Les fables de La Fontaine

 

Issu d’une famille bourgeoise, Jean de La Fontaine devient avocat au Parlement et comme beaucoup d’artistes, il recherche la protection des grands. Ses contes et surtout ses fables lui assurent une célébrité immédiate.

Qui n’a pas en tête quelques vers des fables de La Fontaine, Le corbeau et le renard restant la fable la plus souvent apprise en classe. La Fontaine dénonce la société, les lois qui ne sont là que pour favoriser les riches. Il ne croit pas beaucoup à la bonté de l’homme et se montre très pessimiste quant à son évolution. Pour se moquer, il décide d’imaginer des fables dont la particularité sera de mettre en scène des animaux qui parlent, qui vivent à moitié comme des hommes. Les animaux vont instruire les hommes. On trouvera toujours une morale qui sera placée à la fin pour certains écrits ou au début pour d’autres voire parfois, dissimulée à travers un personnage. Le roi et sa cour restent également la cible de l’auteur qui montre un vif intérêt pour les problèmes politiques.

C’est en 1668, que seront publiées pour la première fois les Fables de La Fontaine. 243 fables seront mises en vers. Les fables restent des récits incontournables de la langue française que beaucoup d’écoliers continuent à apprendre. Jean de La Fontaine s’est inspiré des textes du fabuliste grec de l’Antiquité, Esope.

Le CDI possède plusieurs éditions de ces fables en livres petit format, classées au rayon Poésie :

Après vous, M. de La Fontaine… « Contrefables », de Gudule

La raison du plus fort n’est plus la meilleure !

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Qui ne connaît pas les fables de La Fontaine ? Dès notre plus jeune âge, on apprend qu’un corbeau a perdu un fromage, qu’une grenouille jalouse un bœuf au point de vouloir lui ressembler, que le lièvre s’est fait battre à la course par une tortue, bref autant d’histoires que de personnages ! Des récits croustillants et ironiques où la force et la ruse sont toujours victorieuses. Un petit manque d’humanisme quand même. Après tout, Jean de La Fontaine ne faisait que dépeindre la société. Et si on bousculait tout ça ? Ainsi le loup deviendrait aussi doux que l’agneau qu’il comptait dévorer, il deviendrait reconnaissant de ce qu’a fait pour lui la cigogne. En rêve peut-être ?

Un peu osé comme pari ! Eh bien, Gudule l’a fait, et de très belle manière. L’auteur a revisité près de 23 fables. Elle n’a en rien modifié le contenu de l’histoire mais elle a tout simplement imaginé une suite où le faible serait mieux défendu. La médiocrité, la méchanceté, la tromperie n’ont plus leur place. Enfin une justice pour les plus malchanceux ! Gudule se fait l’avocate des plus démunis, de ceux qui n’ont que leur gentillesse et leur loyauté pour se défendre. Après vous, M. de La Fontaine est un petit bijou. Gudule a un vrai talent d’écriture nous faisant presque oublier l’original. Qu’il serait bon que la réalité dépasse les contrefables de Gudule…..

