La vie selon Pippa, tome 2. Ma vie est un merveilleux désastre, de Barbara Tammes

Journal, oh mon bon journal, suis-je quelqu’un de bien….

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Nous retrouvons Pippa, cette jeune adolescente, partagée entre des semaines chez sa mère à la campagne et des week-ends à la ville chez son père et sa belle-mère. D’un côté, une vie décontractée et de l’autre, une vie plutôt stricte.

C’est toujours la guerre entre ses parents qui n’arrêtent pas de se critiquer et de se reprocher le mode d’éducation qu’ils imposent l’un et l’autre à Pipa. C’est à peine s’ils se regardent quand ils s’échangent les enfants.

La jeune fille a toujours la passion des chevaux mais cette fois-ci, elle est tombée raide dingue amoureuse d’un garçon, à qui elle ne parle pas et qui ne sait même pas qu’elle existe. La tenue de son journal intime devient donc très importante. En effet, Pippa se pose beaucoup de questions et se demande même si elle a un cœur, si elle est quelqu’un de bien. Baisse de moral, Pippa ? Elle a promis également à sa petite sœur, Popy, de réunir ses parents en toute convivialité, le jour de Noël. Oh la la, ce n’est pas gagné ! Mais Pippa s’est engagée donc impossible pour elle de renoncer.

Pippa est toujours aussi pleine d’entrain, farfelue, originale, avec un franc-parler et beaucoup d’humour. Elle continue à mettre en dessin et en schémas ses questionnements, ses choix.  Même si je suis adulte, ce roman, destiné aux ados, m’a beaucoup amusée. J’ai vraiment apprécié ma lecture et ce côté réflexion sur la vie. Les illustrations sont très drôles et très colorées.

Les enfants de Timpelbach, de Henry Winterfeld

Les enfants de TimpelbachLe petit village imaginaire surnommé Timpelbach, semble calme et paisible, mais depuis quelques temps il ne l’est plus vraiment : les enfants enchaînent bêtises et mauvais coups, que cela soit contre leurs camarades ou leurs parents. Désespérés, les parents se réunissent et décident alors d’abandonner les enfants pendant une journée entière, en leur faisant croire qu’il partent à tout jamais… histoire de leur donner une bonne leçon. Mais tout cela ne va pas se passer comme prévu. Les enfants se retrouvent donc seuls, paniqués et apeurés. Ils vont devoir s’organiser. Deux clans se forment, l’un mené par Oscar, dans la violence, l’autre par Thomas.

Niveau de lecture : assez facile

Un passage sur un personnage qui m’a plu : « Enfin, je m’assignais à deux grands garçons, Walter et Fredéric, une mission beaucoup plus périlleuse : ils espionneraient les pirates et chercheraient à percer leur intention. Je leur recommandais la plus grande prudence car il était certain que, s’ils tombaient aux mains de nos adversaires, ils passeraient un mauvais quart-d’heure. »

J’ai bien aimé ce roman car il y a du suspense. .J’ai moins aimé lorsque les enfants se retrouvent seuls sans leurs parents !

Axelle, 5ème

Paris Afrique, de Yves Pinguilly

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Un billet pour l’inconnu…

Yves Pinguilly séjourne régulièrement en Afrique qui est devenu tout naturellement sa source d’inspiration, pour de nombreux romans. Dans Paris Afrique, Yves Pinguilly raconte l’histoire de Bo, un Africain blanc, qui va à Paris pour passer du temps avec sa mère, Solange, une statisticienne. L’adaptation est difficile, pour lui qui a toujours vécu en Afrique, avec son père Marcel. Il y a trop de béton, trop d’immeubles qui cachent le ciel, il fait froid, les gens sont toujours pressés, trop pressés. Bo a la nostalgie de son pays et l’écrit à sa meilleure amie, Ayoko, restée au pays. Il va dans une école multiculturelle dans laquelle beaucoup de choses le surprend. Il peut travailler sur un ordinateur, il va à la cantine, pour lui, c’est côtoyer le luxe, lui peu habitué à ce genre de vie à Batitingou. Sa correspondance avec Ayoko dévoile sa mélancolie mais Bo reconnaît qu’il est bien avec sa mère et son beau-père, qui mettent tout en oeuvre pour qu’il se sente comme chez lui…Mais les nouvelles du pays ne sont pas bonnes, un coup d’état se prépare, visant le président en place. Les vacances de Noël approchent. Bo va revenir avec sa mère et son beau-père à Batitingou, pendant quinze jours. Le retour au pays va être mouvementé, mettant en danger la vie des nouveaux arrivants.

Paris Afrique, une belle histoire qui met en opposition deux pays, des habitudes de vie différentes, ressenties de l’intérieur par un Africain blanc, un jeune garçon né d’un noir et d’une blanche. Deux civilisations peu semblables mais que Bo va rapprocher. Vivre avec deux cultures est une chance et un enrichissement. Le lecteur s’amuse en découvrant l’étonnement et la fascination de Bo en arrivant à Paris et part à la découverte de l’Afrique, de ses couleurs, de ses senteurs.

Bleu espoir, de Cathy Cassidy

Résultat de recherche d'images pour "bleu espoir cathy cassidy"Hannah est une adolescente discrète. En revanche, sa meilleure amie, Joey, c’est tout le contraire : provocatrice dans sa façon d’être et de se vêtir… et amoureuse de Kit, le frère tyrannique d’Hannah. Les parents adoptifs de Joey, famille d’accueil,  vont bientôt accueillir Paul, adolescent perdu suite à la disparition de sa mère. Mais Paul ne sera pas bien accepté dans son nouveau collège. Moqueries, bousculades… et pire encore !

