Goal !, tome 1 : coups francs et coups fourrés, de Antoine Griezmann, Olivia de Dieuleveult et Fabrice Colin

Fais de ton rêve, ta vie…

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Antoine Griezmann a décidé de se lancer un nouveau défi en produisant une série de 6 romans à destination des jeunes. Il y raconte ses débuts dans le monde de football. Depuis sa tendre enfance, il rêve de devenir footballeur. Lui, un petit garçon chétif, un mordu de foot a dû jouer des coudes pour réussir. Son physique maigrelet fera longtemps obstacle pour accéder à des clubs professionnels. Pour en arriver au niveau que tous les « fouteux » connaissent, rappelons qu’il joue dans l’équipe de l’Atlético Madrid, Antoine Griezmann, dit Grizi, a surmonté beaucoup d’obstacles. Et pas des moindres quand on sait que son père adjoint de l’entraîneur de l’équipe de Charnay (71), à l’époque, s’est toujours refusé à voir son fils passer des sélections afin d’intégrer l’équipe locale. Du haut de ses 9 ans, Grizi sait ce qu’il veut mais se heurte aux refus répétitifs de son père. C’est grâce à sa mère qu’il atteindra son but.

Antoine Griezmann veut faire partager l’aventure qui a été la sienne, transmettre ses valeurs humaines et sportives. Un parcours semé d’embûches qu’il a su surmonter grâce à une volonté de fer. Alors que beaucoup ne croyait pas en lui, lui n’a jamais douté. Sa première fan, la première femme à croire en lui, sa maman qui a été très précieuse pour lui, il lui doit beaucoup. Cette série est un espoir pour tous ceux qui ont un rêve. Rien n’est impossible, il faut y croire, s’accrocher, ne jamais douter. Une série de six tomes à paraître jusque Février 2019.

Seuls à la maison, de Geneviève Senger

Quand le chat n’est pas là, les souris dansent !

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Morgane, 9 ans, et Thibault, 10 ans, vont devoir se passer de leur père parti en Chine pour son travail et de leur maman qui doit se rendre à Paris chez un dermatologue pour leur sœur Justine. Ils habitent dans une grande maison sur une colline, à 500 mètres du bourg. Mais pas de panique Lydie, leur marraine de cœur va les garder. Néanmoins, un petit souci : elle est en retard et maman ne peut pas attendre. Voilà donc les enfants seuls pour un court moment. La situation se complique quand l’hôpital les appelle suite à l’accident de voiture de Lydie qui doit se faire opérer le lendemain. Quelle poisse ! Mais Morgane et Thibault, bien que désolés pour leur nounou, sont excités à l’idée de rester seuls, personne pour les commander, pour leur dire quoi faire. Pas de contraintes que du plaisir ! Pas question de prévenir les parents, enfin libres ! Ils sont persuadés qu’ils vont arriver à se débrouillés sans aide. Dès le lendemain, c’est la révolution, du désordre prend déjà place, leur essai en cuisine est une catastrophe avec un rôti brûlé, un four carbonisé. La maison leur semble si triste que les enfants décident de déterrer un sapin et de mettre toutes les décorations de Noël partout dans la maison. Quel capharnaüm ! Mais quand la nuit tombe, les enfants regrettent un peu d’être seuls, ne sont pas rassurés et entendent de drôles de bruits. Un appel d’un camarade de classe, Frédéric, va intriguer le frère et la sœur. Des bruits courent qu’un monstre rôde autour du village… Les enfants mettent un plan à exécution au cas où l’affreuse bête pointerait le bout de son nez. Le téléphone sonne une nouvelle fois. De nouveau Frédéric qui leur apprend que le garde chasse a vu un homme se cacher dans la montagne, installer des pièges un peu partout. Il faut se méfier et bien s’enfermer, on ne sait jamais. Décidément, il ne fait pas bon de rester seuls en ce moment. Comment Morgane et Thibault vont-ils faire pour faire face à tout cela ? Vont-ils regretter d’avoir accepté d’être seuls à la maison ?

