Tant que durent les rêves, de Roland Fuentès

Nathan a une passion : la natation. Il s’entraîne matin et soir, des heures durant pour espérer atteindre un haut niveau de compétition… Mais plus il progresse, et plus il sent la « Bête » au fond de son ventre, une « Bête » qui prend de plus en plus de place et qui semble là pour le faire douter, se décourager, abandonner. La peur de ne pas y arriver devient trop forte et le ronge de l’intérieur. Un jour, il se réveille dans la peau de son propre fantôme et devient le témoin impuissant d’un Nathan qui va tout abandonner. Ce fantôme va rencontrer celui de Alicia, son amie, qui, elle, ne croit plus en son rêve de devenir écrivain. Ensemble vont-ils réussir à surmonter leurs doutes ?

Un roman étrange, entre compétitions sportives et fantastique. Etonnamment, le fantastique semble « irréel » ! Ne sommes-nous pas plutôt là en présence d’un dédoublement des personnalités, dans une période de doute où les personnages cherchent une réponse en eux. Des personnages qui se dessinent au fur et à mesure de l’histoire et qui nous accompagnent dans une réflexion sur notre chemin de vie, nos doutes, nos regrets, l’aboutissement de nos rêves

Un roman qui laisse un sentiment bizarre, car autant je ne l’ai pas lu avec un grand enthousiasme malgré un thème très porteur, autant, une fois le livre refermé, il laisse des traces dans votre esprit, on y repense, on y revient…

Un jour, une jeune comédienne a dit à la grande actrice Sarah Bernhardt : « Moi, je n’ai jamais le trac sur scène. – Ne vous inquiétez pas, ma petite, a répondu l’actrice, ça vous viendra avec le talent. » Cette anecdote, il faut que tu la fasses tienne. Tu ne pourras jamais te débarrasser de ta peur. Ce que tu peux, c’est apprivoiser.

Lire, c’est comme vivre en deux endroits à la fois. Vu de l’extérieur, le lecteur se situe au même emplacement que son corps, mais son esprit se trouve en voyage, loin, très loin. Comme si deux personnes existaient en lui.

Alicia a toujours privilégié la lecture plaisir. Pour elle, ce qu’on nous impose de lire au lycée se trouve inévitablement défavorisé par rapport à ses lectures personnelles, comme si en obtenant l’aval de l’Éducation nationale un livre perdait de sa puissance. J’ai essayé de lui dire que les romans, ça existe d’abord « dans la nature », et que ça intègre ensuite (ou pas) les programmes scolaires.

Mon angoisse, c’était de porter toute ma vie le regret de n’avoir pas donné le meilleur de moi-même. J’avais toujours trouvé pitoyables ces adultes assurant qu’ils auraient pu être bons si

Croire en ses rêves, voilà le véritable secret du Bonheur.

Esprits maléfiques, 1. la maison des possédés, d’Ellen Oh

 

Harper, jeune collégienne de 12 ans, vient de quitter New-York pour emménager à Washington… Ses parents ont acheté une très vieille maison au « charme gothique » indéniable qu’ils sont en train de retaper : une ambiance propre à un véritable film d’horreur… Et quand des faits étranges commencent à se produire, que des accidents  se succèdent, que son petit frère de 5 ans change de comportement et se montre de plus en plus agressif, il y a de quoi se poser des questions.  Aidée de sa nouvelle amie Dayo, Harper va tenter de percer le mystère de cette maison hantée, mais également revenir sur des faits étranges et inexpliqués, des secrets et mystères de son propre passé.

 

 

Un récit sur les fantômes et la possession qui utilise toutes les ficelles du genre pour happer le lecteur.  Entre le récit à la troisième personne s’insère judicieusement le journal intime (« débile »comme elle l’appelle elle-même) de Harper.  Bien dosé entre passé et présent, quotidien et surnaturel,  cultures américaine et coréenne, amitié et liens familiaux, ce roman plein de rebondissements se laisse lire sans difficultés.

