Les contes du chat perché, de Marcel Aymé

 La ferme enchantée…chat

Je ne peux pas commencer cette chronique sans vous faire part du sentiment qui m’enveloppe rien qu’à l’évocation du titre. Me revoilà plongée dans mes années collège, en 6ème. Les contes du chat perché a été la première œuvre étudiée en classe, une belle rencontre avec Delphine, l’aînée, et Marinette, la blonde. Deux sœurs qui ont «le pouvoir» de discuter avec des animaux dotés de la parole. Et ce petit détail n’a l’air d’étonner personne. Les parents détestent les bêtes et sont très sévères avec leurs progénitures. Les deux fillettes ont un chat Alphonse, qui sera une carte maîtresse pour elles dans les moments difficiles. Alors qu’elles ont cassé un plat, elles sont envoyées chez leur tante, une femme odieuse, méchante. Alphonse, qui d’un passage de patte derrière les oreilles déclenche la pluie, va provoquer un véritable déluge pour qu’elles repartent chez elles. Mais ce changement de temps va détruire les récoltes et les parents qui rendent le chat responsable, veulent le noyer. Alphonse va souvent mettre en garde les fillettes mais elles soupirent en se disant qu’à l’écouter, elles ne feraient jamais rien. Parfois, il est de bon ton de tenir compte des conseils. Tous ces animaux qui peuplent la ferme, vivent dans la crainte de passer à la casserole. Ils changent au fil des contes, certains partent, meurent ou sont mangés. Ils n’hésitent pas à aider Delphine et Marinette et vont même les remplacer dans leurs taches. En effet, les enfants vont à l’école mais doivent participer activement aux travaux de la ferme. Pourtant, elles préfèrent s’amuser avec les animaux, ce qui n’est pas du goût des parents.

Les Contes du chat perché regorgent d’humour. Les animaux parlent et peuvent dialoguer avec les humains. Les situations sont cocasses dès que les parents s’absentent. La ferme familiale devient alors un terrain de jeu, un vrai théâtre. Delphine et Marinette sont pleines d’imagination, ce qui parfois leur joue des tours. Marcel Aymé, sans être moralisateur, transmet des messages sur la justice, la différence, la nature, la tolérance envers les animaux, avec des enfants plus à l’écoute que les adultes. On notera aussi que souvent dans les contes, tout est beau, mais là l’auteur montre aussi que la vie n’est pas si simple. L’écriture est facile à comprendre, amusante et s’adresse autant aux enfants qu’aux adultes.

Ces nouvelles réunies dans ce recueil sont parfois divisés en deux tomes : Les contes rouges du chat perché et Les contes bleus du chat perché.

Les enfants de Timpelbach, de Henry Winterfeld

Les enfants de TimpelbachLe petit village imaginaire surnommé Timpelbach, semble calme et paisible, mais depuis quelques temps il ne l’est plus vraiment : les enfants enchaînent bêtises et mauvais coups, que cela soit contre leurs camarades ou leurs parents. Désespérés, les parents se réunissent et décident alors d’abandonner les enfants pendant une journée entière, en leur faisant croire qu’il partent à tout jamais… histoire de leur donner une bonne leçon. Mais tout cela ne va pas se passer comme prévu. Les enfants se retrouvent donc seuls, paniqués et apeurés. Ils vont devoir s’organiser. Deux clans se forment, l’un mené par Oscar, dans la violence, l’autre par Thomas.

Niveau de lecture : assez facile

Un passage sur un personnage qui m’a plu : « Enfin, je m’assignais à deux grands garçons, Walter et Fredéric, une mission beaucoup plus périlleuse : ils espionneraient les pirates et chercheraient à percer leur intention. Je leur recommandais la plus grande prudence car il était certain que, s’ils tombaient aux mains de nos adversaires, ils passeraient un mauvais quart-d’heure. »

J’ai bien aimé ce roman car il y a du suspense. .J’ai moins aimé lorsque les enfants se retrouvent seuls sans leurs parents !

Axelle, 5ème

Contes pour enfants pas sages, de Jacques Prévert

Et si les animaux prenaient le pouvoir ?

