Sept roses rouges pour Rachel, de Marie-Christophe Ruata-Arn

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog.

Cette histoire se déroule en Italie, dans un coin paumé.

Eléna est dégoutée… elle doit suivre sa mère qui doit vider la maison de sa « nonna » Rachel, la grand-mère décédée. Eléna conclut un marché avec sa mère, elle fait les cartons pour vider la maison que personne ne veut faire -car soi-disant le lieu est maudit- et en échange, sa mère lui laisse le petit appartement qui est mis en location à Genève.

Mais tout ne se passe pas comme prévu, Eléna fait la connaissance de Tita un fantôme qui n’arrive pas à mourir.

Va alors débuter une aventure incroyable d’amitié, d’enquête et de larmes. Eléna réussira-t-elle à faire partir Tita du monde des vivants ?

J’ai adoré ce livre, je l’ai dévoré en une journée ! Je recommande vraiment ce roman qui m’a transporté dans un monde merveilleux autant qu’en l’Italie. Cette histoire était passionnante. Eléna est vraiment une adolescente très réaliste et très attachante. De plus, ce livre est très un bien écrit c’est le deuxième livre de cet auteur que je lis et c’est mon préféré.

A dévorer à partir de la 6ème jusqu’à l’éternité.

Judith, 11 ans – 6ème, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Nos éclats de miroir, de Florence Hinckel

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Cléo est une adolescente de 15 ans, passionnée d’Anne Frank*.
Elle tient un journal intime dans lequel elle s’adresse à Anne en prenant la place de Kitty, mystérieuse personne à qui Anne adressait ses lettres. Dans ce journal, Cléo va nous parler de problèmes familiaux, d’amitié, d’amour…
Si l’auteur a choisi une héroïne passionnée par Anne Frank, c’est qu’Anne a écrit sa dernière lettre à 15 ans un mois et vingt jours et que l’écrivaine, Florence Hinckel, tenait un journal intime qu’elle a arrêté exactement au même âge -à un jour près  ! Elle s’est dit que ça devait être une coïncidence donc elle a choisi d’introduire Anne Frank à son histoire.
J’ai adoré ce roman plein d’émotions que j’ai lu d’une traite ! On y a aussi un rappel sur la vie d’Anne Frank ce qui donne un côté  »éducatif » sans être ennuyeux. De plus, je trouve original l’idée de s’adresser à elle. Dans ce roman, on peut suivre le personnage et le voir évoluer au fil du temps.

➡️ Selon moi, ce roman serait plutôt pour les élèves de 3ème parce qu’ils savent qui est Anne Frank puisque c’est au programme et qu’elle est souvent présente dans l’histoire…

*Anne Frank est une jeune fille qui a vécu pendant la seconde guerre mondiale en Allemagne et qui est connue pour avoir tenu un journal intime. Étant juive, elle a dû se cacher mais a été découverte et emmenée dans un camp de concentration à Bergen-Belsen. Elle y est morte en 1945 à cause de la maladie du typhus.
Alicia 2nde – ex-membre des dévoreurs de livres d’Arsène

 

21 printemps comme un million d’années, de Camille Brissot

Quand le temps est compté…

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Croquer la vie à pleine dent n’a jamais eu autant de signification que dans 21 printemps comme un million d’années.

Victor et Juliette sont des amis d’enfance, des amis de toujours. Leur relation va au-delà de cette amitié. C’est un lien sacré, ils se connaissent par cœur, ils sont toujours là l’un pour l’autre. Juliette est une jeune femme pétillante, jolie, imprévisible. Elle vit à cent à l’heure. Juliette ne se projette pas , elle vit au jour le jour et on verra pour demain. Seul le présent compte…Victor est sa béquille, sa moitié. Il est toujours là, prêt à la ramasser quand elle chute. Il l’admire et ne la juge pas. D’ailleurs ils sont tellement proches, que Juliette a sa propre chambre chez Victor. Leur histoire, l’histoire de Juliette, Victor va la raconter à un groupe de jeunes adolescentes. Des jeunes filles qui ont connu Juliette, qui l’ont côtoyée, qui l’ont aimée, qui l’ont admirée.

