Dix minutes en mode panique, de Jean-Christophe Tixier

Prise d’otage…

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Dix minutes en mode panique c’est l’histoire d’une bande de copains réunis pour jouer à se faire peur. La règle est simple : chaque participant a dix minutes pour monter un scénario dans le but d’effrayer un camarade. Le premier qui hurle a perdu.Quand arrive le tour de Maho, il met carte sur table en indiquant que le réchauffement climatique est sa plus grande préoccupation, sa plus grande frayeur. Il va mettre alors en scène sa propre peur pour faire réagir ses camarades qui se moquent de ses états d’âme. Le lendemain, Maho se rend justement à une manifestation pour la défense de l’environnement et pour militer contre l’implantation future d’un centre commercial. Mais très vite, il va se rendre compte que manifester n’est pas un jeu, que la prise de risque est énorme quand les militants commencent à se faire entendre face aux forces de l’ordre. Très vite, le jeune garçon va avoir besoin d’aide car la situation va  tourner au cauchemar.

Dix minutes en mode panique est le  roman idéal pour aborder avec les plus jeunes les thèmes tels que le réchauffement climatique, l’environnement, la sauvegarde de la planète. Dans cette histoire, la parole est donnée aux enfants, quoi de mieux  pour  sensibiliser nos chères petites têtes blondes ? Il est également question de  la violence  dans les manifestations. Posons-nous la question de l’utilité de cette violence, est- elle  nécessaire pour nous faire entendre, pour véhiculer nos revendications ?  La violence comme mode d’expression quand on ne sait plus comment traduire ses émotions ?

L’avertissement des abysses, de Arthur Ténor

Menace imminente…

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L’avertissement des abysses est un roman d’anticipation, un roman qui nous projette à la fin du XXIème siècle, un futur pas si éloigné que ça, en fait. Un futur où le réchauffement climatique gagne du terrain, mais n’en est-il pas déjà ainsi ?

Un gigantesque rassemblement de baleines a lieu au Triangle des Bermudes. Mais c’est étrange car ce phénomène a lieu d’habitude vers le mois de novembre, or on est en été. Fascinés par ces espèces, Jason et son père Jack, se rendent sur les lieux et plongent pour les observer de plus près. Une plongée qui va s’avérer bouleversante, qui va faire basculer l’existence du jeune adolescent. Jason qui a nagé au plus près des baleines, a le sentiment étrange qu’elles lui ont transmis un message. Un message d’alerte pour les hommes.

Ce roman se veut le miroir d’une future humanité, ce roman est l’image d’une humanité qui a laissé notre planète se consumer, se détériorer. La planète est de santé fragile et chacun de nous doit la soigner . L’environnement est au coeur des préoccupations mais pas assez encore pour beaucoup d’entre nous. Il faut prendre conscience que notre planète est trop malmenée, qu’elle part à la dérive, qu’elle s’abîme, qu’elle souffre.
J’ai relevé une phrase qui m’a interpellée, je cite :

L’humanité est comme un fumeur qui voit sa santé se dégrader et ne fait rien pour changer de comportement. Il répète en boucle : « pour le moment ça va. »

Tout est parfaitement résumé dans ces quelques mots. Il faut réagir avant qu’il ne soit trop tard, un comportement passif ne fera qu’aggraver les choses.

Nicolas Hulot a signé la préface de ce roman, ce qui apporte une certaine crédibilité à cette fiction pleine de réalisme. Je suis sûre que le message véhiculé par Arthur Ténor va sensibiliser nos jeunes lecteurs.

Stephen Hawking, la fille d’Arkas et moi de Emmanuelle Kecir-Lepetit

Bye, bye la Terre !

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C’est l’été et notre jeune héros, Elliot, rêve de passer ses vacances avec ses copains. Mais ses projets vont être quelque peu mis à mal quand son père, Andrew, lui propose de l’emmener à Dublin, pour assister à un grand congrès d’astrophysique. Elliot n’est pas franchement emballé. D’un côté, pour le jeune garçon qui reproche souvent à son père de passer plus de temps sur son ordinateur qu’avec lui, ce voyage serait alors l’occasion de partager un moment avec lui, de mieux connaître aussi le sens de son travail. Mais ce qui fâche aussi Elliot c’est que son père, tellement absorbé par son travail en oublie l’essentiel, la famille. Et là, Elliot a l’impression que par cette proposition tout va encore tourner autour des centres d’intérêt de son père. Mais il n’a pas le choix au final, il faut qu’il y aille.

Ce congrès réunit les plus illustres scientifiques dont Stephen Hawking qui entre autre a émis une théorie sur les trous noirs. Elliot est impressionné par cet homme au physique si particulier. Il ne sait pas encore que cette rencontre va bouleverser le cours de sa vie.

Emmanuelle Kecir-Lepetit va emmener le lecteur dans un grand voyage à travers les plus grandes théories de la physique. Galilée, Copernic, Newton, de grands noms associés à de grandes découvertes. L’Homme s’est toujours posé des questions sur l’univers, sur son origine, sur sa fin. Beaucoup se sont penchés et se penchent encore sur les mystères qui l’entourent. Alors préparez-vous pour un long voyage interstellaire qui vous fera pénétrer dans un autre espace-temps en compagnie de Stephen Hawking, un illustre physicien. Ce roman est non seulement une approche ludique et pédagogique des théories scientifiques mais conduit également le lecteur à réfléchir sur le devenir de la Terre, une planète en danger. Un moment de lecture passionnant, emmené par un binôme plein de ressources.

