Je dessine pas à pas chevaux et poneys, de Fiona Watt – ill. Candice Whatmore

Lorsque ma fille aînée était toute petite, elle m’a demandé de lui dessiner un cheval… ce que je me suis efforcée de faire le mieux que je pouvais… Pourtant, mes efforts n’ont pas été suffisants car elle s’est mise à pleurer en regardant mon dessin : « Maman, pourquoi as-tu dessiné un cheval malade ? ». Depuis, lorsque des enfants me demandent un dessin, j’évite le plus possible de représenter des êtres vivants… Des fleurs, des maisons, des arbres, le soleil, des bateaux, pourquoi pas… mais des chevaux, plus jamais !

Voilà… alors, si comme moi vous avez vécu ce genre d’expérience traumatisante, ce livre est fait pour vous. Et vos enfants, qui vont apprendre facilement et tout seuls à dessiner chevaux, poneys (et même une licorne et un âne) ne viendront plus vous demander mais vous offriront au contraire de beaux dessins !

Cheval au galop, cheval de trait, cheval qui dort, cheval de chevalier, cheval de dressage, écurie, carrosse, château, découvrez les chevaux dans tous leurs milieux de vie et toutes les positions, avec des espaces pour faire ses propres dessins. Un livre proche du carnet de dessin qui ravira nos dessinateurs en herbe.

Et si on dessinait un peu pour changer ?

. Connaissez -vous les émissions d’Arte proposant des cours de dessins ? « Chaque semaine, découvrez un nouveau cours de dessin d’ARTE Journal Junior. Un dessinateur ou une dessinatrice de BD ou de comics vous apprend à dessiner son personnage fétiche, de Lucky Luke à Captain America en passant par Titeuf et Alice au pays des merveilles. » A tester sans modération en suivant le lien : https://www.arte.tv/fr/videos/RC-016082/les-cours-de-dessin/

. Le projet BDnf, cofinancé par le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse et la BnF, est une application gratuite bureau et mobile permettant de réaliser des bandes dessinées : https://bdnf.bnf.fr/

. Est-ce que, comme moi et mon fils, vous êtes fans de Claude Ponti ? Alors, découvrez le MUZ, un musée des oeuvres de enfants, pour lequel Claude Ponti et Dorothée de Monfreid, auteurs de littérature de jeunesse, proposent aux enfants des activités et jeux en ligne : http://lemuz.org/exposition/les-chozaferes-de-claude-ponti-et-les-jeux-des-toutous-de-dorothee-de-monfreid/. Une fois l’oeuvre réalisé,e il suffit de l’envoyer au site pour qu’elle soit exposée dans une des salles virtuelles dédiées !

. Un concours de dessin de presse destiné aux 12-20 ans : le Cartoon Youth Challenge. Le but : dessiner le monde après Covid-19. Attention, pour ce lien, il ne vous reste que jusqu’au 15 mai, désolée de partager si tard !

https://www.cartooningforpeace.org/projetseducatifs/cartoon-youth-challenge/

Pour vous y aider, un quizz pédagogique est proposé en ligne : https://www.cartooningforpeace.org/projetseducatifs/cartoonavirus/

Idées pour peindre et dessiner les personnages de bandes dessinées, d’Anna Milbourne

A vos crayons !

Les personnages de bandes dessinées - Idées pour peindre et dessinerEn 29 chapitres, cet ouvrage nous apporte tout un tas de trucs et astuces pour apprendre simplement à dessiner : les personnages, leurs expressions, leur corps, leurs vêtements, leurs postures ; les animaux ; les ombres et les couleurs ; les différents angles et la perspective ; les bulles ; le mouvement ; le dessin par ordinateur, etc.

Les instructions sont données, étape par étape. C’est clair, coloré, complet et ludique !

