L’agence Pendergast, 2. Le monstre des égouts, de Christophe Lambert

Pour échapper aux représailles de Bloody Bill, un truand  à qui il doit de l’argent, et pour les beaux yeux de Célia, Sean, notre voleur des rues, a fini par accepter d’intégrer l’agence Pendergast, une organisation secrète cachée sous Ellis Island à New-York et qui chasse les cr’éatures paranormales. Lorsque Sean entend parler, dans une taverne, d’un monstre qui sèmerait la terreur dans les égouts, il décide d’aller avertir M. Pendergast, le chef de l’agence. Avec Célia, Joe l’Indien et M. Barrie, agent envoyé de Londres par Scotland Yard, ils vont devoir enquêter auprès des Trolls et des Nains qui habitent les égouts… L’aventure risque d’être des plus périlleuses.

Amitié, solidarité et un brin d’amour et de jalousie sont au rendez-vous, avec à nouveau de petits clins d’oeil litéraires, cette fois-ci avec Sherlock Holmes et Dr Jeckyll et Mr Hyde. Les aventures ne manquent pas et les surprises sont de taille…

Rien à redire donc sur ce deuxième tome qui confirme la qualité de cette série à destination d’un jeune public. L’édition de qualité et les illustrations en noir et blanc très travaillées ne gâchent  rien au plaisir !

 

Le petit chaperon rouge à Manhattan, de Carmen Martin Gaite

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Une tarte si convoitée…

Sara Allan, 10 ans, vit à Brooklyn avec son père, plombier et sa mère, employée dans une maison de retraite. La jeune fille adore la lecture, l’imprévu, l’aventure et admire tous ces héros si courageux qui la font rêver. Mais ce qu’elle aimerait par-dessus tout, c’est de voir la statue de la liberté et d’explorer le quartier de Manhattan. Pour l’instant, elle le parcourt furtivement quand elle va rendre visite à sa grand-mère Rebecca, une ex-star du music-hall, connue sous le nom de Gloria Star. Un peu farfelue cette grand-mère! Elle chante, elle est pleine de fantaisie, pétillante et beaucoup plus rigolote que les parents de Sara. Comme sa petite fille, elle est éprise de liberté. Alors que les parents doivent partir à l’enterrement d’un oncle, Sara est confiée à un ami qu’elle n’aime pas. Elle décide alors de s’enfuir et de se rendre seule chez son aïeule. Mais, contrairement au conte initial, Sara n’emporte pas un petit pot de confiture et du beurre mais une tarte aux fraises, spécialité de sa mère. La recette de cette gourmandise est un secret qui se transmet de mère en fille. Elle est donc très convoitée et sera la clé de la folle aventure que va vivre la fillette. Elle va s’égarer dans les méandres d’un quartier où sa route va croiser une multitude de personnages dont le fameux loup, un pâtissier milliardaire à la recherche de la fameuse recette.

Le petit chaperon rouge à Manhattan est une version moderne du conte. Une version originale, pleine d’humour avec des personnages colorés à souhait. Deux univers qui se rencontrent : d’un côté l’imaginaire, un chaperon rouge qui incarne notre enfance, un temps passé et de l’autre la modernité.

