Meurtre au champagne, de Agatha Christie

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Rosemary meurt au Luxembourg, un restaurant réputé. On croit au suicide. Un an plus tard,  son mari, George, qui veut honorer la mémoire de sa femme, retourne au Luxembourg avec les témoins du précédent drame. Mais bientôt il décède, après avoir bu une coupe de champagne. Le suicide n’est plus possible ! Un meurtre ? Mais qui ? Découvrez l’avancée de l’histoire sous les témoignages de Inès, la sœur de Rosemary, de Anthony Browne et de Stephen Farraday, deux anciens amants de Rosemary , et enfin de Sandra Farraday, la femme de Stephen. Qui a tué les deux époux et pourquoi ?

J’ai adoré ce livre, dans lequel plane un sentiment de mystère, comme dans les « Dix petits nègres » et « Le crime de l’Orient-Express ». Je le conseille vivement. Les deux meurtres parallèles,  même s’ils paraissent assez semblables, créent le suspens. J’ai adoré.

Eléa, 5ème – membre des dévoreurs de livres d’Arsène

Un meurtre est-il facile ?, d’Agatha Christie

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Était-elle attendrissante cette vieille dame qui confiait à Luke Fitzwilliam qu’elle se rendait à Scotland Yard pour dénoncer un individu coupable d’une série de meurtres ! Elle lui rappelait sa tante Mildred. Pour sûr, elle déraillait un peu… Luke l’aurait d’ailleurs oublier si elle n’avait pas eu un accident, juste avant d’avoir pu parler à la police. Eh oui! Elle avait raison, un meurtre est si facile !

J’ai beaucoup aimé ce livre car comme tous les Agatha Christie, il a énormément de suspense. Il est intéressant, je ne m’attendais vraiment pas à cette fin… Malgré mes recherches pour identifier le meurtrier, je n’y arrive pas, et ceux malgré les notes que je prends tout au long de ma lecture ! 

Mina, 5ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Le crime de l’Orient-Express, d’Agatha Christie

Les Dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Hercule Poirot traverse l’Europe en 3 jours dans l’Orient-Express, avec comme compagnons de voyage, quinze voyageurs de nationalités différentes. La nuit, un riche passager est assassiné de douze coups de couteaux. Tous les voyageurs ont des alibis. On découvre également que le mort n’était pas un personnage irréprochable… 

Intrigue, une touche d’amour et beaucoup de vengeance. Qui est l’assassin ? Vous le découvrirez en lisant ce roman haletant !

 

J’ai beaucoup aimé ce livre car il y a de l’intrigue (même beaucoup !). Il se lit d’une traite et je le conseille vivement ( comme tous les Agatha Christie). Il y a toujours ce sentiment de mystère que l’on retrouve par exemple dans « Dix petits nègres ».

Eléa, 5ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Strong girl forever, 1.Comment ne pas devenir cinglée, de Holly Bourne

 

Evie est une lycéenne anglaise de 17 ans. Le roman s’ouvre sur la page d’un journal « de guérison ». Ou plutôt un journal de « normalité« , comme le revendique la triple rature et la correction manuscrite.

Le ton est donné, l’ensemble du roman tourne autour de cet axe : comment devenir normale ? Comment se sentir comme les autres quand on passé plusieurs années cloîtrée dans sa chambre, souffrant de TOC et de trouble anxieux généralisé ?

Evie, narratrice du roman, nous raconte donc son retour à la vie sociale, la vie d’une adolescente, en somme : le lycée, les copines, les garçons, les fêtes, le premier rencard, les premiers chagrins…

Strong Girls Forever, littéralement Filles fortes pour toujours (comprendre « filles indépendantes et fières de l’être« ), c’est aussi une jolie histoire d’amitié : Evie, Lottie et Amber se sont trouvées, ensemble elles fondent le « Club des Vieilles filles ». Sur fond de féminisme naissant et non moins conquérant, elles réfléchissent à la place de la femme dans les relations avec le sexe opposé, sa place dans la société en général. Et de quête de normalité à féminisme et vice versa, il n’y a qu’un pas.

