Finies les chatouilles ! de Michèle Bayar

Un secret trop lourd à porter...

Pour n’importe quels petits enfants, passer l’été chez papy et mamie est une fête ! Il ont trop hâte de se faire câliner et d’être gâtés. Mais Maélys a la boule au ventre quand il faut qu’elle aille passer ses vacances chez Papili et Mamilou… Elle retrouvera ses amis, ça va être « chouette  » mais une ombre au tableau la submerge d’une violente émotion : les chatouilles de Papili qui lui procurent un dégoût, qui la rendent prisonnière d’un secret qu’elle n’ose dévoiler. Seule son amie Jade  est au courant..

Papili la force à improviser des siestes pendant lesquelles il s’adonne à des jeux de chatouilles sur son corps d’enfant.

La relation avec ce grand-père n’est pas normale et Maélys le sait. Elle lui fait comprendre qu’il faut que tout cela cesse. Elle a tenté de faire comprendre à Mamilou que les histoires, les siestes avec Papili doivent s’arrêter mais la grand-mère ne comprend pas le message….

Finies les chatouilles est un texte court mais qui en dit long sur le délicat sujet des attouchements. Et là, c’est d’autant plus difficile que c’est dans le milieu familial. Il y a la honte, la peur d’être considérée comme une menteuse. Ce récit fait comprendre aux enfants avec des mots simples qu’il faut oser dire « mon corps m’appartient, il faut que tout s’arrête, car personne n’a le droit de le salir »!

Maman les p'tits bateaux, de Claire Mazard

Le jour où tout a basculé….

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Comment a-t-il pu me faire ça ? Comment un être si cher à mon coeur a pu me souiller, me meurtrir au plus profond de mes chairs ?

Je suis morte un 16 mai 2018, je suis debout mais mon corps est mort. Je hais tous ceux qui m’entourent, qui m’approchent, qui me touchent. Je veux crier ma douleur mais je n’y arrive pas, je veux qu’on comprenne mes souffrances, qu’on devine mon mal être. Je suis seule, honteuse, révoltée, perdue, en plein désarroi.

Pourquoi a-t-il fallu qu’il entre dans ma chambre…Je ne me suis pas méfiée, j’avais confiance en cet oncle avec qui j’ai passé des vacances formidables quand j’étais petite, un oncle que j’adorais…

Il a violé mon enfance, il m’a détruite, il m’a tuée…

Marie-Bénédicte a vécu un calvaire : un oncle trop entreprenant qui, un jour, au retour de l’école, se glisse dans sa  chambre, lui avoue ses sentiments..Ils sont seuls et le pire des cauchemars commence et va se répéter……le même « rituel », les mêmes mots, les mêmes gestes, la même souffrance….encore et encore….

La jeune fille n’en peut plus, son secret est trop lourd, un secret qu’elle ne peut plus gérer, qu’elle ne peut plus supporter. Elle a honte, elle n’ose pas parler. Elle est victime mais se sent coupable. Elle se sent coupable d’être « elle », de plaire à la mauvaise personne. Alors elle déteste son image, son corps, son prénom. Elle se saborde, ses parents ne la comprennent plus.

Claire Mazard nous offre un récit percutant sur un thème délicat avec un ton juste et plein de sensibilité. Une jeune fille en plein désarroi, une famille qui ne sait pas ou qui ne veut pas savoir. Là est toute la complexité de la situation. Sujet tabou, une victime en détresse  qui a peur du jugement des autres, un secret qui ronge. Comment aider quand on ne sait pas? Que faire pour que les victimes n’aient plus peur de parler ? La honte et la peur de ne pas être entendue, que leur parole soit remise en cause empêche bien souvent les victimes de raconter leur calvaire, de déposer plainte.

Ce roman peut aider à comprendre qu’il ne faut pas se taire, victime ou témoin, il faut parler, il faut dénoncer.

Je pense que pour les plus jeunes, cette lecture devrait être accompagnée car le témoignage de l’adolescente est assez dur.

