Le traité des 7 lotus, d’Eric Boisset

Timothée ou l’apprenti yogi…

Comme chaque mercredi après-midi, Timothée s’arrête dans la librairie de son vieil ami, pour y dévorer les vieux livres. Aujourd’hui, il a repéré  tout particulièrement un ouvrage rouge aux lettres d’or, qui trône dans la vitrine. C’est un livre sur le yoga, écrit à la fin du XXème siècle. A cette époque, il n’a pas eu un gros succès commercial alors que maintenant il a atteint une valeur financière non négligeable. Devant l’intérêt de Timothée pour cette pièce unique, monsieur Balsamo lui propose de lui en faire une copie sur une clé USB. De retour à la maison, le jeune adolescent décide de mettre en pratique les différentes positions initiées par l’auteur. Mais c’est la catastrophe. Timothée n’est plus maître de son corps, comme si celui-ci était en train de lui échapper. Que lui arrive-t-il ? Il a l’impression d’être dans une autre dimension, il ne contrôle plus rien ! Son entourage ne le voit plus, ne l’entend plus. Timothée va devoir faire preuve de beaucoup d’imagination pour se sortir de ce faux pas.

Un roman drôle, des héros très attachants, une histoire rythmée, remplie de fantaisie, Eric Boisset a utilisé tous les ingrédients pour nous faire passer un très bon moment. On rit de bon cœur tant les personnages sont loufoques. Un régal qui fait du bien !

Le grimoire d’Arkandias, d’Eric Boisset

Abrakadabra

Malgré son jeune âge, Théophile est ce que l’on pourrait appeler un petit rat de bibliothèque là où son ami Bonaventure est un flûtiste hors-pair. Ce sont ces qualités hors-normes pour des jeunes adolescents qui vont leur permettre de vivre la plus incroyable des aventures…Plongés au cœur d’une histoire extraordinaire faite de magie, d’intrigues et de chimie, les deux jeunes garçons vont vivre des aventures des plus cocasses aux plus dangereuses, vivant à toute allure perchés sur leurs patins. Mais rien n’aurait été possible sans le fabuleux Grimoire de magie rouge découvert par le plus grand des hasards à la bibliothèque municipale.

Qui n’aimerait pas jouer à l’apprenti sorcier, partir à la découverte d’un monde merveilleux où tout est possible ? Et quand l’impossible se réalise, alors, tout reste à imaginer…

Ce livre est une petite merveille destinée aux plus jeunes. Comme j’aime comparer les films et les livres, j’ai regardé le film dans la foulée et heureusement pour moi j’avais lu le livre avant car sinon je ne l’aurais peut-être pas lu. Même si le film n’est pas mal du tout, il n’a absolument rien à voir avec le livre. L’histoire a été profondément modifiée et enjolivée dans le film et n’a plus vraiment grand chose à voir avec le livre. Pour ma part j’ai beaucoup aimé ce livre et j’espère que vous serez nombreux à le lire pour demander à notre documentaliste préférée de compléter la trilogie car il y a deux tomes à suivre. Et si les deux suivants sont à la hauteur du premier alors l’ensemble sera excellent.

Pour avoir également lu « les guetteurs d’Azulis » du même auteur, je trouve ce livre plus rythmé dans le déroulement de l’action et empli de facéties qui donnent un aspect comique à cette oeuvre vraiment très sympathique.

Le CDI possède aussi les deux autres tomes de la trilogie, dont voici la présentation de l’éditeur  :

Tome 2, Arkandias contre-attaque : Les héros du Grimoire d’Arkandias, bientôt pris à leur propre jeu… Alors que Théophile et Bonaventure avaient juré qu’ils ne relieraient plus jamais le grimoire, les voilà à nouveau jouant les apprentis sorciers pour aider un de leurs amis. C’est ainsi qu’ils découvrent une formule stupéfiante : le diadème de sujétion, qui permet de commander une personne pour l’amener à faire ce dont on a envie. Rendez-vous compte ! Malheureusement, les formules magiques ne marchent jamais comme on le voudrait… surtout que tapi dans l’ombre, le mystérieux Agénor Arkandias attend son heure !

Tome 3, Le sarcophage d’outretemps  :Les héros du Grimoire d’Arkandias, de retour pour une mission périlleuse… Théo est terriblement malheureux : sa souris Samantha et son poisson Pacôme sont morts, victimes d’un terrible accident. Rien ne peut le consoler ! Seul un voyage dans le temps pourrait changer le cours de l’Histoire… Théophile  et Bonaventure consultent alors le Grimoire d’Arkandias et y découvrent la recette du sarcophage d’Outretemps, qui leur permet d’aller où bon leur semble, dans le passé ou dans le futur. Un pari un peu fou certes, mais rien ne peut arrêter nos apprentis sorciers… Si ce n’est le maléfique Arkandias …

Les guetteurs d’Azulis, d’Eric Boisset

Chasseurs d’Art

516ilqsZWVL._SL160_[1]Qui est cette jeune fille au regard égaré qu’Abel découvre un beau matin perdue au milieu d’un champ ? Une échappée de l’hôpital de Bassens ? Une rescapée du crash d’avion auquel il a assisté la veille et dont tout un chacun nie l’existence ? Une chose est certaine : elle ne le laisse pas indifférent… et Drak, son jeune corbeau apprivoisé, non plus.

Les deux adolescents accompagnés de leur fidèle compagnon, seuls unis contre tous, vont partir en quête de vérité, de découvertes en découvertes, d’univers en univers tout aussi incroyables pour Ea que pour Abel. De leur rencontre va naître une formidable amitié que rien ne saura altérer : ni les ordres, ni les menaces, ni le danger… Ainsi Ea laisse un message poignant à ses frères en les quittant :

« Ne vous méprenez pas sur la signification de mon geste. Je ne vous ai pas trahis, je vous suis toujours fidèle. Simplement, je dois mettre mes actes en conformité avec mon cœur et avec ma conscience. Lorsqu’un ordre paraît criminel, ou même simplement injuste, le devoir impose de désobéir. »

Envers et contre tout, ils sauveront la planète des agissements des Zecor-ben mais sauront ils ouvrir le cœur des Azuléens ? Qui sont ils d’ailleurs ces peuples inconnus ? Amis ou ennemis ? Vous le saurez en vous glissant dans la peau des personnages et au fil des pages, vous découvrirez la vérité.

Cette œuvre glisse toute seule au fil de la lecture. J’ai beaucoup aimé le style simple et recherché à la fois qui permet aux plus jeunes de s’initier au monde fantastique sans en subir la violence. Frais et généreux, ce livre est facile et agréable à lire malgré ses 467 pages.