Un personnage principal attachant et crédible, qui dévoile peu à peu ses atout mais aussi ses failles. La tension est palpable tout au long du roman qui est le premier tome d’une série mais qui peut aussi se lire seul puisque ce premier volet comporte une fin à lui-même (ce qui ne nous empêche pas d’être impatient de suivre avec l’héroïne de nouvelles aventures au pays des morts).

Le buveur d’encre, d’Eric Sanvoisin

Le père d’Odilon est libraire. Il adore les livres, ce qui paraît quelque chose de bien incompréhensible à Odilon… qui, lui, n’aime pas les livres. Durant les grandes vacances, il va néanmoins aider son papa à la librairie, mais il n’a pas le droit de toucher à quoi que ce soit… Alors, il observe les clients, ceux qui n’arrivent pas à se décider, ceux qui prennent au hasard… et même les pickpockets. Un jour, un nouveau client débarque dans la boutique… Il a l’air étrange, il ressemble un peu à un fantôme avec son teint gris et sa drôle de façon de flotter dans les airs. Tout à coup, il sort une paille et aspire les pages d’un livre comme s’il le buvait. Se sentant repéré par Odilon, il sort rapidement… Odilon, ayant remarqué que le texte du livre avait disparu,  décide de le suivre…. Où cette aventure va-t-elle le mener ? Est-il en danger ?

Le buveur d’encre ou une façon détournée de dire au lecteur que lorsqu’on a pris goût à la lecture on ne peut plus s’en passer ! Une très belle image pour un texte facile à lire, qui utlise toutes les ficelles du roman à suspens : une sorte de vampire, une filature, un cimetière, le danger…  On ne décroche de sa lecture une fois qu’on l’a bu jusqu’à la dernière goutte !

Le plus étonnant, c’était que le goût  changeait suivant les mots et les passages du texte. Je ne buais pas de l’encr, mais de l’aventure ! Je ne lisais pas ce qui arrivait, je le vivais…

A lire dès le CE1.

Une collection Premières lectures adaptée pour les enfants dyslexique et ceux qui ont du mal à entrer dans la lecture, utilisant le label Dyscool : une police de caractères adaptée, une mise en page très lisible avec un système de couleur pour repérer les difficultés de lecture ou les personnages, un texte adapté par l’auteur lui-même afin de rendre certains passages plus faciles à comprendre.

Les Pozzis, de Brigitte Smadja – illustrations Alan Mets

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Pozzis (Les)Le peuple des Pozzis est pacifiste, ils boivent du potage et apprennent à piétiner leur colère. Mais un jour, la grande spirale est de retour et enlève Adèle, une Pozzi. C‘est la catastrophe : si un Pozzi disparaît, c’est le peuple entier qui est menacé ! Antoche, Abèl, Miloche, Ulysse et Alysse s’élancent à sa recherche ! Mais ils ne sont pas au bout de leur surprise car Adèle a été enlevée et emprisonnée dans le « lailleurs » une sombre forêt remplie de terrifiants monstres.  Bien des secrets vont alors leur être dévoilés ! Parfois ces secrets seront durs à accepter, mais avec les Pozzis tout peut arriver !

Un roman très agréable à lire qui met peut-être un peu de temps à se lancer…  mais quand il est parti, c’est une aventure fantastique qui nous emmène dans  des paysages bizarres. Et qui peut nous attendrir et nous émouvoir quand les personnages sont contraints de se séparer ou de faire des choix difficiles. Le livre se lit vite et il y de nombreuses  illustrations en couleur d’Alan Mets qui embellissent le texte.  