Le site Quicklinks d’Usborne  répertorie des liens vers des sites web et des clips vidéo  pour plus de conseils pour dessiner tes personnages de bande dessinée. Et tout au long de l’ouvrage, des QR code à scanner pour trouver des idées et des conseils pour tes dessins.

Ce petit ouvrage en couverture souple, qui se transporte facilement partout est une mine d’idées qui occupera heureusement les trajets de vacances !

 

Papa de papier, de Nadia Coste

Mon papa d’avant…

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Ayrton est un jeune garçon passionné de dessin. Son professeur dit même qu’il a un don. Aujourd’hui il est heureux, il a eu 18 en arts plastiques. Comme beaucoup d’enfants, il aurait aimé faire partager sa joie à ses parents. Mais pour Ayrton, ce sera compliqué. Son papa, François, a perdu son emploi et c’est lui qui s’occupe de tout à la maison, pendant que sa mère, Séverine, est au travail. Mais depuis qu’il est au chômage, le quotidien est difficile. Un rien l’énerve, il est devenu taciturne, aigri, trop maniaque, trop carré, rendant la vie impossible à son entourage. Tous les soirs, c’est avec la peur au ventre qu’Ayrton rentre de l’école. Le père est tyrannique, le rabaisse, le traitant de bon à rien, de chiffe molle. Son épouse est sans cesse sur le qui vive, appréhendant ses changements d’humeur. Donc inutile de dire, que le 18 en arts plastiques n’a pas eu l’effet escompté. Disons que… François est entré dans une colère noire en scandant l’inutilité de la matière, en hurlant qu’il n’y a pas de quoi être fier et que ce n’est pas l’art plastique qui fait réussir dans la vie. Les disputes violentes se succèdent, Séverine et Ayrton sont malmenés. Le jeune garçon n’en peut plus. Comme à chaque fois, il court se réfugier dans sa chambre pour ne plus entendre son père hurler contre sa mère. Ce soir-là, le soir de trop, le soir où la main se fait lourde, le soir où ça dérape plus que d’habitude, il aperçoit sur son balcon, un chat qui ressemble trait pour trait au chat qu’il a dessiné au fusain et pour lequel il a eu 18. Il est fasciné, les deux bêtes sont identiques dans les moindres détails. Perdu dans sa bulle, Ayrton est persuadé que ses croquis ont le pouvoir d’exister. Ce matou tout droit sorti de son imagination est devenu réel. Alors suffirait-il de dessiner un nouveau papa pour faire disparaître le voile noir qui recouvre son quotidien ? Il sait que la magie existe quelque part, il le sait, il l’a tellement lu dans les livres qui parlent de supers pouvoir s! Ayrton veut se construire un héros bien à lui qui serait gentil, aimant, affectueux, un héros qui ressemblerait à son papa d’avant….

Papa de papier est un roman émouvant qui se lit d’une traite. La situation familiale est catastrophique. Il y a de la maltraitance physique et morale, un enfant pris dans ce tourbillon quotidien de violence, qui va se réfugier dans l’imaginaire et le dessin. Un sujet sensible traité à travers la voix d’un enfant d’une grande maturité, qui veut protéger sa maman si impuissante et aider son papa. Un père qui ne supporte pas d’avoir perdu son emploi, qui le fait subir à sa femme et à son fils. Une situation malheureusement trop fréquente, une maltraitance physique et morale aux lourdes conséquences.