Victor et Juliette forment un duo d’amis très touchants, très attachants. Victor est porté par cette amitié si forte qu’il va la raconter à un groupe de jeunes filles qu’il va voir à l’hôpital. Juliette nous transporte dans son tourbillon. Elle a conscience de ce qu’est la vie et elle sait pourquoi elle vit tout, de manière excessive. Ce roman est une histoire dans l’histoire. Le lecteur partage les souvenirs de Victor, les anecdotes et en même temps le destin d’une jeune femme à qui tout sourit. 21 printemps comme un million d’années parle de la mort, plus précisément d’une mort annoncée, d’une mort programmée. Les deux amis vont devoir gérer leur existence chacun de leur côté. Paradoxalement bien que triste par moment, ce roman n’est pas larmoyant et nous fait prendre conscience de l’importance du temps qui passe. Et ce précieux temps quand il est compté, qu’est-ce qu’on en fait, comment doit-on le vivre…

Un roman délicat que vous prendrez plaisir à lire, un duo d’amis exceptionnels, une histoire qui amène à réfléchir.

Camille Brissot, un auteur à suivre que nous aimons particulièrement sur ce blog : retrouvez ici les autres livres d’elle que nous avons déjà présentés sur ce blog.

Sauveur et fils – saison 4, de Marie-Aude Murail

Sauveur, for ever…

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Marie-Aude Murail nous ramène tout naturellement rue des Murlins, dans l’univers de Sauveur Saint-Yves, psychologue. Après un petit rappel sur les personnages, cette nouvelle saison ne nous laisse pas de répit et nous envoie avec délice dans l’environnement privé et professionnel de ce beau martiniquais au grand coeur. Il est toujours aussi généreux, à l’écoute mais toujours malhabile pour gérer sa famille ! Du reste, il arrive à faire des miracles avec les patients les plus récalcitrants ou perdus. Pousser la porte de son cabinet c’est déjà prendre une grande bouffée d’air frais. Les sujets traités restent liés au mal-être, à l’enfance, l’adolescence, la famille, l’école… Des situations réalistes qui mettent à mal grand nombre de personnes de tous âges et on se prête à croire qu’il existe quelque part, un homme de la trempe de Sauveur Saint-Yves, un genre de «Zorro» des causes perdues. Cette saison 4 entretient l’espoir que chacun de nous peut trouver le bonheur parce qu’il existe.

On retrouve avec plaisir le 12 de la rue des Murlins où règnent la même agitation, ce même vent de folie qui nous ont accompagnés lors des 3 précédentes saisons. On reste sous le charme de Sauveur et de son fils et de tous ceux qui gravitent autour d’eux. On s’est attaché à cette petite tribu dont on a partagé depuis un moment le quotidien et qu’on regrette déjà de voir partir.On n’écoutera plus aux portes, le rideau se ferme sur le cabinet de Sauveur Saint juste, une page se tourne, une page qui nous laisse triste de devoir nous séparer d’êtres si attachants.