Opération Lovelace de Emmanuelle Kécir-Lepetit

Un voyage spatio-temporel

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New York, hiver 2030. Nancy Watson, une adolescente de 12 ans, vit avec sa mère, directrice réseau d’un grand groupe. Son père est docteur en informatique, il a d’ailleurs conçu le système numérique de sécurité du Pentagone. Des parents divorcés, accaparés par leur profession, Nancy se sent souvent seule. Et aujourd’hui plus que les autres jours car c’est son anniversaire et elle n’a reçu aucun appel de sa mère et encore moins de son père. Alors qu’elle prenait un chocolat dans un bar avec sa meilleure amie, Jesse, toutes les lumières se sont brusquement éteintes. Par la baie vitrée, elle se rend compte que la ville est également plongée dans la pénombre. Quelques secondes avant cette coupure, Nancy a reçu un message codé de sa maman l’invitant à l’appeler en urgence, suivi d’un sms de même nature provenant de son papa. Comprenant vite que la situation est grave, l’adolescente retourne précipitamment à son domicile. Arrivée sur place, elle s’empare d’un vieux téléphone portable que son père a bricolé et qui doit être utilisé uniquement dans les situations extrêmes.  Ses parents lui apprennent alors que les systèmes informatiques occidentaux ont été endommagés par un virus. L’humanité est menacée par des pirates qui peuvent à tout moment envoyer la bombe, sans que personne ne puisse les arrêter. Il faut qu’ils partent, une mission de la plus haute importance les attend. Une cellule de crise est alors mise en place dans un chalet appartenant aux parents de Nancy. Les gens du Pentagone, des militaires y sont réunis, dans le plus grand secret. Les visages sont graves, les discussions longues et animées. Pour remédier à cette catastrophe qui paralyse le monde, il faut remonter le temps pour réparer le mal à sa source. Ainsi, il est nécessaire de se rendre à Philadelphie, en 1943, l’année où a été créé le premier ordinateur. Alors, quand monsieur Watson explique son idée de retour dans le passé, tout le monde le prend pour un fou. Mais ont-ils le choix ? Chacun y va de son commentaire, pour enfin se rallier à sa cause. L’opération Lovelace est lancée. Lovelace est un programme mis au point par le docteur Watson qui permet de voyager dans le passé et qui est équipé d’un logiciel de retour. Il a fabriqué un siège installé sur une plate forme, entourée d’une paroi vitrée reliée à un grand ordinateur. Maintenant, il s’agit de trouver le candidat idéal pour cette mission de la dernière chance. La soirée s’achève, les parents accompagnent les visiteurs à la porte. Nancy n’a pas perdu une miette des débats et, vu l’urgence de la situation, elle décide de se porter volontaire. Au détail près, personne n’est au courant de sa décision. Profitant que ses parents soient occupés, elle s’assoit dans la machine sans trop réfléchir. Au dernier moment, prise de remords, elle leur griffonne un mot. Elle se colle au siège, qui commence à tourner si rapidement que tout se mélange dans sa tête, des lumières vives surgissent de partout, des bourdonnements, un tunnel, le vide puis plus rien … Nancy perd connaissance … Mais juste avant ce chaos, elle se rend compte qu’elle n’a pas emporté le drone de retour….

Avec l’Opération Lovelace, le lecteur se laissera facilement captiver par les aventures trépidantes de Nancy dans Londres, au XIXème siècle – puique le programme s’est trompé de 100 ans ! Entre passé et futur, pas le temps de s’ennuyer ! Une véritable aventure vous attend.

Un roman sans temps mort qui sait mélanger les genres avec succès, édité par une très sérieuse maison d’édition scientifique : les éditions Le  Pommier. Si les éléments de fantastiques ou science-fiction sont faux, il n’en est pas de même de toutes les données sur les personnages historiques réels présentés dans ce livre de manière très documenté. D’ailleurs, en fin d’ouvrage, une annexe fait le point pour nous aider à démêler le vrai du faux, complété d’une biographie d’Ada Lovelace.

Un petit point d’Histoire maintenant :

Ada Lovelace, de son nom complet Augusta Aida King, comtesse de Lovelace, née Aida Byron le 10 décembre 1815 à Londres et morte le 27 novembre 1857, est une pionnière de la science informatique. Elle est principalement connue pour avoir réalisé le premier programme informatique lors de son travail sur un ancêtre de l’ordinateur : la machine analytique de Charles Babbage. En référence à sa découverte scientifique, son prénom sera donné au langage de programmation, créé dans les années 80, par le département de la défense des Etats-Unis. En mémoire à son travail et dans le but de promouvoir le travail des femmes en science, une journée Ada Lovelace a été lancée par un journaliste britanique: le Ada Lovelace day.

La collection Les Savantissimes aux éditions Le Pommier a pour but de mettre à la portée de tous la vie et l’oeuvre d’un scientifique dont les découvertes ont marqué durablement l’histoire des sciences, le tout sous la forme d’un roman plein d’aventure. C’est réussi !

