Le gentil petit diable et les autres contes de la rue Broca, de Pierre Gripari

Au 69 rue Broca..

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Pierre Gripari prend un grand plaisir à détourner les caractères des personnages. Les niais ne sont pas aussi bêtes qu’ils y paraissent et les méchants peuvent avoir du cœur. Bref, les codes sont bouleversés, les personnages sont révélés sous de nouveaux visages. Pierre Gripari nous présente six contes qui permettent de retomber en enfance pour certains ou de découvrir des classiques pour d’autres. Des contes qui font partis des Contes de la rue Broca et qui mettent en scène, entre autre, un gentil petit diable qui habite l’enfer et qui a le malheur de ne pas être méchant. Il veut faire du bien autour de lui, au grand dam de ses parents. Au fil de la lecture, nous ferons la rencontre d’une patate bien singulière puisqu’elle va tomber amoureuse, nous irons sur une île lointaine chez le prince Blub qui a l’intention depuis toujours d’épouser une sirène et nous croiserons le chemin du cochon qui a avalé l’étoile polaire. Autant de personnages que de situations fantaisistes. Alors, si vous aimez l’originalité, l’imaginaire, les belles morales et l’humour, faites un détour par la rue Broca !

Nos étoiles contraires, John Green

Leçon de vie…

Hazel Grace, 16 ans, vit avec un cancer de la thyroïde depuis l’âge de 13 ans… Son cancer s’est déplacé vers les poumons et elle doit vivre avec une bouteille d’oxygène constamment reliée à elle afin de pouvoir respirer. Elle se sait condamnée, même si un nouveau traitement expérimental a stoppé provisoirement l’évolution de la maladie. Elle ne peut plus fréquenter le lycée. Sa mère a arrêté de travailler pour s’occuper d’elle et la pousse à garder un semblant de vie sociale. Pour cela, elle l’incite à fréquenter un groupe de parole réunissant de jeunes malades… Hazel y va mais à reculons, s’y ennuyant prodigieusement… Mais un jour, elle y fait la connaissance d’Augustus, 17 ans, en rémission d’un cancer, qui a perdu sa jambe d’un ostéosarcome et dont l’ancienne petite amie vient de mourir… d’un cancer.  Ils tombent amoureux l’un de l’autre. Malgré les réticences d’Hazel, qui se sent comme « une grenade dégoupillée » prête à exploser, ils vont vivre cet amour au jour le jour avec intensité, entre humour, angoisses, désespoir, souffrance physique, légèreté et philosophie…

Gros succès de librairie, ce livre donne une grande leçon de vie. Malgré le sujet délicat, l’écrivain, en se glissant dans la peau de son héroïne (narratrice du roman) a su relever un challenge délicat : parler de la maladie, de la mort, de l’amour impossible, du combat pour la vie,  sans tomber dans la pitié, le larmoyant. Le chemin amoureux d’Hazel et Gus se déroule d’ailleurs sur fond de quête, autour d’un livre « Une impériale affliction » qui a tant marqué la jeune Hazel qu’elle le conseille à Gus… mais ce roman sans fin les laisse dans le désarroi… Ils réalisent l’impensable, se rendre en Hollande rencontrer son auteur et toute la construction du récit se structure autour de cette quête qui leur donne un but ultime de vivre… Le cancer n’est finalement pas le sujet principal du livre… Il est le prétexte profond pour délivrer ce message : il faut accepter la vie qui nous est donnée et la vivre jusqu’au bout, en profitant de chaque instant, en profitant de l’amour de ceux qui nous entoure, en acceptant chaque personne telle qu’elle est.
A conseiller à partir de 13/14 ans