Le goût amer de l’abîme, de Neal Shusterman

En plein chaos…

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Caden a 15 ans, c’est un adolescent doué qui adore dessiner. D’ailleurs, il retrouve régulièrement des amis passionnés comme lui. Ensemble, ils créent des jeux vidéo. Mais voilà, depuis quelques temps, Caden se sent persécuté, il pense que ses camarades de classe veulent le tuer. Il a bien essayé d’en parler avec son père mais celui-ci a du mal à le suivre, il ne le comprend pas. L’adolescent est perdu dans ses pensées, dans ses idées étranges. Quand il perd pied avec la réalité, il se prend pour un mousse navigant à bord d’un grand bateau, à la recherche d’un trésor. Le délire est continu. Il a de grosses crises d’angoisse, il voit des monstres partout, il entend des voix et commence à souffrir de phobie sociale. Il se surprend également à penser que ses parents, sa famille ne sont pas ce qu’ils sont réellement, mais qu’ils font partis d’une secte dans le seul but de le nuire voire de le faire disparaître. Il n’arrive plus à intégrer un groupe, à partager des moments avec des amis. Il fait semblant de s’intéresser mais en fait, il ne les comprend plus, comme s’ils parlaient un langage différent. Leurs voix, leurs rires sont lointains, ils résonnent dans un brouillard. Caden est dans sa bulle. Il est dans un trou noir qui l’absorbe. Même ses dessins n’ont plus de forme, ce sont des gribouillis. A chaque fois que la réalité lui échappe, il se retrouve sur le bateau. Et puis il y a toujours ces voix qui ne le quittent plus, obsédantes et machiavéliques. Les objets prennent vie et lui parlent. En chacun d’eux, Caden voit des signes qui lui dictent une conduite. Les symboles ont un pouvoir et s’animent.

Les parents remarquent le comportement étrange de leur fils mais, au début, ils pensent que c’est un manque de concentration. Petit à petit, la difficulté de communiquer, l’éloignement mental de Caden les inquiètent. Pour la première fois, ils pensent que consulter un thérapeute pourrait être utile. La situation se dégrade, Caden voit des monstres partout, soupçonne les gens de lui vouloir du mal, ne dort pas, marche sans cesse. La réalité lui échappe, tout est difforme, sens dessus-dessous. Arrive alors le moment où Caden est hospitalisé. Décision difficile pour des parents qui ne savent plus comment aider un fils qui part à la dérive. Les thérapies, les prises de médicaments se succèdent. Caden va rencontrer d’autres patients qui, comme lui, ont une lourde pathologie, qui, comme lui, sont brisés. Le jeune homme se rend compte qu’il est malade et en cela regrette de n’avoir pas vécu à une autre époque, à une époque où on aurait pu lui reconnaître un don, où on aurait pu le prendre pour un prophète. Là, on le voit comme le malade qu’il est. La limite entre la réalité et les eaux troubles des ténèbres est infime, à tout moment Caden peut basculer dans une folie destructrice autant pour lui que son entourage.

Le goût amer de l’abîme est un roman en partie autobiographique. Neal Shusterman s’est inspiré de la maladie de son fils qui comme le héros, s’enfonçait petit à petit dans son monde. Les chapitres alternent entre la réalité et les pensées de Caden. Le début est un peu déroutant car pas toujours facile à comprendre. Le lecteur doit prendre ses marques et persévérer dans la découverte de cet écrit qui est fabuleux. Petit à petit, tout se cale, les délires paranoïaques de l’adolescent sont plus clairs, et on arrive à tisser le lien entre ce qui arrive et ses transferts. Mais quel calvaire pour son entourage ! Ce qui reste extraordinaire est que l’auteur Neal Shusterman a réussi à analyser, à décrire le mal dont souffre son fils à partir de ses dessins et de ses réflexions. Lors de l’internement de Caden, l’auteur nous dresse le portrait des différents patients qui sont dans le même service que lui et qui souffrent comme lui de schizophrénie. Cette maladie a de nombreux visages, des traitements existent mais ne sont pas toujours concluants car chaque patient est unique. Il faut souligner aussi le gouffre dans lequel est précipité la famille, leur impuissance et leur peur. Pas facile de se battre et d’espérer. La science progresse et elle apprend davantage sur le cerveau ce qui permet d’élaborer de nouveaux traitements. Mais guérissons-nous vraiment de cette pathologie ? Le risque de rechute est omniprésent et certains mettent fin à leur jour. Neal Shusterman a eu de la chance, son fils s’est sorti de cet abîme, en espérant que jamais plus il ne répondra à l’appel des eaux troubles.

Un coup de coeur, à lire dès la 3ème pour les très bons lecteurs.

