Les enquêtes du trio : L’énigme à l’école, de Roselyne Bertin

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Moi, quand je serai grand…..

Angelo, 10 ans, rêve depuis longtemps de devenir reporter. Alors, quand son père lui donne son appareil photo, Angelo est aux anges. Il l’emmène partout et ainsi peut s’adonner pleinement à sa passion. Le jeune garçon habite non loin de son école et chaque jour, il aime la photographier quand il n’y a plus personne. Un soir, une photo retient plus particulièrement son attention. En effet, quand il la regarde en détails, il remarque une vitre brisée. Quelqu’un s’est introduit dans les locaux pendant le week-end ! Ni une, ni deux, Angelo alerte ses amis Tom et Zoé. Lors d’une réunion secrète, le trio d’amis décide de mener une enquête qui peut-être les mènera au voleur.

Une petite histoire sympathique pour nos plus jeunes lecteurs.

L’ours sort ses griffes, de Jean Alessandrini

Un ours peut en cacher un autre…

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Max le Masque vient de sortir de prison mais n’est pas résolu, pour autant, à se ranger ! Très vite, il reprend sa vie de criminel mais avant tout, il doit récupérer un magot caché dans la fosse aux ours d’un zoo, trois ans auparavant. Pour ne pas se faire remarquer, il revêt un costume d’ours, loin de penser que le commissaire Abouzy le file pour le prendre en flagrant délit. Max va-t-il réussir son coup  ? Course-poursuite,  soirée costumée sur le thème de l’ours, rien ne facilite pas la tâche de notre pauvre commissaire…

Un policier plein d’humour qui demande de la part de nos jeunes lecteurs une grande perspicacité pour retrouver la trace de Max le Masque .

Les enquêtes de Zoé et Matthéo : vol mystérieux au château, de Céline Le Gallo

Etrange apparition…

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Les vacances d’automne arrivent et Zoé va passer quelques jours dans un château à Mérignac. Son oncle, Hyacinthe, est le gardien de ce monument reconverti depuis quelques années en musée. La jeune fille décide d’inviter son meilleur ami Matthéo et son professeur de géographie, madame Armande Chabons. Dès leur arrivée, le gardien leur fait une visite guidée et tous sont attirés par les tableaux et les objets d’art qui ornent les nombreux corridors. Notamment, une toile géante représentant Hortense de Mérignac, ancienne châtelaine au destin tragique : elle mourut pendue. Une légende raconte qu’après sa mort, son fantôme serait apparu un soir de pleine lune à une jeune servante. Le phénomène se serait répété plusieurs fois à l’une des fenêtres du château. Hyacinthe propose alors aux enfants et à leur professeur de monter la garde au pied du château pour essayer d’apercevoir le fantôme d’Hortense. C’est une nuit de pleine lune qui promet d’être inoubliable. En effet elle le fut mais pas de la manière qu’aurait espéré le petit groupe. Des intrus se sont infiltrés dans le château, agressant Hyacinthe et volant le portrait de Hortense de Mérignac. C’est l’horreur ! Une enquête palpitante va commencer, dirigée par les deux enfants, Armande et son filleul le célèbre capitaine de police Théodore Massarelli.

Une histoire bien rythmée digne des aventures de Sherlock Holmes. Plein d’humour, de fraîcheur, des personnages hauts en couleur, dynamiques. Le lecteur prend les commandes de l’enquête aux côtés de Théodore, en s’identifiant facilement à Zoé et Matthéo. Avant Vol mystérieux au château, deux tomes ont déjà été publiés dont l’auteur fait référence au début du récit. Ceci ne gêne en rien la lecture car chaque histoire est indépendante. Nous retrouvons à chaque fois Zoé, Matthéo, Armande et Théodore qui enquêtent sur une nouvelle affaire.

Un petit policier, à l’écriture fluide et simple, qui plaira à nos plus jeunes lecteurs.

