adolescente responsable et douée. Mais sa mère ne cesse de focaliser sur ses mauvais résultats en mathématiques et ne prête aucune attention positive à sa fille.

Une relation mère-fille que l’on retrouve dans De l’autre côté de la porte où Anna va être totalement bouleversée par la rencontre du nouveau compagnon de sa mère. Celui-ci n’est pas étranger à Anna…

Et pour finir ce recueil, l’auteure livre deux nouvelles Poupée de chiffon et Sur le dos de la main gauche où elle parle des hommes malveillants partageant la vie de jeunes femmes souffrant dans un profond silence.

Sur le dos de la main gauche met au cœur de sept courtes nouvelles sept jeunes filles souffrant d’un mal être dû à ceux qui les entourent. Parent, compagnon, ami, chacun sème la peur, le trouble à ces filles ne demandant qu’à s’épanouir et vivre normalement. Le jeu de l’alphabet évoqué par Marjorie dans la dernière nouvelle ne serait-il qu’une métaphore renvoyant au trou sombre que l’on creuse dans la vie de chacune de ces filles ? L’auteure parle des rapports entretenus avec l’entourage proche et dépeint à travers ces nouvelles un monde parsemé d’êtres plus ou moins nuisibles, empêchant à chacune de parcourir son chemin paisiblement. Elle aborde une question sociale de la société dans laquelle les jeunes évoluent et dévoile la complexité des rapports humains, surtout dans l’entourage familier et intime.

Sept nouvelles écrites de manière simple mais pertinentes. Car en quelques pages, l’auteur délivre un message fort, laissant le lecteur en pleine réflexion.

Vies extrêmes

Orient extrême, de Mireille Disdero

Cinq nouvelles ancrées dans le quotidien d’adolescents d’Asie du Sud-Est :

Vietnam : L’infiniment petit

Cambodge : Do you want a cup of tea ?

Indonésie (île de Java) : Ruelles obscures

Indonésie (île de Bali) : Dans le cratère

Thaïlande : Chienne de vie

Trois d’entre elles sont extrêmement courtes, quelques lignes à peine, exercice délicat d’écriture pour l’écrivain et inhabituel de lecture pour le lecteur que nous sommes. Les deux autres (Do you want a cup of tea et Dans le cratère) sont assez conséquentes. La première traite du sujet délicat de l’esclavage moderne, de la misère qui pousse des parents à envoyer leurs enfants travailler loin d’eux, sans garantie de vie correcte, sans recours lorsqu’il y a abus, du poids aussi des traditions dans les villages reculés de campagne. Sinoun a été « échangée » contre un sac de riz, et lorsqu’elle revient, dans son village, déshonorée, elle est accusée de jeter le mauvais oeil et est mise à l’écart de la société.   Dans la deuxième Dans le cratère, il est question de la vision d’un adolescent qui part comme touriste avec ses parents à Bali et croise la misère, se rend compte du sort d’une partie de la jeunesse là-bas, de la prostitution. Ce choc des deux mondes l’aidera à trouver sa voie et à s’engager dans la vie, et de se détacher d’un père autoritaire et exigent. On est confronté à une réalité de ce monde, sans fioriture, sans langue de bois, loin des clubs touristiques. Percutant et émouvant par un auteur français qui habite en Thaïlande et sillonne l’Asie, un carnet à la main pour dénoncer l’inacceptable.

 

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Phobie, de Fanny Vandermeersch

Prisonnière de ma peur

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Sophia est une élève très brillante, toujours première. Mais son arrivée au collège va tout bouleverser. Elle n’arrive pas à s’habituer aux changements, la transition primaire/collège est difficile. Elle va s’angoisser, perdre ses moyens. Ses notes baissent malgré un travail acharné, ses amies l’abandonnent. Les professeurs ne comprennent pas, elle va attirer les foudres de ses parents qui ne voient Sophia qu’à travers ses notes. Tous les prétextes sont bons pour ne pas aller en cours. Elle va finir pas sécher, elle signe les bulletins à la place de ses parents  et intercepte les messages du collège. Sophia n’a jamais eu ce genre de comportement auparavant.

Phobie est en fait le journal intime de Sophia de son entrée en 6ème à la classe de 5ème. On suit progressivement la dégradation de l’état physique et mental de la jeune adolescente. On sent cette angoisse qui prend de plus en plus de place, la peur de franchir les grilles du collège, les notes qui dégringolent, la crainte de décevoir, une situation d’échec insupportable ! Personne ne la comprend, personne ne se rend compte de la gravité de la situation. Ses parents la sanctionnent pour ses mauvais résultats sans en chercher les raisons. La période de vacances  est la seule échappatoire, une délivrance. Mais retourner en cours est de plus en plus difficile pour Sophia, aucune envie… et cette même paralysie. Pour être sûre que la jeune adolescente aille en cours, sa mère  décide de l’emmener au collège :

« …..A l’approche du collège, je hurle à maman de s’arrêter. Déconcertée elle gare la voiture le long de la route. J’ouvre la portière et tombe. Je suis allongée sur le trottoir, le corps secoué de spasmes. Ma respiration est bruyante et saccadée, la vue brouillée par les larmes. Je me sens partir. Les bruits autour de moi se dissipent. Tout est flou. Je n’ai conscience que d’une chose les cris de ma mère. »

Un drame va avoir lieu qui sera un électrochoc pour les parents. Ils  vont alors prendre conscience de la gravité de la situation, vont mesurer la souffrance de leur fille. Sophia va pouvoir mettre des mots sur ce qui lui arrive. Elle souffre de phobie scolaire.

