De Sacha à Macha de Rachel Hausfater-Douieb Yaël Hassan

Les dévoreurs de livres d’Arsène : les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

De Sacha à Macha, de Rachel Hausfater-Douieb Yaël Hassan

Résultat de recherche d'images pour "de sacha à macha"Voici l’histoire de Sacha, un jeune garçon qui envoie des mails à des adresses imaginaires… jusqu’au jour où Macha, une de ses correspondantes lui répond. Une amitié va naître mais prendre des tournures inattendues à cause des problèmes de famille de Sacha. Comment Macha le raisonnera t-il ? Que fera Sacha ?
Un livre plein d’émotions, des personnages attachants et une histoire d’amitié et de famille très touchante.

Chloé, 5ème – 12 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

 

Et l’avis de  Mumu58 :

Sacha envoie des messages à des adresses mail qui n’existent pas. Contre toute attente, il reçoit une réponse d’une dénommée Macha. Commence alors un échange de correspondance. Sacha et Macha ne peuvent plus se passer de cet échange et chaque jour, ils guettent fébrilement un signal de l’autre. Petit à petit, ils apprennent à se connaître. Macha va vite découvrir le côté un peu sombre de la vie de Sacha. Elle va le pousser dans ses retranchements pour qu’il se livre, qu’il se confie.  Macha a touché un point sensible en évoquant sa maman. Sacha ne sait pas où elle est et son père se mure dans un silence quand il essaie d’évoquer le sujet. Macha incite avec force Sacha à découvrir ce qui est arrivé à sa mère. Et finit par le persuader. Puis un jour, silence, plus de messages de son ami. Il ne répond plus. Que s’est-il passé ? Macha a-t-elle été trop loin ?

Il y a des vérités qui font mal. Se taire parait donc plus simple pour éviter de faire souffrir. De Sacha à Macha évoque l’absence d’une mère, un fils en souffrance face à un père qui ne veut pas parler. Alors Sacha s’invente une mère de rêve et poussé par Macha, il décide de partir à sa recherche . Mais la réalité va ternir cette image de mère modèle. Ne pas savoir par peur d’être déçu. Le personnage du père est touchant. Il a le mauvais rôle. Sacha lui reproche d’entretenir le mystère autour de la disparition de sa mère, il va même penser qu’il en est responsable. Un récit écrit à quatre mains intégralement en temps réel sur internet, constitué uniquement des messages échangés par Sacha et Macha qui toucheront nos lecteurs.

Correspondant mystère

4-de-coeurQuatre de coeur, de  Yaël Hassan et Mat7ieu Radenac

Henry est un jeune garçon, plutôt solitaire, il aime passer ses journées dans la librairie de Madeleine. Il faut dire que ses parents sont de grands reporters et sont donc absents une grande partie du temps ! Il a donc été élevé parmi les livres et les aime autant que les gens. Comme chaque jour, le facteur Désiré apporte le courrier. Depuis quelques temps, des lettres d’avocat emplissent le comptoir de Madeleine (la librairie rencontre des difficultés) mais heureusement des cartes postales anonymes lui redonnent le sourire. Un jour, une jolie fillette de l’âge d’Henry fait son apparition et va bouleverser leur petit quotidien…

Ce joli petit roman parle d’amitié, de mystères, d’amour, de l’attachement intergénérationnel… Il m’a beaucoup plu et il plaira à un large public ! Il est très facile à lire, entre autre de part ses courts chapitres et sa grosse écriture. L’histoire est simple, les personnages attachants, des petits rebondissements font son charme ! Le lieu de la librairie est magique et on l’imagine facilement avec ses vieux bouquins. On y trouve de belles citations de romans au travers des cartes postales. Je conseille ce livre qui est accessible à tous !

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Réseau clandestin et liberté.

La bonne couleur, de Yaël Hassan.

