Eva et los fantasmas de Madrid, de Marcos Eymar

Quoi de plus étrange que de rêver dans une autre langue que la sienne ?

Eva, qui selon la volonté de son père apprend l’allemand au collège, fait, selon une de ses amies, des rêves en espagnol. Mais que renferment ces rêves angoissants à répétition ? Quelles en sont les origines ?

Afin de trouver une réponse à toutes ses questions, Eva accepte l’aide de son amie Laure qui la conduit chez Remedios, une médium d’origine espagnole dont l’aide sera déterminante. Devant la persistance inquiétante de ses cauchemars nocturnes, la jeune fille acceptera toutes les propositions qu’elle lui fera au point de mentir à son père, d’apprendre dans la clandestinité, de changer de pays, de prendre des risques, d’affronter ses craintes, de poursuivre ses fantômes, de se rendre à un rendez-vous des plus mystérieux mais à l’issue duquel une explication rationnelle à tous les cauchemars sera donnée.

Un roman facile à lire, intéressant d’un point de vue linguistique et touristique, la fin est assez inattendue.

Je suis un verdadero argentino ! de Laurence Schaack

A l’issue d’un repas de famille, les parents de Saul lui réservent une surprise : accepterait-il de partir avec son père à 10 000 kms de Paris pendant les vacances de la Toussaint ? Et comment ! Encore plus pour prendre la direction de Buenos Aires, capitale du football.

Dès le décollage, l’adolescent pressentira que leur sport favori – à son père et à lui- ne sera pas le seul motif de ce voyage argentin, pendant que Saul dévore le guide touristique pour ne rien rater de la ville, son père, soucieux et pensif, lit et relit un morceau de papier vieilli, une lettre qui n’aura de cesse de l’intriguer au point que Saul se l’appropriera dans le dos de son père. La découverte de son contenu incompréhensible pour lui  n’en sera que plus étonnant, énigmatique voire inquiétant… Au fur et à mesure de rencontres susceptibles de lui venir en aide, Saul apprendra que la lettre jaunie renferme un lourd secret de famille dans un contexte historique aux lourdes conséquences sur de nombreuses décennies.

Avant le soulagement, l’apaisement et la légèreté de la fin, Saul connaîtra bon nombre de doutes, de craintes, de questionnements, d’angoisses.

Un roman bilingue intéressant à découvrir d’un point de vue linguistique et historique.

 

Les insurgés de Sparte, de Christian de Montella

Résultat de recherche d'images pour "les insurgés de sparte montella fnac"Lors de la naissance de ses jumeaux, Parthénia, n’eut pas le courage de les soumettre à la loi spartiate, qui impose la mort du plus faible des deux. Envahie par la peine, elle le confia secrètement à sa servante, Eryx et son mari Lycos. Ils l’emmenèrent dans l’Ithôme, une contrée de Sparte, pour le protéger, l’élever et ne dévoilèrent ce secret à personne, jusqu’au jour où…

Niveau de lecture : assez facile 

Passage sur un personnage qui m’a plu :

« Dès l’âge de trois ans, il s’était mit à pousser et à forcir –« comme une mauvaise herbe », disait en riant Lycos. Quand il eut six ans, il commença à participer aux travaux agricoles. Il était habile, résistant, rieur mais teigneux. Il se battait facilement. Pour un regard de travers ou une plaisanterie qui égratignait son orgueil. Certains disaient qu’il se battait pour le plaisir de se battre. »

Mon avis sur le livre :

Ce roman est d’une lecture relativement facile. Je le recommande à mes camarades de 5ème. J’ai aimé l’aspect de la guerre grecque, avec les traditions associées.

Marceau, 5ème

 

Le sourire du diable, de Nancy Guilbert

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chronqiues des élèves du comité de lecture du blog

Louise est une adolescente de 15 ans, sa mère Rose la déteste et lui répète sans cesse qu’elle a le sourire du diable.