Cette nouvelle histoire de Cathy Cassidy, auteur de littérature de jeunesse très appréciée des collégien(ne !)s interpelle sur des thèmes forts : l’adoption, l’abandon, le harcèlement, le mal-être adolescent, la différence, l’intolérance. La narratrice de l’histoire est Hannah qui raconte cette histoire de son point de vue. Cathy Cassidy a réussi à aborder des thèmes difficile avec beaucoup de subtilité et le ton reste otpimiste, comme nous l’indique le titre. Le silence et les secrets ne sont jamais une solution aux problèmes.  La parole est libératrice. Et l’adulte référent un refuge, comme le personnage de Mme Quinn, bienveillante professeur d’arts plastiques dans le livre.

Ce livre est émouvant et devrait être lu autant par les ados que par les parents, et surtout par le corps enseignant !

Une chronique écrite par Nathalie, parent d’élève

 

 

Tant que durent les rêves, de Roland Fuentès

Nathan a une passion : la natation. Il s’entraîne matin et soir, des heures durant pour espérer atteindre un haut niveau de compétition… Mais plus il progresse, et plus il sent la « Bête » au fond de son ventre, une « Bête » qui prend de plus en plus de place et qui semble là pour le faire douter, se décourager, abandonner. La peur de ne pas y arriver devient trop forte et le ronge de l’intérieur. Un jour, il se réveille dans la peau de son propre fantôme et devient le témoin impuissant d’un Nathan qui va tout abandonner. Ce fantôme va rencontrer celui de Alicia, son amie, qui, elle, ne croit plus en son rêve de devenir écrivain. Ensemble vont-ils réussir à surmonter leurs doutes ?

Un roman étrange, entre compétitions sportives et fantastique. Etonnamment, le fantastique semble « irréel » ! Ne sommes-nous pas plutôt là en présence d’un dédoublement des personnalités, dans une période de doute où les personnages cherchent une réponse en eux. Des personnages qui se dessinent au fur et à mesure de l’histoire et qui nous accompagnent dans une réflexion sur notre chemin de vie, nos doutes, nos regrets, l’aboutissement de nos rêves

Un roman qui laisse un sentiment bizarre, car autant je ne l’ai pas lu avec un grand enthousiasme malgré un thème très porteur, autant, une fois le livre refermé, il laisse des traces dans votre esprit, on y repense, on y revient…

Un jour, une jeune comédienne a dit à la grande actrice Sarah Bernhardt : « Moi, je n’ai jamais le trac sur scène. – Ne vous inquiétez pas, ma petite, a répondu l’actrice, ça vous viendra avec le talent. » Cette anecdote, il faut que tu la fasses tienne. Tu ne pourras jamais te débarrasser de ta peur. Ce que tu peux, c’est apprivoiser.

Lire, c’est comme vivre en deux endroits à la fois. Vu de l’extérieur, le lecteur se situe au même emplacement que son corps, mais son esprit se trouve en voyage, loin, très loin. Comme si deux personnes existaient en lui.

Alicia a toujours privilégié la lecture plaisir. Pour elle, ce qu’on nous impose de lire au lycée se trouve inévitablement défavorisé par rapport à ses lectures personnelles, comme si en obtenant l’aval de l’Éducation nationale un livre perdait de sa puissance. J’ai essayé de lui dire que les romans, ça existe d’abord « dans la nature », et que ça intègre ensuite (ou pas) les programmes scolaires.

Mon angoisse, c’était de porter toute ma vie le regret de n’avoir pas donné le meilleur de moi-même. J’avais toujours trouvé pitoyables ces adultes assurant qu’ils auraient pu être bons si

Croire en ses rêves, voilà le véritable secret du Bonheur.

Contes pour enfants pas sages, de Jacques Prévert

Et si les animaux prenaient le pouvoir ?

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Contes pour enfants pas sages est un recueil de petites histoires d’animaux. Jacques Prévert met en scène des animaux qui n’ont pas peur de parler. Ils crient haut et fort pour dénoncer la cruauté du monde adulte et défendre les enfants. Chaque conte fait réfléchir et malgré un ton léger, le lecteur découvrira des sujets graves et sérieux comme l’esclavage, l’abandon des enfants, le racisme… Jacques Prévert attaque les hommes à travers la parole des bêtes. L’humour et la fantaisie restent néanmoins présent pour dresser le tableau d’un monde de folie, un monde pas sage du tout !

The Grisly Goat, de Christine Kiffer et Ronan Badel

The Grisly Goat - bilingue anglais

Il s’agit d’un album bilingue anglais qui raconte l’histoire de Lapin qui aperçoit des yeux rouges cachés dans son terrier…et se retrouve terrifié ! Il va appeler divers animaux à la rescousse, avec plus ou moins de succès ! Un récit sympathique sur l’entraide et la solidarité, et qui montre qu’il n’y a pas besoin d’être fort pour être courageux !

J’ai beaucoup apprécié cet album, qui peut être adapté à différents lecteurs, car il est bien illustré, mais permet aussi de bien travailler son anglais. Le choix de mettre la traduction seulement à la fin peut être gênant pour les débutants qui en ont besoin à chaque page, mais permet aux élèves d’un niveau intermédiaire de vraiment lire en anglais, sans avoir la tentation de se raccrocher sans cesse à la traduction. Le jeu des sonorités est intéressant et agréable à l’oreille, alors je vous conseille sincèrement de le lire à voix haute ! Ce serait dommage de passer à côté !