Le grand méchant renard, de Benjamin Renner

Le grand méchant renard - Benjamin Renner Le grand méchant renard aimerait bien être méchant, dévorer des poules dans le poulailler, voler les poussins… mais il n’y arrive pas… La poule en chef n’a pas peur de lui et le raille sans cesse. Quant aux poussins, ils sont si mignons, si attachants, si petits, il faut bien s’en occuper !

Après avoir vu le film d’animation sorti en 2017 avec mes enfants de 4-6 et 8 ans que nous avions tous adorés, petits et grands, j’étais assez impatiente de leur montrer la bande dessinée, mais en fait…  La lecture n’est pas forcément adaptée aux plus petits  et la présence de quelques gros mots  bien placés nous conforte dans ce sens …

Mais alors, pour les plus grands et les adultes, quel régal ! Un ton décalé et totalement loufoque, un humour mordant, un dynamisme incroyable font de cette bande dessinée une parodie particulièrement réussie de style cartoon à la Tex avery. Les illustrations sont simples et très expressives, les personnages caricaturaux et très attachants, que ce soient le loup, coach du renard, le chien de garde qui se la coule douce et se laisse mener par le bout du museau par la poule, ou tous les autres animaux de cette basse-cour hors du commun qui ont chacun leur caractère propre. 

Et si le renard devenait végétarien et acceptait les navets qu’on lui offre ?

On sourit, on rigole, on s’attendrit ! Bref, un excellent moment en perspective !

 

« Le Grand méchant renard » est suivi de « Il faut sauver Noël »

Le film d’animation a reçu le César du meilleur film d’animation en 2018.

 

Le monde à l’envers, de Claude Broussouloux

Marcher sur la tête pour mieux comprendre

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Le monde à l’envers est un recueil de douze petites pièces de théâtre qui traite de sujets du quotidien mais en en détournant le sens. Chaque personnage est détourné de sa vraie fonction. Le médecin devient malade, le gardien de prison devient truand, une fille super belle veut participer au concours de miss laideur. L’auteur dénonce certaines absurdités de notre monde pour essayer de remettre les choses dans le droit chemin, pour casser certains mythes aussi. Les situations sont cocasses, pleines de subtilités. Un ouvrage intéressant, humoristique qu’il serait bon de tester avec des élèves qui s’initieraient au théâtre !

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Scoop ! de Gianni Rodari

Des non-faits divers …

Cet album est adapté d’une nouvelle de l’auteur italien Gianni Rodari, illustré par PEf.

Un jeune journaliste propose à son directeur des articles concernant des faits divers qui auraient pu se produire et faire des drames… mais qui, heureusement, n’ont pas eu lieu : un semi-remorque doublant un tracteur n’a pas percuté une voiture et il n’y a pas eu de morts ; une femme armée d’un pistolet n’a pas volé le portefeuille d’un passant… Ah, ça ne plaît pas au directeur  ? « Voyons, monsieur le directeur […], ce qui se produit réellement n’est qu’une infinitésimale partie de ce qui pourrait arriver. Un journal moderne doit élargir son cham d’action au domaine du possible ».

Ou comment travailler sur le fait divers dans la bonne humeur ! Original.

Mentine, 4. Seule à New York, de Jo Witek

Nous retrouvons avec un plaisir toujours renouvelé notre pétillante Mentine dans une nouvelle aventure. Cette fois-ci, ses parents veulent profiter d’un séjour en amoureux dans un ranch du Dakota pour fêter leurs 20 ans de mariage… L’excuse pour ne pas emmener Mentine avec eux : elle a peur des chevaux ! Alors, ils décident de l’inscrire à un stage linguistique à New-York durant ces quinze jours. Ainsi, ils partiront ensemble et ils se rejoindront à nouveau après leur escapade ! Mais il faut d’abord trouver à Mentine une famille d’accueil… Bien entendu, Mentine va écrire une lettre explosive à ses correspondants (lettre qui ouvre le roman) mais celle-ci n’est pas du tout du goût de sa mère qui va bien vite prendre les choses en main… C’est ainsi que notre chère Mentine se retrouvera hébergée dans l’Upper East Side, dans une somptueuse villa au sein d’une famille richissime où elle est… la punition de leur fille, la sublime Joyce,  14 ans, hautaine et futile… Car pour avoir la famille d’accueil idéale, la mère de Mentine a décrit sa fille comme une enfant studieuse, sage, disciplinée… Pourtant, sous des dehors lisses, la famille américaine est au bord de l’explosion. Mentine va-t-elle y trouver sa place ?