Mentine, 4. Seule à New York, de Jo Witek

Nous retrouvons avec un plaisir toujours renouvelé notre pétillante Mentine dans une nouvelle aventure. Cette fois-ci, ses parents veulent profiter d’un séjour en amoureux dans un ranch du Dakota pour fêter leurs 20 ans de mariage… L’excuse pour ne pas emmener Mentine avec eux : elle a peur des chevaux ! Alors, ils décident de l’inscrire à un stage linguistique à New-York durant ces quinze jours. Ainsi, ils partiront ensemble et ils se rejoindront à nouveau après leur escapade ! Mais il faut d’abord trouver à Mentine une famille d’accueil… Bien entendu, Mentine va écrire une lettre explosive à ses correspondants (lettre qui ouvre le roman) mais celle-ci n’est pas du tout du goût de sa mère qui va bien vite prendre les choses en main… C’est ainsi que notre chère Mentine se retrouvera hébergée dans l’Upper East Side, dans une somptueuse villa au sein d’une famille richissime où elle est… la punition de leur fille, la sublime Joyce,  14 ans, hautaine et futile… Car pour avoir la famille d’accueil idéale, la mère de Mentine a décrit sa fille comme une enfant studieuse, sage, disciplinée… Pourtant, sous des dehors lisses, la famille américaine est au bord de l’explosion. Mentine va-t-elle y trouver sa place ?

Un nouveau tome plein de péripéties et d’aventures, parfois bien entendu un peu fantaisistes et tirées par les cheveux, mais on se prend au jeu. Mentine est une adolescente tellement pleine de vie et d’humour, avec son regard d’enfant intellectuellement précoce qui la met toujours dans des situations en décalage avec son âge… On adhère, même si son quotidien d’enfant unique dans une famille aisée parisienne ne parlera pas forcément à nos élèves. On se laisse emporter par ce tourbillon de vie pour passer un petit moment délicieux qui redonne la pêche au lecteur. C’est bourré d’énergie et d’optimisme. Heureusement que la grand-mère veille sur sa famille pour y apporter sa sagesse ! La rencontre cocasse avec Woody Allen, réalisateur américain (au demeurant sans rapport aucun avec l’actualité)  est un petit moment d’anthologie. A lire sans hésitation pour les fans de la série… plutôt des filles, d’ailleurs !

Juliette à Barcelone, de Rose-Line BRASSET

Les éditions Kennes et l’auteur, Rose-Line BRASSET nous font voyager aux côtés de Juliette et sa mère. Deux romans époustouflants qui nous permettent de découvrir deux villes exceptionnelles à travers les yeux et les aventures de Juliette : New-York et Barcelone !

Juliette Bérubé est une adolescente âgée de 13 ans qui vit au Québec. Elle n’aime pas son prénom et préfère qu’on l’appelle Jules. Elle est amoureuse de Gino, un garçon de sa classe mais n’ose pas partager ce secret avec sa meilleure amie, Gina. Ne connaissant pas son père, Juliette vit seule avec sa mère, Marianne Bérubé, journaliste. Juliette admire beaucoup sa maman mais la trouve parfois pénible.  Sa mère est souvent amenée à voyager pour son travail. C’est l’occasion pour Juliette de visiter des pays et de vivre des aventures inoubliables.

Voyager avec Juliette pour se payer la traite (se faire plaisir) !
Afficher l'image d'origineAu mois de Décembre, quelques jours avant Noël, la mère de Juliette doit se rendre à Barcelone. Juliette est déçue de partir car elle ne pourra pas aller au collège le dernier jour de cours avant les vacances pour voir Gino et célébrer les fête de fin d’année au Québec sous la neige. Mais avant de partir, elle voit sur Facebook que Justin Beaver va donner un concert à Barcelone le soir du 31 décembre ! Cette nouvelle finit par la rendre enthousiaste pour ce voyage en Espagne. Sur place, elle partage une chambre avec sa mère à l’hôtel le Peninsular situé dans la vieille ville. Juliette et sa mère sont émerveillées devant la beauté de la ville. A la réception de l’hôtel, Juliette fait la rencontre de deux beaux garçons, Miguel et surtout Manuel. Sa mère étant très occupée pour son travail, elle n’a pas le temps de s’occuper de Juliette toute la journée. Luz Vargas, une collègue de travail espagnole, lui présente alors sa fille, Susannah, avec qui Juliette passera ses journées ! Susannah et Juliette vont très vite devenir amies et formeront rapidement un groupe avec Miguel et Manuel. Manuel tombe sous le charme de Juliette et vice-versa ! Elle va vivre des aventures palpitantes à Barcelone et découvrir la culture de cette ville grâce à ses nouveaux amis !  Elle passera aussi de magnifiques moments de complicité et d’émotion avec sa maman.

