Ce qui fait battre nos coeurs, de Florence Hinckel

La famille d’Esteban n’a pas beaucoup d’argent et sa petite sœur Sofia qui a un cœur artificiel bas de gamme et défectueux ne peut s’offrir le plaisir d’un cœur neuf.

Leïla est dite « la fille artificielle » : 96% de son corps est fait de matériaux. Elle ne peut pas sortir de chez elle, elle est mondialement connue et Leïla redoute plus que tout les pannes d’électricité qui la feraient mourir.

Noha est le fils d’un riche dirigeant de société pour organes artificiels. On ne sait pas grand chose de lui, à part bien sûr qu’il est riche.

Maria est une jeune fille peu sociable qui vit avec son oncle Mars depuis la mort de ses parents dans un accident de voiture  et la perte d’un de ses bras, maintenant artificiel.

Quand ces quatre personnages se rencontrent lors d’un kidnapping mené par Esteban, une course poursuite débute avec la police. Alors, l’équipe doit se serrer les coudes.

Ce livre génial se partage les points de vues entre les héros. De plus le livre est très poétique et nous ouvre les portes à plein de questions sur notre monde.

J’ai adoré ce livre de Florence Hinckel (c’est le deuxième d’elle que je lis.) Je le trouve très beau, je vous le conseille vivement, il ravira vos lectures ! Et il est autant pour les collégiens ( dès la 5ème pour bons lecteurs) que pour les adultes. Le fait de voir progresser leurs aventures rend les personnages très attachants. 

Judith, 5ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Dix jours sans écrans, de Sophie Rigal-Goulard

Une vie après l’écran !

Afficher l'image d'origineMme Guégan, l’institutrice des CM2 a souvent des idées saugrenues ! Sa nouvelle lubie ? Elle veut mener une expérience auprès de sa classe : passer dix jours sans écrans…Pas de télé, pas de console, pas d’ordinateur.  Mais aucun risque, ce projet ne passera jamais au référendum organisé auprès des élèves … Est-ce si sûr ?

Car cette expérience va vraiment avoir lieu, et les autres classes, les parents,  la presse locale, tout le monde s’en mêle ! Car vivre dix jours sans écrans n’est pas quelque chose qui se fait à la légère ! Ca s’ORGANISE !!! Rencontres sportives, ateliers culinaires, visites de musée… Il faut apprendre à occuper son temps autrement…

Voilà un roman très agréable à lire, facile d’accès et plein de vie. Oui, il existe une vie après les écrans et celle-ci permet de renouer des liens sociaux, de développer les contacts humains… Il ne s’agit pas ici de prôner une vie sans les nouvelles technologies, ce serait à notre époque totalement utopique, mais apprendre à en faire un usage modéré et réfléchi.

La construction du récit donne la parole aux enfants à tour de rôle (le narrateur est donc différent d’un chapitre à l’autre, faites attention à ne pas mélanger les personnages : ceux qui sont pour, ceux qui vont résister et monter le groupe de rébellion ADDA (Anti Défi Débiles Anonymes), ceux qui font ce qu’ils peuvent…) Cela permet d’avoir tous les points de vue, sur un ton enjoué qui donnerait presque envie de se lancer dans l’aventure… On vit l’expérience avec les personnages. C’est vraiment entraînant et la lecture est très dynamique ! Car si au départ, en lisant le titre du livre, on se dit que c’est une expérience totalement impossible à réaliser -les écrans ayant tellement envahi notre quotidien- on finit par adhérer à l’idée et se dire que c’est possible. En cela, ce livre est très bien construit ! Ni moralisateur, ni caricatural dans les réactions des personnages, le message apporté me semble très positif pour les adolescents d’aujourd’hui.

Comme nous le fait savoir le livre, ce roman s’inspire de l’expérience « Défi de la dizaine sans télé ni jeu video » imaginée en 2003 par Jacques Brodeur au Québec. Il existe actuellement aussi en France des actions allant dans ce sens… Et vous, seriez-vous prêts à ce que l’on organise cela dans notre village ??? Un  nouveau projet en perspective ?

Zapland, de Marie-Aude Murail

Un game-hop d’un genre nouveau

https://tempsdelivresdotcom.files.wordpress.com/2016/09/zapland.jpgTanee, 8 ans, vit en 2054. Elle passe souvent ses mercredi chez son amie C@ro, lorsque sa grand-mère se téléporte à Gif-sur-Yvette et ne peut pas la garder… Un jour, elles se perdent dans Lequartier, un endroit effrayant et abandonné, pas loin de chez elle. On y trouve des e-meubles où les gens vivaient autrefois… de retour chez elles, elles décident d’y retourner la fois suivante… Elles se retrouvent alors dans un endroit immense, remplies d’étagères vides et renversées…et découvre un game-hop préhistorique…

Qu’est-ce que cet endroit ?  Qu’est-ce que ce game-hop ? Vous le découvrirez en lisant ce livre de science-fiction accessible aux plus jeunes. Le texte utilise tout un tas de a changés en @, des mots inventés qui nous transportent dans un futur où règne les technologies : phone-hop, infoflash, se sky-hoper…  On est dans une critique légère de la société en devenir : tout passe passe par des machines : l’apprentissage, les voyages, l’écriture d’histoire… Apprendre à lire est un jeu pas très sérieux. Quelle place pourrait encore avoir le livre dans tout ça … Peut-être simplement une place pour rêver un peu…Car tourner des pages, ne serait-ce pas utiliser un écran tactile d’un genre nouveau ?

Je lui ai rappelé sa promesse de m’apprendre à lire et j’ai ajouté :

-J’ai compris comment on écrit BATO, mais quelles sont les lettres pour poney et dauphin ?

Ma soeur a soupiré de fatigue, puis elle a épelé :

-PONÉ et DOF1

–  Super !!! Je connais trois mots maintenant.

Abondamment illustré et en couleur, un livre sur la thématique de la lecture qui se lit facilement.