Les mathématiques en scène, collectif – sous la direction de Dominique Mégrier

Jouer avec les mathématiques…

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Dominique Mégrier est comédienne et professeur de théâtre. Elle est persuadée que l’art et la culture peuvent faire bon ménage et ainsi sauver de biens des maux ceux qui s’y collent. Les mathématiques en scène en est la preuve. Tout peut se jouer, une mise en scène pour résoudre des énigmes, des opérations, pour comprendre les nombres. Un bon moyen pour se réconcilier avec les mathématiques, une façon très originale d’aborder le monde du calcul. On ne s’attend pas du tout à rencontrer des mathématiques comme fil conducteur de pièces de théâtre et pourtant le résultat en vaut la chandelle. Le théâtre au service des sciences, pari réussi.

Pour chaque pièce, des contraintes ont été données à l’auteur : le nombre de pages, le thème mathématiques, le style d’écriture, l’action et la citation. Ce recueil ne se substitue pas aux leçons mais peut compléter ou consolider des acquis. Il se lit avec plaisir et avec une certaine curiosité.

Motordu a pâle au ventre, de Pef

La vie est pelle mais je dois encore me recauser…

Résultat de recherche d'images pour "motordu a pale au ventre"C’est une catastrophe. Le prince de Motordu a mal au ventre, il doit aller à l’hôpital pour se faire opérer. Il a lapin des huîtres ! ( appendicite).
Une histoire pleine d’humour rythmée par un florilège de jeux de mots tordus, accompagnés par des illustrations amusantes. Un régal pour nos plus jeunes !
Le personnage du prince de Motordu créé par Pef, est apparu dans la littérature jeunesse en 1980, avec la Belle lisse poire du prince de Motordu ( la belle histoire..) paru aux éditions Gallimard. Depuis une vingtaine de titres sont sortis.
Le prince déforme les mots, les expressions comme pourrait le faire les enfants. Ainsi, il habite dans un chapeau, il mange des petits bois et se promène dans les pois.
Les dessins, qui occupent une place importante, illustrent les jeux de mots au pied de la lettre, ce qui renforce le côté comique de l’histoire. L’association image/mot aide à la compréhension du vocabulaire. Le jeune lecteur peut également s’amuser à retrouver le mot initial, avant sa transformation.  Les histoires du prince de Motordu sont riches d’enseignement. D’ailleurs, l’auteur inscrit ses livres dans la lutte contre l’illettrisme.
Voilà déjà plus de trente ans que Pef façonne les mots, qu’il les pétrit pour le plus grand plaisir de ses lecteurs !

Mamie gâteau s’emmêle le tricot, de Gwladys Constant

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Côme est un petit garçon de 4 ans et demi qui confond souvent les mots. Pas les mots compliqués, mais plutôt les mots simples du quotidien. Barabar sa maman commence à l’inquiéter, d’autant que la nouvelle institutrice du garçon évoque souvent le problème. Barabar, mère-célibataire travaille beaucoup et Côme passe beaucoup de temps avec sa mamie… Ne serait-ce pas elle, notre mamie-gâteau, qui emmêle le tricot des mots de Côme ?

Ce livre, très facile d’accès, s’adapte aux lecteurs plus jeunes, comme aux plus âgés. Court (63 pages) et très compréhensible, même les faibles lecteurs n’auront aucun mal à le comprendre et le lire. en plus, quelques illustrations sympathiques, à la manière de bande dessinée en noir et blanc ponctuent le texte. Des personnages attachants et une histoire que j’ai trouvé touchante, magnifique et qui évoque les liens entre différentes générations et ce que la maladie d’Alzheimer déclenche sur une famille. Un thème fort et émouvant traité avec délicasse pour les plus jeunes lecteurs.

Un petit coup de coeur pour moi,

Emma, 11 ans – 6ème, membre des dévoreurs de livres d’Arsène

Trouver les mots, de Gilles Abier

Sans voix…

Gabriel ne sait jamais trouver les mots qu’il faut quand il faut… Alors, quand un policier vient l’interroger sur le coup de fil que son cousin lui a passé la veille (12 minutes et 23 secondes précisément), il ne sait pas quoi dire. A-t-il seulement su dire les mots qu’il fallait à son cousin ? Si c’était le cas, le drame aurait-il eu lieu ?

Un récit court, dense, très fort, à la limite du supportable. Comme toujours, Gilles Abier, lui, a su trouver les mots pour décrire l’impensable. Un drame, un dérapage, la peur du qu’en dira-t-on, et tout s’écroule, une famille entière plongée dans la douleur. La faute à qui ? A quoi ? Le cousin qui n’a peut-être pas trouvé les mots est-il vraiment le seul fautif ? Les réseaux sociaux et la propagation des images n’est-elle pas le plus à blâmer. Une leçon sur la force du langage où seuls les mots peuvent sauver, d’un côté comme de l’autre. Face à un drame que l’on vit, parler à son entourage, à ses proches, faire confiance en ceux qu’on aime et qui nous aime pour ne pas nous juger et nous aider, telle est la grande leçon de ce petit livre poignant. Un récit qui sonne juste … tellement juste… trop juste… Un ouvrage pour alerter sur les dangers d’internet, plutôt à destination des lycéens et des lecteurs avertis (des scènes pourraient choquer les plus sensibles), à lire pour ne jamais retrouver cette histoire dans les faits divers… Un ouvrage qui laisse longtemps une trace en soi après l’avoir refermé.

Parler le monde : la naissance d’une langue, de Nouchka Cauwet et Sylvie Serprix

Histoires de mots

Résultat de recherche d'images pour "parler le monde cauwet amazon"On commence notre tour du monde linguistique par la légende de Babel qui nous apprend que, par colère, Dieu dispersa les hommes dans le monde après leur avoir « brouillé » le langage. Ah bon ? Et le français serait en fait que du latin écorné ! Tiens, on nous parle de Cosne-sur-Loire dont le nom est formé à partir de condate qui signifie le confluent ! Avallon qui vient du nom gaulois aballos qui veut dire le pommier. Autant de choses surprenantes que nous apprend ce merveilleux ouvrage à travers 6 voyages tous plus captivants les uns que les autres. Nous allons aller à la rencontre de différents peuples qui ont tous contribué à la naissance de la langue. A chaque voyage, sa fable, son récit.

Quand j’ai parcouru ce documentaire, j’ai eu l’impression d’être autour d’un feu de bois et d’écouter un conteur me narrer des légendes sur l’histoire de la langue. Les illustrations sont superbes, ponctuées de photos, de tableaux, de cartes et de dessins. Quelques devinettes surgissent au détour d’une histoire. Bref, on y prend vraiment du plaisir, somptueux ouvrage que les amoureux des mots s’arracheront.

Quand les poules auront des dents ! et autres animaleries, de Thierry des Ouches et Cassandre Montoriol

Caractère de cochon

Afficher l'image d'origineVoici un petit album -que j’affectionne particulièrement- qui permet de connaître les expressions françaises mettant en scène des animaux : se coucher comme les poules, être fort comme un boeuf, pleurer comme un veau, etc. Sa construction est très simple : à gauche, une illustration, l’expression et sa signification, à droite, une photographie très réussie de l’animal mis en scène dans l’expression citée. Il est toujours en présentation sur une étagère du CDI et les élèves s’amusent quotidiennement à changer la page présentée… et lorsqu’ils sont un peu énervés, je vais vers le livre et leur mets : Un caractère de cochon… Ils comprennent tout de suite !