A l’aube du D-Day, de Nathalie Le Cleï

En mai 1944, les alliés préparent le débarquement. En Normandie, Hans, Allemand, aide à l’édification du « mur de l’Atlantique » (un système de fortifications destiné à empêcher l’invasion des Alliés depuis la Grande Bretagne). Robert, Américain, quant à lui, est en Angleterre pour participer au débarquement.

Hans et Robert ont 16 ans et sont déjà soldats. Ils  sont cousins mais ne se connaissent pas, ne se sont jamais rencontrés, mais vont participer à un moment historique, chacun dans son camp. 

 

On apprend beaucoup dans ce roman sur les dix jours qui ont précédé le D-Day. C’est passionnant de voir comment les rouages de cet événement historique se sont mis en place, dans les deux camps. A travers les deux personnages, on apprend beaucoup de détails et d’anecdotes qui nous font mieux appréhender l’importance de cette page de l’Histoire. A la fin du roman, comme pour chaque titre de cette collection des éditions Oskar « 10 jours pour changer le monde », l’auteur propose une fin autre : « Et si le jour J avait été différent  ? L’Histoire n’est jamais écrite d’avance… »

Le D-Day, ou Jour J en français est le jour du débarquement allié en Normandie, le 6 juin 1944, premier jour de la bataille de Normandie, durant la Seconde Guerre mondiale. Cette opération militaire avait été baptisée Overlord.

Pour des élèves de 3ème ou de lycée qui ont déjà des notions sur la Seconde Guerre mondiale.

Nathalie, maman d’une ex-dévoreuse de livres d’Arsène

Mémé, de Philippe Torreton

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

L‘auteur, Philippe Torreton, adorait sa «mémé», le personnage central de son enfance aujourd’hui décédée. Quarante ans après, l’auteur, dans cet ouvrage, rend hommage à sa mémé qui habitait en face de chez lui et chez qui il se rendait très régulièrement. C’était une femme des campagnes qui vivait simplement et modestement dans sa maison de Normandie. L’auteur y décrit avec une tendresse amusée son quotidien banal : le travail laborieux, vécu sans plainte, l’esprit de famille qui rassemble autour d’une tablée, les drames familiaux mais aussi un intérieur humide et vieillot rempli d’autant de bibelots et d’anciens meubles que pouvaient contenir cette petite maison étouffante accumulant les souvenirs.

Pour Philippe Torreton, il doit ce qu’il est devenu à sa grand-mère dont il parle avec nostalgie durant ces presque 150 pages. Pour lui sa grand mère était un exemple.

Notre avis :

C’est un livre autobiographique assez triste et émouvant qui nous parle des choses simples de la vie. Il décrit des habitudes mais aussi beaucoup de sentiments. Ce n’est pas un livre d’action et l’écoute du texte lu par l’auteur lui-même est lente et nous plonge dans cette ambiance réaliste et touchante même si certains élèves adeptes d’action n’ont pas accroché. Un récit de vie très poétique qui nous plonge dans des souvenirs d’enfance et dans la tristesse du deuil.

 -Silencieuse de mots mais bavarde en preuves d’amours.

-Je veillais sur ma grand-mère, pendant qu’elle veillait sur moi, ce fut mon premier emploi, gardien de nuit de mémé.

– Je ne voulais pas qu’elle meure avant mes vingt ans, car à vingt ans on est grand, on est un homme et un homme c’est dur à la peine, mémé il faut tenir ! A vingt ans, j’ai repoussé la « date de la mort acceptable » à trente. Quand elle a arrêté de respirer pour de bon, j’en avais quarante et je n’étais toujours pas devenu un homme.

Les élèves de 3ème du collège Arsène Fié