Eva et los fantasmas de Madrid, de Marcos Eymar

Quoi de plus étrange que de rêver dans une autre langue que la sienne ?

Eva, qui selon la volonté de son père apprend l’allemand au collège, fait, selon une de ses amies, des rêves en espagnol. Mais que renferment ces rêves angoissants à répétition ? Quelles en sont les origines ?

Afin de trouver une réponse à toutes ses questions, Eva accepte l’aide de son amie Laure qui la conduit chez Remedios, une médium d’origine espagnole dont l’aide sera déterminante. Devant la persistance inquiétante de ses cauchemars nocturnes, la jeune fille acceptera toutes les propositions qu’elle lui fera au point de mentir à son père, d’apprendre dans la clandestinité, de changer de pays, de prendre des risques, d’affronter ses craintes, de poursuivre ses fantômes, de se rendre à un rendez-vous des plus mystérieux mais à l’issue duquel une explication rationnelle à tous les cauchemars sera donnée.

Un roman facile à lire, intéressant d’un point de vue linguistique et touristique, la fin est assez inattendue.

Tant que durent les rêves, de Roland Fuentès

Nathan a une passion : la natation. Il s’entraîne matin et soir, des heures durant pour espérer atteindre un haut niveau de compétition… Mais plus il progresse, et plus il sent la « Bête » au fond de son ventre, une « Bête » qui prend de plus en plus de place et qui semble là pour le faire douter, se décourager, abandonner. La peur de ne pas y arriver devient trop forte et le ronge de l’intérieur. Un jour, il se réveille dans la peau de son propre fantôme et devient le témoin impuissant d’un Nathan qui va tout abandonner. Ce fantôme va rencontrer celui de Alicia, son amie, qui, elle, ne croit plus en son rêve de devenir écrivain. Ensemble vont-ils réussir à surmonter leurs doutes ?

Un roman étrange, entre compétitions sportives et fantastique. Etonnamment, le fantastique semble « irréel » ! Ne sommes-nous pas plutôt là en présence d’un dédoublement des personnalités, dans une période de doute où les personnages cherchent une réponse en eux. Des personnages qui se dessinent au fur et à mesure de l’histoire et qui nous accompagnent dans une réflexion sur notre chemin de vie, nos doutes, nos regrets, l’aboutissement de nos rêves

Un roman qui laisse un sentiment bizarre, car autant je ne l’ai pas lu avec un grand enthousiasme malgré un thème très porteur, autant, une fois le livre refermé, il laisse des traces dans votre esprit, on y repense, on y revient…

Un jour, une jeune comédienne a dit à la grande actrice Sarah Bernhardt : « Moi, je n’ai jamais le trac sur scène. – Ne vous inquiétez pas, ma petite, a répondu l’actrice, ça vous viendra avec le talent. » Cette anecdote, il faut que tu la fasses tienne. Tu ne pourras jamais te débarrasser de ta peur. Ce que tu peux, c’est apprivoiser.

Lire, c’est comme vivre en deux endroits à la fois. Vu de l’extérieur, le lecteur se situe au même emplacement que son corps, mais son esprit se trouve en voyage, loin, très loin. Comme si deux personnes existaient en lui.

Alicia a toujours privilégié la lecture plaisir. Pour elle, ce qu’on nous impose de lire au lycée se trouve inévitablement défavorisé par rapport à ses lectures personnelles, comme si en obtenant l’aval de l’Éducation nationale un livre perdait de sa puissance. J’ai essayé de lui dire que les romans, ça existe d’abord « dans la nature », et que ça intègre ensuite (ou pas) les programmes scolaires.

Mon angoisse, c’était de porter toute ma vie le regret de n’avoir pas donné le meilleur de moi-même. J’avais toujours trouvé pitoyables ces adultes assurant qu’ils auraient pu être bons si

Croire en ses rêves, voilà le véritable secret du Bonheur.

Esprits maléfiques, 1. la maison des possédés, d’Ellen Oh

 

Harper, jeune collégienne de 12 ans, vient de quitter New-York pour emménager à Washington… Ses parents ont acheté une très vieille maison au « charme gothique » indéniable qu’ils sont en train de retaper : une ambiance propre à un véritable film d’horreur… Et quand des faits étranges commencent à se produire, que des accidents  se succèdent, que son petit frère de 5 ans change de comportement et se montre de plus en plus agressif, il y a de quoi se poser des questions.  Aidée de sa nouvelle amie Dayo, Harper va tenter de percer le mystère de cette maison hantée, mais également revenir sur des faits étranges et inexpliqués, des secrets et mystères de son propre passé.

 

 

Un récit sur les fantômes et la possession qui utilise toutes les ficelles du genre pour happer le lecteur.  Entre le récit à la troisième personne s’insère judicieusement le journal intime (« débile »comme elle l’appelle elle-même) de Harper.  Bien dosé entre passé et présent, quotidien et surnaturel,  cultures américaine et coréenne, amitié et liens familiaux, ce roman plein de rebondissements se laisse lire sans difficultés.

Un personnage principal attachant et crédible, qui dévoile peu à peu ses atout mais aussi ses failles. La tension est palpable tout au long du roman qui est le premier tome d’une série mais qui peut aussi se lire seul puisque ce premier volet comporte une fin à lui-même (ce qui ne nous empêche pas d’être impatient de suivre avec l’héroïne de nouvelles aventures au pays des morts).