 

Juliette à New-York, de Rose-Line BRASSET 

Afficher l'image d'origineLe 1er avril, Juliette entend sa mère crier son nom pour la sortir du lit et lui annonce qu’elles partent dès ce soir à New-York pour une semaine ! Juliette pense que c’est un poisson d’avril mais il s’avère que non. Après les cours, Juliette part pour l’aéroport avec sa mère et prennent un avion pour New-York ! Sa meilleure amie Gina est triste car elle va encore passer ses vacances toute seule ! Juliette commence par visiter des lieux incontournables à New-York comme le Musée Madame Tussaud, Grand central terminal avec sa mère. Un soir, en se promenant dans les rues avec sa mère, Juliette fait la connaissance de Troy et ses frères, Sammy, Ethan et David, des danseurs de rue qui rêvent de devenir célèbres. A l’hôtel, Juliette va aussi faire la connaissance de deux jeunes filles Suisse, Astrid et Caroline, qui ont été prises à la Julliard School, une grande école de danse à New-York. Très occupée, la mère de Juliette accepte que sa fille passe ses journées avec Astrid et Caroline. Leur programme : trouver un appartement pour les deux jeunes filles. Juliette est follement excitée et passe des moments inoubliables. Elles vont même retrouver les danseurs de rue avec qui elles vont se lier d’amitié. Mais un jour, Caroline part visiter un appartement seule dans le Queens et ne revient pas. Très inquiètes, Juliette, sa mère, Astrid et les danseurs de rue se mettent à sa recherche.

Ces deux romans s’apparentent à des carnets de voyage pour découvrir d’autres cultures et pays à travers les yeux de Juliette. A la fin de chaque histoire, l’auteur nous propose un retour sur les pas de Juliette et revient sur les monuments, le lexique, et l’histoire du pays. Un petit lexique pour comprendre les expressions typiquement québécoises est aussi fournit ! De plus, la complicité avec sa mère, ses amis est assez bouleversante ! A lire dès la 6ème pour ceux qui rêvent de voyages et d’aventures et pour ceux qui veulent découvrir ou en savoir plus sur la vie à New-York ou à Barcelone ! Nous sortons enrichies de ces deux histoires et avons eu l’impression de s’évader pendant quelques heures avec Juliette et sa mère !

Une incroyable histoire, de William Irish

Fenêtre sur cour

Afficher l'image d'origineNew York, années 50. La vie de jeune Buddy, 12 ans, n’est pas des plus joyeuses : il vit dans un deux pièces sordide d’un quartier populaire de la ville avec des parents assez durs, dont l’un travaille la nuit tandis que l’autre travaille le jour. Pour échapper à ce triste quotidien, il aime s’inventer des histoires. Et son père ne supporte pas ça : « Ah ! Ça nous en promet pour plus tard ! […] Ce garçon a certainement quelque chose de détraqué. Et il faut que ce soit mon fils ! Je ne sais pas de qui il peut tenir. Pas de moi, ni de toi, en tout cas ! Mais je lui ferai passer le goût de raconter des mensonges, même si c’est la dernière chose que je doive faire en ce monde ! ». Alors, lorsque Buddy est témoin d’un meurtre dans l’appartement de ses voisins, personne ne le croit, et on lui inflige une sacrée correction… Pourtant, sa vie est menacée, il est un témoin bien trop gênant !
Ce petit roman policier m’a été conseillé par des élèves de 6ème de mon collège qui l’ont lu en CM2 et avaient vraiment beaucoup aimé. Et je comprends pourquoi. Je l’ai lu d’une traite. Impossible de décrocher. Le suspens est garanti, l’histoire sans temps mort, avec un nombre de pages pas trop importante pour ne pas effrayer les plus faibles de nos lecteurs. Ecrit par un grand maître du roman policier, ce livre fait partie de la sélection du Ministère de l’Education nationale pour le cycle 3 mais peut être lu bien après, même pour des 4ème-3ème réfractaires à la lecture. William Irish a écrit de nombreux romans portés à l’écran par de grands cinéastes -La sirène du Mississipi, La mariée était en noir, J’ai épousé une ombre. Mais c’est surtout à Fenêtre sur cour d’Alfred Hitchcock qu’on pense ici car le point de départ de l’histoire est un peu le même (une histoire de meurtre dans un appartement et un voisin curieux). Je tiens toutefois à signaler qu’il s’agit ici d’un vrai policier écrit par un auteur de littérature adulte, avec de vrais morts, de la violence suggérée, etc.  certains lecteurs plus sensibles que d’autres pourraient être un peu choqués ou apeurés. Personnellement, je ne l’aurai pas conseillé avant la fin de 6ème… mais tous les élèves sont unanimes pour dire qu’il leur a beaucoup plu dès le CM2, et il est sur la liste de lecture du primaire, alors… je suppose que c’est moi qui suis vieux jeu !