Ce roman est très réaliste et met l’accent sur un sujet délicat qu’il ne faut pas banaliser. Ce n’est pas simplement ne pas avoir envie d’aller à l’école mais c’est ne pas pouvoir y aller.

Dans une telle situation, le dialogue est très important, et, malheureusement,  il est inexistant pour Sophia. Le climat familial est tendu, les parents se disputent souvent, ils sont plus dans la sanction. Elle n’a plus d’amies. Elle se tient en retrait d’un groupe-classe dans lequel elle se noie et qui l’oppresse.

La phobie scolaire est, au même titre que le harcèlement, un problème dont on doit parler autour de soi.

Ce livre s’adressent aussi bien aux parents, aux adolescents, aux enseignants qui doivent mener ensemble le combat contre la phobie scolaire. Ce n’est pas un caprice, c’est un réel mal-être dont on n’arrive pas forcément à expliquer l’origine. Pour Sophia, le changement d’établissement et la première « mauvaise » note ont été les déclencheurs. La fin est rassurante car elle montre ce qui peut être mis en place pour accompagner l’élève et l’aider à surmonter cette peur. Des aménagements sont possibles pour permettre petit à petit à l’élève de se reconstruire, de reprendre confiance pour mieux intégrer à nouveau le système scolaire.

En annexe, un dossier intéressant pour expliquer ce qu’est la phobie scolaire.

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Jours de Soleil, Claire Mazard

Lever les yeux…

Résultat de recherche d'images pour La collection « Rester vivant » des éditions Le Muscadier propose des ouvrages qui parlent du monde d’aujourd’hui en abordant les questions écologiques, sociales et éthiques.

Jours de Soleil de Claire Mazard est un recueil de cinq nouvelles nous faisant voyager dans les pays où le soleil et la chaleur sont au rendez-vous toute l’année. Sénégal, Tunisie, Maroc, Côte d’Ivoire et Île du bout du monde, l’auteure dépeint à travers chacune de ses nouvelles la situation sociale et ethnique du pays dans lequel voyagent les personnages.

Au Sénégal, Mathias et Audrey passent leurs journées avec Jean-Paul dit Pape. Les deux compagnons souhaitent découvrir la vraie culture sénégalaise. Ils découvrent la vie des habitants en vivant comme eux pendant dix jours grâce à Jean-Paul qui leur réserve une surprise à la fin du séjour. Il leur montre l’endroit où tous les Occidentaux se rendent pour profiter du soleil et du cadre, sans se mélanger avec les Sénégalais, ni même s’intéresser à leur culture. Peu onéreux et paradisiaque, les Occidentaux consomment les décors exclusivement pour se détendre.

En Tunisie c’est une autre histoire, Marie âgée de soixante ans passe beaucoup de temps dans ce pays et s’éprend d’affection et d’admiration pour un vieux Tunisien pauvre qui entretient la plage sur laquelle Marie passe beaucoup de temps lors de ses séjours. L’auteure dénonce à travers cette histoire le mépris des touristes envers les habitants de ce pays à travers le personnage de Sophie, l’amie de Marie.

Au Maroc, une femme teste des circuits pour une agence de voyage. Elle décide de conduire un père et sa fille à la vallée d’Ourika. Mais elle ignorait que la jeune fille seulement âgée d’environ quatorze ans se rendait là-bas pour un mariage non consentie. Bouleversée, elle se rend dans un petit restaurant pour le tester, elle observe une jeune femme emprisonnée par son mari. A travers cette nouvelle bouleversante, l’auteure dénonce la privation de la liberté des femmes dans les pays où la tradition du patriarcat persiste, où la femme est non respectée.

Du côté de la Côte d’Ivoire, trois frères écrivains publics, Ulys, Hypolito et Irénée , écrivent des lettres et accompagnent une part de la population analphabète dans des démarches administratives. Ulys et Hypolito se spécialisent dans les démarches administratives et les règlements de conflit comme les divorces, les différends concernant les achats, etc. Mais Irénée persiste et n’a plus de clients : il écrit seulement des lettres d’amour. Le taux d’analphabètes reste conséquent dans les pays en développement.

Et enfin, l’ouvrage se termine sur une île du bout du monde avec le jeune Yanis et Rose-Marie, une femme âgée de l’île qu’il aime énormément. L’île se déserte, les jeunes partent dès qu’ils peuvent, bientôt la population sera divisée par quatre. Mais Yanis tient à cette île et propose au maire de monter un projet pour la faire revivre. Jeune et dynamique, le maire et Rose-Marie reposent leurs espoirs sur lui. Loin de la société de consommation, les jeunes de l’île rêvent de vivre ailleurs et n’aspirent pas à savourer ce que la nature leur offre.

Jours de Soleil propose de courtes nouvelles efficaces et pertinentes nous faisant voyager, qui en disent long sur la situation des pays en développement et particulièrement sur le monde, sur la domination des pays occidentaux, sur le clivage prégnant entre les pays en développement et les pays occidentaux. A lire dès la 5ème pour découvrir le monde. Les décors paradisiaques des pays du Sud ne laissent pas voir les conditions difficiles dans laquelle se situe la population. Un petit recueil pour s’ouvrir et découvrir !

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