Mon amie Anne Frank, d’Alison Leslie Gold

Image associéeEn 1943, pendant la 2ème guerre mondiale. Hannah Goslar habite à Amsterdam, elle a 13 ans, a une mère enceinte, une petite sœur âgée de 2 ans Gabi, un petit ami Alfred Bloch et une meilleure amie Anne Frank. Ils sont Juifs et sont obligés de porter une étoile jaune sur leur vêtement. Les Nazis envahissent Amsterdam au fur et à mesure de la guerre. Le temps passe et de plus en plus de choses sont interdites aux Juifs ; ils ne peuvent plus travailler, ils ne peuvent plus aller dans les magasins comme ils le souhaitent. Hannah apprend alors que son petit ami Alfred Bloch allait être déporté dans un camp de travail forcé. De plus en plus de monde est arrêté. Quelques jours passent et ils n’ont presque plus de nourriture, ils ne peuvent aller aux magasins qu’à une certaine heure, quand il n’y a plus rien. Puis un jour Hannah veut aller chez Anne mais elle n’est pas là … apparemment elle serait partie en Suisse sans même le dire à Hannah. La mère d’Hannah accoucha un soir mais avec beaucoup de complications… Dans un même temps, dans la classe d’Hannah, de plus en plus de personnes disparaissent…

 

Niveau de lecture : Moyen

Mon avis : Ce roman est inspiré d’une histoire vraie et est très touchante. Elle permet de se rendre compte des conditions de vie des Juifs durant la 2ème guerre mondiale. Un passage fort, c’est lorsque Hannah Goslar allait être déportée au camp de Theresienstadt.

Charlotte, 5ème

Au ghetto de Varsovie nous avons combattu avec Marek Edelman, d’Eric Simard

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

L’HISTOIRE :

Ce livre, fiction historique, se présente comme une suite de 22 courts récits de personnes ayant côtoyé Marek Edelman dans le ghetto de Varsovie, particulièrement durant l’insurrection. Marek Edelman fut l’un des fondateurs de l’Organisation juive de combat (OJC), créée en 1942 pour résister à l’occupation nazie.  Il fut l’un des chefs du soulèvement du ghetto de Varsovie en avril-mai 1943 et l’un des 40 survivants, réussissant à fuir par les égouts après que les Allemands eurent incendié le ghetto. Les héros de ce livre nous livrent leur témoignage, nous expliquant dans quelles conditions ils sont morts.

En effet depuis novembre 1940, les Allemands et leurs complices harcèlent, terrorisent, affament, humilient la population juive du ghetto de Varsovie.

66 pages

AVIS SUR LE LIVRE :

C’est un roman composé de récits historiques pour la jeunesse mais qui s’adresse à tous.

Il s’agit d’un ouvrage de fiction mais s’inspirant de faits authentiques. On découvre les réalités de la vie dans le ghetto, la faim, le froid, l’arbitraire, la violence, la déportation vers Treblinka, le mépris de la vie humaine, la mort de presque tous.  On trouve un plan très clair du ghetto avant les récits et un petit lexique qui fournit quelques précisions.

Malgré que chaque chapitre soit très court, ce livre n’est pas facile à lire, parce que chaque témoignage est touchant et nous fait vivre la dure réalité de cette période.

Axel – 14 ans, 3ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

 

La balafre, de Jean-Claude Mourlevat

Apparitions…

Résultat de recherche d'images pour "la balafre"Olivier doit quitter son quotidien pour 10 mois suite à une mutation de son père. La petite famille se retrouve dans un hameau perdu. Un soir, alors qu’il se promène seul dans la rue, un chien se jette avec une rare violence sur la grille intérieure d’une maison abandonnée, en aboyant. Olivier, tremblant,  court se réfugier chez lui. Mais à la maison, aucun de ses parents n’a rien vu, ni entendu… Comment cela est-il possible ? Pour en avoir le coeur net, il décide de rester un week-end seul à la maison, alors que ses parents sont en déplacement… De retour d’une promenade à vélo, le chien réapparaît devant lui, bientôt accompagné d’une fillette de 4 ans… Ceux-ci se volatilisent sous ses yeux. Toutes ces images le hantent, il ne comprend pas ce qui lui arrive, ses résultats scolaires chutent, son moral bascule… Il ne ressortira pas indemne de toute cette histoire, et sera marqué à vie, littéralement, une balafre traversant son visage, témoin de ces événements.