Un nouveau tome plein de péripéties et d’aventures, parfois bien entendu un peu fantaisistes et tirées par les cheveux, mais on se prend au jeu. Mentine est une adolescente tellement pleine de vie et d’humour, avec son regard d’enfant intellectuellement précoce qui la met toujours dans des situations en décalage avec son âge… On adhère, même si son quotidien d’enfant unique dans une famille aisée parisienne ne parlera pas forcément à nos élèves. On se laisse emporter par ce tourbillon de vie pour passer un petit moment délicieux qui redonne la pêche au lecteur. C’est bourré d’énergie et d’optimisme. Heureusement que la grand-mère veille sur sa famille pour y apporter sa sagesse ! La rencontre cocasse avec Woody Allen, réalisateur américain (au demeurant sans rapport aucun avec l’actualité)  est un petit moment d’anthologie. A lire sans hésitation pour les fans de la série… plutôt des filles, d’ailleurs !

Quart de frère, quart de soeur, 3. Mission spectacle, de Sophie Adriansen

Que le spectacle commence…

Arthur et Viviane, nos quart de frère quart de soeur,  font leur entrée en 6ème, et maintenant qu’ils s’entendent bien et vivent sous le même toit, ils ont bien décidé de ne plus cacher leur amitié ! Arthur va, bien entendu, se présenter aux élections de délégués de classe… et est sûr de gagner … mais ce qu’il souhaite par dessus tout, c’est faire duo avec sa quart de soeur… N’y a-t-il pas moyen de soudoyer un peu les camarades ? Seulement, quand le pot aux roses va être découvert, nos deux amis vont tout faire pour se racheter : retrouver Gaëtan qui a disparu, ou aider à monter un spectacle inoubliable pour le Noël du collège…

Retrouvez avec plaisir nos deux attachants personnages de cette famille recomposée pleine de vie !  Ils n’ont pas du tout le même caractère mais profitent bien de leurs différences pour se compléter et s’entraider… C’est gai, c’est frais.

Un petit bémol cependant sur le message donné au sujet des sapins artificiels qui seraient plus écolo que les véritables… Le débat a lieu chaque année, et rien n’est encore moins sûr. Pour être rentable d’un point de vue émission de carbone, un sapin artificiel devrait être gardé 20 ans, ce qui est loin d’être le cas pour la plupart des familles. D’un autre côté, les producteurs de sapins véritables utilisent souvent le glyphosate, un herbicide reconnu comme probablement concérogène… Bref, si vous souhaitez un Noël au sapin écolo, l’histoire est donc assez compliquée  : préférez une production locale et qui est sensible à l’utilisation modérée des pesticides et herbicides (ça existe près de chez nous, dans le Morvan, avec l’utilisation de moutons de race Shropshire pour le contrôle de l’enherbement !)…

Bon Noël et bonnes fêtes de fin d’année à tous  !

 

 

43, rue du Vieux Cimetière, 2. Il faudra me passer sur le corps, de Kate et M. Sarah Klise

Halloween, néfaste pour les enfants ?

il-faudra-me-paer-sur-le-corpsLa vie quotidienne a pris sa routine au manoir Vranstock. M. Bronchon écrit ses livres de jeunesse, aidé du fantôme Adèle, et le jeune Lester se charge des illustrations… Hélas, c’est sans compter l’intervention de Dick Tatter, le dirigeant du Mouvement International Autoritaire pour la Sauvegarde Morale de nos Enfants, appelé plus brièvement le MIASME. Celui-ci n’admet pas que Lester vive au manoir Vranstock sans ses parents. Pour remédier à ce problème, il fait interner Ignace Bronchon – sous prétexte qu’il croit aux fantômes –  dans un asile psychiatrique et Lester dans un orphelinat. Et comme si cela ne suffisait pas, il impose au pays de brûler les livres sur les histoires de fantômes et veut interdire Halloween, cette fête si néfaste pour les enfants ! On aura tout vu …

Un deuxième tome dans la même veine que le premier. Contrairement à ce que l’on pourrait croire si l’on n’a pas lu le livre, ce n’est pas un roman d’horreur. Le titre de la série est le nom de la rue dans lequel se trouve le manoir, et les fantômes y sont bien gentils … Ce sont les adultes qui ne sont pas à la hauteur, sont étroits d’esprit et ne comprennent rien, à part notre ronchon M. Bronchon, peut-être ! C’est un livre plein d’humour, à l’écriture imaginative puisqu’elle alterne lettres et articles de presse et très agréablement illustré en noir et blanc. Et toujours des jeux de mots bien trouvés (Dick Tatter (dictateur), Gemma C. Vossoux (la banquière), etc. Une série qui connaît toujours un très grand succès -mérité- au CDI (ce que je n’avais pas imaginé en lisant le tome 1 -voir ma précédente chronique-… et je suis très heureuse de m’être trompée) ! C’est très rapide à lire, et peut être une entrée en matière  idéale pour des élèves rebutés par la lecture.

