30 jours sans déchets (ou plus…), de Sophie Rigal-Goulard

30 jours sans déchets (ou plus...) « Les Delamarre y’ en a marre » afin de surpasser leurs voisins les fortiches Delamarre, les Bertin se lancent un défi, vivre au moins 30 jours sans déchets, un sacré challenge pour cette famille dont la poubelle déborde continuellement .

Pour réduire au maximum leurs déchets, toute la famille Bertin va changer son mode de vie. Ils devront faire du compost, privilégier les achats chez les producteurs locaux, acheter en vrac en s’équipant de sachets en tissus tout en évitant de se tromper de sac entre celui pour le poisson et celui pour le pain et plein d’autres pratiques à découvrir au cours de la lecture.

Cette façon de consommer autrement va radicalement changer le quotidien de cette sympathique famille.

Avec beaucoup d’humour, nous suivons leur parcours semé de difficultés et d’alternatives.

Les complications rencontrées vont les emmener progressivement « à faire ensemble » ils redécouvrent le plaisir de cuisiner, de manger sainement, ils iront jusqu’à produire leurs produits cosmétiques et ménagers mais surtout outre le fait que les déchets soient un sujet crucial pour l’environnement, le petit plus c’est que pour réussir un tel défi les Bertin sont amenés à partager leurs difficultés et leurs solutions avec leurs voisins les fameux Delamarre…, et non être en compétition, voilà encore un geste citoyen.

A la fin du roman, pour ceux qui veulent aller plus loin sur la question des déchets, les annexes apportent des informations clés.

Un roman à lire dès 9 ans et à tester pourquoi pas en famille !! Je le conseille vivement aux 6ème !

Céline, une maman nouvellement membre des Dévoreurs de livres d’Arsène !

… Eh oui, ça y est, on commence à gagner à notre cause les parents de nos chroniqueurs !!! Youpi !!! Merci à eux ! En espérant que ce projet collaboratif leur apporte le même plaisir qu’à nous ! Mu

15 jours sans réseau, de Sophie Rigal-Goulard

On peut dire que la famille d’Emilie est connectée. Son grand frère, Ambroise, lycéen, est ce qu’on appelle un gamer, et passe son temps à jouer en réseau et à se filmer en train de jouer ! Ses parents eux-mêmes, ne démarrent pas la journée sans répondre dès le petit déjeuner à leurs mails ou à leur téléphone,  Son petit frère, lui, un peu extra-terrestre dans cette famille, élève studieux de 8 ans qui aime jouer au scrabble,  a quand même du mal à se passer de sa console. Et Emilie, collégienne, vient enfin de créer son compte facebook ! Aucune restriction de temps n’est imposé dans cette famille face aux écrans.

Alors, comment les enfants vont réagir les enfants à l’annonce des prochaines vacances par leurs parents ? Quelque chose de renversant ! Eux toujours tellement débordés, qu’est-ce qu’ils mijotent ? Que cache cet air gêné pour leur annoncer la destination prévue ?

… En Creuse, pour quinze jours de détox numérique, dans un gîte sans connection internet, sans portable… Une blague ? Hélas non… Des vacances pourries en perspective… Le nouveau compte facebook va rester en suspens, le jeu en réseau va se mettre en pause, même la game boy n’aura pas sa place dans la valise.

Les enfants vont multiplier les ruses pour capter ici ou là quelques ondes wifi, mais ils vont bien être obligés de s’adapter, tout comme les parents, et découvrir les joies de la randonnée, du camping, de la peinture, du yoga et autres activités… Et si se déconnecter revenait tout simplement à se reconnecter à la vraie vie. Les tensions vont monter puis redescendre, les liens et le dialogue vont se renouer…

Comme toujours, dans les livres de Sophie Rigal-Goulard, c’est optimisme qui prend le dessus et les liens relationnels qui sont les plus forts. Un bon moment déconnecté et rafraîchissant au bord d’une rivière qui n’est pas toujours si tranquille. Sur le même ton enjoué que la plupart de ses livres, l’auteur nous livre un petit roman divertissant et plein de stéréotypes qui font bien sourire le lecteur.

24 heures sans jeu vidéo, de Sophie Rigal-Goulard

Entrez dans le monde virtuel …

Après avoir lu Dix jours sans écrans, je m’attendais au même genre d’histoire, peut-être un challenge familial pour obliger les enfants à décrocher des jeux vidéos… Que nenni ! Notre chère auteur, Sophie Rigal-Goulard, a su se renouveler et nous emmener dans une histoire totalement différente… Et ceux qui ont adoré Dix jours sans écrans n’accrocheront peut-être pas de la même façon à ce titre, et inversement ! Car ici, il ne s’agit pas du tout d’un récit de vie à l’école, avec les amitiés, les jalousies, les clans, mais une histoire qui vire vers le fantastique… Vous voulez en savoir plus ?

