Qui a tué Archimède ?, de Sophie Séronie-Vivien

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

De long mois après le début du siège de Syracuse, la ville tombe enfin aux mains des Romains, commandé par le consul Marcellus. Cependant, le consul n’est pas aux réjouissances : alors que celui-ci avait demandé qu’on l’épargne, un légionnaire a tué Archimède, le grand savant, physicien, mathématicien et inventeur de génie ! Il suspecte un complot par un fonctionnaire de haut rang et il charge son fils, Publius, de l’enquête. A sa demande, il autorise l’élève préférée du savant, Myrrha, à y participer. En échange, elle devra apprendre à Publius les sciences et les découvertes de son maître adoré. Ils découvrent alors de sombres affaires… Ils découvrent aussi que les gens les plus estimés ne sont pas toujours les meilleurs…

J’ai beaucoup aimé ce livre, historique et mystérieux. Je le conseille aux petits lecteurs, mais aussi aux dévoreurs de livres ! Ce n’est parce que le livre est petit qu’il n’est pas bien ! Il parle d’un grand savant grec du IIIème siècle av. J.C. : Archimède et on y apprend beaucoup de choses de manière ludique. 

Archimède n’était pas qu’un ingénieur capable de fabriquer des machines de guerre, lui avait-elle révélé. Il était également maître dans l’exercice de la géométrie. […] A force de calculs, il est parvenu à démontrer que le volume de la sphère est égal aux deux tiers de celui du cylindre qui la contient. Obtenir cette preuve lui a valu tant d’efforts qu’il a demandé que l’on grave sur sa tombe ce schéma et la formule reliant les deux volumes.

Eléa, 5ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Le zéro d’Oxymoron, de Pierre Moessinger

Un espace vide plein de ressources

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Oxymoron, mathématicien dans la Grèce Antique, fut le premier à additionner des loups et des chèvres. Jusqu’à présent, il n’était pas concevable d’additionner ce qui ne se ressemblait pas. Par exemple, un loup additionné à une chèvre n’était pas possible car le loup mangeant la chèvre il ne pouvait que faire un. Oxymoron ne se lassait pas de dire qu’additionner c’est assembler. Mais beaucoup avait du mal à le suivre. Alors, quand il fut question de soustraire ce fut encore une autre paire de manche… Surtout quand le zéro fit son apparition ! Effectivement, soustraire deux quantités égales donne rien… Mais, là encore, la notion de rien perturbe car pour beaucoup il y a toujours quelque chose quelque part. Oxymoron s’arrache les cheveux en entendant de telles « niaiseries ». Sa théorie est remise en cause et fait peur. Il sera même exclu de l’Académie. Quelques siècles plus tard, ses idées sont reprises et l’utilité du zéro est reconnue.

Les personnages sont pures fiction mais les réflexions sont bien réelles.

Il faut dire que c’est difficile de concevoir que rien c’est quand même quelque chose alors que le zéro non.

Ce livre est plutôt un conte philosophique alimenté de discussions de sages, chacun argumentant à sa façon. On s’aperçoit combien le zéro était source de tracasseries.

La lecture est facile malgré le sujet car le ton est léger sur fond d’une petite histoire très abordable avec de belles illustrations sur l’Antiquité.

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