Louise ne parvient pas à comprendre. Mais un jour, elle reçoit une lettre d’un Allemand qui lui dit connaître des secrets qu’elle ignore sur sa famille. La jeune fille questionne alors sa mère qui la frappe pour toute réponse … Louise s’enfuit dans la forêt.

C’est le soir. L’adolescente rentre dans sa chambre et découvre sur sa table de chevet le journal intime de sa mère, Rose, qu’elle tenait à l’âge de 17 ans.

La jeune fille se plonge dans sa lecture et y découvre le pourquoi du comportement de sa mère envers elle..

Une aventure qui se passe peu de temps après la guerre contre les Nazis. Une histoire forte plutôt pour les 4ème/3ème car certains événements sont relatés sont terribles et peuvent choquer les âmes sensibles.

Mais personnellement, même si je suis en  6eme j’ ai adoré ce roman très bouleversant qui peut même amener les larmes chez le lecteur. L’histoire et son contexte nous permet une aventure dans le temps et dans l’Histoire à travers des personnages forts. Un roman à trois voix  où alternent le point de vue de la mère, la grand-mère et la petite-fille. Un coup de coeur !

Judith, 6ème – 11 ans, membre des dévoreurs de livres d’Arsène

Les yeux d’Aireine, de Dominique Brisson

Les yeux comme un miroir..

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Les yeux d’Aireine commence par les années d’adolescence d’Aireine. Un passé troublant, la vie d’une jeune fille de quinze ans, qui voit son monde basculer du jour au lendemain. Une ambiance inquiétante qui perturbe Aireine, qui la fait douter. Une impression que tout dérape, que tout lui échappe. Elle ne reconnaît plus sa meilleure amie, elle n’arrive même plus à comprendre sa mère ! Les adultes changent, les jeunes de son âge n’ont plus le même comportement. Aireine consigne tous ses états d’âme dans un carnet qui l’aide à faire de l’ordre dans ses pensées. Elle va tout nous raconter, ses rencontres, ses choix….. Et puis, des années plus tard, arrive Achelle, arrière-petite-fille de Aireine. A l’âge de dix-sept ans, celle-ci s’est vu confier, en secret, le journal intime de son arrière-grand-mère. Chose étrange, personne dans la famille ne veut parler d’elle, de ce qui lui est arrivé, de ce qu’elle est devenue. Pourquoi tant de mystères et de malaise. Achelle ne sait pas qui est son père, parti alors que sa mère était enceinte. Elle a ce besoin irrésistible de mieux connaître Aireine, un besoin qui finit par l’obséder. Alors commence pour elle une importante quête, la quête d’un passé dissimulé, dérangeant. Elle veut comprendre l’histoire de son arrière-grand-mère. Elle veut trouver ce lien qui lui manque. 

Les yeux d’Aireine est un roman touchant qui met en parallèle deux générations qui vont se rapprocher, se découvrir. On ne peut rester insensible à Aireine et Achelle qui ont les mêmes convictions. Le lecteur se fraye progressivement un chemin dans l’histoire dont la fin magistrale est pleine de tendresse et d’émotions.

C’est un roman qui nous prouve également que la mémoire d’une famille, des personnes qui ont vécu avant nous est importante pour notre construction. On a tous besoin de savoir d’où l’on vient mais les relations avec les gens qu’on aime ne sont pas toujours faciles et parfois on se rend compte qu’on ne les connaît pas forcément bien.

36 questions pour savoir si tu m’aimes, de Vicki Grant

Le jeu de l’amour…

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Est-il possible d’influencer des personnes pour développer en elles des sentiments amoureux. Des études ont déjà été menées dans ce sens et de nos jours de nombreuses émissions testent ce thème. Il y a quelques années pour les plus anciens d’entre nous, Tournez manège, un jeu télévisé matrimonial produit en 1985, avait déjà lancé ce concept : des hommes et des femmes, ne se voyant pas, se posaient des questions, le but étant qu’au final, une femme et un homme se choisissent au vu des réponses formulées. Certains d’entre eux avaient construit un avenir, pour d’autres, l’expérience s’arrêtait après l’émission.

