Le jour des premières fois, 3. Croquette et Cie, de Marie Colot – ill. Florence Weiser

Jusqu’au dernier souffle…

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Savanna est triste en allant à l’école, aujourd’hui. Son chien, Bestiole, est gravement malade et il n’a plus que quelques jours à vivre. Devant la détresse de sa petite élève, maîtresse Coline va avoir une idée géniale pour transformer les derniers instants de Bestiole en moments de joie. L’institutrice propose à Savanna d’emmener son chien en classe pour profiter au maximum de son ami jusqu’au jour de son départ. Rires et larmes mêlées, toute la classe va se préparer à faire vivre des moments inoubliables et magiques à Bestiole.

Une histoire touchante qui s’adresse à nos très jeunes lecteurs. Le thème du deuil est ici traité de manière délicate à travers le personnage de maîtresse Coline. Plein de délicatesse, ce récit explique simplement ce qu’est la mort et le rituel qui entoure le départ du défunt. Malgré le thème évoqué, ce petit roman jeunesse est plein de fraîcheur et d’humour. Ce n’est pas facile d’aborder un tel sujet en gardant ce petit côté léger mais Marie Colot y est parvenu. L’auteur nous montre également que tout doit être  expliqué aux enfants. La mort fait partie de la vie, il ne faut pas hésiter à en parler. A noter les belles illustrations de Florence Weiser qui apportent de la douceur et de l’éclat. J’ai eu un coup de cœur pour cette auteure, pour sa plume qui a su également séduire et émouvoir l’adulte que je suis.

Le jour des premières fois, 1. Mouettes et Cie, de Marie Colot-ill Florence Weiser

La mer, les oiseaux et la pluie…

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Maîtresse Coline est effarée quand elle se rend compte que ses élèves n’ont jamais vu la mer. Elle renonce à sa leçon de géographie sur les mers et les océans. A quoi bon apprendre à les situer sur un planisphère si ces petits de la cité ne savent pas à quoi ça ressemble ! Le lendemain, l’institutrice affiche un visage radieux en voyant ses élèves. Elle annonce que toute la classe va partir une journée à la mer. Une escapade financée par l’argent issu de la vente de crêpes à Noël. Les petits ne tiennent plus en place et rêvent déjà à ce qui sera une journée inoubliable. Mais rien ne va se passer comme prévu, à commencer par une météo très capricieuse qui a décidé que ce jour serait pluvieux et froid. Sur place, les enfants ne sont ni emballés par le paysage, ni charmés par les plages de la mer du nord. Le programme de maîtresse Coline semble compromis, ce qui la plonge dans un état de découragement et de tristesse. La journée tourne au fiasco. Les enfants comprennent aussi qu’ils ont été injustes avec leur institutrice en boudant tout ce qu’elle avait mis en place. Ils vont alors trouver le moyen de se faire pardonner et de rattraper tout ce désastre.

Marie Colot nous séduit par son écriture légère, pleine de sensibilité. Une histoire pleine d’humour qui nous invite au cœur d’une excursion scolaire avec des enfants remuants et une institutrice dépassée par la tournure des événements. Mais ce récit parle avant tout des enfants qui n’ont pas la chance de partir en vacances, de voir la mer. Des enfants de banlieue, des enfants de la cité qui ne connaissent la mer qu’à travers la télévision. A noter les belles illustrations chatoyantes de Florence Weiser.

Retrouvez la chronique du tome 2 sur Le Coin lecture d’Arsène : Le jour des premières fois, 2. Salades et Cie

Le jour des premières fois, 2. Salades et Cie, de Marie Colot, ill. de Florence Weiser

Jardiniers en herbe…

515nlh2zsnl-_sx330_bo1204203200_Elvis est en primaire. Sa maîtresse, mademoiselle Coline, est toujours pleine d’idées pour motiver cette classe de banlieue un peu triste. Elle a le juron facile, à la façon du capitaine Haddock :  » Nom d’un artichaut à rayures »,  » nom d’un chou chinois », « sacré cerfeuil à carreaux »  mais en plus botanique… car la botanique, ça la connaît… ou plutôt le jardinage. Alors, quand ses élèves affirment haut et fort que les frites poussent sur un fritier, elle décide de mener un projet de potager dans l’école…

-Vous n’avez jamais vu de potager ?

-On n’a pas de jardin

-Au parc, il y a plutôt des crottes de chiens

Et même si les enfants n’ont pas l’air d’apprécier plus que ça la soupe maison aux légumes de jardin qu’elle leur fait g

préparer et goûter en introduction à la séquence, ils vont, pour lui faire plaisir mettre tout leur coeur à faire germer des graines dans leurs pots de yaourts… Mais si tout cela était contagieux ?

 

Après Mouettes et Cie, une nouvelle aventure d’Elvis, pleine d’entrain et de joie de vivre, joliment illsutré. Ca respire l’élan de solidarité, l’entraide et la tolérance. Partager autrement que via les réseaux sociaux, c’est pas mal non plus, hein !

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Les baleines préfèrent le chocolat, de Marie Colot

Poupoupidou

Afficher l'image d'origineAngelina vient d’arriver dans l’école privée chic du Sacré Coeur de Sainte-Marie de la Providence. Elle est tout de suite prise en grippe par les autres élèves : trop grosse, trop joyeuse. Surnommée très vite « Burger », elle va néanmoins réussir, à coups de barres de chocolat et friandises, à intégrer une joyeuse bande de copains… Car Burger ne se laisse pas faire et a de la répartie ! Mais un jour, un drame survient.

Ce roman se lit d’une traite, très facilement, rapidement. Le ton est juste et le sujet, difficile, traité avec finesse. C’est un roman à plusieurs voix, qui donne tour à tour la parole à chacun des personnages qui expose alors son point de vue personnel sur l’histoire… Et on s’attache à ces personnages et à leurs histoires. Angelina, fan de Marilyn Monroe, en est le pivot central, par qui toutes les émotions s’exacerbent. Dans ce monde de la haute société, où l’apparence est le maître mot, Angelina dérange. Violence latente, harcèlement, jalousie sont les sentiments qui mènent la danse…  macabre. On sent le drame dès les premières pages.

Un petit bémol cependant : les personnages sont peut-être un peu trop stéréotypés : les riches sont forcément névrosés, incapables de dialogues avec leurs enfants, absents ; les gros forcément heureux et plus pauvres.  Finalement, ce sera l’humanité et la solidarité qui vont l’emporter… mais pas si facilement que ça. C’est pourquoi, je conseille ce livre à des lecteurs plus âgés, même s’il est proposé dès onze ans. Car c’est une lecture marquante qui, sous ses airs d’extrême simplicité, laisse des traces dans les non-dits… et les dits.

 

 

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