 

(Dé)connexions – Au secours je suis accro aux écrans- de Christine Deroin et Alain Dervaux

Ecran,  quand tu nous tiens…

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 Enzo s’ennuie dans la « vraie vie « , il a besoin que ça bouge, il a besoin d’adrénaline, de sensations fortes.

Clément manque de confiance en lui et ce doute l’isole, l’enferme dans une solitude insupportable.

Manon a beaucoup d’idées, aime les choses nouvelles, elle rêve d’exprimer sa créativité en inventant  des jeux mais sa détermination ne suffit pas à concrétiser ses projets, donc elle s’agace face à des échecs qu’elle n’assume pas.

Trois adolescents, trois profils différents et pourtant un point commun les unit : l’addiction au monde virtuel, qui leur procure la sensation de s’échapper d’un quotidien devenu trop étroit pour eux, qui leur procure la sensation d’exister.

Le virtuel va devenir le moyen de s’affirmer, de combattre leurs démons. Un moyen qui peut être dangereux quand on en abuse. Mais cette addiction se fait progressivement sans qu’on s’en aperçoive car chacun s’y sent bien à sa place, maître de ses actions. Ces adolescents qui deviennent accros aux écrans, ne sont même plus en capacité de faire la part des choses entre monde virtuel et réalité. Tout devient facile puisqu’ils sont aux commandes d’une vie toute fabriquée dans laquelle ils progressent selon leur envie, s’inventant un personnage  idéal auquel ils s’identifient. Un être parfait qui décide, à l’opposé de ce qu’ils représentent dans « la vraie vie ».

Bien souvent cette envie irrésistible de se réfugier dans un monde fabriqué de toute pièce traduit un malaise, un mal-être difficilement contrôlable.

Au fil de la lecture on assiste à la montée en puissance de cette addiction qui prend de plus en plus de place, jusqu’à en devenir incontrôlable. Entre chaque épisode, un médecin psychiatre prend la parole pour expliquer les raisons de cette addiction, sa progression et ses conséquences tout en tenant compte de l’environnement familial et social des adolescents. Il en fait une analyse au plus juste avec des mises en garde, en soulignant aussi ce qui est mis en place par les parents pour remédier à ce fléau. Mais, les enfants ont plus d’un tour dans leur sac pour y déroger. C’est un dangereux enfermement qui peut causer beaucoup de dégâts.

A la fin de cet ouvrage, l’auteur communique la liste des adresses utiles, de centres ou d’associations en France et à l’étranger, qui viennent en aide aux personnes dépendantes.

Mais on ne peut se faire aider qu’à partir du moment où on a pris conscience du mal qui nous ronge. Le chemin est long mais reconnaître son addiction est déjà un grand pas.

Une lecture que je recommande, un roman qui n’est pas dans le jugement, un roman dont le seul but est de comprendre et d’apporter des réponses. Un ouvrage utile tant aux jeunes qu’aux adultes  qui s’inscrit dans la collection saison psy. Une collection qui traite les problématiques du quotidien rencontrées par les adolescents. Certes, une fiction sert de base mais elle est  si proche de la réalité qu’elle autorise une analyse fine et sérieuse.

L’herbe bleue : journal d’une jeune droguée de 15 ans

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L’herbe bleue est la descente aux enfers d’une adolescente mal dans sa peau, qui, lors d’une soirée, a consommé à son insu de la drogue. En effet, celle-ci a bu un verre de coca dans lequel avait été dilué du LSD, un hallucinogène puissant. Mais la jeune fille y prend goût et ne conçoit plus sa vie sans drogue. Sa vie de famille est plutôt équilibrée mais elle va chercher son bonheur ailleurs, en absorbant des substances illicites. Elle va finir par quitter ses parents, vendre sa « came » et devra se prostituer pour s’en sortir. Elle fugue, revient chez ses parents qui vont la faire hospitaliser. Elle va rester « clean » quelques temps puis va replonger.