Pour les adeptes de cette série, le CDI  possède d’autres titres à découvrir.

Présentations de l’éditeur :

43, rue du Vieux Cimetière43, RUE DU VIEUX-CIMETIERE T3 - Jusqu'à ce que la morsure nous sépareTome 3, Jusqu’à ce que la morsure nous sépare  : Lorsqu’un chien fait son apparition au manoir Vranstock, Lester est fou de joie ! Ses parents adoptifs, Adèle I. Vranstock et Ignace Bronchon, beaucoup moins… particulièrement depuis que le fameux chien, baptisé Secret, passe ses nuits à aboyer. Mais pourquoi Secret aboie-t-il ainsi ? Est-ce parce qu’il souffre de la disparition des son ancien maître, le vieux et richissime Placid Mac Abbey dont les deux enfants se battent à présent comme chien et chat pour toucher l’héritage ? Ou bien, Secret cacherait-il un secret ? Lester se retrouve mêlé, grâce à son nouveau compagnon, à un fabuleux jeu de piste, orchestré par le regretté et fantaisiste Placid avant sa mort : un défi lancé à ses enfants mais aussi à tous les habitants de Livid City dont le destin pourrait bien être transformé par les dernières volontés du vieil homme…

43, rue du Vieux Cimetière43, RUE DU VIEUX-CIMETIERE T4- Le fantôme hante toujours deux foisTome 4, Le fantôme du bureau de poste : Le trio du manoir Vranstock va bientôt devoir faire le deuil d’un de ses plus grands plaisirs : le courrier. Le bureau de poste de Livid City est sur le point de fermer et Ignace, Lester et Adèle seront bientôt coupés de tout contact avec leurs fans. Une nouvelle invention appelée VEXTO, menace de remplacer non seulement les lettres, mais aussi les livres, les sèche-cheveux et même les portes de garages ! Le mystérieux propriétaire de la boîte postale n°5 pourra-t-il grâce à son plan sinistre (en apparence) sauver le bureau de poste ? Dans ce quatrième tome de 43, rue du vieux cimetière Lester et son nouvel ami Owen vont devoir résoudre un mystère… avant qu’il ne soit trop tard !

43, rue du Vieux Cimetière43, rue du vieux-cimetiereTome 5, Ca tourne (mal) à Hollywood ! Le producteur Phil Massuxay veut adapter 43, rue du vieux cimetière au cinéma et promet d’en faire un succès. Aveuglés par les sunlights et les paillettes, Ignace Bronchon, Adèle I. Vranstock, Lester Perrance font leurs valises.Mais une fois à Hollywood, Adèle est effrayée de découvrir combien la célébrité fait rapidement tourner la tête d’Ignace et de Less. Pire encore, Adèle a été effacée du scénario « Ce que l’Amérique désire est un fantôme terrifiant, nommé Délira » explique Phil Massuxay.Bien, s’ils veulent du Délira, ils auront du Délira. Et Adèle sait précisément comment faire mourir de peur, le producteur le plus méprisable d’Hollywood…

 

 

Le donjon de Naheulbeuk, tome 2, John LANG et Marion POINSOT

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Le donjon de Naheulbeuk, tome 2, de John LANG et Marion POINSOT

Nos six aventuriers préférés sont toujours dans le donjon à la recherche de la statuette de Gladeulfeurha cachée par le magicien Zangdar. L’elfe, le nain, la sorcière, le barbare, l’ogre et le voleur n’en sont qu’à leur tout premier niveau et il est temps pour eux de passer à un niveau supérieur. Mais, attention, le donjon recèle de pleins de dangers mortels et notre équipe devra y faire face vaillamment.
Dans ce deuxième tome, l’humour est beaucoup plus présent que lors du premier. Les images sont très bien dessinées et permettent de s’immerger dans cet univers particulier. Lors de leur quête, nos aventuriers rencontreront un barde qui les accompagnera dans leurs recherches pour trouver la statuette. Les tensions entre l’elfe et le nain sont palpables et laissent une ambiance électrique de même lorsque la sorcière lit dans son livre les réponses, puis, fait mine de connaître La vérité… mais ses compagnons de route ne sont pas dupe et le lui font bien savoir !

Guillaume Gourtay – 3°, 13 ans, membre des dévoreurs de livres d’Arsène.

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