Le crayon qui voulait voir la lune – Le crayon qui voulait voir la mer, de Eric Simard et Africa Fanla

Le voyage d’un crayon

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Le crayon de Lulu rêve de s’envoler pour aller sur la lune. Mais il a un souci, il n’a pas d’ailes et personne ne veut lui en prêter. Lulu va donc tout mettre en œuvre pour lui offrir le plus beau des voyages.

Une histoire mignonne qui va charmer les tous petits. Elle va attirer l’attention des plus jeunes sur l’utilisation de la lettre «L» qui seule ou en binôme n’aura de cesse de rendre service.

Vogue, vogue petit crayon

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Nous retrouvons Lulu et son crayon qui souhaiterait voir la mer. Un parcours semé d’embûches qui va mettre à mal le projet des deux amis.

Les lettres vont servir de décor à cette petite histoire qu’apprécieront les plus jeunes de nos lecteurs.

Ces deux petits ouvrages démontrent que la lecture et l’écriture sont de bons moyens d’évasion et d’imagination. C’est un beau voyage à travers les mots. A lire dès le CE1 en autonomie.

A noter les très jolies illustrations très colorées qui accompagnent merveilleusement le texte.

Caractère ou le destin contrarié, de Olivier Vauconsant

La valse des lettres…

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Johannes Gensfleisch, plus connu sous le nom de Gutenberg, était destiné à reprendre l’orfèvrerie de son père. Mais depuis longtemps, le jeune Gensfleisch avait un autre projet, il voulait bouleverser le monde, le révolutionner ! Un jour, il s’enfuit de chez lui, s’installa à Strasbourg où il travailla dans le plus grand secret à sa future invention. Gutenberg trouvait qu’il n’y avait pas assez de livres ou tout du moins qu’ils ne passaient pas assez de mains en mains. Il créa donc la typographie. En l’espace d’une année, les imprimeries fleurirent un peu partout en France. Mais Gutenberg connut un destin tragique, accusé de sorcellerie, dérangeant le pouvoir, il finit ruiné.

 

Un espion chez Gutenberg, de Olivier Melano

Le tourbillon des lettres…

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En Allemagne, dans les années 1450, Johann Gensfleisch, plus connu sous le nom de Gutenberg, travaille en secret dans son atelier. Seuls les enfants de sa voisine, Hans et Lotte, sont au courant de ses recherches. L’inventeur de l’imprimerie est espionné, jalousé et son dur labeur pourrait être réduit à néant. A cette époque, les écrits sont essentiellement établis à la main et Gutenberg est accusé de sorcellerie.

L’Eglise le surveille de près, voyant en lui un concurrent qui risque de lui faire de l’ombre. En effet, copier les livres étaient le travail des moines. Sa découverte qui va permettre de reproduire un livre en plusieurs exemplaires en un temps limité, à moindre coût, dérange. Tout va être mis en œuvre pour voler les secrets de Gutenberg et ainsi l’empêcher de réaliser ses projets, notamment d’imprimer la Bible.

Ce livre documentaire, très bien ficelé, se lie comme une bande dessinée. De grandes illustrations, un texte clair et précis permettront à nos plus jeunes lecteurs de comprendre l’impact de cette invention. Gutenberg n’est jamais dessiné de face car son aspect physique reste méconnu ainsi que sa date de naissance d’ailleurs. Le travail de l’inventeur est très bien détaillé. Une petite précision néanmoins, Gutenberg n’a pas inventé l’imprimerie proprement dite, mais il a adapté de nouvelles techniques à ce qui existait déjà : les caractères métalliques mobiles. Les deux enfants sont le fil conducteur de l’histoire. Ils vont tout faire pour que le secret de Gutenberg soit protégé. Ils se lancent dans une grande aventure, n’hésitant pas à prendre des risques. Un dossier complet sur Gutenberg et l’histoire du livre, clôture l’album.

Ma Lou adorée, Elisabeth Brami

Ma Lou adorée par BramiCette histoire raconte la vie d’une grand-mère vivant seule suite à une trahison. Heureusement sa petite fille Lou la console. Pour que sa grand-mère soit moins malheureuse, Lou lui écrit ses journées de colo et ses premiers sentiments amoureux.

J’ai tout aimé, à partir de 10 ans.

Nila, CM2 – une p’tite dévoreuse de livres de Salé Lou Potier

Une chronique des élèves de l’école primaire voisine, l’école Salé Lou Potier. Vous avez, vous aussi, lu le livre ? Alors,  chers lecteurs de ce blog, pour les encourager, n’hésitez pas à poster un commentaire en donnant votre avis !

 

 Ta Lou qui t’aime,  premier volet de cette correspondance pleine de sensibilité, est également disponible au CDI. Voici la présentation de l’éditeur de ces deux premiers ouvrages :

« Pour son premier été loin de sa famille, Lou s’ennuie en colonie. Elle décide d’écrire à sa grand-mère Mamouchka, qui passe à Nice ses premières vacances de veuve. C’est le début d’une longue correspondance.

L’été suivant, leurs échanges se poursuivent sous le signe d’une première histoire d’amour pour Lou et d’une dernière pour sa grand-mère. »

Un troisième volet existe également, le tout réuni désormais aux éditions Seuil sous le titre : Trois fois Lou

C’était drôlement bien de s’écrire toutes les deux ! Heureusement que j’ai eu le cafard les premiers jours de calo, sinon je n’aurais pas pensé à t’écrire.