Le Manoir, saison 2. L’exil – tome 2. L’antre des secrets, de Evelyne Brisou-Pellen

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Les exilés du manoir, toujours en cavale, arrivent en Irlande ! Ils arriveront dans une espèce de parc d’un couvent où se cache un très jeune fantôme nommé Sandice. Sandice ne coopérera pas du tout pour dévoiler à la bande qui elle est et ce que cache cet étrange endroit. Qui est Sandice ? Quel lien l’unit à cet endroit ? Liam, comme à son habitude, cherchera à l’aider.

Une suite à la hauteur de tous les autres tomes. Je ne me lasse jamais de cette série car les histoires sont toujours différentes et intrigantes. Mais il serait quand même très intéressant que l’auteur écrive une version sur les personnages restés au Manoir !

A lire sans hésitation !

Chloé, 3ème – 14 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Sept roses rouges pour Rachel, de Marie-Christophe Ruata-Arn

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog.

Cette histoire se déroule en Italie, dans un coin paumé.

Eléna est dégoutée… elle doit suivre sa mère qui doit vider la maison de sa « nonna » Rachel, la grand-mère décédée. Eléna conclut un marché avec sa mère, elle fait les cartons pour vider la maison que personne ne veut faire -car soi-disant le lieu est maudit- et en échange, sa mère lui laisse le petit appartement qui est mis en location à Genève.

Mais tout ne se passe pas comme prévu, Eléna fait la connaissance de Tita un fantôme qui n’arrive pas à mourir.

Va alors débuter une aventure incroyable d’amitié, d’enquête et de larmes. Eléna réussira-t-elle à faire partir Tita du monde des vivants ?

J’ai adoré ce livre, je l’ai dévoré en une journée ! Je recommande vraiment ce roman qui m’a transporté dans un monde merveilleux autant qu’en l’Italie. Cette histoire était passionnante. Eléna est vraiment une adolescente très réaliste et très attachante. De plus, ce livre est très un bien écrit c’est le deuxième livre de cet auteur que je lis et c’est mon préféré.

A dévorer à partir de la 6ème jusqu’à l’éternité.

Judith, 11 ans – 6ème, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

L’insupportable William, 3. William et la maison hantée, de Richmal Crompton

William et sa bande de hors la loi vont dans une maison hantée, ils en font leur QG.

Lou, CM2 – une p’tite dévoreuse de livres de Salé Lou Potier

Une chronique des élèves de l’école primaire voisine, l’école Salé Lou Potier. Vous avez, vous aussi, lu le livre ? Alors,  chers lecteurs de ce blog, pour les encourager, n’hésitez pas à poster un commentaire en donnant votre avis !

Résumé de l’éditeur : William a découvert une maison abandonnée. Comme il n’est jamais à court d’idées, il décide aussitôt d’organiser une petite fête nocturne ! Mais, avec William, rien ne se passe jamais comme prévu…

 

 

 

La balafre, de Jean-Claude Mourlevat

Apparitions…

Résultat de recherche d'images pour "la balafre"Olivier doit quitter son quotidien pour 10 mois suite à une mutation de son père. La petite famille se retrouve dans un hameau perdu. Un soir, alors qu’il se promène seul dans la rue, un chien se jette avec une rare violence sur la grille intérieure d’une maison abandonnée, en aboyant. Olivier, tremblant,  court se réfugier chez lui. Mais à la maison, aucun de ses parents n’a rien vu, ni entendu… Comment cela est-il possible ? Pour en avoir le coeur net, il décide de rester un week-end seul à la maison, alors que ses parents sont en déplacement… De retour d’une promenade à vélo, le chien réapparaît devant lui, bientôt accompagné d’une fillette de 4 ans… Ceux-ci se volatilisent sous ses yeux. Toutes ces images le hantent, il ne comprend pas ce qui lui arrive, ses résultats scolaires chutent, son moral bascule… Il ne ressortira pas indemne de toute cette histoire, et sera marqué à vie, littéralement, une balafre traversant son visage, témoin de ces événements.

Comme d’habitude, Jean-Claude Mourlevat nous dresse là, avec son merveilleux talent de conteur, une histoire prenante, à la chute inattendue, à la lisière du fantastique, du roman historique et policier. Même si la couverture a un peu vieilli, le texte, lui, n’a pas pris une ride, c’est là qu’on sait quand on a affaire à un grand écrivain ! L’intrigue ne nous lâche pas, les visions et les questionnements du jeune garçon, l’introduction qui nous dévoile déjà le drame qui préfigure, symbolisé par la cicatrice, font que ce court roman, très accessible et très bien construit, nous hante nous-même longtemps. Un roman où le fantastique se mêle à l’Histoire, celle de la Seconde Guerre mondiale, de la Résistance, de la collaboration, des délations, des Juifs, des déportations. Un roman à lire sans hésitation, proposé dès 10 ans, mais que je suggèrerai plutôt à partir de 12 ans. Et surtout, ensuite, découvrez tous les autres livres que le CDI possède du même auteur : La rivière à l’envers (1. Tomek – 2. Hannah), Le combat d’hiver, L’enfant océan, Le Chagrin du roi mort