Les enfants de la Résistance, 3. Les deux géants – 4. L’escalade

Les enfants de la Résistance - Tome 3 et 4 - Benoît Ers - Vincent Dugomier

Découvrez la suite des aventures de notre sympathique petite bande,  François, Eusèbe et Lisa. D’apprentis résistants courageux et engagés qui n’ont pas froid aux yeux et commencent à se rendre compte que leur petit réseau clandestin prend de l’ampleur et est reconnu par leurs paires. Les risques qu’ils prennent vont être de plus en plus grands. Depuis que le père de François a été arrêté et exécuté, nos amis ont la conviction qu’ils sont dans le droit chemin et qu’ils doivent continuer la lutte contre l’ennemi. Sur l’Histoire avec un grand H, se superpose la petite histoire individuelle : après la mort du père, à qui revient la ferme familiale ? Le parrain de François, pétainiste convaincu, semble tout à coup s’intéresser un peu trop à leurs affaires …

Une bande dessinée bien documentée, au graphisme soigné, aux personnages très attachants, accessible et qui se lit très facilement sur un épisode douloureux de l’Histoire de France. A lire dès 11-12 ans.

Cet ouvrage  comprend les tomes 3 : Les deux géants et 4 : L’escalade réunis en un seul volume

Le tome 5 : Le pays divisé est sorti en janvier 2019.

Les enfants de la résistance, tome 1. Premières actions / tome 2, Premières répressions – de Benoît Ers et Vincent Dugomier

Les enfants de la Résistance, tomes 1 & 2 - Benoît Ers - Vincent Dugomier Plongez au cœur de la Seconde guerre mondiale, dans une France occupée. Trois adolescents de 13 ans vont prendre leurs responsabilités. Puisque beaucoup de villageois vivent bien avec les Nazis, ils vont monter les habitants contre l’occupant en imprimant des tracts et en sabotant des installations militaires. Afin de contacter la résistance, de nombreux sacrifices seront néscessaires, auront-ils la force de continuer la lutte ?

 Bande dessinée intéressante qui convient à tous lecteurs dès  11 ans. Dommage que les tomes soient courts ! L’univers et l’ambiance sont amplifiés par des dessins plaisants et en couleurs. Je recommande ce livre pour tous les passionnés de la Seconde guerre mondiale.

Aymeric, 3ème – membre des dévoreurs de livres d’Arsène

Cette édition réunit en un volume les tomes 1 et 2

Les enfants de la résistanceLes enfants de la résistanceLes enfants de la résistancePremières répressions

Et l’avis de Mu :

22 juin 1940, l’armistice est signé entre le gouvernement du maréchal Pétain et le représentant de l’armée allemande, en présence d’Hitler. C’est le début de l’Occupation allemande. Dans un petit village français, deux  adolescents de 13 ans, François et Eusèbe, sont témoins de l’arrivée de troupes allemandes mais aussi de l’exode massif de populations. Ils voient surtout d’un très mauvais oeil la résignation des habitants. Ils décident de mener quelques petites actions contre l’ennemi. Bientôt rejoints par Lisa, une jeune orpheline qui se dit Belge de langue allemande, notre bien sympathique petit trio va faire montre de courage et ne reculera pas devant le danger pour aller au bout de ce qu’ils estiment juste.   Cette série est une très bonne entrée en matière pour mieux comprendre les mouvements de Résistance durant la Seconde Guerre mondiale. Ici, ceux qui paraissent gentils sont parfois méchants et inversement. Très subtilement, on se rend compte que dans la vie tout n’est pas tout blanc ou tout noir, les nuances existent aussi. Un dossier didactique de 7 pages clôt chaque tome pour donner toutes les informations importantes pour mieux comprendre le contexte.

Les garçons ne tricotent pas (en public), de T. S. Easton

Résultat de recherche d'images pour "les garcons ne tricotent pas en public fnac"Ben, jeune lycéen de 16 ans, est plutôt la tête de turc de son lycée. Il a néanmoins réussi à se faire une bande de copains, fidèles, mais pas vraiment toujours très clean qui l’embarquent régulièrement dans des plans plutôt foireux, qu’il voit bien venir et essaie au maximum d’éviter…. Alors qu’il s’enfuit après avoir volé de l’alcool dans un supermarché pour pouvoir s’inviter à une fête, Ben renverse une vieille dame et est arrêté par des policiers. On l’inscrit alors dans un parcours de « mise à l’épreuve pour jeunes délinquants. » Au programme : rédaction d’un journal quotidien décrivant ses activités, ses pensées et  ses préoccupations, « donner en retour » durant 100 heures à la victime de son délit… et s’inscrire à un atelier de …. tricot !

