Dix petits nègres, d’Agatha Christie

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Dix personnes reçoivent une lettre les invitant à passer quelque jours sur l’île du Nègre.

Plus tard, sur cette île isolée et inhabitée, les invités se mettent à table et font connaissance. Quand soudain, un gramophone se met en route. Il les accusait d’avoir chacun commis un crime. Ils s’expliquèrent, affirment que ces révélations son fausses. Seul Anthony Marston prend ces accusations à la légère. Quelque temps après, celui-ci est empoisonné…

J’ai bien aimé même si ce roman était un peu dur à comprendre à mon âge. Je vous le conseille fortement. J’ai aimé car c’est un roman policier et le fait que ça se passe sur une île déserte rend l’ambiance un peu bizarre et angoissante. Et je ne m’attendais pas du tout à ce dénouement !

Mina, 6e – 11 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Carnaval à Bruxelles, de Pascale Fonteneau

De drôles de vacances se profilent à Bruxelles….. Théo se voit contraint et forcé d’accueillir et de s’occuper de Lucas, un cousin français qu’il connait à peine. Au final, cela ne posera pas beaucoup de problèmes puisqu’il sera très vite intégré à son groupe d’amis dont l’un des membres, Hilke, a une énigme à résoudre…: une connaissance, un guitariste du métro et son chien ont disparu.

La Dream Team au complet sera prête à prendre presque tous les risques pour éclaircir le mystère de cette disparition et bien d’autres qui, au fur et à mesure de leurs initiatives, verront le jour. De plans en projets, de rebondissements en trouvailles, de stratégies en mensonges, la catastrophe sera évitée de justesse et la résolution de l’énigme initiale ne manquera pas de surprendre.

Une lecture rapide et facile avec un style qui maintient le suspens et l’envie de connaitre le dénouement.

L’affaire Caïus, de Henry Winterfeld

Accusé à tort…

Eléa est élève de 6ème et passionnée par l’Antiquité. C’est avec un grand plaisir qu’elle m’a confié ses impressions sur L’affaire Caïus.

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Eléa, peux-tu en quelques mots nous résumer cette histoire ?

«Eh bien, nous sommes à l’époque de la Rome Antique, et au début du roman, nous sommes dans une salle de classe, réservée à l’élite. Caïus est interrogé par son professeur, mais tous les élèves autour de lui ricanent. Le professeur surprend alors une inscription qui pend au mur : «Caïus est un âne». C’est Rufus qui l’a écrit donc il est sanctionné. On lui demande de quitter la classe avec toutes ses affaires. Mais le lendemain, ni Rufus, ni Caïus, ni le maître ne se rendent à l’école. Mais que ne fut pas la surprise des élèves de découvrir la salle sens dessus-dessous, leur professeur ligoté et enfermé dans une armoire. Mais plus grave, en fin de journée, ils remarquent une inscription sur le mur du temple de Minerve : «Caïus est un âne».

A cette époque, inutile de dire que taguer un temple entraînait de grosses sanctions, comme des mains coupées par exemple ! Et c’est encore Rufus qui est accusé, forcément. Celui-ci nie tout en bloc et les élèves décident alors de mener leur propre enquête.

Qu’as-tu trouvé de si passionnant dans cette histoire ?

En fait, le lecteur mène son enquête en même temps que les élèves, comme dans un jeu de piste. On pense avoir trouvé l’auteur des faits et au même moment un élément vient tout remettre en question.

Comment pourrais-tu qualifier ce roman ?

C’est à la fois un roman historique et policier. Historique, car on apprend beaucoup de choses sur le mode de vie de cette époque. Policier, car il entraîne nos héros dans une quête de la vérité bien rythmée.

Est-ce-que le fait de choisir des enfants pour incarner les héros rend le roman plus accessible, plus captivant ?

Personnellement, je trouve qu’on peut s’identifier à eux donc on y trouve plus d’intérêt.

Je te remercie Eléa pour ce bon moment et j’invite donc tous nos jeunes lecteurs à participer à cette enquête hors du temps. Si vous aimez les histoires d’entraide, d’amitié et de suspens, je vous conseille de suivre le choix d’Eléa. Bonne lecture !

Coupable en liberté, de Pascale Perrier

Une disparition bien mystérieuse…

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Carla et Tristan ont une existence des plus banales et sans soucis. Ils vivent avec leur mère et leur beau-père Josselin. Ce soir, ils sont seuls car leur maman et Josselin passent la soirée en amoureux, à l’extérieur. Ils rentreront tard. C’est l’occasion rêvée pour les enfants, de regarder leur émission favorite, dont tout le monde parle au collège : Coupable en liberté. Ils se préparent à passer une bonne soirée. Générique sombre pour des images choc, l’émission revient sur l’assassinat d’une jeune fille, sept ans auparavant et met en lumière les personnes qui ont été au cœur de l’affaire. Les enfants sont troublés quand ils apprennent que c’est arrivé dans leur région et sont submergés d’effroi quand le portrait robot vieilli du suspect est dévoilé. Il ressemble trait pour trait à leur beau-père ! Ce n’est pas possible, pas lui ! Dès le lendemain, la presse, les forces de l’ordre se pressent à leur domicile. Josselin n’est pas là. Il n’est d’ailleurs pas rentré avec leur mère, la veille au soir. L’enquête est relancée avec une grande chasse à l’homme. En plein doute, Tristan va tout entreprendre pour percer le mystère qui entoure ce crime. Un crime qui alimente déjà les rumeurs les plus folles…

