20 ans pour devenir … Louise Michel, de Rolande Causse et Nane Vézinet

Au nom des femmes

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Louise Michel, née en 1830, est fille d’une femme de chambre et de père inconnu. Sa mère est au service d’une famille de châtelain, les Demahis, et même si elle tait l’identité du père, tout porte à croire que le géniteur soit le fils de cette famille. Louise grandit auprès de sa mère au château de Vroncourt-la-Côte, en Champagne. Elle reçoit une bonne éducation, égaie la maison pour le bonheur du maître et de la maîtresse du château. Chacun de ses anniversaires donne lieu à une fête. Louise est élevée comme une princesse, elle est curieuse et apprend vite. Dès son plus jeune âge, elle se tourne vers les autres et s’insurge contre l’injustice. Adolescente et consciente de son confort, elle consacre déjà son argent de poche à nourrir les plus démunis. Elle ne supporte pas la méchanceté, la sottise. A la mort des Demahis, Louise et sa mère sont contraintes de partir, elles hériteront d’un petit pécule. En 1851, Louise réussit le brevet de capacité qui va lui permettre de devenir institutrice. Elle ouvre de nombreuses écoles où elle exerce ses fonctions avec une passion sans bornes. Elle fonde l’école libre selon les principes républicains. C’est elle qui crée la première école pour filles. Louise adore écrire. Ainsi, elle met sa plume au service de journaux d’opposition. Elle écrit de nombreuses œuvres engagées. Elle aide les femmes à vivre par le travail, une sorte d’émancipation. Très engagée dans une politique radicale, elle intervient lors de meetings, défend les ouvriers, les chômeurs, s’insurge contre la peine de mort. Elle devient anarchiste, est acclamée par le peuple de Paris. Elle s’installe un temps à Londres, jugeant que la France prend en otage la liberté d’expression. Ses prises de positions font l’objet de nombreuses arrestations. Elle finit par être emprisonnée. Elle en sort au bout de trois ans, grâce à Clémenceau. Elle décède d’une pneumonie en 1905. Toute sa vie, elle restera fidèle à ses convictions, livrera ses batailles jusqu’à son dernier souffle.

« Sans l’autorité d’un seul, il y aurait la lumière, il y aurait la vérité, il y aurait la justice. L’autorité d’un seul, c’est un crime. »
Louise Michel – 1830-1905 – Extrait d’une Plaidoirie – 22 Juin 1883

« La tâche des instituteurs, ces obscurs soldats de la civilisation, est de donner au peuple les moyens intellectuels de se révolter. »
Louise Michel – 1830-1905 – Mémoires – 1886

Le nom de Louise Michel est associé dans notre mémoire au combat pour les femmes et la Commune. Cet engagement va d’ailleurs causer sa déportation en Nouvelle Calédonie. Grande militante, elle a consacré sa vie à défendre l’éducation et les plus pauvres. Une station de métro parisien porte d’ailleurs son nom ainsi que de nombreuses écoles. Ce fut une femme généreuse, ouverte aux autres, cultivée qui prônait l’école pour tous. Comme Louise Michel à son époque, une autre grande dame, ancienne déportée, très engagée politiquement, défendant la cause des femmes, a marqué l’Histoire de son nom : Simone Veil qui a fait son entrée au Panthéon dimanche 1er juillet 2018. S’ajoutent à elles, Marie Curie ( une scientifique XIXème siècle), Rosa Park (lutte contre la ségrégation XXème siècle), Lucy Stone (féministe engagée XIXème siècle), et bien d’autres, qui ont marqué l’Histoire dans différents domaines, qui ont écrit l’Histoire. Par leur courage, elles ont combattu les clichés et forcent l’admiration.

Rolande Causse et Nane Vézinet ont su parfaitement montrer la forte personnalité de Louise Michel, en un texte court et accessible. L’essentiel est dit, on mesure la grandeur de son engagement.

 

Martin Luther King, et Nelson Mandela, de Rolande Causse

La collection 20 ans pour devenir de Oskar éditeur nous offre deux romans, écrits par Rolande Cause, qui racontent l’enfance, les vingt premières années de la vie, le parcours de deux grands hommes que l’on connaît tous pour leurs actions qui ont changé le monde : Nelson Mandela et Martin Luther King.

Quand deux enfants deviennent de grands Hommes !

Afficher l'image d'origineLe 18 juillet 1918, dans le village de Mezzo situé en Afrique du Sud, colonie britannique,  Rolihlala Mandela naît. Son père était petit fils du Roi, ce qui lui permettait d’avoir une activité rémunérée. Mais suite à un incident, il perd son travail. Les parents de Rolilhala deviennent pauvres. Ils s’installent alors à Qunu, un petit village, où ils vivent dans des huttes. Son père avait quatre femmes, Rohlihlala était le fils de sa troisième femme. Cette pratique faisait partie de leur ethnie à laquelle ils appartenaient. Rolihlala voyait son père qu’une seule fois par semaine mais l’admirait considérablement. Lorsqu’il a sept ans, Rolihlala rentre à l’école et se voit attribuer un nouveau prénom, celui de Nelson. Tous les enfants avaient un autre prénom sous prétexte que les leurs étaient trop difficiles à prononcer. Son père meurt alors qu’il est âgé de neuf ans. Nelson est confié au régent Jongintaba pour qu’il puisse recevoir une bonne éducation. Il va pouvoir aller à l’école, étudier et aller à l’Université. Mais Nelson n’oublie pas d’où il vient. Il n’oublie pas les actes exemplaires de son père qui a toujours refusé de se plier aux autorités pour protéger son peuple. C’est dans cette optique qu’il mènera un long combat pour l’indépendance du peuple Sud Africain.

Martin Luther King, de Rolande Causse

Afficher l'image d'origineA Atlanta, capitale de la Géorgie, état du Sud des Etats-Unis, le 15 janvier 1929, Mickael King Junior naît. Surnommé Little Mike, Michael King Junior grandit à Auburn Avenue, quartier de la petite bourgeoisie afro-américaine. C’est un coin tranquille mais cette avenue accueille seulement une communauté noire. Les personnes de couleur blanche et celles de couleur noire ne vivent pas ensemble dans les états du Sud des Etats Unis. Lorsqu’il a cinq ans, en 1934, son père décide de changer de prénom et de changer celui de son fils, il choisira Martin Luther, nom du grand réformateur de la religion protestante. Michael King junior devient alors Martin Luther King junior. Il grandit dans un monde d’injustice où Noirs et Blancs ne disposent pas des mêmes droits et ne vivent pas ensemble. Les personnes de couleur noire n’ont pas le droit d’aller dans les lieux plus chics réservés aux Blancs, de s’asseoir dans le bus, etc.  Il étudiera dans des établissements accueillant que des élèves et étudiants de couleur noire. En grandissant, Martin Luther King ne supporte plus les injustices que subissent sa famille et lui au quotidien. Amoureux des mots, admiratif et attentif aux sermons de son père à l’Eglise depuis son plus jeune âge, il mènera un combat pacifiste pour redonner la dignité aux Noirs victimes de la ségrégation.

Ces deux romans enrichissants permettent de comprendre le parcours de deux grands hommes qui ont changé le monde. Leur éducation a joué un rôle déterminant dans leur lutte. Ces deux récits apparaissent comme des outils pédagogiques pertinents notamment dans le cadre de l’éducation à la citoyenneté. A travers l’enfance de ces deux héros, nombreuses sont les valeurs illustrées. Simple et rapide à lire, ces ouvrages éclaireront les élèves dès la 6ème sur l’importance du vivre ensemble !

 « Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots » M.L.K.

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