Max a 15 ans et vit dans un monde soumis à la dictature. L’entraide est bannie, des livres qui vont à l’encontre de la pensée actuelle ont écouleur300-1b4e3té détruits…
A l’école, des  couleurs d’uniformes différentes ont été choisies selon si l’on est considéré comme l’élite (violet) ou bien comme exclus de tous et « nul » (brun). Max, qui était excellent jusqu’à aujourd’hui, se retrouve avec un uniforme brun et est donc sujet à des humiliations et des exclusions. Il porte cet uniforme parce qu’il s’était lié d’amitié avec Félix, le vieil antiquaire qui habitait en dessous de chez lui et a été dénoncé.  Il s’intéressait à de nombreux objets qui étaient dans sa boutique mais surtout au récit du vieil homme sur la vie d’avant que Max trouvait bien mieux. Magda, sa maman, les surprend une nuit et Félix se fait arrêter. Il a juste le temps de glisser à Max Seul dans Berlin, un livre sur la résistance allemande antinazie. On apprend quelques temps plus tard que le vieux Félix est mort… un suicide, est-ce vraiment le cas ? En même temps on nous raconte la libération de Jo, le père de Max, qui fait partie du réseau de Félix.
Va-t-il poursuivre son travail, que vont-ils mettre en place? Reviendra-t-on à une démocratie ?
L’auteure de ce livre nous montre une société où tout le monde est surveillé et fiché : les élèves selon leur mérite sont classés par ordre de couleur. Le titre pourrait, si on ne lit pas le livre, nous faire directement penser à une histoire de couleur de peau. L’auteure crée un personnage, Max, qui est un enfant qui refuse de rentrer dans le moule, et qui réagit. D’un autre coté, un vieil homme, Félix, qui est présent pour transmettre son savoir sur le passé à une génération future pour que celle-ci puisse assurer la suite et amener à un monde plus serein.
Ce livre est un livre très intéressant et facile d’accès pour  les élèves. Même si par moment il est un peu compliqué de se situer dans l’histoire parce qu’il y a de nombreux retour en arrière.
Ce livre a obtenu le prix NRP en 2006.

 

Un joli bleuet

Momo, petit prince des Bleuets, de Yaël Hassan

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Momo est un enfant de la cité des Bleuets.
Les vacances débutent et vont être longues. Momo, ce qu’il aime, c’est l’école ! Ce n’est pas traîner dans la cité.
Sa maîtresse a bien remarqué son goût pour les études et pour l’encourager, vient à la cité lui donner une liste de livres à lire pour sa rentrée en 6ème.
Au fil de ses lectures, il sera « le petit Prince » «  Robinson »… mais surtout il deviendra le petit prince des bleuets pour Edouard.
Lors de ses escapades pour s’isoler et lire, il fera la connaissance d’un vieux monsieur qui deviendra son meilleur ami. Edouard, ancien instituteur, le fera rêver, l’encouragera, le comprendra.
Entre l’enfant et l’octogénaire se lie une grande complicité et une énorme tendresse.
Si Edouard accompagne Momo dans ses premiers pas littéraires et vient colorer la cité des bleuets, Momo lui, accompagnera Edouard jusqu’à ses derniers instants alors qu’il est atteint de la maladie d’Alzheimer.

Cette histoire est vraiment belle et émouvante. L’image de la cité est un peu stéréotypée, mais la main tendue entre deux mondes totalement différents à tout point de vue est un bel exemple !
Bravo !

 

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L’union fait la force…

L’usine, de Yaël Hassan

Bernadette, Diego, Clotilde, Gaëlle, Anne, Béatrice, Lionel, Sylvain, Romain, Monsieur Cortès, Cécile et Monsieur Lareine ont tous deux points en commun : ils habitent tous le village de Beaujhassan_usine[1]our et ils sont tous, chacun leur tour, narrateur de ce livre.

Comme dans beaucoup de ces petits villages, à Beaujour toute l’économie tourne autour d’une simple usine : l’usine de jouets. Cette petite affaire a su, au fil des années et sous la bienveillante gestion de Monsieur Lareine, grandir et s’adapter pour permettre à tous les habitants de vivre.

Oui mais voilà : Raoul, le fils de Monsieur Lareine, a repris la suite de son père et l’usine, petit à petit, a périclité. Et dans le village bientôt l’inquiétude gagne du terrain : l’usine va fermer si aucune solution n’est trouvée et c’est tout un village qui risque de se retrouver condamné.

Mais c’est compter sans la persévérance des travailleurs et des enfants du village, qui vont choisir de se battre et de tout faire pour éviter l’inévitable et sauver leur usine, leurs rêves et leur quotidien…Mais y parviendront-ils ? Leur voix sera-t-elle entendue ? Rien n’est moins sûr dans ce monde où l’argent règne bien trop souvent en maître…

Une oeuvre bien écrite bien qu’un peu complexe à suivre du fait des nombreux narrateurs qui se succèdent. Personnellement, le petit côté « fleur bleue » où « tout le monde il est beau et il est gentil » me dérange un peu, mais permet aux plus jeunes de s’initier à la résistance civique en douceur. A lire pour le plaisir de découvrir une belle histoire au fil d’une narration peu commune…

Et si j’écrivais mon propre roman ?

