Dix minutes en mode panique, de Jean-Christophe Tixier

Prise d’otage…

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Dix minutes en mode panique c’est l’histoire d’une bande de copains réunis pour jouer à se faire peur. La règle est simple : chaque participant a dix minutes pour monter un scénario dans le but d’effrayer un camarade. Le premier qui hurle a perdu.Quand arrive le tour de Maho, il met carte sur table en indiquant que le réchauffement climatique est sa plus grande préoccupation, sa plus grande frayeur. Il va mettre alors en scène sa propre peur pour faire réagir ses camarades qui se moquent de ses états d’âme. Le lendemain, Maho se rend justement à une manifestation pour la défense de l’environnement et pour militer contre l’implantation future d’un centre commercial. Mais très vite, il va se rendre compte que manifester n’est pas un jeu, que la prise de risque est énorme quand les militants commencent à se faire entendre face aux forces de l’ordre. Très vite, le jeune garçon va avoir besoin d’aide car la situation va  tourner au cauchemar.

Dix minutes en mode panique est le  roman idéal pour aborder avec les plus jeunes les thèmes tels que le réchauffement climatique, l’environnement, la sauvegarde de la planète. Dans cette histoire, la parole est donnée aux enfants, quoi de mieux  pour  sensibiliser nos chères petites têtes blondes ? Il est également question de  la violence  dans les manifestations. Posons-nous la question de l’utilité de cette violence, est- elle  nécessaire pour nous faire entendre, pour véhiculer nos revendications ?  La violence comme mode d’expression quand on ne sait plus comment traduire ses émotions ?

La dame blanche, de Philippe Napoletano

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog.

Un match de handball se prépare, garçons contre filles. Les meilleurs formeront une équipe mixte pour participer à un tournoi…

Le jour du départ, dans le bus qui doit les conduire sur les lieux du match, l’ambiance est bizarre, presque tout le monde dort.

Soudain le conducteur freine brusquement. Le bus s’arrête net, une fumée blanche pénètre dans le bus.

Peu à peu, la fumée prend forme et devient presque humaine. Puis, c’est le trou noir.

Quand les jeunes enfants se réveillent,  ils sont retenus prisonniers dans un vieux manoir ! Affamé, ils ont peur…

Que va-t-il leur arriver ?

Une histoire fantastique  à ne pas lire le soir,  pour les sportifs et les courageux.

Une histoire pour ceux qui aiment le sport, en particulier le handball. Et pour ceux qui aiment l’esprit de compétition mise à rude épreuve. Car bientôt, les adolescents vont être confrontés à de terribles épreuves où il faudra que l’esprit d’équipe survive coûte que coûte… jusqu’au sacrifice de l’un d’entre eux ?

Une aventure fantastique, sordide, ensanglantée remplie d’affreux monstres, une dame blanche immatérielle et d’étranges vieillards qui font peur, à l’image de la couverture du livre…

A lire dès la 6ème pour les adeptes des livres d’horreur et du fantastique !

Mais moi, personnellement, je n’ai pas trop aimé  (j’ai trouvé qu’il parlait un peu trop longtemps, au début, du match de handball qui n’ était pas finalement  si important) tout simplement parce que ce n’est pas trop mon genre de lecture.

Alors, venez l’emprunter au CDI pour nous donner votre avis !

 

Judith, 6ème – 11 ans, membre des dévoreurs de livres d’Arsène.

 

Jamais sans ma fille, de Betty Mahmoody

Demain avec toi….

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Betty est mariée à Moody un médecin d’origine iranienne. Ils ont une fille. Mais au bout de quelques temps des crises conjugales éclatent, liées en partie par des tensions politiques qui naissent entre l’Iran et les Etats-Unis. Alors que leur couple est fragilisé, Moody demande à son épouse de venir avec lui en Iran pour faire connaissance avec sa famille. Méfiante, celle-ci hésite mais pour favoriser une réconciliation, elle accepte. Ils s’envolent tous les trois. Nous sommes en août 1984…

Je me dis que je suis en train de commettre une erreur, que je voudrais pouvoir sauter de cet avion à la minute. Je m’enferme dans le cabinet de toilette et jette un oeil dans le miroir, pour apercevoir une femme au dernier stade de la panique. Je viens tout juste d’avoir trente-neuf ans, et à cet âge une femme devrait avoir sa vie en main. Je me demande comment j’ai pu en perdre le contrôle…