Au fil de l’histoire que nous livre Evie, une ombre menace peu à peu. Le lecteur, seul vrai confident d’Evie, est témoin de l’émergence insidieuse des pensées négatives qui la grignottent petit à petit. On devine que s’annonce une lutte sans merci…

On s’attache à cette ado en souffrance, et on a envie de lui dire ce que très sagement lui dit Sarah sa thérapeute :  » Tout le monde avance constamment sur le fil du rasoir. Tout le monde a parfois l’impression de vivre un vrai cauchemar, et il n’y a aucune façon « normale » de s’en sortir. La normalité n’existe pas en tant que telle, Evie. C’est un concept relatif. Tu poursuis un mirage. « 

Une tension présente, dûe en partie à l’immersion du lecteur dans l’esprit de la narratrice, qui donne envie de ne pas lâcher le livre. Le lecteur en témoin et confident découvre, en même temps qu’elle, la menace qui pèse sur elle. Derrière les mots d’Evie, on devine la plus profonde de ses angoisses : être finalement, réellement, littéralement folle. Cette angoisse obsédante est telle qu’elle transparait jusque dans le titre du livre, en sous-titre certes, et faussement désinvolte, mais en lettres capitales tout de même : Comment ne pas devenir cinglée.

Nathalie, assistante pédagogique

Alex Rider , 1. Stormbreaker, de Anthony Horowitz

Alex 007

Alex Rider, jeune adolescent de 14 ans, orphelin, se retrouve seul à la mort de son oncle. Il découvre alors que cet oncle qu’il croyait banquier est en fait un espion à la solde du gouvernement anglais. Les services secrets enrôlent alors Alex de force afin qu’il infiltre un site isolé où se trouve le fabricant d’un ordinateur ultra-puissant et sur le dossier duquel travaillait son oncle avant de disparaître. Alex va devoir déjouer un complot machiavélique au péril de sa vie.
Un roman d’espionnage pour adolescent qui déploie tous les trucs et astuces du genre : gadgets en tout genre à la James Bond, infiltration, complot, menace terroriste, etc… Plein d’action, il séduit toujours les jeunes lecteurs mais les adultes n’y verront que des clichés et une intrigue un peu trop tirée par les cheveux, en particulier la fin rocambolesque. Parfait pour une initiation au genre du roman d’espionnage style James Bond.
«  Finalement, la grande différence entre lui et James Bond n’était pas l’âge. C’était la loyauté. Autrefois les espions faisaient ce qu’ils faisaient parce qu’ils aimaient leur pays, parce qu’ils croyaient au bien-fondé de leur action. Mais lui, on ne lui avait pas demandé son avis. Aujourd’hui les espions n’étaient pas employés. Ils étaient utilisés. »
Ce livre est le premier de la série des Alex Rider. Il a été adapté au cinéma en 2006.

L’île du crâne, Anthony Horowitz

Humour noir à l’anglaise

 David Eliot, jeune garçon de 13 ans, vient d’être renvoyé de son collège. Que va-t-il devenir ? Son père lui promet une correction mémorable. Il va être aidé en cela par une lettre invitant David dans un nouvel établissement, sur une île perdue, avec une seule journée de vacances par an et où les parents ne sont même pas admis pour les visites : l’école de Groosham Grange … L’idéal pour se débarrasser de son rejeton ! Dans le train qui l’emmène sur la sinistre Île du crâne, David fait la connaissance de Jill et Jeffrey qui rejoignent la même destination que lui. Ils sont accueillis à la gare par Gregor, un bossu à qu’un œil, puis par le capitaine Baindesang qui leur fait faire la traversée jusqu’à l’île… Tout cela n’augure rien de bon ! L’école s’avère vraiment bizarre : on y signe le registre d’entrée avec son propre sang, les élèves portent des noms d’emprunts, les professeurs sont en fait des vampire, loup-garou, fantôme, et chaque nuit, les élèves disparaissent étrangement. Quels mystères cachent cette école de sorcellerie hors du commun ? Tout ce que l’on peut imaginer n’est rien comparé à la réalité…

Les romans d’Anthony Horowitz sont souvent pleins de surprises. Ici, l’humour noir est omniprésent, ce qui peut parfois dérouter les jeunes lecteurs : c’est surtout les personnages des parents de David qui ont des comportements totalement incongrus : un père en fauteuil roulant qui fait systématiquement du mal à sa femme sans réellement s’en rendre compte et qui menace de pendre son fils par les pieds… Tout est décalé et l’atmosphère mystérieuse et inquiétante nous cache des meurtres des plus sordides. Malgré tout, ce livre s’adresse aux jeunes lecteurs (10-13 ans) par l’écriture et la façon de traiter la thématique des sorciers, ainsi que par les personnages adolescents. Cela n’est pas sans rappeler la série des Harry Potter. Ecrit en 1991 (mais paru qu’en 2007 en France), ce livre aurait en effet inspiré J.K. Rowling, l’auteure de la célèbre série, pour imaginer sa fameuse école de sorciers. L’île du crâne a également une suite, disponible au CDI : Maudit Graal, qui, je l’avoue m’a un peu moins passionné…