9782748517378Comment on écrit des histoires ?, de Yaël Hassan et Raoul Fuentès

Deux auteurs de littérature jeunesse se livrent au jeu des questions-réponses de leur héros respectif. Momo et Gérald rêvent en effet tous deux de devenir écrivain comme leur « père ». Combien de temps faut-il pour lire un livre ? Faut-il aimer lire pour écrire ? Comment inventer des personnages ? Les deux garçons passent au crible tous les mystères de ce métier passionnant. Yaël Hassan, tout comme Roland Fuentès, répondent avec des mots simples puisqu’ils s’adressent à des enfants : Momo et Gérald, mais aussi aux lecteurs. Ici, donc pas de leçon ni de cours, seulement des conseils, des pistes… Chaque réponse est ensuite illustrée, souvent avec humour, par un témoignage fictif des personnages des romans des deux auteurs.

Une fois n’est pas coutume, nous présentons ici, non pas un roman, mais plutôt un documentaire. Mais rassurez-vous, rien de barbant dans celui-ci puisqu’il est interactif. Les passionnés de lecture se posent tous un jour la question : et si j’écrivais moi-même un livre ? Malgré les exercices d’écriture de l’école, pas si évident de se lancer dans l’aventure et nombreux sont ceux qui abandonnent faute de méthode. Ce livre est donc fait pour eux, pour les guider, leur permettre de s’exercer et progresser. En plus des conseils, Roland Fuentès et Yaël Hassan nous livrent des petits exercices tout prêts et simples à réaliser qui intéresseront aussi les professeurs de français ou les professeurs des écoles.

Un petit guide, ludique et passionnant.

Devoir de mémoire

Un grand-père tombé du ciel, de Yaël Hassan

Leah, jeune adolescente de dix ans, vivant à Paris, est bien jalouse de tous ses copains. Elle, elle vit seule avec ses parents, et n’a ni oncles, ni tantes, ni grands-parents ! « La faute à la guerre », lui répond-on brièvement… Pourtant, un jour, on lui annonce que son grand-père -dont elle ignorait l’existence- arrive de New-York pour s’installer chez eux ! Quel est encore ce secret de famille ? Ravie, elle prépare sa venue avec excitation… Mais, elle va vite déchanter : ce grand-père est loin de celui dont elle rêvait : froid, distant, silencieux, grognon, sévère… L’ambiance de la maison jusqu’alors si gaie devient morne et triste. « La vie ne l’a pas épargné », «  Il a tant souffert dans sa vie » sont les seules explications qu’on lui donne. Mais un jour, tout va changer. La maman d’une de ses copines refuse de l’inviter à l’anniversaire de sa fille parce qu’elle est juive… C’est l’élément déclencheur qui va rapprocher Leah et son grand-père. Petit à petit, celui-ci va se laisser apprivoiser par sa petite-fille et lui livrer ses terribles secrets.
Voici un livre tout à fait adapté aux plus jeunes sur le thème de la Seconde guerre mondiale. Les relations entre ce grand-père bourru et sa petite fille qui ne se laisse pas marcher sur les pieds est pleine de bons sentiments. C’est en même temps une première approche tout en douceur sur le thème de la déportation des Juifs pour les plus jeunes : le matricule tatoué sur le bras des déportés, la vie dans les camps de concentration à peine évoqués. Comment survivre après la perte d’êtres chers dans des circonstances terribles ? C’est le drame de cette famille… Ce grand-père n’a jamais pu oublier et n’a jamais réellement réussi à reconstruire sa vie. Le souvenir de sa première femme et de sa petite fille étaient trop présents dans sa mémoire. Ce qui importe à l’auteur, apparemment, c’est surtout de montrer l’importance du « devoir de mémoire » : ne rien oublier, transmettre aux plus jeunes (et là, c’est la petite-fille, curieuse, qui va obliger le grand-père à délier sa parole, petit à petit… )
Un livre triste et touchant qui sonne juste.

C’est le premier livre écrit par Yaël Hassan, immobilisée à la suite d’un accident de voiture. C’est ce livre qui va l’amener à devenir écrivain. Le CDI possède d’autres titres de cet auteur : De Sacha @ Macha / Momo, petit prince des Bleuets / L’ami / La bonne couleur.