Dans 36 questions pour savoir si tu m’aimes, Vicki Grant nous plonge dans le vif du sujet. L’étude est particulière. 36 questions pour se trouver des points communs, pour tisser des liens et plus si affinités…Nos deux héros ne partagent pas le même intérêt pour cette épreuve. Paul, 19 ans, ne voit que l’aspect financier puisque chaque participant touche 40 dollars alors que Hildy, 18 ans, perdue dans ses problèmes familiaux et en plein doute, espère beaucoup de cette expérience . Elle prend vraiment au sérieux ce test, contrairement au jeune homme. Un début timide mais très vite ils se taclent, se piquent et nous font presque oublier qu’ils sont de parfaits inconnus. Hildy se remet toujours en question, elle est bienveillante, Paul va s’ouvrir petit à petit, quoique très mystérieux. C’est un dur au cœur tendre, un écorché. Trente six questions qui vont révéler être au final très enrichissantes et pleine d’imprévus. Chacun va mettre en avant ses problèmes et en fait, cela leur permettra de minimiser quelque peu leurs propres soucis. Il y a toujours pire ailleurs… Au fil des échanges, ils vont apprendre à se connaître, à se livrer, à percer leur carapace, même s’ils appréhendent cette mise à nu.

Peut-on vraiment provoquer l’amour ? Nos deux héros ont une façon vraiment différente d’aborder cette étude. Hildy va être la première à se dévoiler. Il est compliqué de se livrer mais dans cette situation, elle se confie à un inconnu et je pense que la démarche peut paraître plus facile car elle n’est pas sensée le revoir donc la crainte du jugement est amoindrie. Ce qui est étonnant, c’est que happée par cette histoire, je me suis surprise à répondre aux questions et en fait, ça permet aussi de faire notre propre analyse. Ce livre est constitué principalement de dialogues, durant le questionnaire, puis entrecoupé par un récit. Les dialogues rythmés donnent de la force aux échanges. Nous vivons dans une société un peu compliquée dans les relations avec l’autre. Pour ceux qui ont du mal à construire un avenir sentimental, faute d’avoir trouvé la bonne personne ou faute de temps car accaparé par un quotidien lourd, ces expériences sont-elles véritablement la meilleure solution ? Le petit écran regorge d’émissions destinées à trouver l’âme sœur et font ainsi les beaux jours de la télévision. Y-a-t-il vraiment tant de difficultés à trouver le partenaire idéal que les hommes et les femmes n’hésitent plus à recourir à des services extérieurs pour les y aider ?

Un secret bien gardé

Tu n’es pas celle que tu crois, de Pascale Perrier

Afficher l'image d'origineLouise Griaz, collégienne de treize ans, vit une vie d’adolescente tranquille avec sa mère, son beau-père et ses jeunes demi-frères, des jumeaux. Jusqu’au jour où son quotidien est remis en question par un message anonyme reçu sur facebook : « Bonjour. Tu n’es pas celle que tu crois. Tu crois tout connaître de tes parents, Zian et Céline, mais tu te trompes. ta famille n’est pas celle que tu crois. » Déboussolée, Louise va taire à tout le monde ce message mais va chercher à comprendre, à connaître la vérité. Et si sa vie n’était que mensonge.

Malgré un côté un peu répétitif par moments, ce roman nous entraîne dans les secrets de famille avec suspens … On ne se doute pas de la chute, jusqu’au bout le mystère est sauvegardé et tient le lecteur en haleine.

Louise, l’héroïne de l’histoire, est un personnage attachant, fort et déterminé dans ses décisions. On voit ici un aspect aussi de la communication par les réseaux sociaux : était-ce le meilleur moyen de mettre Louise sur les traces de son passé ? et si elle n’avait pas eu cette force de caractère, aurait-elle été capable de se sortir de cette aventure sans dommage.

Un joli petit récit de vie facile et rapide à lire construit comme une enquête policière sur ses origines.