Gargantua, de François Rabelais – Christian Poslaniec

Qu’il est bon de vivre pour manger…

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Gargantua est né au bout de 11 mois par l’oreille de sa mère, Gargamelle. Il est énorme, il a un appétit qu’il n’arrive jamais à assouvir. Un personnage géant créé par François Rabelais au XVIème siècle, dont les aventures seront écrites sous formes de chroniques. Rabelais laisse alors libre cours à sa fantaisie et à ses opinions, il se moque de la société.

Christian Poslaniec a adapté le conte de Rabelais en plusieurs tableaux représentant les principaux moments de la vie de Gargantua. Il a traduit le vieux français et cette nouvelle version en facilite la compréhension pour nos plus jeunes lecteurs. Une lecture plaisante, pleine d’ironie et de réflexion sur la société. Les illustrations de Ludovic Debeurne traduisent de belle manière le gigantisme du héros et collent très bien au texte.

Le collectionneur d’instants, de Quint Buchholz

La magie d’un instant…

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Le collectionneur d’instants c’est avant tout une histoire d’amitié entre Max, un peintre et un enfant violoniste, le narrateur. Max s’est installé sur une île et immortalise des moments en les peignant. L’enfant aime venir flâner dans son atelier mais jamais ne voit ce que l’artiste produit. Une fois terminées, les peintures sont disposées à l’envers contre un mur. Max raconte de nombreuses histoires qui fascinent le jeune garçon. Durant l’été, Max s’absente quelques jours et confie les clefs de son atelier à l’enfant. Et là, on découvre avec fascination les œuvres magnifiques de Max.

Le collectionneur d’instants nous offre des tableaux merveilleux, sensibles, semblables à des photographies. On s’attarde sur cette esthétique presque irréelle, ne sachant  jusqu’où la réalité flirte avec l’imaginaire. La musique est présente tout au long de l’album et accompagne véritablement ces chefs d’oeuvre. Chaque tableau raconte une histoire, il y a du mystère, du rêve. Les dessins n’illustrent pas le récit mais constituent une très belle exposition. On ne connaît pas l’histoire de ces tableaux qui font référence à une enfance perdue qui renaît à travers la peinture. Le récit fait pénétrer le lecteur dans l’atelier du peintre et le fait s’interroger sur cette capacité à créer, à imaginer. De quoi naît une inspiration, comment travaille un peintre ? Cet album est une réelle invitation au voyage.

Le génie du pousse- pousse, de Jean-Côme Noguès et de Anne Romby

La voie de la sagesse…

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Chen possède dans la vie deux choses importantes : un pousse-pousse de bambou, qui est son gagne-pain, et son amitié pour Wang, un pêcheur. Modeste, il se nourrit chaque jour d’un bol de riz. Mais alors qu’il veut cueillir une branche de jasmin, il passe par-dessus le mur qui le sépare d’un palais et d’un parc merveilleux. Fasciné par la beauté et la richesse des lieux, il se met à rêver à une existence luxueuse, pleine de faste, inaccessible pour lui, pauvre tireur de pousse-pousse… Sa vie lui paraît bien terne soudain. Chen veut devenir riche à son tour. Alors il réfléchit à ce qui pourrait lui rapporter de l’argent. Mais il va rapidement apprendre que rien n’est acquis d’avance, qu’il faut se donner les moyens pour y arriver et que la vraie richesse reste l’amitié.

Ce conte chinois va enivrer le lecteur de saveur, de parfum. L’écriture est apaisante, les illustrations fines, colorées sur un papier à dessin que l’on appelle du papier d’ingres, similaire à celui d’un parchemin. Tout y est soigné, minutieux. On s’attarde sur les détails, on part véritablement en voyage. Le génie du pousse-pousse est un conte qui nous transporte.

Le livre des origines, 3. Le dernier grimoire, de John Stephens

Le grimoire des ombres

Notre petite Emma a été enlevée par l’Effroyable Magnus qui compte bien sur elle pour récupérer, enfin, le troisième des Livres des Origines : le grimoire des ombres. Selon la prophétie seuls Kate, Michaël et Emma peuvent réunir ces ouvrages de magie afin de rétablir l’équilibre du monde. Mais cela ne sera-t-il pas au péril de leur propre vie ? Dans ce troisième volet des Livres des origines, Emma est au centre de l’aventure. Elle va devoir pénétrer dans le royaume des morts, un lieu très noir, très violent, qui va la bouleverser et la mettre en grand danger. Elle va y rencontrer des proches… Or, à part elle et les morts, personne ne peut pénétrer ce lieu maléfique, que font-ils là ? Une écriture  toujours aussi maîtrisée pour un ultime tome qui nous apporte enfin les révélations tant attendues. Nos trois adolescents vont-ils survivre malgré la prophétie ? Vont-ils retrouver, enfin, leurs parents ? Le monde va-t-il passer aux mains de l’Effroyable Magnus ? Et l’amour de Kate et  de Rafe va-t-il pouvoir s’épanouir malgré les difficultés rencontrées ? Un tome plein d’émotions malgré peut-être quelques petites longueurs par rapport aux deux premiers… En tout cas, à lire pour connaître la fin de cette trilogie éblouissante !

