La cuisine tourne au vinaigre de Florence Jenner Metz

La vengeance est un plat qui se mange froid

 

Ce qui pour Quentin, un jeune garçon devant participer à un concours de cuisine avec son école, devait ressembler à un stage ennuyeux à mourir, interminable, lassant va au contraire se transformer en une véritable aventure mystérieuse, risquée voire dangereuse et haletante.

Fréquentant les cuisines des Saveurs du Palais, Quentin va très vite observer des faits anormaux qu’il tentera d’éclaircir aidé de sa fidèle collaboratrice, Clémence. La réussite de leur enquête passera par le vol et la consultation d’un livre magique, l’analyse d’une poudre mystérieuse et suspecte et la visite d’un endroit inattendu et déterminant….

Malgré les fausses routes empruntées, les deux détectives garderont intacte leur détermination afin que tout rentre dans l’ordre et que chacun reprenne sa place au sein du grand restaurant.

Pour quelques grammes d’or de Claudine Aubrun

L’habit ne fait pas le moine…

 

Une grande amitié va naître entre Adèle et Mika, deux adolescents qui se sont rencontrés par hasard dans le bus. Adèle a dorénavant trouvé un fidèle confident avec lequel il lui a même été possible d’imaginer de grands projets de voyage.

Un jour, alors que l’activité du moment est le rangement du grenier, des vieilleries – qui s’avéreront être des bijoux en or- sont retrouvées ; c’est d’ailleurs à ce moment précis que la vie de cette jeune fille vivant seule avec son père se trouvera complètement chamboulée, elle va devoir faire face à l’arrestation de son père, à toutes les questions qui s’en suivent, à la présence très envahissante d’un commissaire, aux différentes et nombreuses tentatives d’intimidation faîtes à son encontre.

Tous les tracas finiront par se régler et les mystères s’éclaircir mais au prix de la plus grande déception jamais vécue…

 

L’affaire Caïus, de Henry Winterfeld

Accusé à tort…

Eléa est élève de 6ème et passionnée par l’Antiquité. C’est avec un grand plaisir qu’elle m’a confié ses impressions sur L’affaire Caïus.

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Eléa, peux-tu en quelques mots nous résumer cette histoire ?

«Eh bien, nous sommes à l’époque de la Rome Antique, et au début du roman, nous sommes dans une salle de classe, réservée à l’élite. Caïus est interrogé par son professeur, mais tous les élèves autour de lui ricanent. Le professeur surprend alors une inscription qui pend au mur : «Caïus est un âne». C’est Rufus qui l’a écrit donc il est sanctionné. On lui demande de quitter la classe avec toutes ses affaires. Mais le lendemain, ni Rufus, ni Caïus, ni le maître ne se rendent à l’école. Mais que ne fut pas la surprise des élèves de découvrir la salle sens dessus-dessous, leur professeur ligoté et enfermé dans une armoire. Mais plus grave, en fin de journée, ils remarquent une inscription sur le mur du temple de Minerve : «Caïus est un âne».

A cette époque, inutile de dire que taguer un temple entraînait de grosses sanctions, comme des mains coupées par exemple ! Et c’est encore Rufus qui est accusé, forcément. Celui-ci nie tout en bloc et les élèves décident alors de mener leur propre enquête.

Qu’as-tu trouvé de si passionnant dans cette histoire ?

En fait, le lecteur mène son enquête en même temps que les élèves, comme dans un jeu de piste. On pense avoir trouvé l’auteur des faits et au même moment un élément vient tout remettre en question.

Comment pourrais-tu qualifier ce roman ?

C’est à la fois un roman historique et policier. Historique, car on apprend beaucoup de choses sur le mode de vie de cette époque. Policier, car il entraîne nos héros dans une quête de la vérité bien rythmée.

Est-ce-que le fait de choisir des enfants pour incarner les héros rend le roman plus accessible, plus captivant ?

Personnellement, je trouve qu’on peut s’identifier à eux donc on y trouve plus d’intérêt.

Je te remercie Eléa pour ce bon moment et j’invite donc tous nos jeunes lecteurs à participer à cette enquête hors du temps. Si vous aimez les histoires d’entraide, d’amitié et de suspens, je vous conseille de suivre le choix d’Eléa. Bonne lecture !

Chair de poule, de R.L Stine

Venez frissonner de peur et de plaisir !