L’histoire du garçon qui voulait vivre dans un bocal, de Lisa Thompson

Une bulle d’amour…

Matthew a 13 ans. Mais le jeune garçon ne supporte pas le chiffre 13 donc il dit qu’il a 10 plus 3. Matthew souffre de troubles obsessionnels compulsifs, de TOC pour faire plus simple. Obsédé par la propreté, il fait la chasse aux microbes, se lave les mains dix à quinze fois de suite, plusieurs fois par jour. Il porte des gants en latex et ne mange que des plateaux repas entourés de cellophane, seul, dans sa chambre. Il n’a aucun contact tactile avec ses parents, auxquels il interdit l’accès de sa mansarde de peur d’être contaminé par leurs germes. Une situation qui l’a contraint également à arrêter l’école. Il ne voit plus ses amis. Le monde extérieur l’effraie. Il passe ses journées reclus dans son alcôve, devenu un refuge qu’il maîtrise et qu’il désinfecte plusieurs fois dans la journée. Ses parents sont tristes et démunis. La situation leur échappe, ils ne comprennent pas. Matthew passe son temps derrière la fenêtre de sa chambre à observer tous les faits et gestes de ses voisins. Il note avec précision ce qu’il voit dans un petit carnet. Mais tout va basculer avec la disparition d’un petit garçon, Teddy, 15 mois, petit fils du voisin. Matthew est le dernier à avoir aperçu le jeune bambin. A-t-il été enlevé ? S’est-il tout simplement perdu ? Intrigué, notre héros va mener l’enquête, aidé par son amie Mélody qui fera le lien avec l’extérieur.

Le sujet évoqué m’a beaucoup touchée. En fait, j’ai été bouleversée par Matthew, ce jeune garçon dont la vie est un calvaire. Comment vivre avec cette maladie qui pourrit littéralement l’existence, qui parasite le quotidien au point de se refermer sur soi et de couper les ponts avec l’extérieur, avec les gens qu’on aime, pour se prémunir. Lisa Thompson a su transmettre toutes les émotions, les ressentis du jeune adolescent. Matthew, très mature, est fragile mais courageux tant sa souffrance est importante. On ressent son angoisse grandissante quand il est obligé de sortir notamment pour ses rendez-vous médicaux. Une panique l’envahit, il ne supporte plus d’être dehors, la seule chose qui va le calmer est de rentrer chez lui et de se laver. Que dire de ses parents, tellement démunis, qui ne comprennent pas le comportement de leur fils. Ils souhaiteraient le voir sortir avec ses amis et surtout reprendre le chemin de l’école. Ils perdent patience parfois et s’emportent. Mais peut-on leur en vouloir ?Ils veulent avant tout le bonheur de leur fils mais quoi faire ? Ce qui arrive à Matthew est un mystère dont ils ne connaissent pas l’origine. C’est une famille que la maladie écorche. On a mal en même temps que Matthew qui s’interdit d’être heureux. Matthew se confie à un lion, un motif du papier peint de sa chambre. Il lui parle. Et par les mots qui traversent la tête de Matthew, on devine qu’un événement survenu dans sa famille a eu un effet dévastateur sur lui. Mais quand on en connaît les raisons, on ne peut que souffrir davantage pour ce jeune. Le personnage de Mélody, qui est dans la classe de Matthew, va mettre de la couleur et du sourire à cette histoire. Elle est rigolote, un peu collante et elle fait du bien !

C’est un roman en deux temps. La première partie nous fait découvrir Matthew, son quotidien, sa maladie puis l’histoire décolle avec la disparition de Teddy. Le rythme est plus soutenu, l’auteur nous entraîne dans une enquête pleine de rebondissements ! Le personnage de Matthew prend alors une autre dimension. Au fil du récit, une intrigue se noue autour de lui. Attachant et courageux, il commencera à se dévoiler. Ce roman vise principalement nos jeunes lecteurs qui comprendront facilement les troubles dont souffre l’adolescent mais touchera également l’adulte qui ne restera pas insensible à cette histoire.

L’auteur n’a pas simplement écrit un livre policier en traitant un sujet sur les TOC. Elle est allée au-delà en évoquant entre autre les thèmes du deuil, de l’amitié avec beaucoup d’émotions et si vous êtes juste un peu sensibles, vous vous laisserez aller à verser une larme pour le final.

A l’heure des chiens, de Evelyne Brisou-Pellen.

a lheure des chiens

Avoir du flair…

Médéric, un jeune garçon, sort sa chienne, Jessica, tous les soirs. Un soir, lors de leur balade, Jessica emmène son maître près de la voie ferrée et ils y découvrent un homme, mort. C’était le « vieux »!

Une enquête est ouverte et tout pousse à croire que le vieux est mort d’une crise cardiaque. En attente de l’autopsie, le jeune garçon aide l’inspecteur dans son enquête. Il va lui être d’une grande utilité car il connaît bon nombre de voisins grâce aux sorties nocturnes de leurs animaux de compagnie : ils appellent cela « l’heure des chiens ».

Alors crise cardiaque ou meurtre ? Je vous laisse le découvrir en lisant le livre.