Et bien, nous avons Terence, un ado accro aux jeux vidéo, et sa petite soeur, Blanche, élève de 6ème qui compte bien amadouer son frère pour pouvoir se rendre à la soirée des 3ème avec sa copine. Alors, elle fait des recherches sur le jeu préféré de son frère Dark City Game, une cité où il faut atteindre le dôme, après un parcours semé d’embûches et de dangers, et éliminer le maître des lieux, Moon. Blanche cherche des trucs postés sur internet pour aider son frère à passer les étapes difficiles et ainsi lui permettre de gagner la partie grâce à elle… En remerciement, ne pourra-t-il pas faire en sorte qu’elle se rende à cette soirée  ?!?

Mais quand elle le rejoint dans sa chambre, elle découvre que le siège de l’ordinateur est vide, ce n’est pas possible ! Terence n’en décolle jamais…. Où peut-il être ?  Et c’est qui ce personnage dans le jeu qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau ?

Novice en « jeux débiles », Blanche va devoir s’entourer de vrais gamers, créer des avatars (quoi, de la force ou de l’esprit seront le plus adéquat dans cette situation ?). Même les parents redoublent d’effort pour tenter de trouver une solution et gagner la partie…

Un peu d’amour, beaucoup d’amitié, de la solidarité, les liens familiaux  (des thèmes chers à l’auteur qu’elle a très bien réussi à caser dans cette histoire de jeu vidéo violent) et surtout une bonne dose d’heures aux manettes !

Avec une fin totalement décalée, on finit par se demander quelle force de persuasion émane de ces jeux vidéos pour faire autant d’accro ! Le fantastique (dans le sens littéraire du terme et non pas dans le sens « génial », hein !) n’est-il pas là ?

Quatre sœurs à cheval, de Sophie Rigal-Goulard

Le club des quatre

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C’est la panique chez la famille Juin. Stéphane, le papa, doit veiller à sa petite tribu, en l’absence de son épouse. Pas simple de s’occuper de quatre filles très remuantes, au caractère bien trempé. Il y a Lou, 17 ans, Lisa 9 ans, Luna 6 ans et Laure, 12 ans. Quinze jours à se débrouiller sans maman, avec un père pas franchement doué pour gérer les crises. Les filles se chamaillent beaucoup, la seule chose qui les apaise est leur passion commune pour l’équitation. Alors, quand leur père leur annonce qu’ils vont partir en vacances en Camargue, c’est l’euphorie ! Les filles sont surexcitées à l’idée de dormir dans un gîte et de pouvoir faire du cheval sur la plage. Et, cerise sur le gâteau, elles vont pouvoir enfin rejoindre leur maman dont le centre de formation est à proximité de leur lieu de villégiature. Arrivées sur place, une belle surprise les attend. Stéphane les a inscrites dans un centre équestre où elles pourront  profiter de belles balades à cheval. Les quatre sœurs prennent vite leurs marques, participent avec joie à toutes les activités du centre. Et quand elles apprennent que monter à cheval a des vertus thérapeutiques, que la compagnie des animaux permet de soigner des blessures émotionnelles, elles pensent tout de suite à leur amie Justine. Ses parents se séparent, Justine broie du noir, elle n’a pas le moral. Quelques jours de vacances lui feront le plus grand bien. Justine accepte l’invitation et très vite rejoint ses amies. En consultant un dépliant, Laure est fascinée par la photo d’un cheval majestueux, un magnifique étalon blanc, tacheté léopard, répondant au doux nom de Fioco. Elle se fait la promesse de l’approcher et de le monter. En attendant, elle se plaît à rêver aux futures promenades sur cette belle monture. Mais ses espérances vont être de courte durée. Le lendemain, elle remarque une vive agitation au centre. Lisa arrive en courant et annonce à Laure que Fioco a disparu. Ce n’est pas possible ! Les gendarmes commencent leur enquête mais les filles décident de pousser leurs investigations pour ramener coûte que coûte, au plus vite, l’animal. Leur mission va être périlleuse et doit rester secrète pour éviter toute fuite.

Quatre sœurs à cheval est avant tout une belle histoire humaine. Le lecteur plonge dans le monde de l’équitation qui nous fait découvrir la thérapie par le cheval. C’est en fait, un temps d’accompagnement pour des enfants, des adolescents ou des adultes en demande de soin, présentant des difficultés psychiques ou des pathologies physiques. Le cheval apprécie le contact, il est rassurant. La magie opère alors entre l’homme et l’animal.

On retrouve avec plaisir,  dans ce nouveau tome de la série, les soeurs 4L rencontrée dans le roman 4 soeurs en direct du collège. Une lecture toujours dynamique et qui se lit très facilement pour nos jeunes lecteurs  ! A découvrir si vous ne l’avez pas déjà fait !

Le scoop des 4 L

4 soeurs en direct du collège, de Sophie Rigal-Goulard

 

Quatre soeurs - Quatre soeurs en direct du collègeLe quotidien de quatre soeurs, les « 4 L » (Luna, Lisa, Laure et Lou) entourées de leurs parents les Steph au carré (Stéphane et Stéphanie).