Prunelle, de Yvon Mauffret

Une belle promesse…

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Prunelle nous plonge au coeur de la Bourgogne, dans la Puisaye, au nord de la Loire. Paysages verdoyants, belles forêts où les animaux peuvent encore vivre en toute liberté. Depuis quelques jours, un froid sec recouvre la région mais une agréable chaleur enveloppe la maison de Louis Simoneau, garde-chasse. Le feu crépite dans la cheminée, agréable moment que partagent sa femme et sa fille Anne-Lise. Louis va nourrir les sangliers et Anne-Lise ne raterait pour rien au monde ce moment. Aujourd’hui, c’est mercredi, elle va pouvoir monter dans la vieille camionnette de son père et parcourir la végétation couverte de givre. La jeune fille adore les animaux et elle céderait sa place à personne ! Sans leur intervention, les bêtes auraient du mal à passer l’hiver. Chaque jour, le père et la fille sont heureux de retrouver Prunelle, une laie que la grand-mère d’Anne-Lise a sauvée alors qu’elle n’était qu’un jeune marcassin. Une fois adulte, elle a regagné les bois mais elle est toujours restée fidèle à la famille. Le rôle d’un garde-chasse est aussi d’organiser des battues. En effet, des chasses sont programmées et c’est lui qui doit les orchestrer. Quand Monsieur Poiret-Moulin propriétaire du château et patron de Louis arrive, Anne-Lise comprend que le chant de ce doux paysage et de cette nature si apaisante va disparaître sous les tirs d’hommes sans scrupule. Des bêtes vont être abattues en masse et portées comme des trophées. Anne-Lise en est malade, mais si son père refuse de préparer cette grande chasse, il sera licencié. Tant pis, la jeune fille décide malgré tout, de mettre tout en œuvre pour compromettre la journée festive de Monsieur Poiret-Moulin. Pourra -t-elle éviter ce qui se prépare ?

Prunelle est une belle histoire de profonde amitié entre des hommes et des animaux. Des défenseurs de la nature qui vont vite se trouver confrontés à des hommes qui tuent pour le plaisir. Et cette histoire se passe près de chez nous, en Puisaye, étonnant hasard, n’est-ce pas ? 

Arkane, tome 1. La désolation, de Pierre Bordage.

Arkane, tome 1 : La Désolation par BordageIl y a fort longtemps, alors que le pays d’Arkane s’appelait encore le Tagre, l’Odivir sortit de son lit et submergea la totalité de la population. Sauf sept familles que les déesses du fleuve avaient décidé d’épargner. Celles-ci allèrent sur une colline que l’eau n’avait pas recouverte et décidèrent d’y bâtir la cité d’Arkane… A ce jour, ces sept familles règnent toujours malgré les coups d’Etat, les crises économiques et tous les problèmes qui incombent au pouvoir. Mais les familles ont toujours été sept et jamais une d’elles n’a été évincée par les six autres. Malheureusement, aujourd’hui, c’est ce qui arrive à la maison du Drac, et Oziel est la dernière représentante de cette famille quasiment éteinte. Elle va alors devoir se démener pour restaurer le pouvoir perdu du Drac…

Dans ce premier tome, Pierre Bordage nous relate l’histoire de plusieurs personnages en même temps : celle d’Oziel du Drac qui doit échapper à ses poursuivants de l’Aigle, celle de Renn, apprenti enchanteur de Pierre dans les massifs de L’Ostian, ainsi que celle de Noy du Corridan qui est au coeur des complots de la maison de l’Orbal auxquels il doit échapper. Malgré quelques passages inadaptés à la lecture jeunesse (un peu trop cru et violent) et qui sont destinés à un lecteur averti, l’intrigue et le suspens sont  au rendez-vous dans ce premier tome de la série Arkane qui s’annonce très intéressante. Un premier tome très entraînant qui m’a donné l’envie de lire la suite… non …  de la dévorer !

 

Les fourmis, de Bernard Werber

Sept cents millions de fourmis, et eux, et eux, et eux …

Après l’héritage de son oncle, l’entomologiste Edmond Wells, Jonathan emménage dans la maison qu’il lui a légué. LA consigne est simple : ne surtout pas entrer dans la cave ! Pourquoi ? Le jour où le chien y disparaît, Jonathan n’a d’autre choix que s’aller y voir… Sa femme et son fils remarquent très vite son changement de comportement. Il y passe des jours entiers sans donner signe de vie, en revient épuisé et meurti… Que s’y passe-t-il donc de si terribel qu’il ne veuille révéler ? Et pourquoi y descend-il tout ce matériel ?

Voilà un roman qui patientait depuis longtemps sur mes étagères et que je m’étais promis de lire un jour. C’est chose faite !