Ce livre est un petit roman policier pour jeunes lecteurs. L’auteure mène l’intrigue de telle manière que tout au long, on ne sait pas si l’homme est mort naturellement ou si on l’a tué. L’implication des différents chiens et personnages au cours de l’histoire est très intéressante et chaque personnage a son rôle bien précis : la voisine extra curieuse, le jeune homme qui fait des études de médecine …

L’analyse du comportement des chiens va permettre à l’inspecteur d’élucider l’enquête…

« Marion Duval » : La reine éternelle- Balactica- Le trésor englouti, de Pommaux, Bouchié, Rosset et Alloing

Détective en herbe

Afficher l'image d'origineTrois aventures, trois enquêtes que Marion mène tambour battant avec ses deux amis. C’est un peu, en bande dessinée, l’équivalent du club des cinq de mon époque… livre jeunesse, au temps de la bibliothèque verte, qui retraçait les enquêtes d’un groupe de jeunes amis.

La reine éternelle

Marion Duval, jeune adolescente, habite à Paris avec son papa journaliste. Ses parents sont séparés. Elle a deux amis Fil et Gaël. La justice est son cheval de bataille.
La maman de Fil, Esther, a été nommée directrice de fouille en Egypte. Elle gère les fouilles du tombeau de Natchepsout.
Mais son fils disparaît. Marion et son père -qui a un faible pour Esther- décident de partir en Egypte. Ils y retrouvent Line, la maman de Marion. Line est à la tête d’expositions en Egypte.
Lors d’une soirée, Line leur présente Zaki , un mécène qui finance ses expositions. Mais en réalité, Zaki convoite la momie de la reine éternelle… Marion fait rapidement le rapprochement entre la disparition de Fil et Zaki.
Avec l’aide de Tarek, un ami connu sur place, elle va mener une enquête enflammée…

Balactica

Marion et son ami Gaël se promènent sur une plage où, soudain,  s’échoue un énorme cargo manquant de les écraser. Ils aperçoivent des silhouettes qui disparaissent très vite et entendent un coup de feu.
Plus tard, Marion et son père découvrent Esther, blessée à la tête.
Elle est arrêtée par un policier pas très net…
Le trésor englouti
Esther est à la recherche d’un trésor : une machine créée par Léonard de Vinci, capable de transformer le plomb en or. Elle détient les plans qui peut la mener au trésor. Mais, pas de chance, cette machine est au fond de l’eau, dans la méditerranée… Esther part donc à bord d’un cargo avec son fils, Marion et son père à la recherche du trésor perdu…Mais l’expédition va encore les entraîner dans une série d’aventures ! Sur leur route va se dresser de nouveau l’impitoyable policier véreux…

Marion est une adolescente dont les parents sont séparés. Les parents ne se déchirent pas. Donc aucun événement familial, aucun état d’âme ne viennent interférer les enquêtes. Marion est épanouie, sans problèmes. Elle est réfléchie et se soucie des autres. L’auteur nous renvoie là l’image d’une adolescente sereine. Marion est dynamique, pleine de fraîcheur. Très réactive, loin des portables et autres technologies, elle mène ses enquêtes avec son instinct et une belle détermination. Il faut dire que Marion Duval existe depuis 1983 et à cette époque on ne parlait ni de portables, ni d’internet.. L’héroïne ne vieillit pas et l’auteur n’a pas modernisé ses histoires et c’est bien comme ça. Les personnages doivent se débrouiller, ils ne peuvent pas communiquer à distance donc le lecteur suit à la trace notre héroïne qui l’embarque dans des endroits à chaque fois très différents.

Dans le trésor englouti, les illustrations nous font penser un moment à l’univers de Tintin avec le château de Moulinsart.. Et puis un fait d’histoire, les plus jeunes apprendront que Léonard de Vinci était aussi un savant et qu’il n’a pas peint que la Joconde.
On se prend vite au jeu et on accompagne volontiers Marion dans ses péripéties.
Les plus jeunes lecteurs , à partir de 8 ans pourront déjà se laisser porter par cette bande dessinée et les adultes ne se lasseront pas de suivre cette héroïne qui a bercé pour certains déjà leur enfance.

C’est amusant de voir que même accompagnés d’adultes, ce sont toujours les enfants qui trouvent la clé des mystères.

Pour la présentation de la bande dessinée en elle-même, le texte toujours en bulles est agréable à lire. Il se démarque bien des illustrations. La couverture est en carton souple de couleur avec des rabats qui présentent les personnages , l’auteur et l’illustrateur.