Coupable en liberté emmène le lecteur en pleine enquête criminelle. Un crime non élucidé depuis sept ans, un assassin qui court toujours, la famille de la victime qui ne peut faire le deuil, tant que l’auteur du meurtre ne sera pas retrouvé. Et puis, il y a l’élément qui vient tout bouleverser, qui vient relancer une affaire qui était au point mort…Tous les ingrédients d’un bon polar jeunesse sont là. Mais attention aux rumeurs, aux jugements trop hâtifs qui peuvent être souvent lourds de conséquence.

Matilda à l’heure d’été, de Marie-Christophe Ruata-Arn

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Matilda est une jeune fille très sage … presque trop ! Son père est policier et Matilda toujours au courant de tout avant tout le monde.

C’est ainsi que son père l’informe du vol de plusieurs objets de valeur lors de cambriolages  :  ils ont tous été retrouvés sauf une broche avec un cygne dessus, appartenant aux soeurs Arckenbruck.

Un jour, Matilda sent quelque chose dans sa poche et se pique avec. Elle le sort et découvre hébétée la broche volée ! Matilda compte bien comprendre comment la broche est arrivée là !

Commence alors une aventure époustouflante avec une jeune fille trop sage qui cache bien son jeu, trois vieilles dames et des promenades pour les chiens. durant laquelle vont s’enchaîner les catastrophes.

Une histoire assez effrayante et très agréable à lire que je recommande à tous ! Découvert à la médiathèque, c’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai demandé ce roman à l’histoire originale pour le CDI afin de partager avec d’autres élèves ce titre qui m’avait beaucoup plu.

Merci aux éditions La Joie de Lire de nous l’avoir offert !

Judith, 6ème – 11 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Un détective très très très spécial, de Romain Puértolas

Le narrateur, Gaspard, a 30 ans et est trisomique. Cela signifie qu’il a un chromosome de trop et est handicapé. Il vit toujours chez ses parents qui le protègent ainsi du monde extérieur. Mais il partage quand même sa vie professionnelle entre une petite boutique de souvenirs dans le quartier de Montmartre où il est vendeur et un laboratoire pour une marque de déodorant. Alors qu’il perd simultanément et pour des raisons bien improbables ses deux emplois, il décide de se reconvertir en … détective privé ! Brillant, cultivé, curieux de tout, Gaspard va se servir de son handicap comme d’un alibi pour résoudre ses enquêtes.

Gaspard est vraiment un détective spécial et ce roman aussi dont la chute est spectaculaire et donne juste envie de recommencer le livre depuis le début pour en découvrir toutes les ficelles. On sent que l’auteur a pris grand plaisir à imaginer cette histoire originale et fantaisiste  où l’enquête policière semble finalement qu’un prétexte. On pourrait parfois reprocher le côté un peu trop « catalogue » des pensées du narrateur qui donne parfois au lecteur la sensation de jouer à Questions pour un champion afin de remettre à niveau sa culture générale mais le tout est quand même bien mené ! En revanche, il faut être sensible à l’humour noir et le ton caustique pour goûter à la saveur de ce roman qui, je le comprendrais, ne peut pas plaire à tout le monde ! Personnellement, j’ai bien accroché mais ne recommande pas ce roman avant 14 ans pour être sûr de ne pas passer à côté du ton décalé et loufoque qui en font tout l’intérêt.

Dix minutes à perdre, de Jean-Christophe Tixier

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Dix minutes à perdreTim, un jeune garçon de  13 ans, se retrouve seul pour deux jours dans sa nouvelle maison isolée dans la campagne. Pour passer le temps, il décide d’améliorer sa chambre  et commence à enlever le papier peint. « Si tu as dix minutes à perdre, détapisse les murs de ta chambre », avait dit son père avant de partir.

C’est alors le début d’ une grande chasse aux lingots, grâce à des indications que Tim découvre sous le papier peint. Une aventure contre la montre et pleine de rebondissements attend alors les deux enfants, Léa (sa voisine) et Tim.

Arriveront-ils à retrouver les lingots d’or !

Une histoire pleine de suspenses et de danger !

A partir du CM2 . Certains passages ne sont pas à lire le soir pour les esprits fragiles car ça fait un peu peur !

J’ai adoré cette histoire que j’ai dévoré en une soirée ! La suite de la série est tout aussi bien, « Dix minutes trop tard» que j’ai également dévorée en une soirée.

Judith, 6ème – 11 ans, membre des dévoreurs de livres d’Arsène