Une histoire à partir du CM1

Judith, 6ème – 11 ans, membre des dévoreurs de livres d’Arsène

Casse-noisette – le roman du ballet, de Pascale Maret

En cette veille de Noël, dans la maison du docteur Stahlbaum, les invités arrivent pour la réception. Parmi eux, M. Drosselmeyer, le parrain des enfants, Fritz et Clara. Celui-ci  a prévu un grand spectacle pour tous mais aussi des présents pour chacun des enfants. C’est ainsi que Clara reçoit un pantin vêtu d’un uniforme de hussard… C’est un casse-noisette ! Tout le monde le trouve bien laid, mais Clara est émerveillée… Bientôt, Clara s’assoupit, son pantin dans les bras… Soudain  réveillée par des rats, elle est secourue par son casse-noisette devenu vivant… Clara se trouve alors transportée dans un monde féérique où les jouets prennent vie.

Voici un livre original racontant l’histoire du ballet Casse-Noisette sous forme de roman. Le ballet avait été écrit d’après le livret d’Alexandre Dumas, adapté d’un conte d’E.T.A Hoffmann, sur une musique de Tchaïkovski. De très nombreuses photographies couleur ponctuent le texte, provenant de la version du ballet du chorégraphe Rudof Noureev, entré au répertoire de l’Opéra de Paris en 1985. Pour les amateurs de ballets, de spectacle et de féérie loin de Disney.

Le Manoir, saison 2. L’exil – tome 2. L’antre des secrets, de Evelyne Brisou-Pellen

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Les exilés du manoir, toujours en cavale, arrivent en Irlande ! Ils arriveront dans une espèce de parc d’un couvent où se cache un très jeune fantôme nommé Sandice. Sandice ne coopérera pas du tout pour dévoiler à la bande qui elle est et ce que cache cet étrange endroit. Qui est Sandice ? Quel lien l’unit à cet endroit ? Liam, comme à son habitude, cherchera à l’aider.

Une suite à la hauteur de tous les autres tomes. Je ne me lasse jamais de cette série car les histoires sont toujours différentes et intrigantes. Mais il serait quand même très intéressant que l’auteur écrive une version sur les personnages restés au Manoir !

A lire sans hésitation !

Chloé, 3ème – 14 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Les yeux d’Aireine, de Dominique Brisson

Les yeux comme un miroir..

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Les yeux d’Aireine commence par les années d’adolescence d’Aireine. Un passé troublant, la vie d’une jeune fille de quinze ans, qui voit son monde basculer du jour au lendemain. Une ambiance inquiétante qui perturbe Aireine, qui la fait douter. Une impression que tout dérape, que tout lui échappe. Elle ne reconnaît plus sa meilleure amie, elle n’arrive même plus à comprendre sa mère ! Les adultes changent, les jeunes de son âge n’ont plus le même comportement. Aireine consigne tous ses états d’âme dans un carnet qui l’aide à faire de l’ordre dans ses pensées. Elle va tout nous raconter, ses rencontres, ses choix….. Et puis, des années plus tard, arrive Achelle, arrière-petite-fille de Aireine. A l’âge de dix-sept ans, celle-ci s’est vu confier, en secret, le journal intime de son arrière-grand-mère. Chose étrange, personne dans la famille ne veut parler d’elle, de ce qui lui est arrivé, de ce qu’elle est devenue. Pourquoi tant de mystères et de malaise. Achelle ne sait pas qui est son père, parti alors que sa mère était enceinte. Elle a ce besoin irrésistible de mieux connaître Aireine, un besoin qui finit par l’obséder. Alors commence pour elle une importante quête, la quête d’un passé dissimulé, dérangeant. Elle veut comprendre l’histoire de son arrière-grand-mère. Elle veut trouver ce lien qui lui manque. 

Les yeux d’Aireine est un roman touchant qui met en parallèle deux générations qui vont se rapprocher, se découvrir. On ne peut rester insensible à Aireine et Achelle qui ont les mêmes convictions. Le lecteur se fraye progressivement un chemin dans l’histoire dont la fin magistrale est pleine de tendresse et d’émotions.

C’est un roman qui nous prouve également que la mémoire d’une famille, des personnes qui ont vécu avant nous est importante pour notre construction. On a tous besoin de savoir d’où l’on vient mais les relations avec les gens qu’on aime ne sont pas toujours faciles et parfois on se rend compte qu’on ne les connaît pas forcément bien.