The Girl at Midnight, 1. De plumes et de feu, de Melissa Grey.

Oiseau de feu

L’Ala est une Avicen. Cet ancien peuple, mi-homme mi-oiseau vivant caché sous le sol de New York, a la particularité est d’être couvert de plumes. Alors qu’une nuit l’Ala se promène dans les méandres d’une bibliothèque, elle est surprise par une petite fille, Echo, pickpocket ayant élu domicile ici. Elle la recueille au milieu de son peuple et lui offre les mêmes possibilités qu’eux : voyager à travers le temps et l’espace grâce à une poudre magique. Dix ans ont passé. Un jour, pour son anniversaire, Echo, jeune femme alors âgée de 17 ans, offre à l’Ala une boîte à musique magique qu’elle a dérobée à un sorcier. A l’intérieur, elles découvrent une carte, dont l’Ala connaît l’auteur. Elle fait resurgir la légende de l’oiseau de feu, qui selon la prophétie serait seul capable de mettre fin au conflit avec les Drakharins, peuple mi-homme mi-dragon couvert d’écailles. Echo accepte la mission que lui confie l’Ala de retrouver l’oiseau de feu, mais elle n’est pas seule à le convoiter. Les Drakharins aussi souhaitent s’en accaparer le pouvoir puisque « la nature du cessez-le-feu dépendra de celui qui contrôlera l’oiseau. ». Une course haletante et pleine de danger s’engage alors.

La couverture du livre, assez réussie, donne envie de se plonger dans cette série. Le contexte est extrêmement riche et il est donc nécessaire de prendre le temps de poser le décor pour bien comprendre. Ces deux peuples mi-hommes mi-oiseaux et mi-hommes mi-dragons sont très poétiques dans leur concept – la mythologie tient une grande place dans l’histoire- mais les personnages en deviennent difficiles à imaginer. L’oiseau de feu dont il est question, très présent dans les contes russes, fait appel à la mythologie slave, oiseau légendaire qui peut tout aussi bien être bénéfique ou maléfique pour celui qui le possède. Les péripéties s’enchaînent à toute allure, les relations se nouent et se dénouent, les retournements de situation sont fréquents et le rebondissement final inattendu… Il est intéressant de suivre les aventures de ces peuples à la fois à travers les yeux des Avicens, d’une humaine et des Drakharins via le beau personnage de Caïus, leur jeune prince de 250 ans. Hélas, je n’ai pas vraiment réussi à m’attacher au personnage d’Echo et je n’aimais pas toujours le ton humoristique des dialogues qui faisait un peu trop penser aux scènes critiques des films d’action à l’américaine (« quelle tête de mules, ces jeunots ! grommela l’Oracle » «  serais-tu surpris d’apprendre que c’est la première fois que je reçois un coup d’épée », …). Peut-être aussi l’écriture n’était-elle pas à la hauteur de l’histoire, car la construction complexe du récit était parfois difficile à suivre…J’ai donc eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, mais passé le premier tiers, on se laisse quand même happé par le récit de cette guerre ancestrale et sans merci qui laissera bien des plumes et par cette quête d’oiseau magique.
N’étant pas une grande adepte du genre heroic fantasy, je laisse maintenant la parole à nos lecteurs via les commentaires afin d’instaurer le débat car ce premier tome a plutôt reçu de bonnes critiques sur Internet.
Ce premier tome de cette nouvelle saga « jeune- adulte »nous a gentiment été offert par les éditions Pocket jeunesse.

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