 

Ben est intelligent, très conciliant et un peu dépassé par tout ce qui lui arrive. Il a le profil d’un enfant précoce, même si cela n’est jamais clairement dit dans le livre et a un regard complaisant mais très acéré sur sa bande de copains et sur ses parents loufoques (une mère magicienne peu présente, un père mécanicien macho et content de travailler à mi-temps, qui font des blagues graveleuses à tout va qui indisposent notre pauvre Ben par leur médiocrité). Le personnage de Ben est vraiment très touchant et sympathique. Il ne semble être à sa place ni avec ses copains un peu loosers, ni avec ses parents un peu beaufs. Bien sûr, il se plie au règlement imposé par sa mise à l’épreuve avec beaucoup de bonnes grâces, mais surtout, que ça ne se sache pas… Il n’assume pas de faire du tricot, et pourtant, qu’est-ce qu’il est doué… etqu’est-ce qu’il aime ça ! En fait, c’est chaque personnage de ce roman, bourré de défauts et pourtant, profondément humains et attachants qui font la force de ce roman. Quand la bande de copains vient soutenir et défendre -à leur manière !- leur ami au concours de tricot, c’est assez jouissif !

Un roman frais, sensible, intelligent et original ! Sous son apparence légère, pourtant, il aborde des thèmes fortscomme les stéréotypes, les préjugés, le harcèlement. A partir de la 3ème pour lecteurs avertis. Et l’auteur ne sait même pas tricoter ! On va l’inviter à suivre notre club tricot du jeudi midi au collège !

Arkane, tome 1. La désolation, de Pierre Bordage.

Arkane, tome 1 : La Désolation par BordageIl y a fort longtemps, alors que le pays d’Arkane s’appelait encore le Tagre, l’Odivir sortit de son lit et submergea la totalité de la population. Sauf sept familles que les déesses du fleuve avaient décidé d’épargner. Celles-ci allèrent sur une colline que l’eau n’avait pas recouverte et décidèrent d’y bâtir la cité d’Arkane… A ce jour, ces sept familles règnent toujours malgré les coups d’Etat, les crises économiques et tous les problèmes qui incombent au pouvoir. Mais les familles ont toujours été sept et jamais une d’elles n’a été évincée par les six autres. Malheureusement, aujourd’hui, c’est ce qui arrive à la maison du Drac, et Oziel est la dernière représentante de cette famille quasiment éteinte. Elle va alors devoir se démener pour restaurer le pouvoir perdu du Drac…

Dans ce premier tome, Pierre Bordage nous relate l’histoire de plusieurs personnages en même temps : celle d’Oziel du Drac qui doit échapper à ses poursuivants de l’Aigle, celle de Renn, apprenti enchanteur de Pierre dans les massifs de L’Ostian, ainsi que celle de Noy du Corridan qui est au coeur des complots de la maison de l’Orbal auxquels il doit échapper. Malgré quelques passages inadaptés à la lecture jeunesse (un peu trop cru et violent) et qui sont destinés à un lecteur averti, l’intrigue et le suspens sont  au rendez-vous dans ce premier tome de la série Arkane qui s’annonce très intéressante. Un premier tome très entraînant qui m’a donné l’envie de lire la suite… non …  de la dévorer !

 

Le grand méchant renard, de Benjamin Renner

Le grand méchant renard - Benjamin Renner Le grand méchant renard aimerait bien être méchant, dévorer des poules dans le poulailler, voler les poussins… mais il n’y arrive pas… La poule en chef n’a pas peur de lui et le raille sans cesse. Quant aux poussins, ils sont si mignons, si attachants, si petits, il faut bien s’en occuper !