Comme d’habitude, Jean-Claude Mourlevat nous dresse là, avec son merveilleux talent de conteur, une histoire prenante, à la chute inattendue, à la lisière du fantastique, du roman historique et policier. Même si la couverture a un peu vieilli, le texte, lui, n’a pas pris une ride, c’est là qu’on sait quand on a affaire à un grand écrivain ! L’intrigue ne nous lâche pas, les visions et les questionnements du jeune garçon, l’introduction qui nous dévoile déjà le drame qui préfigure, symbolisé par la cicatrice, font que ce court roman, très accessible et très bien construit, nous hante nous-même longtemps. Un roman où le fantastique se mêle à l’Histoire, celle de la Seconde Guerre mondiale, de la Résistance, de la collaboration, des délations, des Juifs, des déportations. Un roman à lire sans hésitation, proposé dès 10 ans, mais que je suggèrerai plutôt à partir de 12 ans. Et surtout, ensuite, découvrez tous les autres livres que le CDI possède du même auteur : La rivière à l’envers (1. Tomek – 2. Hannah), Le combat d’hiver, L’enfant océan, Le Chagrin du roi mort

La guerre de Catherine, de Julia Billet et Claire Fauvel

Les dévoreurs de livres dArsène : les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

La guerre de Catherine, de Julia Billet et Claire Fauvel

Catherine est une jeune enfant juive. Au début de l’histoire, elle se trouve dans un internat cachant des Juifs. Elle yapprend la photographie et prend de nombreuses photos grâce à un appareil qu’on lui a donné. Mais bientôt, elle va devoir fuir, d’abord dans un couvent, où elle s’attache à une petite fille et rencontre un jeune photographe infirme, puis chez des fermiers, puis enfin, infiltrés chez des résistants. Partout, elle emmènera son appareil photo pour témoigner de cette guerre. Retrouvera-t-elle son photographe dont elle s’est éprise  ? Survivra-t-elle ?

J’ai beaucoup aimé cette bande dessinée qui nous apprend le quotidien de ces nombreux enfants juifs que l’on a essayé de sauver durant la Seconde guerre mondiale. Un livre enrichissant, des dessins délicats et un texte facile à lire.

Bref, un livre à lire !

Johanne, 3ème – 14 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

 

Et l’avis de Mu :

La guerre à travers un objectif

Alors que la Seconde guerre mondiale commence, Rachel, jeune adolescente juive, est confiée par ses parents à la Maison des Enfants de Sèvres, une école très spéciale, novatrice, basée sur une pédagogie ouverte. Rachel y est heureuse, malgré son éloignement de ses proches, et consacre tout son temps libre à la photographie, passion que lui a transmis le mari de la directrice, Pingouin. Mais les déportations de Juifs sont de plus en plus nombreuses. Dans un premier temps, Rachel va devoir changer de nom : elle est désormais Catherine. Mais bientôt, même sous son pseudonyme, elle n’est plus en sécurité. Elle doit fuir, elle et tous les autres enfants juifs, mais séparemment pour leur garantir plus de sécurité. Avant de partir, Goéland, la directrice lui offre le Rolleiflex, l’appareil photo qu’elle emmenait partout avec elle, avec comme consigne de collecter des images en regardant le monde « avec des yeux d’artiste, de citoyenne de la République des Enfants, comme témoignage de cette sombre période ». C’est le début d’un long périple, fait de douleurs et de rencontres.

Une bande dessinée dont chaque vignette se lit comme une photographie, témoignage de la fuite, de  l’engagement d’une jeune adolescente juive, et du réseau de la Résistance. Les situations sont captées avec courage et émotion. Un joli témoignage vu de manière originale, à travers un objectif, d’une période douloureuse de notre Histoire où le but ultime est la liberté, tout autant physique que morale. Même s’il s’agit d’une fiction, l’auteure s’est appuyée sur les souvenirs de sa propre mère, ce qui rend l’histoire encore plus touchante. Le lieu de la situation initiale, la Maison des enfants de Sèvres, est un lieu qui a vraiment existé. Il est très intéressant de découvrir cette école pionnière qui a mis en avant une pédagogie totalement révolutionnaire, tout cela en temps de guerre. Cette bande dessinée est elle-même adaptée du roman La guerre de Catherine de Julia Billet, publié aux éditions L’Ecole des loisirs et qu’il serait très intéressant de lire !

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Sur la tête de la chèvre, de Aranka Siegal

Enfance meurtrie

Résultat de recherche d'images pour "sur la tête de la chèvre"Tous les étés, Piri, 9 ans, passe ses vacances chez sa grand-mère Babi, dans un village Ukrainien. Elle se sent bien là-bas, comme coupée du monde. Elle est juive. Mais elle ne comprend pas en quoi elle est différente des autres. Nous sommes en 1939. Babi la rassure mais il est temps pour la jeune fille de retourner chez sa mère en Hongrie. La rentrée des classes est proche. Sa soeur Roszi restera avec Babi. La vie va commencer à être difficile : manque de nourriture, les écoles ferment… L’angoisse et la peur vont être le lot quotidien des familles.