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Remue-ménage chez Madame K, de Wolf Erlbruch

Prendre son envol

Madame K est quelqu’un de très soucieux. elle se tracasse, elle s’inquiète de tout. Son mari l’observe sans rien dire, mais sans rien faire non plus. Il se contente de répéter sans cesse : « fais ce que tu dois faire, femme ». Un jour, Madame K trouve un oiseau blessé. Elle va enfin s’inquiéter pour une bonne raison… Elle décide de le soigner puis de lui apprendre à voler… Ce ne sera pas sans difficulté, mais ce sera aussi l’occasion pour madame K de prendre son propre envol.

Un superbe album aux illustrations atypiques qui donnent toute sa profondeur au récit. Alors que Madame K s’active à faire le ménage, le repassage et toute autre tâche ménagère pour vaincre son angoisse de la vie, elle va découvrir un sens à celle-ci en aidant un oiseau blessé. Le récit glisse peu à peu vers le fantastique car madame K prendra son envol au sens littéral du terme. Puis on redescendra sur terre avec un monsieur K qui va laisser sa femme s’émanciper pour prendre gentiment sa place dans les tâches du quotidien. Un album symbolique au sens profond.

 

Hilaire, Hilarie et la gare de Saint-Hilaire, Hélène Montardre

Résultat de recherche d'images pour "Hilaire, Hilarie et la gare de Saint-Hilaire, Hélène Montardre résumé éditeur"Au début de l’histoire Hilaire et Hilarie se rencontrent. Ils deviennent amis. Les jeunes enfants attendent la Micheline de 18h56 tous les jours et ensemble pour voir si la femme du vieil homme reviendra après 60 ans d’absence.

A lire à partir de 9 ans.

Lou, CM2 – une p’tite dévoreuse de livres de Salé Lou Potier

Une chronique des élèves de l’école primaire voisine, l’école Salé Lou Potier. Vous avez, vous aussi, lu le livre ? Alors,  chers lecteurs de ce blog, pour les encourager, n’hésitez pas à poster un commentaire en donnant votre avis !

Présentation de l’éditeur : Hilarie, 10 ans, attend le train de 18h56, cachée dans l’herbe. Comme chaque jour, pendant les vacances, elle vient observer le vieux monsieur qui attend désespérément quelqu’un qui descendrait du train. Mais à chaque fois, il repart seul. Hilarie habite Saint-Hilaire, petit village de campagne. Elle est solitaire dans ce village écrasée sous le soleil, s’ennuie un peu et s’occupe alors à observer ce vieillard. Un jour, elle est rejointe dans l’herbe par Hilaire, un garçon qui vient d’arriver dans le village et qui s’est installé dans la gare désaffectée, terrain de jeux habituel d’Hilarie. C’est le début d’une belle amitié, le temps d’un été.

Basile contre les Têtes-en- fer, de Gérard Moncomble

 

basile contre les tetesBasile prend la lance d’Azul pour aller combattre les Têtes-en-fer.

Lui qui n’aime pas se battre, que peut-il faire ?

Aventure à partir de 8 ans.

Lorenzo, CM2 – un p’tit dévoreur de livres de Salé Lou Potier

Une chronique des élèves de l’école primaire voisine, l’école Salé Lou Potier. Vous avez, vous aussi, lu le livre ? Alors,  chers lecteurs de ce blog, pour les encourager, n’hésitez pas à poster un commentaire en donnant votre avis !

Résumé de l’éditeur : La lance à la main, Basile frissonne. Impressionné par l’adversaire.
– Malepeste, gredin ! Tu es plus couard qu’une grenouille ! Basile baisse la tête sans répondre. Et qu’aurait-il pu dire ? Qu’il déteste se battre ? Qu’il n’aime pas ces jeux d’armes ? Impossible. Il est fils de Turpin de Coquelain, et, à douze ans, son avenir est tout tracé. Écuyer, chevalier, puis capitaine. Un avenir de guerrier. C’est du moins ce que son père espère…