Arrivée sur place, Betty ne peut que constater le changement d’attitude progressif de son époux qui lui annonce qu’elle ne partira jamais d’Iran, que sa vie est désormais là. Sa belle famille lui est hostile et influence Moody bien déterminée à la faire prisonnière. Devant sa résistance, le mari va devenir violent, l’enferme, la bat, la prive de sa fille. Pour avoir la paix et préparer sa fuite, elle joue la femme soumise subissant humiliations, séquestrations pendant deux ans. Betty va alors mener un combat incessant pour fuir ce pays où la femme, privée de libertés, n’est pas reconnue.

Chaque détail de ma vie quotidienne est axé sur le grand but. je suis déterminée à me montrer une épouse et une mère aussi exemplaire que possible. Pour trois raisons. La première est de consolider l’illusion de bonheur et de normalité, de façon à ôter tout soupçon de Moody. La seconde est de faire plaisir à Mahtob et d’éloigner de son esprit l’idée qu’elle est prisonnière.

Parfois elle demande :
– Est-ce qu’on pourra retourner en Amérique, maman ?
– Pas maintenant. Peut-être qu’un jour, dans l’avenir, papa changera d’idée, et nous irons tous les trois.
Ce genre de mensonge soulage un peu sa tristesse, mais pas la mienne.
Ma troisième raison de créer un foyer « heureux », c’est de me préserver moi-même, de ne pas devenir folle.

Jamais sans ma fille est un récit autobiographique bouleversant qui nous fait partager toutes les horreurs infligées à Betty, contrainte de respecter les règles imposées par son mari. Leur petite fille, Mahtob, fréquente une école qui la détourne de sa culture américaine. Betty est terrorisée et se rend coupable de la situation. Elle n’aurait jamais dû accepter de partir, elle aurait dû écouter les mises en garde qui lui avaient été faites. Ce qui est bouleversant est de se dire que cette histoire est vraie, qu’elle a été vécue par une femme qui n’a eu de cesse de se battre pour retrouver la liberté. Une liberté en demi teinte car encore aujourd’hui Betty vit sous un nom d’emprunt par peur de représailles. Jamais elle n’a pensé partir sans sa fille, elle a toujours persévéré pour s ‘en sortir à deux. Le lecteur se sent désarmé face à une telle souffrance et ne peut partager que la douleur et les angoisses d’une femme si combative.

Ce récit ne dénonce à aucun moment la façon de vivre des Iraniens, Betty n’émet aucune critique envers le peuple. D’ailleurs elle a pu s’évader grâce à l’aide d’hommes ou de femmes de Téhéran. Betty est une femme courageuse qui se bat pour elle, pour sa fille mais aussi pour sa famille notamment pour son père qui est mourant…

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Quand le Panchen Lama fut kidnappé, de Eric Simard

Prisonnier à 6 ans

Guendun

Guendun,  jeune tibétain de 12 ans, vit en Chine depuis l’âge de six ans. Il est enfermé et il lui est interdit d’avoir des contacts avec l’extérieur. Il ne rencontre que deux femmes de ménage, des gardes et un précepteur. Il voudrait pouvoir découvrir ce qu’il y a dehors mais il redoute également cette sortie car sa vie est menacée…

Ce livre est inspiré d’un fait réel, il nous plonge dans l’univers d’un enfant séquestré qui, à l’âge des jeux et des découvertes, doit étudier et vivre isolé. Li, une des deux femmes de ménage, lui apporte réconfort et soutien ce dont chacun a besoin mais la solitude lui pèse.

Nous voici à la  découverte d’un monde étranger, le Tibet, de ses croyances et de ses souffrances sous le joug du gouvernement chinois. Ce jeune garçon est attachant et très éveillé, il va découvrir peu à peu qui il est et pourquoi il est enfermé.

Le « petit plus » : les indications à la fin du livre sur le Tibet et le Bouddhisme nous apportent des informations supplémentaires.

 Je m’appelle Guendun. Je suis un jeune Tibétain de douze ans. Mon horizon est un mur de trois mètres de haut.