J’ai découvert ce livre que j’avais trouvé bouleversant, quand j’avais l’âge de l’héroïne. Cette histoire, écrite dans les années 70, est vécue de l’intérieur et décrit la spirale infernale dans laquelle tombent beaucoup d’adolescents. Mais quelques années après, j’ai appris que ce livre était en fait l’oeuvre d’une psychologue mormone Béatrice Sparks et non le journal intime d’une ado en mal de vivre. L’auteur s’est défendue en expliquant qu’elle s’est servie de témoignages de patients pour dénoncer les effets de la drogue. En présentant ce fléau sous forme d’un journal intime, elle lui donnait plus d’impact auprès de la jeunesse. Cette annonce m’a déçue et a changé mon regard sur cette histoire que je pensais être un réel témoignage. Mais néanmoins, ce récit romancé démontre que toute personne peut sombrer du jour au lendemain dans la déchéance par l’alcool, la drogue. Pour l’entourage c’est aussi un vrai calvaire. Certes, la drogue est bien ancrée dans notre société et touche beaucoup de jeunes. Beaucoup d’entre eux consomment sans pour autant toujours connaître les risques auxquels ils s’exposent. Ils font la fête, participent à des « rave party » où de nombreuses drogues circulent. Dans les années 60, avec le mouvement hippie, la drogue était considérée comme libératrice, de nos jours c’est un fléau. Mais peut-on tout se permettre aqu nom de la prévention ? La fin justifie-t-elle les moyens ? Attention, la lecture est brutale et sans concession….

Livre retiré du fonds du CDI pour cause d’âge inapproprié (plutôt réservé aux lycéens) et… pour malhonnêteté intellectuelle !

Diablesse, de Claire Ubac

L’incomprise…

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Pourquoi Lucie se sent-elle si différente des autres, pas à sa place, même au sein de sa famille ? Elle se sent rejetée, mal comprise. Alors elle se crée une amie imaginaire, «Lucie deux», qui sera en quelque sorte son double intime. Mais quand sa grand-mère la traite de « diablesse », Lucie décide de réagir et de devenir une véritable petite diablesse puisque tout le monde la voit ainsi.

Diablesse est un roman qui s’étend sur un mois, un mois durant lequel Lucie, la narratrice, va nous faire partager ses émotions, ses doutes et ses révoltes. Elle a du mal à trouver sa place dans sa famille, à l’école. Elle a l’impression d’être toujours en décalage avec les autres. Lucie est très attachante avec un petit grain de folie qui lui est propre et qui nous amuse. Une histoire plaisante avec des situations pleines d’humour surtout lorsque Lucie entre en conflit avec son amie imaginaire. Chaque enfant, chaque adolescent traverse une période où les relations avec l’extérieur, avec la famille restent compliquées, avec ce sentiment de ne jamais être compris. C’est un peu la quête d’une identité que Claire Ubac traite avec des mots simples à travers le quotidien de Lucie. Un moment de lecture agréable.

Mon Eden, de Hélène Duvar

Comment vivre sans toi…..

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Erwan a 16 ans, il avait une sœur jumelle, Eden. Eden s’est suicidée et sa disparition l’a anéanti. Il est dévasté, il ne comprend pas. Pourquoi a-t-elle fait ça ? Ce n’est pas juste. Eden était parfaite, tout le monde l’aimait. Elle était sa moitié, son miroir, son double.

Les souvenirs le rongent, tout se bouscule dans sa tête, il est dans le déni. Comment avancer sans se demander sans cesse pourquoi ? Comment continuer sans elle ? Et puis vient le jour où Erwan découvre le journal intime de sa sœur. Un journal qui va lui apprendre qu’Eden avait elle aussi des failles, des blessures, des côtés un peu obscures. Erwan va alors se démener pour trouver les raisons qui ont poussé sa sœur à en finir avec la vie, une vie qui semblait si parfaite.

