Le rêve du papillon noir, de Anne Thiollier

Résultat de recherche d'images pour "le rêve du papillon noir fnac"Lumière du Matin est une jeune Chinoise de la Chine rurale des années 30. Un temps où la femme n’a pas de droits : ni celui de choisir son époux, ni celui de se promener seule, ni même celui de montrer l’intérieur de sa bouche, ce qui l’empêche bien entendu de rire aux éclats… Entourée de sa famille, Lumière du Matin va bientôt voir partir Lumière de Jade, sa première Petite soeur,  mariée par le biais d’une entremetteuse à un mari qu’elle n’a jamais vu… Lumière du Matin prend alors une décision grave : malgré le danger pour une fille seule, elle décide de fuir, en se faisant passer pour un garçon. Son chemin est semé d’embûches, jusqu’au jour où sa route va croiser celle du Vieux peintre, le maître Liang qui va la prendre sous sa protection et lui enseigner la peinture.

Un récit de vie qui traite avec beaucoup de pudeur et de sensibilité de la condition de la femme dans la Chine des années 30. Un roman sous forme de voyage initiatique dont la principale particularité n’est pas l’action et les rebondissements mais plutôt un voyage intérieur à la recherche de sa propre vérité. Le personnage de Lumière du Matin est un personnage fort, déterminé, qui va au bout de ce qu’elle croit juste mais est prêteégalement  à renoncer à son bonheur personnel pour soutenir sa famille. Le thème de la transmission du savoir est très présent, tant dans l’enseignement du vieux peintre à la jeune fille que la jeune fille, ensuite, aux enfants.

Et c’est au cours de l’histoire que vous comprendrez le titre bien poétique du livre !

Instructif mais peut-être d’un abord difficile pour les jeunes lecteurs auquel ce roman s’adresse.

 

 

Je suis Juan de Pareja, de Elizabeth Borton de Treviño

"Je suis Juan de Pareja", d'Elizabeth Borton de TrevinoSéville, 17ème siècle. Juanito, jeune esclave, se retrouve seul après le décès de son maître, puis de sa maîtresse, qui a succombé à la peste. Il fait partie de l’héritage et doit rejoindre son nouveau maître à Madrid, le neveu de sa maîtresse, le peintre Vélasquez. Après bien des péripéties, le voici donc qui  entre au service du grand peintre de la cour. Il va devoir préparer les pigments, les toiles, nettoyer l’atelier. Juan admire le travail de son maître et apprend en secret, en regardant celui-ci travailler. Son rêve : devenir peintre lui aussi… Mais les esclaves n’ont pas le droit de toucher aux arts.

Tiré d’une histoire vraie, ce texte est écrit à la première personne, comme une autobiographie de l’esclave. Même si l’écriture est romancée, on y apprend beaucoup de choses historiques sur la condition des esclaves, sur la vie de Vélasquez et la cour d’Espagne au 17e siècle. Vélasquez était un maître bienveillant, simple, austère, qui n’a pas été épargné par les épreuves de la vie. Il est l’un des plus grands peintres de son temps. La première de couverture de cette édition est une reproduction du véritable tableau qu’il a peint de son esclave  Juan de Pareja.

Cette histoire nous fait voyager dans cette Espagne de cour du 17e siècle mais aussi jusqu’en Italie, avec les trajets sans fin  et les problèmes de communication avec les proches restés sur place qui en découle. On rencontre aussi d’autres artistes connus à l’époque comme Rubens.

Ce texte est écrit de manière assez descriptive qui ne laisse pas passer les émotions de manière vive et en cela pourrait peut-être rebuter certains de nos lecteurs, -si on y ajoute le nombre de pages assez conséquent. Ecrit en 1965, peut-être le texte a-t-il un peu vieilli ? En tout cas, l’histoire reste malgré tout  passionnante et très instructive, véritable petite histoire de l’art.

Hilaire, Hilarie et la gare de Saint-Hilaire, Hélène Montardre

Résultat de recherche d'images pour "Hilaire, Hilarie et la gare de Saint-Hilaire, Hélène Montardre résumé éditeur"Au début de l’histoire Hilaire et Hilarie se rencontrent. Ils deviennent amis. Les jeunes enfants attendent la Micheline de 18h56 tous les jours et ensemble pour voir si la femme du vieil homme reviendra après 60 ans d’absence.