Le temps que vous lisiez ces lignes, sept cents millions de fourmis seront nées sur la planète. Sept cents millions d’individus dans une communauté estimée à un milliard de milliards, et qui a ses villes, sa hiérarchie, ses colonies, son langage, sa production industrielle, ses esclaves, ses mercenaires… Ses armes aussi. Terriblement destructrices.

Premier volet d’une trilogie « Le Jour des fourmis » et « La Révolution des fourmis » on y découvre le monde fascinant des fourmis à travers l’histoire du peuple bélokanien : son mode de communication, sa société ultra-organisée, les dangers qui les guettent, ses stratégies de survie. C’est intéressant, mais j’avoue que ça n’a pas été le coup de coeur attendu. Bien entendu, je suis consciente que l’histoire du peuple des fourmis est riche et bien construite mais cela n’a pas été suffisant pour moi. L’histoire se découpe nettement en deux : la partie sur les fourmis, que j’ai trouvé quand même longuette  et celle sur la famille et l’histoire de la cave dont j’ai trouvé les disparitions assez répétitives.

En tout cas, ce livre sera plutôt destiné à un public lycéen et adulte, ou à de très bons élèves de 3ème intéressés par le genre de la science-fiction et les fourmis.

Je souhaiterais vivement avoir des retours de lecture contradictoire en commentaire pour enrichir cet avis tout personnel.

Le grand méchant renard, de Benjamin Renner

Le grand méchant renard - Benjamin Renner Le grand méchant renard aimerait bien être méchant, dévorer des poules dans le poulailler, voler les poussins… mais il n’y arrive pas… La poule en chef n’a pas peur de lui et le raille sans cesse. Quant aux poussins, ils sont si mignons, si attachants, si petits, il faut bien s’en occuper !

Après avoir vu le film d’animation sorti en 2017 avec mes enfants de 4-6 et 8 ans que nous avions tous adorés, petits et grands, j’étais assez impatiente de leur montrer la bande dessinée, mais en fait…  La lecture n’est pas forcément adaptée aux plus petits  et la présence de quelques gros mots  bien placés nous conforte dans ce sens …

Mais alors, pour les plus grands et les adultes, quel régal ! Un ton décalé et totalement loufoque, un humour mordant, un dynamisme incroyable font de cette bande dessinée une parodie particulièrement réussie de style cartoon à la Tex avery. Les illustrations sont simples et très expressives, les personnages caricaturaux et très attachants, que ce soient le loup, coach du renard, le chien de garde qui se la coule douce et se laisse mener par le bout du museau par la poule, ou tous les autres animaux de cette basse-cour hors du commun qui ont chacun leur caractère propre. 

Et si le renard devenait végétarien et acceptait les navets qu’on lui offre ?

On sourit, on rigole, on s’attendrit ! Bref, un excellent moment en perspective !

 

« Le Grand méchant renard » est suivi de « Il faut sauver Noël »

Le film d’animation a reçu le César du meilleur film d’animation en 2018.

 

La vérité sur l’affaire des trois petits cochons, témoignage recueilli par Jon Scieszka et illustré par Lane Smith

Je vais souffler… souffler… et… éternuer !

 

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Tout le monde connaît l’histoire du loup et des trois petits cochons… Mais qui a déjà entendu la version du loup lui-même ? Léonard Eugène Loup, que l’on peut appeler par son petit nom Léo va donc nous livrer son point de vue sur toute cette affaire, qui fait scandale dans les chaumières depuis la nuit des temps !

Je ne sais pas comment cette affaire de Grand méchant Loup a démarré, mais c’est des salades.

Enfin, peut-être pas tant que ça, finalement !

Drôle et merveilleusement illustré, un album parodique et riche, à savourer dès le début de l’école primaire et jusqu’en 6ème sans problème (moi personnellement, j’adore !) avec des personnages qui n’ont pas leur langue dans leur poche

Et ta vieille grand-maman peut aller se faire voir !

Idéal  pour travailler avec les plus jeunes la notion de point de vue, le fait divers, la presse, le témoignage.