L’affaire Caïus, de Henry Winterfeld

Accusé à tort…

Eléa est élève de 6ème et passionnée par l’Antiquité. C’est avec un grand plaisir qu’elle m’a confié ses impressions sur L’affaire Caïus.

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Eléa, peux-tu en quelques mots nous résumer cette histoire ?

«Eh bien, nous sommes à l’époque de la Rome Antique, et au début du roman, nous sommes dans une salle de classe, réservée à l’élite. Caïus est interrogé par son professeur, mais tous les élèves autour de lui ricanent. Le professeur surprend alors une inscription qui pend au mur : «Caïus est un âne». C’est Rufus qui l’a écrit donc il est sanctionné. On lui demande de quitter la classe avec toutes ses affaires. Mais le lendemain, ni Rufus, ni Caïus, ni le maître ne se rendent à l’école. Mais que ne fut pas la surprise des élèves de découvrir la salle sens dessus-dessous, leur professeur ligoté et enfermé dans une armoire. Mais plus grave, en fin de journée, ils remarquent une inscription sur le mur du temple de Minerve : «Caïus est un âne».

A cette époque, inutile de dire que taguer un temple entraînait de grosses sanctions, comme des mains coupées par exemple ! Et c’est encore Rufus qui est accusé, forcément. Celui-ci nie tout en bloc et les élèves décident alors de mener leur propre enquête.

Qu’as-tu trouvé de si passionnant dans cette histoire ?

En fait, le lecteur mène son enquête en même temps que les élèves, comme dans un jeu de piste. On pense avoir trouvé l’auteur des faits et au même moment un élément vient tout remettre en question.

Comment pourrais-tu qualifier ce roman ?

C’est à la fois un roman historique et policier. Historique, car on apprend beaucoup de choses sur le mode de vie de cette époque. Policier, car il entraîne nos héros dans une quête de la vérité bien rythmée.

Est-ce-que le fait de choisir des enfants pour incarner les héros rend le roman plus accessible, plus captivant ?

Personnellement, je trouve qu’on peut s’identifier à eux donc on y trouve plus d’intérêt.

Je te remercie Eléa pour ce bon moment et j’invite donc tous nos jeunes lecteurs à participer à cette enquête hors du temps. Si vous aimez les histoires d’entraide, d’amitié et de suspens, je vous conseille de suivre le choix d’Eléa. Bonne lecture !

L’histoire de l’Antiquité, de Céline Bathias

L’Antiquité…dépoussiérée

Afficher l'image d'origineCet ouvrage permet de balayer l’Antiquité en une centaine de pages ! Petit mais concis ! Grâce à une mise en page très agréable, le lecteur (re)découvre avec clarté les événements clés et personnages que la postérité a retenus. Ce livre me semble aussi très intéressant pour croiser, par exemple, l’histoire de la Grèce et de Rome tant au niveau des faits que des modes de vie. Pour ce faire, la formule « Il était une fois » ouvre sur une double page qui résume le quotidien d’un enfant, permettant ainsi d’établir des comparaisons et d’aborder concrètement la vie en Perse ou encore à Pompéi. Astucieuse également la frise en bas de page qui permet aux élèves, mais pas seulement, de se repérer !

Vous l’aurez compris, on est ici loin d’un livre sur l’Antiquité qui, dès sa 1ère de couverture, sent la poussière ! C’est au contraire un très bon point de départ pour une utilisation pédagogique en collège : support d’exposé, introduction pour étudier un fait historique ou encore séance d’accroche pour aborder le mode de vie dans telle ou telle culture. Cet ouvrage offre une multitude de pistes (pour ma part, je compte exploiter et compléter l’idée géniale de la formule « Il était une fois » en cours de Latin) pour faire entrer les élèves dans cette période de l’Histoire.

En bref, nous avons ici l’Antiquité en histoires…presque du soir tant on est happé par ce livre qu’il est très difficile de refermer avant de l’avoir dévoré dans son intégralité.