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Contes pour enfants pas sages est un recueil de petites histoires d’animaux. Jacques Prévert met en scène des animaux qui n’ont pas peur de parler. Ils crient haut et fort pour dénoncer la cruauté du monde adulte et défendre les enfants. Chaque conte fait réfléchir et malgré un ton léger, le lecteur découvrira des sujets graves et sérieux comme l’esclavage, l’abandon des enfants, le racisme… Jacques Prévert attaque les hommes à travers la parole des bêtes. L’humour et la fantaisie restent néanmoins présent pour dresser le tableau d’un monde de folie, un monde pas sage du tout !

L’affaire Caïus, de Henry Winterfeld

Accusé à tort…

Eléa est élève de 6ème et passionnée par l’Antiquité. C’est avec un grand plaisir qu’elle m’a confié ses impressions sur L’affaire Caïus.

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Eléa, peux-tu en quelques mots nous résumer cette histoire ?

«Eh bien, nous sommes à l’époque de la Rome Antique, et au début du roman, nous sommes dans une salle de classe, réservée à l’élite. Caïus est interrogé par son professeur, mais tous les élèves autour de lui ricanent. Le professeur surprend alors une inscription qui pend au mur : «Caïus est un âne». C’est Rufus qui l’a écrit donc il est sanctionné. On lui demande de quitter la classe avec toutes ses affaires. Mais le lendemain, ni Rufus, ni Caïus, ni le maître ne se rendent à l’école. Mais que ne fut pas la surprise des élèves de découvrir la salle sens dessus-dessous, leur professeur ligoté et enfermé dans une armoire. Mais plus grave, en fin de journée, ils remarquent une inscription sur le mur du temple de Minerve : «Caïus est un âne».

A cette époque, inutile de dire que taguer un temple entraînait de grosses sanctions, comme des mains coupées par exemple ! Et c’est encore Rufus qui est accusé, forcément. Celui-ci nie tout en bloc et les élèves décident alors de mener leur propre enquête.

Qu’as-tu trouvé de si passionnant dans cette histoire ?

En fait, le lecteur mène son enquête en même temps que les élèves, comme dans un jeu de piste. On pense avoir trouvé l’auteur des faits et au même moment un élément vient tout remettre en question.

Comment pourrais-tu qualifier ce roman ?

C’est à la fois un roman historique et policier. Historique, car on apprend beaucoup de choses sur le mode de vie de cette époque. Policier, car il entraîne nos héros dans une quête de la vérité bien rythmée.

Est-ce-que le fait de choisir des enfants pour incarner les héros rend le roman plus accessible, plus captivant ?

Personnellement, je trouve qu’on peut s’identifier à eux donc on y trouve plus d’intérêt.

Je te remercie Eléa pour ce bon moment et j’invite donc tous nos jeunes lecteurs à participer à cette enquête hors du temps. Si vous aimez les histoires d’entraide, d’amitié et de suspens, je vous conseille de suivre le choix d’Eléa. Bonne lecture !

C’est pas juste !, de Susie Morgenstern

charlotte.jpgCharlotte rêve d’avoir beaucoup d’argent car ses parents ne veulent pas lui en donner. Elle décide donc de faire des petits travaux, Elle commene par finir les plats des autres à la cantine. Cela ne marche pas très bien.

Elle décide alors de créer des vaccins anti poux, fait quelques tâches ménagères, comme laver sa chambre, mettre la table etc….Elle  invente ensuite la livraison de cartable sur une charrette. Charlotte rédige ensuite plusieurs journaux, des poèmes pour la fête des mères, fabrique des sandwichs, joue de la musique dans les rues, fournit des rouleaux de papier toilette. Maintenant elle a trouvé un super « job » : psychologue . Va-t-elle arriver à gagner beaucoup d’argent avec cette nouvelle idée ? Avoir autant d’argent que ses parents ?

NIVEAU DE LECTURE : super facile

J’ai vraiment apprécié ce livre car il reflète vraiment les enfants de maintenant, qui veulent gagner de l’argent pour s’acheter des jouets, etc…

Je le recommande vivement , il n’est pas difficile à lire ni à comprendre .

