Pipistrello et la poule aux œufs d’or, de Elzbieta

poule

Un mariage compromis…

Pomdarinette doit épouser le prince Pomdarino. Alors que cet événement devrait la rendre heureuse, la future princesse est triste. Le père du prince veut qu’elle apporte en dot une poule aux œufs d’or. Alors qu’elle erre comme une âme en peine à travers la lande, un crapaud intrigué par ses sanglots, lui demande les raisons de tant de tourments. Pomparinette se confie et à son grand étonnement le crapaud lui apprend la présence d’une telle poule, chez Pipistrello, un bandit chauve-souris. Propriétaire d’un grand château, il a besoin d’une femme de ménage. Pomdarinette va alors se faire engager dans l’espoir de trouver la poule aux œufs d’or. Mais tout ne va pas se dérouler comme prévu. L’effroyable Pipistrello a de grands projets pour Pomdarinette qui court un réel danger. Qui va la sauver ? Va-t-elle pouvoir se marier avec Pomdarino ?

Pipistrello et la poule aux œufs d’or est une tragicomédie en douze tableaux. Une pièce de théâtre qui s’adresse aux jeunes lecteurs qui tomberont sous le charme des illustrations colorées et enfantines. Un texte adapté, facile à comprendre, une galerie de drôles de personnages. C’est génial de faire découvrir ainsi  le théâtre aux plus jeunes  !

American dream

Western girl, de Anne Percin

Afficher l'image d'origineElise, 16 ans, est passionnée par la musique country, l’équitation, les chemises à carreaux et les repas au Buffalo Grill. Alors, le jour où ses parents acceptent de la laisser partir faire un stage d’équitation western dans un ranch au fin fond du Middle West américain, elle est euphorique ! Pour garder une trace de cette merveilleuse expérience, elle va tenir son journal de bord… et ce qu’elle va y révéler n’est pas forcément ce à quoi elle s’attendait. Car ses compagnons de route, d’autres adolescents français inscrits au stage ne semblent pas vivre la même expérience qu’elle et la prennent  de haut… Ses goûts sont loin d’être partagés par tous et elle passe pour une vraie ringarde aux yeux de cette bande de petits snobs. Mais Elise a de la ressource et ne compte pas se laisser faire…

Voilà un roman qui se lit d’une traite tant on s’attache à ce personnage atypique d’adolescente. Son fort caractère et sa détermination n’ont d’égal que sa passion qui l’aideront à surmonter toutes les épreuves auxquelles elle va être confrontées. Et elles seront nombreuses. Pourtant, Elise ne se départira presque jamais de son sens aiguisé de l’humour et de l’autodérision.  Le roman est en fait la retranscription de son journal intime qu’elle tient durant ces trois semaines de stage. C’est un témoignage fort des relations adolescentes mais également de la vie dans un ranch américain. Elise a bien des défauts mais ce sont ces défauts qui vont nous la rendre très attachante : elle s’énerve, parle trop vite, juge trop vite, se laisse emporter par ses émotions, n’a pas froid aux yeux. Et ses moments de solitude intense seront surmontée grâce à la musique (très présente dans le livre) et l’écriture de son journal. Mais bien sûr, tout cela n’aurait pas été vécu de la même manière s’il n’y avait pas eu ce charmant garçon inscrit au stage…

C’est bourré d’énergie, ça fait voyager…  je ne pensais pourtant vraiment pas un jour m’intéresser à la country et aux chevaux… mais en fermant ce livre, c’est presque ce qui est arrivé ! Une discographie en fin d’ouvrage nous permettent de découvrir toute une discographie empruntée du répertoire de country blues américain (dont les titres sont utilisés pour donner les noms des chapitres).

Vraiment distrayant !

Cornichon Jim, de Benjamin Desmares

 » Si vous avez besoin de moi, vous n’avez qu’à siffler… »

Afficher l'image d'origineLorsque vous êtes un petit garçon de 10 ans, quoi de plus naturel que de vouloir jouer au détective ? Et lorsqu’on veut être détective, il faut bien se trouver un nom… Cornichon Jim, vous trouvez pas que ça sonne bien ? Victor Fauchoins, alias Cornichon Jim, ne s’imaginait pourtant pas qu’il allait bientôt avoir un vrai client… un jeune garçon qui lui demande de suivre sa mère, qui n’est autre que la directrice d’école de Victor … Tout cela n’est-il pas excitant ? Pourtant, les choses ne vont pas se passer aussi bien qu’il l’espérait… Et les vrais ennuis vont commencer. Des croquettes pour chat et des boîtes de cachous, est-ce vraiment suffisamment payé pour risquer sa peau ?

 

Victor Fauchoins, qui vit seul avec sa mère, est un écolier très attachant. Et les nombreux personnages qui gravitent autour de lui, aussi , sont intéressants : le conteur aveugle, Jojo Gobi ; son grand-père souffrant de la maladie d’Alzheimer ; la petite Clémence, l’alliée de Cornichon Jim. Toutes les ficelles du roman noir sont ici déroulées à l’échelle de l’école : verre de lait bu d’un trait, bagarres dont les billes sont l’enjeu, amour fatal pour une belle écolière, personnages se faisant passer pour ce qu’ils ne sont pas, vol de collier de nouilles… . Un ton décalé et original pour ce petit “polar” qui a su mêler suspens et courses poursuites à de beaux moments de poésie avec le conteur racontant l’histoire de son chien Polyphème et de son ami le chat Princesse par exemple.

Le titre et le sujet attireront un lectorat de 9-11 ans, mais attention, uniquement les bons lecteurs amateurs du genre, car ce roman fait tout de même 300 pages ! Mais l’histoire sait tenir en haleine jusqu’au bout car à la fin on ne se doute pas forcément de la solution de l’énigme… Et comme chez Hercule Poirot, tout le monde sera réuni pour lever le mystère !

Un gros bémol cependant : des coquilles qui s’apparentent à de véritables fautes d’orthographe en gâchent  la lecture… Dommage pour une édition destinée à la jeunesse, avec un public qui ne saura pas forcément les relever… Mais l’éditeur m’a promis des corrections lors de la prochaine impression… A suivre donc.