Une histoire agréable, facile à lire. Les jeunes personnages sont sympathiques. Ils se prennent pour des grands mais la solitude les gagne et, réflexion faite, même si les parents paraissent embêtants, leur présence reste réconfortante. Vivement que maman rentre !

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Phobie, de Fanny Vandermeersch

Prisonnière de ma peur

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Sophia est une élève très brillante, toujours première. Mais son arrivée au collège va tout bouleverser. Elle n’arrive pas à s’habituer aux changements, la transition primaire/collège est difficile. Elle va s’angoisser, perdre ses moyens. Ses notes baissent malgré un travail acharné, ses amies l’abandonnent. Les professeurs ne comprennent pas, elle va attirer les foudres de ses parents qui ne voient Sophia qu’à travers ses notes. Tous les prétextes sont bons pour ne pas aller en cours. Elle va finir pas sécher, elle signe les bulletins à la place de ses parents  et intercepte les messages du collège. Sophia n’a jamais eu ce genre de comportement auparavant.

Phobie est en fait le journal intime de Sophia de son entrée en 6ème à la classe de 5ème. On suit progressivement la dégradation de l’état physique et mental de la jeune adolescente. On sent cette angoisse qui prend de plus en plus de place, la peur de franchir les grilles du collège, les notes qui dégringolent, la crainte de décevoir, une situation d’échec insupportable ! Personne ne la comprend, personne ne se rend compte de la gravité de la situation. Ses parents la sanctionnent pour ses mauvais résultats sans en chercher les raisons. La période de vacances  est la seule échappatoire, une délivrance. Mais retourner en cours est de plus en plus difficile pour Sophia, aucune envie… et cette même paralysie. Pour être sûre que la jeune adolescente aille en cours, sa mère  décide de l’emmener au collège :

« …..A l’approche du collège, je hurle à maman de s’arrêter. Déconcertée elle gare la voiture le long de la route. J’ouvre la portière et tombe. Je suis allongée sur le trottoir, le corps secoué de spasmes. Ma respiration est bruyante et saccadée, la vue brouillée par les larmes. Je me sens partir. Les bruits autour de moi se dissipent. Tout est flou. Je n’ai conscience que d’une chose les cris de ma mère. »

Un drame va avoir lieu qui sera un électrochoc pour les parents. Ils  vont alors prendre conscience de la gravité de la situation, vont mesurer la souffrance de leur fille. Sophia va pouvoir mettre des mots sur ce qui lui arrive. Elle souffre de phobie scolaire.

Ce roman est très réaliste et met l’accent sur un sujet délicat qu’il ne faut pas banaliser. Ce n’est pas simplement ne pas avoir envie d’aller à l’école mais c’est ne pas pouvoir y aller.

Dans une telle situation, le dialogue est très important, et, malheureusement,  il est inexistant pour Sophia. Le climat familial est tendu, les parents se disputent souvent, ils sont plus dans la sanction. Elle n’a plus d’amies. Elle se tient en retrait d’un groupe-classe dans lequel elle se noie et qui l’oppresse.

La phobie scolaire est, au même titre que le harcèlement, un problème dont on doit parler autour de soi.

Ce livre s’adressent aussi bien aux parents, aux adolescents, aux enseignants qui doivent mener ensemble le combat contre la phobie scolaire. Ce n’est pas un caprice, c’est un réel mal-être dont on n’arrive pas forcément à expliquer l’origine. Pour Sophia, le changement d’établissement et la première « mauvaise » note ont été les déclencheurs. La fin est rassurante car elle montre ce qui peut être mis en place pour accompagner l’élève et l’aider à surmonter cette peur. Des aménagements sont possibles pour permettre petit à petit à l’élève de se reconstruire, de reprendre confiance pour mieux intégrer à nouveau le système scolaire.

En annexe, un dossier intéressant pour expliquer ce qu’est la phobie scolaire.

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