Chair de poule, de R.L Stine

Venez frissonner de peur et de plaisir !

Image illustrative de l'article Chair de poule (collection)

On aime se faire peur. Enfant, qui n’a jamais lu le soir sous un drap, à la lueur d’une lampe torche, des histoires de monstres à ne pas fermer l’oeil de la nuit ? Et c’est plus fort que nous, on sait qu’on va trembler, qu’on sera paralysé par la peur mais qu’importe. Alors faites le plein de sensations fortes en vous plongeant dans les livres de la série Chair de poule, des romans destinés aux jeunes lecteurs, publiés en France dès 1995. La couverture de chaque récit est mystérieuse et effrayante jouant avec les couleurs et les images. Ce sont toujours des histoires mettant en scène des enfants et des adolescents, confrontés à des phénomènes étranges, à des personnages «cauchemardesques» tels des momies, des fantômes, des loups-garous…. Mais l’auteur évite toujours de tomber dans l’horreur. A chaque Chair de poule un nouveau décor, tantôt l’Egypte, tantôt l’Angleterre, les Etats-Unis, un cocktail d’angoisse, de peur et de suspense. La 4ème de couverture indique que ces romans peuvent être lus dès 9-10 ans.  En 2012, Chair de poule a fêté ses vingt ans.

La série compte plus de 70 ouvrages. Le CDI en possède plus de 20 dont vous trouverez la liste ici !

Histoires de fête : Halloween, de Karine Delobbe

« Trick or treat ? »

halo.jpg

Le 31 octobre sera célébré un peu partout la fête d’Halloween. Défilé de monstres et collecte de bonbons seront au rendez-vous. Mais au-delà de cette effervescence, connaissez-vous l’origine de cette tradition ? Où et quand a-t-elle commencé ?

Cette fête a traversé les frontières et a envahi notre pays dès 1997. Mais les avis sont partagés quant à sa célébration. En France, elle remporte un franc succès auprès des enfants mais certains adultes y sont plus réticents, invoquant le fait qu’elle parasite la fête de la Toussaint.

Découvrez tous les secrets de cette fête en feuilletant cet ouvrage très complet.

Enregistrer

Petit théâtre de sang, de Gudule

Je t’aime Louise, moi non plus Nino !

Afficher l'image d'origineLouise, 15 ans, vit avec ses parents à Paris. Sa relation avec ses parents est celle d’une adolescente ordinaire : ses parents sont nuls et ne comprennent rien. Elle tient un journal intime où elle nous raconte ce qu’il se passe dans sa vie. Louise n’a qu’une seule amie de son lycée, Edith. Ses amis sont surtout ceux Nino. Elle est folle amoureuse de lui, un jeune comédien qui a 22 ans.  Louise cache sa relation qu’elle a avec Nino à ses parents car elle n’ose imaginer leur tête s’ils apprenaient la nouvelle ! Nino et ses amis comédiens Sam Sam, Billy et Humano veulent se reproduire sur scène. Les Tournevice (nom de leur troupe) décident alors de squatter un théâtre à l’abandon depuis plusieurs années « Le petit théâtre de sang ». Les Tournevice trouvent dans ce théâtre des costumes, des rideaux, tout ce dont ils ont besoin pour jouer. Les comédiens trouvent aussi les anciennes pièces jouées dans ce théâtre et décident alors de les reproduire sur scène, ce sont des sketchs d’épouvante, sanglants. Ils commencent par redonner vie au lieu en faisant du ménage et quelques travaux puis répètent jour et nuit. La troupe décide alors de s’appeler La Compagnie Hémoglobine pour mieux coller à leurs sketchs. Louise est parfois frustrée de ne pas être avec eux, âgée de seulement 15 ans, elle est sous la responsabilité de ses parents et doit aller au lycée. Néanmoins, elle passe tous les jours au théâtre pour voir son Nino et ses amis répéter. Après quelques jours d’installation dans ce théâtre, plusieurs choses étranges se passent dans ce lieu, de la nourriture disparaît et une femme étrange fait son apparition et les observe. Cet événement va préoccuper Louise et bouleverser sa relation amoureuse avec Nino.

L’écriture à la première personne du singulier nous met d’entrée de jeu dans la peau de Louise. Le langage, la façon de voir les choses, son caractère, nous montrent bien, dès les premières lignes, que nous sommes dans le point de vue d’une adolescente, têtue, intelligente et amoureuse ! Nous retrouvons, par ailleurs, les thématiques phares de Gudule : la jalousie, la possession et l’épouvante. Petit théâtre de Sang nous fait frissonner et nous tient en haleine du début à la fin. Un dénouement inattendu qui nous fait apprécier encore plus l’histoire. Je conseille la lecture de ce livre à partir de la 4ème. Louise est âgée de 15 ans et nous raconte de nombreux détails sur sa relation avec Nino et certains extraits risquent d’être difficiles à comprendre pour les plus jeunes !

 

Enregistrer

Le cœur de l’ombre, de Marco Cosimo d’Amicio, Laura Lorio et Roberto Ricci

Quand les cauchemars prennent vie…

le-coeur-de-l-ombre-tome-1-le-coeur-de-l-ombre-one-shotLuc est un garçon très peureux. Il a peur de tout : des microbes, de l’eau, des chiens, de ses camarades … Il faut dire qu’il a été choyé par sa maman qui le surprotège en espérant ainsi ne pas revivre le drame qui l’a frappée quelques années plus tôt. La propre sœur de Luc a, en effet, disparu sans laisser de trace. Luc, étouffés par ses craintes, ne vit quasiment pas. Mais il y a une chose dont il a encore plus peur : l’Uomo Nero, le croquemitaine italien des comptines que lui chantait sa grand-mère. Ce monstre existe. Il se tapit dans l’obscurité et attend la nuit pour sauter sur Luc avant de s’évaporer. Mais un matin, le lit de Luc est vide. Il a, lui aussi, disparu.

Après avoir flashé sur la couverture, j’ai eu un grand coup de cœur pour l’histoire et les graphismes. Le monde des ombres est très bien représenté et contraste avec d’autres univers très colorés. L’obscurité et la lumière jouent un rôle très important dans l’intrigue et ils sont très bien mis en avant par le coup de crayon de Roberto Ricci et Laura Lorio. A la fois conte fantastique avec des personnages dignes de l’univers du cinéaste Tim Burton et récit initiatique, cet album nous fait aussi réfléchir sur ces peurs qui nous empêchent parfois d’avancer. Luc va devoir faire un long voyage au milieu de toutes ses phobies pour apprendre à les surmonter. Mais le simple fait d’oser entreprendre ce périple va déjà lui demander un énorme courage car qui oserait s’aventurer ainsi au milieu des terreurs de nos cauchemars d’enfant ?