Ce roman est un vibrant témoignage des atrocités de la guerre vécues par le peuple juif. En Hongrie comme dans beaucoup de pays, la guerre fut atroce. Piri est touchante, émouvante et du haut de ses 10 ans, elle nous narre son quotidien. Elle est jeune mais très mature, une maturité qui arrive brusquement, provoquée par les événements si dramatiques. Finie l’enfance, finis les rêves de petite fille. Il faut se battre pour continuer à exister. Elle va peu à peu prendre conscience de l’ampleur des mesures antisémites qui vont s’abattre sur le peuple juif hongrois. Le personnage de la mère est incroyable de courage, jamais elle ne perd espoir. Piri puise sa force dans l’énergie de sa maman. Nous suivrons cette famille jusqu’à son enfermement dans un ghetto puis à Auschwitz.

Un récit autobiographique qui rejoint beaucoup d’autres ouvrages poignants sur une guerre terrible comme Le jounal d’Anne Frank, J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir de Christine Arnoty, entre autres, que vous trouverez au CDI. Aranka Siegal est Piri, le lecteur comprend dès de début qu’elle parle de sa famille. Elle arrive à prendre de la distance avec son héroïne, dans le sens où elle qui connaît forcément la fin, laissera vivre les tragédies au travers de Péri. Sur la tête de la chèvre est bouleversant, chargé de l’amour familial. L’auteur a su transmettre à travers le regard de Piri son combat, ses douleurs, son désir de vivre.

Des enfants dans la tourmente

L’envolée sauvage, intégrale II : tome 3 – le lapin d’Alice ; tome 4 – la boîte aux souvenirs, de Laurent Galandon et Hamo

L'envolée sauvage : Intégrale 2  - Hamo  - Laurent Galandon  Dans ce nouveau volet en deux tomes (ou un intégral) de l’Envolée sauvage, nous retrouvons le personnage d’Ada, jeune fille rencontrée par Simon dans un train de déportation dans le premier volet de la série. C’est son histoire, qui va être relater, et rejoindre l’histoire de Simon.

Juillet 1942, Ada, sa petite soeur et ses parents, Juifs,sont arrêtés : c’est la rafle du Vel d’Hiv. Les deux fillettes arrivent à s’échapper grâce à l’aide de leur tante. commence alors un long périple dans la France occupée ou en zone libre, où leur survie ou leur mort ne tiennent qu’aux rencontres faites…résistants, collabos ?   Ce sont les contes racontés par Ada à sa petite soeur Lucja, dont les dessins sont alors en noir et blanc, qui font le lien entre leur vie d’avant, enfance insouciante, et l’horreur de la guerre, des rafles, des camps de concentration. Les pages relatant la vie dans les camps sont d’ailleurs particulièrement saisissantes et réalistes. Les personnages des enfants, dans leur force et leur volonté, sont très attachants. J’ai tout de même préféré un peu la première série, de part les dessins, plus originaux, mais aussi avec  le symbole de la chouette blanche qui suivait le personnage, comme un symbole de sa souffrance et apportait une petite touche fantastique.

Une bande dessinée vraiment très réussie, facile à lire, très instructive et en même temps particulièrement touchante, à conseiller vivement aux élèves de 3e. On n’échappe pas à la violence de cette terrible histoire, mais la sensibilité de la plume du scénariste la rende supportable.

Un coup de coeur ! A réserver aux 4e/3e.

Anne Frank, de Sid Jacobson et Ernie Colon

Etre un adolescent juif sous le régime nazi

Afficher l'image d'origineêtre un adolescent juif sous le régime naziIl s’agit bien sûr du fameux « journal d’Anne Frank » mondialement et tristement célèbre par le contenu de son histoire.
Anne est une adolescente juive aux Pays Bas durant la seconde guerre mondiale qui, avec sa famille, va connaitre la vie clandestine pour échapper un temps à la déportation.
Vivre enfermé est difficile pour la jeune fille et la rédaction de son journal lui permet d’exprimer ses souffrances morales mais aussi ses espoirs.
Cette version du journal d’Anne Frank est un plus pour le jeune lecteur car c’est une bande dessinée. Elle apporte par l’image le contenu historique et politique que certains jeunes ont du mal à imaginer.

Cet ouvrage a reçu l’aval de la Maison d’Anne Frank.
Les auteurs ont eu la bonne idée d’intégrer dans l’histoire des cartouches en noir et blanc faisant office de rappels historiques.
Une lecture facile, des dessins clairs et colorés.
Une très bonne façon d’appréhender la lecture biographique pour un public peu habitué à ce style littéraire.