 

 

14-14, de Silène Edgar et Paul Beorn

Les dévoreurs de livres d’Arsène : les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

14-14, de Silène Edgar et Paul Beorn

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Hadrien et Adrien ont 13 ans et sont meilleurs amis. Ils s’écrivent souvent par lettres surtout quand ils ont des problèmes. Dans les lettres d’Adrien, Hadrien ne comprend pas toujours les mots de son ami. Un jour, Adrien décide de rendre visite à son ami mais il se rend compte qu’il y a des choses louches : la ville d’Hadrien n’existe pas, les timbres semblent dater d’une autre époque … Mais c’est normal ! Ils ne vivent pas à la même époque ! Hadrien vit en 1914 alors que Adrien, lui, vit un siècle plus tard, en 2014 !!! Malgré les années qui les séparent, ils s’écrivent et s’envoient des lettres grâce à une boîte aux lettres magique. Mais une chose est sur le point de les séparer, La Guerre. Adrien décide alors de prévenir Hadrien pour ne pas le laisser en danger…

Avis : Un roman qui se lit vite, qu’on comprend facilement et quand on le commence, on a du mal à en sortir ! En effet, l’action et les nombreux rebondissements tiennent en haleine le lecteur. Malgré le contexte de la guerre qui n’est pas si central, on a plaisir à suivre les personnages et c’est malgré tout une histoire qui n’est pas si triste. et on peut voir la différence entre chacune des époques évoquées, le mode de vie.

Alicia, 4ème – 13 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

 

Et la chronique de mumu58

Un siècle chargé d’histoire

Deux siècles qui s’opposent, deux vies qui se croisent à cent ans d’intervalle : Adrien, jeune écolier en 2014 et Hadrien, un enfant paysan en 1914, qui va connaître les horreurs d’une guerre imminente. Une boîte aux lettres, surgie de nulle part, va être le témoin d’une correspondance étroite entre les deux jeunes.

Dans un premier temps, Adrien et Hadrien s’échangent leurs bons vœux pensant s’adresser à un cousin éloigné. Mais petit à petit, ils prennent conscience que chacun fait un voyage dans le temps. Mais peu importe, ils vont tisser des liens d’amitié malgré qu’ils ne fassent pas partie du même monde, de la même époque. Et pourtant, ils ne sont éloignés que de vingt kilomètres…..L’aventure commence, déstabilisante et inimaginable.

Hadrien, fils de paysan, rêve de continuer ses études mais son père s’y oppose car il a besoin de lui à la ferme. La misère, la maladie partagent son quotidien.

 Dans la bassine d’eau très froide, le garçon fait une toilette de chat avec un peu de savon noir. Il a entendu dire que dans les maisons des riches de la ville, l’eau arrivait toute seule dans les tuyaux, c’est peut-être le cas chez Adrien ? En tout cas, ici, à Corbeny, il faut la tirer du puits.

Adrien vit dans le confort, déteste l’école. Mais pourtant ils ont tous les deux les mêmes interrogations et progressivement l’un deviendra le soutien de l’autre. Les lettres leur apportent réconfort et conseils. Les deux adolescents se comprennent. Ils ont des relations tendues avec leurs parents et ont les mêmes préoccupations. Tout va s’accélérer quand Adrien et Hadrien vont déceler des choses bizarres dans leurs courriers. Notamment l’aspect du timbre sur les enveloppes, le fait qu’ils n’emploient pas le même vocabulaire, le même style d’écriture ou tout simplement qu’Hadrien ne connaisse pas le téléphone, internet ou qu’il n’ait jamais entendu parler de la sécurité sociale. Adrien prend conscience alors qu’il a un siècle d’avance et qu’il peut prévenir son ami que la guerre va bientôt faire rage. Il se documente et s’aperçoit que le village de celui-ci a été la cible de combats atroces. Une course contre la montre va commencer pour sauver Hadrien et les siens.

La tête lui tourne , il s’adosse au mur de la maison. Il ne comprend toujours pas comment il a pu écrire à un garçon qui vit cent ans dans le passé. Il n’a pas d’explication pour cela. Mais maintenant, il a une certitude : Hadrien est en danger de mort.

14-14 est un roman poignant, plein de magie et d’originalité. Ce n’est pas une histoire sur la guerre mais sur la vie d’avant guerre. Le titre est en cela un peu trompeur. La guerre reste en toile de fond.

14-14 explique de belle manière comment était le quotidien d’une famille au siècle dernier, aux portes de la première guerre mondiale et nous dépeint la société actuelle. D’un côté, des conditions de vie difficiles où tout le monde était lié à la terre, où il était hors de question de laisser les fils faire des études. Ils étaient plus utiles pour travailler dans les fermes. D’un autre côté, un adolescent en manque de repères, peu motivé par les études, des parents divorcés. Les inquiétudes sont les mêmes : l’amitié, l’amour, la famille, l’école… Un parallèle futur-passé bien mené, à travers le regard d’adolescents, qui tient le lecteur jusqu’à la fin. Le thème de l’éducation est très présent. On perçoit qu’en 1914 la réussite scolaire est une réelle chance de s’en sortir, de devenir quelqu’un. Le maître est une personne écoutée et respectée. De nos jours, certains écoliers ne prennent pas toujours conscience de l’importance d’étudier qu’ils considèrent plutôt comme une corvée …

La première guerre mondiale est présentée comme un événement lointain pour Adrien alors que pour Hadrien elle est proche. Des reproductions de documents ou de photos d’époque viennent merveilleusement illustrer un texte clair et précis. Deux jeunes gens attachants : Hadrien, dans sa lutte pour accéder à une classe sociale meilleure et qui pour y arriver , doit combattre l’ autorité d’un père hermétique. Et Adrien qui manque de confiance en lui entre un père absent suite au divorce et une mère protectrice. Une belle histoire d’amitié à travers le temps qui ne peut laisser le lecteur indifférent et qui peut servir de support pour une étude de l’histoire dans les établissements scolaires.

 

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