Cette année, Laure entre en 5ème… et à son grand désespoir, elle n’est plus dans la classe de sa meilleure amie, Justine. Comment va-t-elle survivre à ce drame ? En faisant une grève de la faim . Non, peut-être tout simplement en s’impliquant dans des projets de classe qui lui tiennent vraiment à coeur, comme celui sur la semaine de la presse, organisé par Mme Tercieux, professeur dynamique qui l’encourage dans sa réalisation de dessins. Et si elle arrivait à intégrer Ulysse, le nouvel élève un peu malmené par ses camarades ? Car lui aussi a des talents cachés… En fait, être séparé de sa meilleure amie ne permet-il pas aussi de s’ouvrir aux autres ?

Sur un ton tout aussi enjoué et positif que « 10 jours sans écrans » du même auteur, voici une série rafraîchissante qui devrait ravir les élèves dès le CM2 !

Sophie Rigal-Goulard a été institutrice avant de se consacrer à l’écriture… Je suis allée voir sur internet car je m’en doutais un peu ! L’univers scolaire (école/collège) est très présent dans ses romans et sa vision des élèves sent le vécu ! Mais c’est toujours joyeux et plein d’humour, l’élève, les enseignants sont vus de manière positive, avec les défauts et leurs qualités, mais toujours avec respect et ça fait du bien… Les illustrations qui ponctuent le texte sont de la même veine, humoristiques et gaies.  Le genre de titres qu’on cherchait pour la liaison CM2/6ème, ça tombe bien. Il y est question aussi de respect de l’autre, d’acceptation de la différence, et de l’importance d’aller vers les autres, même si ils sont nouveaux, même si on ne les connait pas. Chaque personne a des qualités qu’il faut lui laisser exprimer afin qu’il enrichisse de ce qu’il est ceux qui l’entourent. Mais le ton n’est ni didactique, ni mielleux. Ca se lit très facilement et très rapidement, et ça remotive pour se lancer dans plein de nouveaux projets !

Cette série compte déjà bien d’autres titres  :  Quatre soeurs en vacances, Quatre soeurs dans la tempête, Quatre soeurs en colo, Quatre soeurs en scène, Quatre soeurs à New-York, … avec tout ça, je suis étonnée de ne pas en avoir entendu parler avant !!!!

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Dix jours sans écrans, de Sophie Rigal-Goulard

Une vie après l’écran !

Afficher l'image d'origineMme Guégan, l’institutrice des CM2 a souvent des idées saugrenues ! Sa nouvelle lubie ? Elle veut mener une expérience auprès de sa classe : passer dix jours sans écrans…Pas de télé, pas de console, pas d’ordinateur.  Mais aucun risque, ce projet ne passera jamais au référendum organisé auprès des élèves … Est-ce si sûr ?

Car cette expérience va vraiment avoir lieu, et les autres classes, les parents,  la presse locale, tout le monde s’en mêle ! Car vivre dix jours sans écrans n’est pas quelque chose qui se fait à la légère ! Ca s’ORGANISE !!! Rencontres sportives, ateliers culinaires, visites de musée… Il faut apprendre à occuper son temps autrement…

Voilà un roman très agréable à lire, facile d’accès et plein de vie. Oui, il existe une vie après les écrans et celle-ci permet de renouer des liens sociaux, de développer les contacts humains… Il ne s’agit pas ici de prôner une vie sans les nouvelles technologies, ce serait à notre époque totalement utopique, mais apprendre à en faire un usage modéré et réfléchi.

La construction du récit donne la parole aux enfants à tour de rôle (le narrateur est donc différent d’un chapitre à l’autre, faites attention à ne pas mélanger les personnages : ceux qui sont pour, ceux qui vont résister et monter le groupe de rébellion ADDA (Anti Défi Débiles Anonymes), ceux qui font ce qu’ils peuvent…) Cela permet d’avoir tous les points de vue, sur un ton enjoué qui donnerait presque envie de se lancer dans l’aventure… On vit l’expérience avec les personnages. C’est vraiment entraînant et la lecture est très dynamique ! Car si au départ, en lisant le titre du livre, on se dit que c’est une expérience totalement impossible à réaliser -les écrans ayant tellement envahi notre quotidien- on finit par adhérer à l’idée et se dire que c’est possible. En cela, ce livre est très bien construit ! Ni moralisateur, ni caricatural dans les réactions des personnages, le message apporté me semble très positif pour les adolescents d’aujourd’hui.

Comme nous le fait savoir le livre, ce roman s’inspire de l’expérience « Défi de la dizaine sans télé ni jeu video » imaginée en 2003 par Jacques Brodeur au Québec. Il existe actuellement aussi en France des actions allant dans ce sens… Et vous, seriez-vous prêts à ce que l’on organise cela dans notre village ??? Un  nouveau projet en perspective ?