Au secours colo d’enfer ! de Céline Le Gallo

Les jolies colonies de vacances… merci papa…  merci maman !

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Gaspard et Alexandre sont obligés de partir en colo, direction les Alpes ! C’est une première pour les deux frères. Après un trajet cauchemardesque, les voilà confrontés à une discipline quasi militaire, des cadences infernales, l’incompétence du moniteur. Pour couronner le tout, le jeune Gaspard va devenir la « tête de turc » d’un garçon bien décidé à le malmener. Mais le séjour vire à la catastrophe quand le moniteur décide d’emmener les enfants en randonnée. Le groupe se retrouve pris au piège par un épais brouillard, perdu en pleine montagne ! Par chance, ils trouvent une bergerie abandonnée qui va leur servir de refuge. Une aventure inattendue va alors commencer.

Tous les séjours en colo ne se passent pas comme ça, rassurez-vous !! Mais force est de constater que pour une première fois, Gaspard et Alexandre n’ont pas eu de chance. Des vacances qui ont pris une tournure surprenante, mais qui, je suis sûre, leur aura donné envie de renouveler l’expérience.

Moi et ma bande -voyage en terre très très lointaine – de Timo Parvela / Zelda Zonk

Des vacances pas comme les autres…

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La classe d’Ella, qui a participé à un concours, a gagné un voyage au soleil. Les enfants sont excités, le maître est ravi. Mais tout ne va pas se dérouler comme prévu … ce qui va perturber quelque peu cette expédition. La petite bande va se tromper d’avion, perdre les bagages, bref un séjour qui s’avère être mouvementé et qui les mènera en Laponie, au pays du Père Noël… Le voyage risque de ne pas être de tout repos et le maître va en voir de toutes les couleurs  !

Un roman jeunesse plein de fraîcheur et d’humour qui fera passer un joli moment de lecture aux 7-11 ans. Les événements, racontés par Ella, notre jeune narratrice, s’enchaînent rapidement. On prend donc part à l’histoire à travers ses mots et ses yeux. Une histoire pétillante avec de belles illustrations teintées de bleu, un rappel sans doute de la couverture, qui montre qu’il faut toujours prendre le côté positif des choses, profiter à fond de la situation surtout si on peut s’amuser !

A signaler que le livre est écrit selon la réforme de l’orthographe de 2016.

La gloire de mon père, de Marcel Pagnol

« Ce n’est pas de moi que je parle, mais de l’enfant que je ne suis plus…. »

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La gloire de mon père est une autobiographie romancée de Marcel Pagnol. Des souvenirs d’enfance qui débutent dès la naissance de l’auteur. Marcel Pagnol né en 1895, décrit ses années à l’école, sa vie à Aubagne puis à Marseille. Plus exactement, il parle de ceux qui l’ont entouré. Son père Joseph, son héros, est instituteur et sa mère Augustine, qu’il aime plus que tout, est couturière.

Et puis il y a les vacances dans le village de La Treille en 1904 . Des vacances en Provence avec ses parents, ses deux frères et sa sœur, sa tante et son oncle, dans une maison de campagne la «Bastide neuve». Augustine étant de santé fragile, la famille a décidé, par la suite, de s’installer dans ce bourg pour qu’elle vive dans un endroit calme et agréable. La maison est vide et l’installation donne lieu à des situations cocasses. Elle deviendra vite la maison du bonheur, Marcel Pagnol y passera les plus belles années de sa vie.

Arrivés sur les lieux, Marcel et son frère vont tomber amoureux des paysages, des collines. Ils passent leur temps à observer la nature, à jouer aux Indiens. Ces vacances vont marquer à jamais le petit Marcel, notamment le jour de l’ouverture de la chasse. Son père, piètre chasseur, réussira à tuer un couple de Bartavelles. Un doublé qui sera fêté par tout le village et qui fera de son père un héros. De cet événement découlera le titre de l’ouvrage.