Vocabulaire associé famille, amitiés, aventure, jeunesse

Cité 19, 1. Ville noire, de Stéphane Michaka

Meurtres à travers les siècles

Alors que Faustine rCité-19end visite à son père, garde au musée d’Orsay, elle trouve l’appartement vide : les pièces sentent le renfermé et le courrier et les prospectus s’entassent comme si personne n’y avait mis les pieds depuis un bout de temps. Au moment de partir, elle se heurte à deux policiers qui lui annoncent un peu abruptement le décès de son père. Il sont justement venus lui demander de se rendre à la morgue afin d’identifier le corps. Malgré l’insistance des deux agents, Faustine reste persuadée qu’il ne s’agit pas de son père. Qui plus est, elle est certaine que derrière toute cette mascarade se cachent les Illuministes : un groupe de passionnés du XIXème siècle qui organisent des ballades nocturnes historiques dans Paris et dont Faustine a retrouvé un flyer chez son père. Lorsqu’elle pense reconnaître l’un d’entre eux, elle le suit jusque dans une bouche de métro mais tombe sur les rails … et se réveille 150 ans plus tôt.

Ce roman particulièrement réussi est un mélange de plusieurs genres littéraires différents. Si l’histoire commence à notre époque par une enquête policière, on se retrouve bien vite embarquée avec l’héroïne dans la Paris du 19ème siècle. A l’aspect historique et policier se joint une ambiance Steampunk mystérieuse avec beaucoup de sociétés secrètes qui nous rappellent un peu les romans de Dan Brown. Mais le début de la seconde partie nous offre un contraste saisissant avec la première et nous plonge cette fois dans un roman de science-fiction. Nous y perdons un peu nos repères, nous sommes quelque peu perdus mais l’intrigue est tellement haletante qu’on se laisse emmener sans vraiment savoir où l’on va. Et c’est ce qui fait la force du livre : impossible de deviner ce qui se trame réellement derrière tous les mystères que l’auteur sème sur la route de Faustine. On se pose énormément de questions : Comment a-t-elle pu remonter le temps ? Qu’est-il arrivé à son père ? Quel est cet être mi-homme mi-animal qui assassine sur l’île de la Cité ? Qui sont les Veilleurs ? …. Cet excellent roman nous laisse en haleine avec encore beaucoup d’interrogations en attendant le tome 2 !

Os court !, de Jean-Luc Fromental et Joëlle Jolivet

SherlOS HOSme et Docteur WatsOSOs court !

Afficher l'image d'origineDans la ville d’Ostendre, de mystérieux vols d’os sont commis. Les squelettes, habitants de la ville sont dans tous leurs états. Le détective Sherlos Hosme mène l’enquête pour découvrir qui se cache derrière la terrible créature semant la terreur

« -A moelle ! Os court ! »

Un ouvrage scientifique bien documenté, sur fond d’enquête policière bien menée …Voici un album des plus original et des plus réussi ! Non seulement on apprend tout un tas de chose sur notre squelette de pauvre humain mais les clins d’oeil littéraires enrichissent agréablement le propos ! Des illustrations riches -les couleurs franches faisant ressortir les squelettes blancs- et d’un humour décapant, une écriture de grande qualité, bourré de références, de rimes et de jeux de mots, un ton truculent à la limite de l’humour noir… et une jaquette qui se transforme en squelette sur pied, font de cet ouvrage gothique un petit bijou désOSpilant !

Blanchisseuse manchote, boucher unijambiste… Toute la ville tremblote, grelotte des osselets… Qui sera désormais le prochain sur la liste ? Pourquoi pas ce gaillard, l’ostéopathe Osdur, qui soulage et répare luxations et foulures d’une population fragile des jointures ?

Les quatre de Baker Street, 1. L’affaire du rideau bleu, de Djian, Etienn, Legrand 1889.