Lenny, 5ème

Que la vie est injuste ! par mumu58

Charlotte a 10 ans. C’est une fillette débordante d’énergie qui a une vie paisible et agréable, entourée d’amour. Quand elle fait l’inventaire de ce qu’elle possède, elle avoue ne manquer de rien, mais quand même … Elle ne jette rien et souvent même, elle chaparde. Elle ne peut pas s’en empêcher. Mais elle ne se sent pas très riche pour autant, donc elle doit y remédier par n’importe quel moyen. Sa tête est remplie d’idées pour faire du profit et la voilà partie à mettre en place les plans les plus farfelus pour «se remplir les poches». Elle va embarquer ses camarades dans ce tourbillon infernal de l’appât du gain dans lequel elle va se poser comme chef incontestée. Charlotte va se lancer dans des petits boulots et tout sera bon pour proposer des services contre rémunération.

On peut dire que cette héroïne est des plus surprenantes. A 10 ans, elle a déjà une personnalité affirmée avec des idées bien arrêtées. Pleine d’imagination, elle ne manque pas d’aplomb. Tantôt agaçante, tantôt attendrissante, elle nous fait rire. Susie Morgenstern a fait le pari osé de mettre en avant une petite fille courageuse, qui est loin d’être parfaite et surtout qui ne voit que le profit pour la faire avancer. C’est un roman amusant et plein de fantaisie. Qui n’a pas rêvé un jour d’avoir de l’argent ? Charlotte, malgré son âge, ressemble à tout être humain désireux d’améliorer son quotidien. Qui l’en blâmerait ?

Les lettres de mon moulin, de Alphonse Daudet

Le moulin de mon coeur

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Les lettres de mon moulin est un recueil de nouvelles. Ce sont de jolies petites histoires qui portent haut la Provence et d’autres régions parcourues, qui parlent des hommes, de la nature, de la vie tout simplement. Alphonse Daudet a quitté la capitale pour s’installer en Provence. Il a acheté un moulin en ruine, dans la vallée du Rhône. C’est un moulin qui trouve grâce à ses yeux et qui deviendra son lieu de vie, son lieu d’inspiration à ses travaux de poésie. Au fil des pages, les anecdotes se succèdent, des récits prennent vie en mêlant tendresse, mélancolie ou malice. De La chèvre de monsieur Seguin au Curé de Cucugnan en passant par La mule du Pape, Alphonse Daudet nous emmène faire de belles promenades ensoleillées qui sentent bon la garrigue, à la rencontre de gens ordinaires. Un vrai régal de rêve et de magie qui entoure les gestes simples de la vie. Un voyage dans le temps plein de sensibilité qui mérite le détour. Un beau retour sur des souvenirs d’enfance pour tous ceux qui comme moi ont étudié ce recueil au collège.

Alphonse Daudet se pose ici en beau conteur, près duquel on prendrait plaisir à s’asseoir, comme dans les soirées d’antan.

Un classique de la littérature française qu’on aura plaisir à découvrir ou à redécouvrir.

Casse-noisette – le roman du ballet, de Pascale Maret

En cette veille de Noël, dans la maison du docteur Stahlbaum, les invités arrivent pour la réception. Parmi eux, M. Drosselmeyer, le parrain des enfants, Fritz et Clara. Celui-ci  a prévu un grand spectacle pour tous mais aussi des présents pour chacun des enfants. C’est ainsi que Clara reçoit un pantin vêtu d’un uniforme de hussard… C’est un casse-noisette ! Tout le monde le trouve bien laid, mais Clara est émerveillée… Bientôt, Clara s’assoupit, son pantin dans les bras… Soudain  réveillée par des rats, elle est secourue par son casse-noisette devenu vivant… Clara se trouve alors transportée dans un monde féérique où les jouets prennent vie.

Voici un livre original racontant l’histoire du ballet Casse-Noisette sous forme de roman. Le ballet avait été écrit d’après le livret d’Alexandre Dumas, adapté d’un conte d’E.T.A Hoffmann, sur une musique de Tchaïkovski. De très nombreuses photographies couleur ponctuent le texte, provenant de la version du ballet du chorégraphe Rudof Noureev, entré au répertoire de l’Opéra de Paris en 1985. Pour les amateurs de ballets, de spectacle et de féérie loin de Disney.