Ma vie en smiley, 4. Au Max (enfin pas loin) ,de Anne Kalicky

Résultat de recherche d'images pour "ma vie en smileys au max enfin pas loin"Max est enfin rentré de la colo et il peut retrouver ses amis. Et cette année, Max a une superbe idée en tête : être délégué de classe. Bonne idée pour faire encore monter sa cote de popularité. Mais, face à lui, Raoul Kador, est prêt à tout pour devenir lui aussi délégué de classe. Il va alors devoir demander de l’aide à sa sœur qui est déjà passée par là, « Marion, elle m’éneeeerve! »

Un livre aussi entraînant que les précédents (je n’ai pas arrêté de rire). Max et ses amis sont toujours très amusants. Une petite pause dans mon genre fantastique de prédilection où je ne me suis pas ennuyé une seconde !  Les petits smileys insérés dans le livre donnent encore cette petite touche d’insolite. Vivement le prochain tome. Une série coup de coeur pour le collège, qui fait l’unanimité de la 6ème à la 3ème, des non-lecteurs aux grands lecteurs  !

 

Retrouvez également au CDI les tomes 1 et 2 enfin disponibles :

Tome 1 – Tout. va. bien.  : présentation de l’éditeur :

Cher humain du futur, Le petit bijou que tu t’apprêtes à tenir entre les mains est une sorte de capsule temporelle, c’est le carnet témoin du grand Max (MOI -> :D) qui t’est adressé ! Bon, pour le moment, je n’ai que 11 ans, mais j’ai bien l’intention de laisser ma trace dans l’Histoire et de devenir le héros de mon époque. Voilà pourquoi il est important que je te raconte chaque événement marquant de mon existence et spécialement mon entrée au collège qui risque de ne pas être de tout repos ! Tu verras, ce récit témoigne de mon génie ! Si seulement ma famille et mes amis pouvaient le remarquer aussi…

Tome 2 – J’assure ! (ou presque…) : présentation de l’éditeur :

Une nouvelle année commence pour Max et il est bien décidé à conquérir Naïs, la fille qu’il aime en secret. Malheureusement, cela ne sera pas aussi facile que prévu.En parallèle, avec Tom, son meilleur ami, ils décident de créer leur propre marque de vêtements pour devenir riches ! Mais l’arrivée d’un élève handicapé va tout remettre en question !Après Tout. Va. Bien, un nouveau roman très drôle et décalé, avec des illustrations inédites et des Smiley sur chaque page. 

 

Arkane, tome 1. La désolation, de Pierre Bordage.

Arkane, tome 1 : La Désolation par BordageIl y a fort longtemps, alors que le pays d’Arkane s’appelait encore le Tagre, l’Odivir sortit de son lit et submergea la totalité de la population. Sauf sept familles que les déesses du fleuve avaient décidé d’épargner. Celles-ci allèrent sur une colline que l’eau n’avait pas recouverte et décidèrent d’y bâtir la cité d’Arkane… A ce jour, ces sept familles règnent toujours malgré les coups d’Etat, les crises économiques et tous les problèmes qui incombent au pouvoir. Mais les familles ont toujours été sept et jamais une d’elles n’a été évincée par les six autres. Malheureusement, aujourd’hui, c’est ce qui arrive à la maison du Drac, et Oziel est la dernière représentante de cette famille quasiment éteinte. Elle va alors devoir se démener pour restaurer le pouvoir perdu du Drac…

Dans ce premier tome, Pierre Bordage nous relate l’histoire de plusieurs personnages en même temps : celle d’Oziel du Drac qui doit échapper à ses poursuivants de l’Aigle, celle de Renn, apprenti enchanteur de Pierre dans les massifs de L’Ostian, ainsi que celle de Noy du Corridan qui est au coeur des complots de la maison de l’Orbal auxquels il doit échapper. Malgré quelques passages inadaptés à la lecture jeunesse (un peu trop cru et violent) et qui sont destinés à un lecteur averti, l’intrigue et le suspens sont  au rendez-vous dans ce premier tome de la série Arkane qui s’annonce très intéressante. Un premier tome très entraînant qui m’a donné l’envie de lire la suite… non …  de la dévorer !