A lire à partir de 9 ans.

Lou, CM2 – une p’tite dévoreuse de livres de Salé Lou Potier

Une chronique des élèves de l’école primaire voisine, l’école Salé Lou Potier. Vous avez, vous aussi, lu le livre ? Alors,  chers lecteurs de ce blog, pour les encourager, n’hésitez pas à poster un commentaire en donnant votre avis !

Présentation de l’éditeur : Hilarie, 10 ans, attend le train de 18h56, cachée dans l’herbe. Comme chaque jour, pendant les vacances, elle vient observer le vieux monsieur qui attend désespérément quelqu’un qui descendrait du train. Mais à chaque fois, il repart seul. Hilarie habite Saint-Hilaire, petit village de campagne. Elle est solitaire dans ce village écrasée sous le soleil, s’ennuie un peu et s’occupe alors à observer ce vieillard. Un jour, elle est rejointe dans l’herbe par Hilaire, un garçon qui vient d’arriver dans le village et qui s’est installé dans la gare désaffectée, terrain de jeux habituel d’Hilarie. C’est le début d’une belle amitié, le temps d’un été.

La verluisette, de Roberto Piumini

De l’ombre à la lumière…

Résultat de recherche d'images pour "la verluisette"Madurer, 11 ans, est un enfant malade condamné à rester dans sa chambre. Le soleil, la poussière nuisent à sa santé, il ne peut donc plus sortir. Son lieu de vie doit également être dépourvu de fenêtres. Son père, le vizir Ganouan, est désespéré et décide de faire appel à un peintre, Sakoumat, pour embellir d’images et de couleurs les murs du palais. Madurer n’est pas un enfant triste, il est, malgré tout ce qu’il vit, plein de vitalité. Sakoumat va l’ouvrir sur un monde extérieur merveilleux qui va prendre vie du bout de ses pinceaux. L’artiste va faire entrer le côté de l’existence dont ne peut plus profiter l’enfant.

La Verluisette est un beau conte d’amitié entre un enfant dont la vie se résume aux murs de sa demeure et un peintre qui dévoilera toute sa magie d’artiste pour lui offrir un monde qui lui sera propre. Une belle leçon de vie pleine de poésie. Aujourd’hu , il existe une maladie rare qui contraint les enfants à ne sortir que la nuit car la lumière directe leur brûle la peau. La sortie de jour est un vrai parcours du combattant car ils doivent porter une combinaison comme celle des cosmonautes, seul moyen efficace de lutter contre les rayons ultra-violets. Comme Madurer, leur vie est compliquée mais ils font preuve d’une énergie et d’une volonté qui forcent l’admiration.

La fille au pinceau d’or, de Marie Bertherat

Peinture et interdiction…

Afficher l'image d'origineMaria Brugada est une jeune orpheline au service d’une aubergiste des plus froides et cruelles. Quand celle-ci tue de sang froid le petit chaton de Mimosa, la chatte qu’elle a recueillie, Maria décide de s’enfuir et avec un peu d’aide se retrouve à Madrid comme bonne dans un atelier de peinture.

Elle va découvrir le dessin, la peinture uniquement avec les yeux sans pouvoir y toucher. Étant très attirée et ayant des aptitudes pour cet art, elle va devenir complice d’un des apprentis, Angel, qui va lui apprendre des méthodes et des techniques de peinture, tout cela en cachette : à l’époque c’est un univers réservé aux hommes.
Le chef d’atelier va petit à petit prendre conscience qu’il a un petit génie dans son atelier qu’il aimerait mettre en avant, mais étant une fille, il ne le peut pas sous peine de voir débarquer l’Inquisition.
Maria va-t-elle pouvoir peindre à sa guise ? Va-t-elle devoir continuer à se cacher ?
Ce livre se lit très vite et on est tout de suite dans l’univers de cette jeune et bouleversante orpheline. L’auteure mêle dans ce livre suspens et aventures diverses pour cette jeune fille : un regard amoureux d’Angel, l’un des apprentis, beaucoup de jalousie d’autres, de l’admiration du chef d’atelier…
L’histoire se passe au 17ème siècle à Madrid et nous pose un contexte historique qui commence à voir des  » femmes peintres » interdites jusqu’alors.
Ce livre captivera je pense plus les jeunes filles que les garçons !

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