Astérix et Cléopâtre, de René Goscinny

Une reine d’Egypte aussi belle que rebelle

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Ne supportant plus les critiques de César sur son peuple égyptien, sa culture, Cléopâtre fait le pari que son peuple peut faire de grandes réalisations. Elle ordonne donc à Numérobis, l’architecte, de construire un palais, en moins de trois mois. Mais celui-ci s’avère être un piètre entrepreneur. Il risque d’être jeté en pâture aux crocodiles si sa mission n’est pas remplie. Il va donc demander de l’aide à Astérix et Obélix pour ne pas être réduit en bouillie.

Astérix et Cléopâtre, publié en 1965, est le 6ème album de la série de bandes dessinées de René Goscinny et Albert Uderzo (illustrations). Un scénario plein d’humour, avec jeux de mots et situations comiques. C’est le début des histoires d’Astérix, les personnages, les illustrations vont évoluer au fur à mesure du temps. Quatre personnages vont former le pilier de chaque album, Astérix, Obélix, Panoramix et Idéfix qui seront systématiquement présents dans tous les albums.

Astérix est apparu en 1959. Après la mort de Goscinny en 1977, Uderzo continue seul puis passe la main en 2013 à Jean-Yves Ferri et Didier Conrad. La série met en scène un petit village gaulois qui poursuit seul la lutte contre l’envahisseur grâce à une potion magique préparée par le druide. A ce jour, on dénombre 37 albums.

Nos ancêtres les Gaulois

Romaine ou Gauloise ? Journal de Livia, fille de Sextius – entre Vaison, Genève,Vienne, Montpellier, Martigues et Aix en 122 av. J.C., de Frédérique Banzet

Afficher l'image d'origineLivia a atterri dans un camp gaulois où sa mère, grande prêtresse, exerce le métier de guérisseuse. Elle y vit depuis près d’un an, lorsque le soldat romain Rufus la retrouve pour l’emmener en pays allobroge. C’est le début de nouvelles et nombreuses péripéties pour Livia, en compagnie de Memmia, sa savante nourrice grecque dans un pays déchiré par la conquête romaine et elle-même tiraillée entre ses deux origines…et ses sentiments pour le beau et fort Drutos.  C’est le journal intime  de Livia, retranscrit sur des parchemins, que nous lisons ici.

Tome 3 d’une série, mais que l’on peut lire indépendamment, si vraiment on ne possède pas les deux premiers (c’est notre cas !) car un résumé des péripéties des deux premiers tomes est présenté au tout début de l’ouvrage. Mais si vous en avez la possibilité, commencez quand même par : Le grand départ pour Massala puis Prisonnière des Gaulois !

Ce récit est complété d’un petit dossier documentaire sur des thèmes abordés dans l’ouvrage – comme tous les titres de la collection Histoire et Société des éditions Oskar, d’ailleurs- : les Allobroges, la  via Domitia. Des notes de bas de pages parsèment également la lecture, ce qui apporte un éclairage rapide et immédiat sur quelques notions importantes présentes dans le texte.

Lecture à réserver aux passionnés d’Histoire antique et de nos ancêtres les Gaulois, car la lecture est quand même assez dense. On y apprend beaucoup de choses ! (les Gaulois ne possèdent pas l’écrit, leurs siècles durent 30 ans, le jour de l’an tombe le 1er novembre, le nombre « quatre-vingts » vient des Gaulois qui comptaient par vingtaine, etc). Alors que cet été j’ai eu la chance de visiter la reconstitution du village gaulois Coriobona à Esse en Poitou-Charentes, je n’ai pu ici que m’attacher à ces personnages !