Marcel Pagnol a eu une enfance sans souci, attrayante car il n’y avait pas cette peur du lendemain. La vie est rude mais il y a du travail et chacun arrive à s’en sortir. La famille est unie. Le père prend une grande place dans ses souvenirs, un père qu’il admire tant, auquel il voue un amour si fort. Un père qui a quelques défauts mais qui le rendent si humain. La plume de l’auteur est légère et nous fait ressentir toute cette douceur, cette harmonie qui lie cette famille. C’est le point de vue d’un enfant aventureux sur le monde adulte qui fait de ce roman un pur régal. L’auteur a su nous transmettre son innocence, ses découvertes, ses émotions en gardant des mots d’enfant. C’est l’enfant qu’il a été qui parle et non l’adulte qu’il est devenu. Un tableau presque irréel tant tout respire la joie, la simplicité, la quiétude.

Quand j’ai lu pour la première fois ce roman, je suis partie en Provence avec Marcel Pagnol. J’ai emprunté les mêmes chemins escarpés, j’ai été éblouie par les mêmes paysages, j’ai senti les mêmes odeurs, j’ai pleuré, j’ai ri… Un récit émouvant, rempli d’émotions. Marcel Pagnol découvre son père, l’amour, le savoir. C’est un beau parcours initiatique de l’amour avec son père. L’adaptation cinématographique de Yves Robert, en 1990, m’a extrêmement charmée tant la restitution des couleurs et de la musique de Pagnol était forte.

A suivre le château de ma mère et le temps des secrets.

Deux roues de travers, de Jean-Christophe Tixier

On a tous quelque chose de travers….

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Eva, une adolescente de 14 ans est heureuse. Elle va enfin pouvoir partir avec son frère Mickaël, toute une semaine. Rien que lui et elle, loin de sa mère trop étouffante et protectrice. Il faut dire qu’Eva n’est pas une jeune fille comme les autres. Elle est en fauteuil roulant. Un handicap qui lui pourrit l’existence depuis la naissance. Ses jambes refusent de bouger. Eva veut son autonomie, une certaine indépendance que lui refuse sa maman. Elle veut être comme toutes les adolescentes de son âge. Cette opportunité que lui offre son frère est inespérée. Mickaël a 20 ans, Eva l’admire, l’adore. Il est tout pour elle. Il a quitté la maison pour ses études, la laissant en plein désarroi. Mais là, tout est beau, ce sont les vacances. Eva est sur un petit nuage, elle se prend à rêver aux plages, au sable chaud, au temps qu’elle passera avec Mika. Dès le départ, quelque chose la tracasse. Son frère est toujours au téléphone, à chuchoter, montre de l’agacement et de l’impatience. Il y a quelque chose qui cloche. Que se passe-t-il ? Mickaël est tendu. Pourquoi a-t-il demandé à Eva de l’accompagner s’il la laisse toujours toute seule ? Eva va tout mettre en œuvre pour découvrir le secret de son frère.

Deux roues de travers est un beau roman. Le lecteur est vite happé par l’action, le rythme du récit. Le handicap est le thème majeur de cette histoire avec des réflexions sur la famille, les amis, le regard des inconnus et l’image de soi. La période de l’adolescence est parfois difficile mais là, elle est encore plus délicate. Jean-Christophe Tixier a su également bien faire passer ce lien très fort qui unie un frère et une soeur et ce, malgré la différence d’âge. La difficulté de la situation va mettre à mal cette relation qui, malgré tout, va résister et se renforcer. Eva est un personnage fort, qui ne se laisse pas abattre et qui montre que, malgré le handicap, rien n’est insurmontable. Un beau moment de lecture.

Hors piste, de Sophie Adriansen

Virée à la neige

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Nous retrouvons Marion, l’adolescente héroïne des Grandes jambes, très complexée à l’époque par sa taille. Marion a grandi, elle a quatorze ans. C’est l’année du brevet. Alors que la jeune fille pense aux révisions, ses parents décident de l’envoyer faire du ski dans les Alpes, pendant sept jours dans une colo. Mais le pire de tout, c’est un séjour en parfaite déconnexion, c’est-à-dire, sans téléphone portable. L’horreur quand on sait que sa vie se résume aux garçons et au téléphone ! Inutile de dire que Marion s’attend à passer le pire séjour de sa vie. Et si au final, ce séjour s’avérait plus étonnant et plus enrichissant que prévu.