Après avoir vu le film d’animation sorti en 2017 avec mes enfants de 4-6 et 8 ans que nous avions tous adorés, petits et grands, j’étais assez impatiente de leur montrer la bande dessinée, mais en fait…  La lecture n’est pas forcément adaptée aux plus petits  et la présence de quelques gros mots  bien placés nous conforte dans ce sens …

Mais alors, pour les plus grands et les adultes, quel régal ! Un ton décalé et totalement loufoque, un humour mordant, un dynamisme incroyable font de cette bande dessinée une parodie particulièrement réussie de style cartoon à la Tex avery. Les illustrations sont simples et très expressives, les personnages caricaturaux et très attachants, que ce soient le loup, coach du renard, le chien de garde qui se la coule douce et se laisse mener par le bout du museau par la poule, ou tous les autres animaux de cette basse-cour hors du commun qui ont chacun leur caractère propre. 

Et si le renard devenait végétarien et acceptait les navets qu’on lui offre ?

On sourit, on rigole, on s’attendrit ! Bref, un excellent moment en perspective !

 

« Le Grand méchant renard » est suivi de « Il faut sauver Noël »

Le film d’animation a reçu le César du meilleur film d’animation en 2018.

 

Miss Peregrine et les enfants particuliers, 3. La Bibliothèque des âmes de Ransom Riggs

La Bibliothèque des âmes, de Ransom Riggs

Voilà donc le dernier volume tant attendu des aventures des enfants particuliers. Jacob et Emma réussiront-ils à délivrer leurs amis des Estres maléfiques et de leurs affidés les Sépulcreux ? Et qui sont vraiment, au final, tous ces grands méchants ? Les réponses vous attendent dans les quelque 600 pages de La Bibliothèque des âmes, toujours agrémentées de superbes et mystérieuses photographies anciennes qui invitent à la divagation de l’esprit (libre à chacun de créer ses propres histoires avec ces images étonnantes). L’un des aspects les plus piquants de l’ouvrage est constitué par le décor infernal que compose la boucle de relégation des particuliers hors-la-loi et criminels, où se déroule la majeure partie de l’aventure : l’Arpent du Diable. Y sont associés de nouveaux beaux personnages : Sharon (allusion au passeur des enfers de la mythologie grecque, Charon), le batelier spécialisé dans les visites à thèmes horribles, M. Bentham qui se révèle un artisan déterminant de toute cette tragédie… Mais chut ! Ne dévoilons rien pour ne pas émousser les révélations de cet ultime volume. Le caractère un peu primitif de la psychologie des deux héros ne suffit pas à gâcher le plaisir de lecture d’un roman qui tisse des liens tant avec la mythologie antique, qu’avec le roman social du XIXe siècle (les « misérables » de l’Arpent du diable) ou les récits sur la Shoah.

 

La 6ème la pire année de ma vie, de James Patterson et Chris Tebbetts

Opération R.AF.E

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La rentrée en 6ème est toujours source d’angoisse. Finie la primaire, au revoir maîtresse, au revoir maître. Bonjour les longs couloirs, les salles qui n’en finissent pas, des élèves partout, beaucoup trop de professeurs et dans la cour, de grosses brutes qui s’en donnent à cœur joie avec les petits nouveaux. Bref, une rentrée qui provoque cette boule au ventre qu’on connaît tous. Notre jeune héros, Rafe, entre aussi pour la première fois au collège et on ne peut vraiment pas dire que ce soit une réussite. C’est même un véritable cauchemar ! L’école ce n’est pas son truc, il n’y arrive pas et n’a pas envie non plus de travailler. Il faut dire qu’en plus il collectionne les boulettes et fait beaucoup de bêtises. Pour Rafe, il y a trop de règles, trop d’interdits donc il décide un jour d’enfreindre le règlement intérieur.  Il veut mettre de la fantaisie dans l’établissement. Pour réussir à accomplir sa mission, il va s’inventer un ami imaginaire. Mais le directeur du collège n’a pas l’intention de laisser le chaos s’installer et va déclarer la guerre à Rafe.

Un roman plein d’humour, aux illustrations déjantées, qui nous fait passer un très bon moment. Rafe, personnage très attachant, se confie aux lecteurs. Il est solitaire et son carnet de dessins est son refuge. Ce livre est en quelque sorte le journal intime d’un collégien. Si on creuse un peu, l’auteur délivre un petit message. Pour les enfants qui sont récalcitrants, qui n’aiment pas l’école comme Rafe, tout n’est pas perdu ! Une scolarité bancale n’est pas synonyme d’échec pour une vie future. La fin de cette histoire le prouve !

Une adaptation cinématographique de ce roman est sorti en 2016 : La 6ème, la pire année de ma vie, un film réalisé par Steve Carr