Image illustrative de l'article Chair de poule (collection)

On aime se faire peur. Enfant, qui n’a jamais lu le soir sous un drap, à la lueur d’une lampe torche, des histoires de monstres à ne pas fermer l’oeil de la nuit ? Et c’est plus fort que nous, on sait qu’on va trembler, qu’on sera paralysé par la peur mais qu’importe. Alors faites le plein de sensations fortes en vous plongeant dans les livres de la série Chair de poule, des romans destinés aux jeunes lecteurs, publiés en France dès 1995. La couverture de chaque récit est mystérieuse et effrayante jouant avec les couleurs et les images. Ce sont toujours des histoires mettant en scène des enfants et des adolescents, confrontés à des phénomènes étranges, à des personnages «cauchemardesques» tels des momies, des fantômes, des loups-garous…. Mais l’auteur évite toujours de tomber dans l’horreur. A chaque Chair de poule un nouveau décor, tantôt l’Egypte, tantôt l’Angleterre, les Etats-Unis, un cocktail d’angoisse, de peur et de suspense. La 4ème de couverture indique que ces romans peuvent être lus dès 9-10 ans.  En 2012, Chair de poule a fêté ses vingt ans.

La série compte plus de 70 ouvrages. Le CDI en possède plus de 20 dont vous trouverez la liste ici !

Panique dans le train de Hazel Townson et Philippe Dupasquier

Comment imaginer qu’une simple sortie scolaire aux musées des sciences et des transports qui au départ ne motivait pas beaucoup de monde pouvait réserver tant d’aventures et d’émotions à ses participants…

 

Parmi les élèves de cette classe de primaire, Lenny est celui qui demande le plus de surveillance et compte tenu de son statut de cancre, la maîtresse évidemment ne le croira pas quand il viendra lui raconter entre autre une sombre histoire de bombe qui va faire sauter le train et tous les voyageurs qui sont à bord. Qu’à cela ne tienne pour Lenny qui, accompagné de son plus proche camarade et ami, tentera d’éclaircir le mystère, de se sortir de situations périlleuses voire dangereuses en faisant appel à ses nombreux talents de magicien. Au final, tout finira bien mais le héros qui sera mis à l’honneur ne sera pas le bon et le magicien restera légitimement blessé dans son orgueil.

 

Un romain très rapide à lire dont le suspense et les rebondissements sont permanents.

Les voix truquées

Soazi51D9ZR1X7DL._SX195_g, une fille extraordinaire au sens de « pas banale » se fait un nouvel ami à l’école, Simon qui vient d’arriver acceptera son invitation et découvrira très vite dans quel monde elle a la chance de vivre…celui du cinéma ; avec un père comédien et une mère journaliste, les anecdotes ne manquent pas pour se mettre en valeur.

La chance va sourire aux deux adolescents qui se retrouveront embauchés par hasard pour doubler le film Contrebande sur le lac, ils vont très vite se rendre compte que le doublage est un exercice parfois compliqué qui demande beaucoup de travail et de rigueur. Malgré leur sérieux et leur investissement, le planning du doublage est très difficile à tenir et toutes les péripéties qui s’enchaînent et qui risquent de compromettre le projet final finissent par mettre la puce à l’oreille du  détective Soazig et de Simon, son associé. Une enquête en toute discrétion bien sûr est menée et elle permettra de vérifier une fois de plus que la vérité sort de la bouche des enfants…

Qui ment ? de Karen McManus

Le meurtrier est dans la salle…

index     Dans un lycée américain, cinq adolescents se retrouvent ensemble en retenue, cinq adolescents populaires et déjà étiquetés par leurs camarades :  Bronwyn l’intello, Simon la commère, Nate le délinquant, Addy la jolie fille et Cooper le sportif. Etrangement, tous disent avoir été piégés et se retrouver là par erreur. Tous semblent aussi avoir un secret à cacher …

     De ces cinq protagonistes, seuls quatre sortiront vivants : une seule certitude pour les enquêteurs, le meutrier se trouvait dans la salle de colle !

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     Un roman qu’on ne lâche pas tant le suspens est intense. Puisque les quatre suspects se relaient à la narration, on ne peut que les croire et on les pense forcément honnêtes : c’est un très bon moyen de tenir le lecteur en haleine.

     L’intrigue est très bien ficelée et le quotidien de ces adolescents est très proche de nous : leurs secrets pourraient-être les nôtres. Ce roman est également un bon moyen de réfléchir à des thèmes d’actualité : le harcèlement, les dangers des réseaux sociaux, la souffrance que peuvent apporter les secrets …

A lire absolument, dès la 4e pour les bons lecteurs.