Mon Eden est un livre qui parle du deuil, de la vie après la disparition d’un être cher et plus précisément du suicide des adolescents. Il est d’autant plus terrible pour ceux qui restent de ne pouvoir expliquer les raisons d’un tel geste. Le mot pourquoi raisonne sans cesse, hante l’esprit. C’est une torture, un sentiment de culpabilité. On a rien vu, on a rien fait pour éviter un tel drame. L’histoire est racontée à travers les sentiments d’Erwan. Ainsi, le lecteur se sent proche de lui, partage sa douleur et son désarroi. Le roman n’en est pas pour autant larmoyant, il se veut rassurant et on peut comprendre que malgré tout, le temps peut aider à faire son chemin…

A copier 100 fois, d’Antoine Dole

Tous les jours, au collège, notre narrateur se fait harceler, frapper, humilier, insulter par la même bande qui le traite de « pédé », de « fiotte ». Il ne sait plus comment se défendre, se cacher. Chez lui, aucun soutien. Il vit seul avec son père qui ne semble pas mesurer la gravité des choses, qui aimerait bien que son fils arrête d’être une mauviette et apprenne à se battre.

Et mon père se trompe, suffit pas de le vouloir pour que les choses s’arrêtent.

Heureusement, sa route va croiser celle de Sarah, une camarade de classe, qui va avoir le courage de prendre sa défense et ainsi, lui redonner espoir. Mais comment renouer le dialogue avec ce père qui est dans le déni ? Comment lui faire accepter son homosexualité ? Comment lui faire prendre conscience qu’il a besoin de son soutien sans faille ?

Un texte très court mais très dense, qui nous plonge sans ménagement dans l’univers sans pitié du harcèlement scolaire. Le fait que le personnage-narrateur n’ait pas de nom apporte un côté à la fois intimiste et universel  à ce récit coup de poing. L’écriture directe et incisive de l’auteur donne une force supplémentaire à ce témoignage émouvant sur des faits hélas, encore trop souvent d’actualité. Ecrit à la première personne, le texte est également ponctué de phrases en italique correspondant aux paroles que le jeune garçon aimerait avoir le courage de dire à ses agresseurs, à son père, à Sarah :

Mais on s’y fait Sarah, à ce monde qui cogne et qui heurte, c’est celui dont on avait peur la nuit quand on était petits. Quand ma mère me disait que les monstres n’existaient pas, que fallait pas avoir peur, c’était pas vrai Sarah. Ces monstres-là, ils existent, moi, j’en ai rencontré. On s’y fait et c’est le pire, on s’habitue à tout.

A lire à partir de la 3ème.

 

La tête dans les étoiles, de Mélissa Keil

Une rencontre bouleversante…

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Sam est un adolescent qui ne se mêle pas aux autres élèves, il est dans sa bulle. Il a trois amis, il passe son temps à dévorer des films d’horreur, à jouer aux jeux vidéos. C’est un geek. Loin des préoccupations des garçons de son âge, Sam est malgré tout un adolescent plein d’humour, doué. Il est heureux comme ça. Mais tout va être remis en question, dès l’arrivée de Camilla dans sa classe. La jeune fille, qui ne va pas le laisser indifférent, est pétillante et belle. Par certains côtés, elle fait peur à Sam, qui ne sait pas comment faire face aux sentiments qui vont l’assaillir. Camilla côtoie les plus populaires du lycée mais va rapidement se joindre à Sam et à ses amis. Un bouleversement dans la vie de Sam qui jusqu’à présent restait dans l’ombre, en retrait. Comment va-t-il gérer la situation, va-t-il laisser Camilla s’approcher de lui ? Et si l’adolescente arrivait à fendiller sa coquille et provoquer en lui des sentiments jamais révélés….

La tête dans les étoiles est une belle histoire d’amis, de rencontres. Les personnages sont dans leur dernière année lycée, le passage à l’âge adulte est proche. On est témoin de la naissance de certaines personnalités, notamment Sam, qui, petit à petit, va s’ouvrir à ce qui l’entoure. Ce qui m’a plu est que le narrateur soit un garçon qui nous fasse partager ses ressentis, tantôt perturbé, tantôt sarcastique, mais tellement touchant.

