Le génie du pousse- pousse, de Jean-Côme Noguès et de Anne Romby

La voie de la sagesse…

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Chen possède dans la vie deux choses importantes : un pousse-pousse de bambou, qui est son gagne-pain, et son amitié pour Wang, un pêcheur. Modeste, il se nourrit chaque jour d’un bol de riz. Mais alors qu’il veut cueillir une branche de jasmin, il passe par-dessus le mur qui le sépare d’un palais et d’un parc merveilleux. Fasciné par la beauté et la richesse des lieux, il se met à rêver à une existence luxueuse, pleine de faste, inaccessible pour lui, pauvre tireur de pousse-pousse… Sa vie lui paraît bien terne soudain. Chen veut devenir riche à son tour. Alors il réfléchit à ce qui pourrait lui rapporter de l’argent. Mais il va rapidement apprendre que rien n’est acquis d’avance, qu’il faut se donner les moyens pour y arriver et que la vraie richesse reste l’amitié.

Ce conte chinois va enivrer le lecteur de saveur, de parfum. L’écriture est apaisante, les illustrations fines, colorées sur un papier à dessin que l’on appelle du papier d’ingres, similaire à celui d’un parchemin. Tout y est soigné, minutieux. On s’attarde sur les détails, on part véritablement en voyage. Le génie du pousse-pousse est un conte qui nous transporte.

Quelle chance ce manque de pot ! de Catherine Zarcate

La faute à pas de chance

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Ali Cogia est cordier dans une ville d’Orient. Il fabrique des cordes pour le matériel de pêche. Mais malgré un travail acharné, Ali est pauvre, il gagne difficilement sa vie. Il a une femme et beaucoup d’enfants. Mais malgré tout, il est heureux, sa maison est toujours remplie de rires, c’est le bonheur. Ali est un homme courageux, honnête et sérieux.

Un jour, deux marchands qui passent par là, s’arrêtent devant sa boutique et s’assoient. Ils sont en pleine discussion. Un sujet les oppose. Pour rendre riche un homme pauvre, il suffit de lui donner de l’argent. L’un est d’accord, l’autre pas. Ils décident alors d’en avoir le cœur net. Ils vont choisir un homme pauvre, lui donner de l’argent et voir ce qui va se passer. Ali est connu pour être un homme de condition modeste donc les marchands ne vont pas plus loin et s’adressent à lui. Fortement étonné par leur démarche, le cordier a un mouvement de recul, se méfie et refuse. Mais les deux hommes lui expliquent que c’est un pari et qu’il doit accepter. Ali finit par accepter l’argent et au bout de six mois, les marchands repasseront pour voir comment a évolué sa situation.

Mais Ali ne va pas avoir beaucoup de chances et commence pour lui une série de catastrophes plus cocasses les unes que les autres. Alors quelle va être maintenant la vie de cet homme ?

Quelle chance ce manque de pot ! est un conte sur le rapport des hommes à l’argent. Je devrais dire plutôt certains hommes. L’argent est le symbole de pouvoir mais perd on pour autant les valeurs qui ont pu être les nôtres, les valeurs que nos parents nous ont inculquées ? Avoir de l’argent est-ce devenir mauvais et insensible ? Catherine Zarcate nous montre avec ce récit que la richesse ne détruit pas tout et que l’on peut rester généreux et simple. Ici, les hommes riches sont merveilleux et ne pensent qu’à faire le bien autour d’eux. Ce conte est rassurant et nous donne confiance en l’être humain.

A souligner les illustrations en noir et blanc qui accompagnement d’une belle façon le texte.

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