Sophie Adriansen nous plonge dans le monde de l’adolescence avec ses doutes, les premiers flirts, l’estime de soi, l’image que l’on renvoie aux autres. Une galerie de portraits tous plus différents les uns que les autres qui traduit cette soif de liberté, cette envie de braver les interdits, de devenir adulte avant l’âge. Et puis sujet majeur, montrer que sans téléphone, la terre continue de tourner et plus important encore on peut communique autrement, on s’amuse, on s’intéresse aux autres, on échange, on se découvre. Un tome 2 qui se lit indépendamment du premier.

Hilaire, Hilarie et la gare de Saint-Hilaire, Hélène Montardre

Résultat de recherche d'images pour "Hilaire, Hilarie et la gare de Saint-Hilaire, Hélène Montardre résumé éditeur"Au début de l’histoire Hilaire et Hilarie se rencontrent. Ils deviennent amis. Les jeunes enfants attendent la Micheline de 18h56 tous les jours et ensemble pour voir si la femme du vieil homme reviendra après 60 ans d’absence.

A lire à partir de 9 ans.

Lou, CM2 – une p’tite dévoreuse de livres de Salé Lou Potier

Une chronique des élèves de l’école primaire voisine, l’école Salé Lou Potier. Vous avez, vous aussi, lu le livre ? Alors,  chers lecteurs de ce blog, pour les encourager, n’hésitez pas à poster un commentaire en donnant votre avis !

Présentation de l’éditeur : Hilarie, 10 ans, attend le train de 18h56, cachée dans l’herbe. Comme chaque jour, pendant les vacances, elle vient observer le vieux monsieur qui attend désespérément quelqu’un qui descendrait du train. Mais à chaque fois, il repart seul. Hilarie habite Saint-Hilaire, petit village de campagne. Elle est solitaire dans ce village écrasée sous le soleil, s’ennuie un peu et s’occupe alors à observer ce vieillard. Un jour, elle est rejointe dans l’herbe par Hilaire, un garçon qui vient d’arriver dans le village et qui s’est installé dans la gare désaffectée, terrain de jeux habituel d’Hilarie. C’est le début d’une belle amitié, le temps d’un été.

Le dernier des vampires, de Willis Hall

Des vacances au pays des vampires.

Image associéeEdgar, un jeune garçon, part quinze jours en vacances avec ses parents.  Nos touristes anglais, ne sachant pas lire une carte, se retrouvent perdus : où sont-ils  en Europe : France, Allemagne, Italie… ?

Bref, ils s’arrêtent non loin d’un château et montent leur tente. Voulant faire quelques provisions, ils descendent au village et se retrouvent confrontés à des continentaux peu bavards et très vite soupçonneux.

Edgar, quant à lui, va chercher de l’eau au château et sa curiosité le fait entrer dans la demeure, où il y rencontre le comte Alucard, qui affirme être le dernier des vampires, mais un vampire végétarien ! Euphémia, sa maman, nourrit des chiens errants qui ne sont autres que des loups mais elle ne s’en rend pas compte. Le livre est plein d’humour…

Les villageois se posent de nombreuses questions sur ces gens qui campent non loin du château, donnent à manger aux loups … et à force de discuter, pensent qu’ils sont également des vampires en puissance et veulent en finir avec ce genre d’individus. Il s’en suit toute une aventure … mais je vous laisse découvrir la suite et la fin qui est un peu surprenante.

Ce livre est assez surprenant et facile à lire. Edgar se lie d’amitié avec ce comte vampire végétarien : il ne faut donc pas se fier aux apparences. Le livre est agréable, les personnages bien choisis et les illustrations, toutes les 4-5 pages sont bien fidèles à l’histoire.