L’auteure s’est servie de nombreuses références cinématographiques ou de jeux vidéo pour nous inviter dans le monde de Sam. Elle parle également des difficultés rencontrées en milieu scolaire, notamment au niveau des différences sociales et des étiquettes qui collent sur le dos de certains. D’un côté, elle a réussi à rendre populaires ceux qui ne l’étaient pas car elle a su mettre en avant leurs qualités et beaucoup devraient en tirer des leçons. Le plus populaire n’est pas forcément le plus intéressant !

Une lecture charmante, pleine de fraîcheur, drôle et émouvante qui parle simplement de la vie, et qui pour les plus âgés d’entre nous, constitue un retour nostalgique sur notre vie d’adolescent…

Bleu espoir, de Cathy Cassidy

Résultat de recherche d'images pour "bleu espoir cathy cassidy"Hannah est une adolescente discrète. En revanche, sa meilleure amie, Joey, c’est tout le contraire : provocatrice dans sa façon d’être et de se vêtir… et amoureuse de Kit, le frère tyrannique d’Hannah. Les parents adoptifs de Joey, famille d’accueil,  vont bientôt accueillir Paul, adolescent perdu suite à la disparition de sa mère. Mais Paul ne sera pas bien accepté dans son nouveau collège. Moqueries, bousculades… et pire encore !

Cette nouvelle histoire de Cathy Cassidy, auteur de littérature de jeunesse très appréciée des collégien(ne !)s interpelle sur des thèmes forts : l’adoption, l’abandon, le harcèlement, le mal-être adolescent, la différence, l’intolérance. La narratrice de l’histoire est Hannah qui raconte cette histoire de son point de vue. Cathy Cassidy a réussi à aborder des thèmes difficile avec beaucoup de subtilité et le ton reste otpimiste, comme nous l’indique le titre. Le silence et les secrets ne sont jamais une solution aux problèmes.  La parole est libératrice. Et l’adulte référent un refuge, comme le personnage de Mme Quinn, bienveillante professeur d’arts plastiques dans le livre.

Ce livre est émouvant et devrait être lu autant par les ados que par les parents, et surtout par le corps enseignant !

Une chronique écrite par Nathalie, parent d’élève

 

 

Sauveur et fils – saison 4, de Marie-Aude Murail

Sauveur, for ever…

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Marie-Aude Murail nous ramène tout naturellement rue des Murlins, dans l’univers de Sauveur Saint-Yves, psychologue. Après un petit rappel sur les personnages, cette nouvelle saison ne nous laisse pas de répit et nous envoie avec délice dans l’environnement privé et professionnel de ce beau martiniquais au grand coeur. Il est toujours aussi généreux, à l’écoute mais toujours malhabile pour gérer sa famille ! Du reste, il arrive à faire des miracles avec les patients les plus récalcitrants ou perdus. Pousser la porte de son cabinet c’est déjà prendre une grande bouffée d’air frais. Les sujets traités restent liés au mal-être, à l’enfance, l’adolescence, la famille, l’école… Des situations réalistes qui mettent à mal grand nombre de personnes de tous âges et on se prête à croire qu’il existe quelque part, un homme de la trempe de Sauveur Saint-Yves, un genre de «Zorro» des causes perdues. Cette saison 4 entretient l’espoir que chacun de nous peut trouver le bonheur parce qu’il existe.

On retrouve avec plaisir le 12 de la rue des Murlins où règnent la même agitation, ce même vent de folie qui nous ont accompagnés lors des 3 précédentes saisons. On reste sous le charme de Sauveur et de son fils et de tous ceux qui gravitent autour d’eux. On s’est attaché à cette petite tribu dont on a partagé depuis un moment le quotidien et qu’on regrette déjà de voir partir.On n’écoutera plus aux portes, le rideau se ferme sur le cabinet de Sauveur Saint juste, une page se tourne, une page qui nous laisse triste de devoir nous séparer d’êtres si attachants.