Trois garnements chez Sherlock

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Black Tom, Charlie (une fille qui se fait passer pour un garçon) et Billy sont des gamins des rues du quartier mal famé de Whitechapel, dans l’East End londonien, là où avait sévi deux ans plus tôt Jack l’Eventreur. Parfois, pour quelques sous, ils font de missions de surveillance pour le compte de Sherlock Holmes. Alors, quand Betty, la petite amie de Tom est enlevée sous leurs yeux, ils décident d’aller demander de l’aide au fameux détective… Hélas, celui-ci est absent pour plusieurs jours… Ils vont devoir se débrouiller seuls pour mener une enquête sur de bien dangereux malfrats ! Tout d’abord, si vous vous demandez pourquoi les quatre de Baker Street ne sont que trois, je pense que c’est parce qu’un chat, qu’ils vont surnommer « Watson » va se joindre au trio au cours de l’histoire… Une enquête rondement menée sans temps mort et qui en général, plaît aux élèves de la 6ème à la 3ème. Cette bande dessinée permet aussi de faire connaissance avec le personnage très connu des oeuvres de Conan Doyle, Sherlock Holmes. Le graphisme retranscrit très bien l’ambiance de Londres au XIXème siècle même si je n’aime que moyennement la colorisation trop nuancée des dessins. D’un point de vue scénario, le dosage est idéal entre action et ambiance. Le sujet reste le Londres sordide des bas-fonds du XIXème siècle. Alors, même si cette bande dessinée est à destination d’un public à partir de 10 ans, il est bon de vous avertir que les meurtres de Jack l’Eventreur ne sont pas loin, avec pour toile de fond les maisons closes, ses maquereaux et ses prostituées. Le contexte socio-culturel est bien documenté et les jeunes personnages sont attachants. Sherlock Holmes n’apparaît qu’à la fin de l’enquête pour féliciter les jeunes ami et faire un point sur le dénouement de l’enquête. Nous n’avons pas encore les tomes suivants, mais je les ai lu et je vous donne un avant goût de ce qui vous attend lorsque l’on aura des sous pour les acheter au CDI !

Tome 2 : Le dossier Raboukine : Les trois comparses ont affaire à une conspiration impliquant des révolutionnaires russes, et l’Okhrana, la police secrète du Tsar… Et Sherlock Holmes est à nouveau absent… Vont-ils réussir à déjouer le complot ? Trahison, attentat à la bombe, torture sont les principaux ingrédients de ce nouvel opus.

Couverture de Les quatre de Baker Street -3- Le rossignol de Stepney

Tome 3 : Le rossignol de Stepney : Billy, Charlie et Black Tom ont une nouvelle mission, confié par Sherlock Holmes au début du récit : surveiller un jeune lord, Neville Asprey, amoureux d’une chanteuse de cabaret, Grace Corbett. Mais la mafia rôde autour de l’établissement et les vies de la jeune femme et de son père, le propriétaire du cabaret sont menacées. Peut-on faire appel à la police alors que le malfrat, Skyes est lui-même un ancien policier qui a corrompu ses ex-collègues et qui a comme bras droit une brute sanguinaire de la pire espèce ? Comme l’a résumé de manière incisive un de mes élèves : « le tome 1 est vulgaire, le tome 2 est violent, après ça s’arrange mais c’est bien ». Effectivement, ce troisième volet me semble plus adapté aux plus jeunes et peut se lire facilement à partir de la 6ème. La série continue à être de qualité et très agréable à lire.

Tome 4.  Les orphelins de Londres : 1891, Sherlock Holmes est mort… en tout cas, c’est ce qu’annoncent les journaux. Le célèbre détective aurait été jeté dans les chutes de Reichenbach, en Suisse, par son ennemi mortel, le professeur Moriarty. Nos francs-tireurs de Baker Street sont totalement désemparé…et leur désarroi se termine en dispute. Chacun part de son côté. Mais ils ne savent pas que leur vie est en danger… Leur ennemi Bloody Percy s’est échappé de prison et veut leur peau. Sherlock Holmes n’étant plus, c’est notre cher professeur Watson qui va prendre le relais pour défendre nos jeunes amis.

Tome 5. La succession Moriarty : 1892. Moriarty est mort, mais son organisation criminelle est encore puissante. Ils décdent d’enlever le bébé de la dixième plus grosse fortune de Londres pour récupérer une grosse rançon… Mais Sherlock Holmes va réapparaître d’entre les morts et demander de l’aide à nos francs-tireurs de Baker Street ! Vivant incognito dans les bas quartiers de Londres, il a les coudées franches pour agir à sa guise… Cet épisode des aventures de nos trois comparses nous plonge plus que les autres dans l’univers de Sherlock Holmes et est un clin d’oeil à la nouvelle de Doyle Le dernier problème écrit en 1891, et où il avait fait disparaître son personnage. Il pensait sa disparition définitive, mais trois ans plus tard, sous la pression des lecteurs, nous apprendrons, dans la nouvelle La maison vide, qu’il a simulé sa mort pour échapper à l’organisation criminelle de son ennemi. C’est la réapparition de Sherlock Holmes auprès de ses proches qui est relaté ici. Et c’est le tome que j’ai préféré.