Je dois préciser que la plume de l’auteur est légère et simple à comprendre. C’est un récit très instructif, très dynamique à l’image de notre jeune héros. 

Plastique apocalypse, de Arthur Ténor

SOS, Terre en détresse…..

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Un scientifique a mis au point une invention dans le but d’éliminer tous les déchets plastiques de la surface de la Terre. Un moment historique que Richard Buttler, le président de Bio Tech Ingénierie, s’empresse de partager lors d’une émission télévisée, transférée pour l’événement dans une salle de recherche du laboratoire de la société. Dimitri Karadine, le chercheur, a inventé une bactérie dévoreuse de matière plastique : le Plastivorax. Ce germe est conçu pour tout engloutir, se multiplier et se désagréger en quelques minutes, une fois rassasié. Une démonstration est réalisée en direct, c’est l’euphorie ! Cependant à aucun moment quelqu’un a pensé que le Plastivorax pouvait résister à la mort programmée. Quelques jours après la diffusion de la nouvelle, un incendie a détruit le laboratoire de recherche, un airbus s’est abîmé en mer avec à son bord Richard Buttler. Dimitri est effondré. Dans la soirée, son fils Alexandre remarque un fait étrange, le clavier de son ordinateur se ramollit, puis finit par fondre. Dans le salon, la télévision est presque toujours allumée. Une image se fige alors sur un site industriel, duquel s’élève une forte fumée grise. C’est la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine qui est prête à exploser ! Triste réalité où la nature a pris le pas sur l’Homme. En effet, le Plastivorax s’est étendu, attaquant tous les circuits électriques, ce qui  entraîne des explosions et des incendies à répétition. C’est le chaos, une panique générale s’empare de la population. Tous les réseaux de communication sont coupés, la circulation terre, mer et air est inexistante. La planète entière attaquée par la bactérie est paralysée, les scènes de pillage se multiplient, les gens se piétinent, se battent. C’est la loi du plus fort qui l’emporte, les hommes deviennent des barbares. La civilisation est anéantie… Le mode de vie actuel est le seul responsable de cette catastrophe planétaire. Le Plastivorax arrêtera sa progression quand il n’aura plus rien à se mettre sous la dent, quand il n’y aura plus sur son passage de matériaux à base de pétrole, quand il n’y aura plus rien contenant du plastique. Tout ce qui fait le confort des humains, leur petit bonheur matériel de tous les jours, tout disparaît  ! C’est une véritable descente aux enfers. L’homme a orchestré sa propre perte, sa disparition. Toujours innover, toujours aller plus loin, s’enrichir, STOP DANGER ! Une société de consommation toujours avide de nouveautés, du gâchis, des déchets, la pollution… Que va-t-il advenir de cette population qui essaie de survivre, d’échapper à la bactérie ? Trente ans après ce cataclysme, Alexandre est à son tour papa. Il a survécu. Et il repense à sa vie d’avant : Internet, la télévision, une vie à 100 à l’heure, les réseaux de communication de plus en plus performants, la pollution, une surconsommation, avoir toujours plus et mieux. Et là que reste t-il ? Un grand retour en arrière s’est opéré. Plus de véhicules à moteur, plus de télévisions ni d’internet. Une nouvelle ère est née. L’air est frais, respirable, on utilise les énergies renouvelables, le soleil, on réalise ses propres plantations, on n’a plus d’écrans, on lit. On respecte la nature, l’environnement, on se passe du pétrole. On construit un nouvel avenir, on retourne aux vraies valeurs. La terre ne doit plus être une poubelle, il faut en prendre soin pour qu’elle dure. Il faut tirer des leçons des erreurs du passé, pour construire un avenir sain.

Dans Plastique apocalypse, Arthur Ténor aborde le thème de l’écologie en soulignant l’importance des comportements individuels et collectifs des hommes. L’écologie doit être notre cheval de bataille. Une prise de conscience collective est nécessaire pour préserver une planète en danger. Cette histoire est poussée à l’extrême, le début peut paraître un peu lourd mais il nous met devant une évidence : l’Homme est un danger pour lui-même, défiant constamment la nature qui reprend ses droits dans la douleur. Faut-il une catastrophe pour que chacun puisse enfin comprendre qu’agir pour le bien-être de la planète est indispensable à notre survie… Imaginez la cellule de crise qui s’installe déjà dans votre cuisine quand votre ami du quotidien, le micro-onde vous lâche au moment de chauffer votre café du matin. Et surtout, quand il faut faire appel à l’artillerie lourde qu’est la casserole !!! C’est la panique, on rage, à peine si encore on sait se servir de ladite casserole. C’est triste quand même. Réfléchissez bien à votre comportement du quotidien, si un jour il fallait renoncer à tout ça, pour le bien-être de l’Humanité, pour sa sauvegarde. Un Plastivorax peut à tout moment surgir….