Emilie et le crayon magique, de Henriette Bichonnier

Prisonnière des dessins…

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Emilie adore les histoires de châteaux forts, de chevaliers. D’ailleurs, elle doit inventer la suite d’une histoire médiévale que la maîtresse a commencé de lire en classe. Elle est excitée et s’empresse de rentrer à la maison pour se mettre au travail. En chemin, elle glisse sur quelque chose de rond….OH un crayon ! Elle le ramasse et le met dans sa poche. Au bout de quelques pas, elle entend une petite voix… Mais ce n’est pas possible, c’est le crayon qui l’interpelle ! Ce crayon est magique, non seulement il parle, mais les dessins qu’il réalise deviennent vivants. Curieuse, Emilie se lance dans des croquis qui prennent tout de suite vie. Le crayon la met en garde et essaie de freiner la petite fille mais celle-ci fascinée, ne s’arrête plus. Elle veut tester les pouvoirs de son crayon et dessine des châteaux, des chevaliers, une porte ……Le château se matérialise et Emilie n’a plus qu’une envie, c’est d’y entrer. Tout simplement, elle franchit la porte et prend place dans l’histoire. Emilie va se retrouver dans des situations très rocambolesques. Mais il faudra aussi penser à revenir. Et là, un obstacle de taille va se dresser devant elle.

Emilie est une jeune fille très intrépide, indépendante et un peu têtue mais qui arrive toujours à trouver une solution pour se sortir du pétrin. Une histoire drôle qui charmera nos jeunes lecteurs et qui ne regarderont plus leurs crayons  de la même façon ! Elle en a de la chance Emilie !

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Ecrire le monde : la naissance des alphabets, de Nouchka Cauwet

Le mystère des lettres

Le message d’Aliza, petite histoire qui débute le livre pose le problème de la communication. Comment transmettre un message à quelqu’un qui est loin. A travers toutes les époques, l’Homme a cherché quel code écrit utiliser pour communiquer avec beaucoup de précision. C’est ainsi qu’est né l’alphabet. Pas l’alphabet que nous connaissons maintenant bien sûr ! On utilise l’alphabet au quotidien et on n’y prête plus attention, on joue sur les mots, on jongle avec les lettres. Mais quel est son origine, quels symboles étaient utilisés pour échanger ?

L’auteur consacre une double page pour chaque lettre cachée dans un poème ou dans une œuvre d’art. La lettre est déclinée dans l’alphabet des hommes du désert du Sinaï, l’alphabet phénicien, l’alphabet grec, l’alphabet étrusque et le nôtre. Nouchka Cauwet nous apprend les détails de son origine et comme à son habitude elle inclut des petites devinettes.

On s’aperçoit au fil du temps que le visuel a disparu au profit du son. Au départ les hommes dessinaient pour transmettre un message et petit à petit l’écrit est apparu. Le lecteur fait un beau en voyage à la rencontre de différents alphabets .

Un ouvrage coloré, agréable et facile à lire avec de belles illustrations qui donne vie aux lettres en nous racontant leur histoire et leur évolution.

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4 soeurs en direct du collège, de Sophie Rigal-Goulard

Le scoop des 4 L…

Quatre soeurs - Quatre soeurs en direct du collègeLe quotidien de quatre soeurs, les « 4 L » (Luna, Lisa, Laure et Lou) entourées de leurs parents les Steph au carré (Stéphane et Stéphanie).

Cette année, Laure entre en 5ème… et à son grand désespoir, elle n’est plus dans la classe de sa meilleure amie, Justine. Comment va-t-elle survivre à ce drame ? En faisant une grève de la faim . Non, peut-être tout simplement en s’impliquant dans des projets de classe qui lui tiennent vraiment à coeur, comme celui sur la semaine de la presse, organisé par Mme Tercieux, professeur dynamique qui l’encourage dans sa réalisation de dessins. Et si elle arrivait à intégrer Ulysse, le nouvel élève un peu malmené par ses camarades ? Car lui aussi a des talents cachés… En fait, être séparé de sa meilleure amie ne permet-il pas aussi de s’ouvrir aux autres ?

Sur un ton tout aussi enjoué et positif que « 10 jours sans écrans » du même auteur, voici une série rafraîchissante qui devrait ravir les élèves dès le CM2 !

Sophie Rigal-Goulard a été institutrice avant de se consacrer à l’écriture… Je suis allée voir sur internet car je m’en doutais un peu ! L’univers scolaire (école/collège) est très présent dans ses romans et sa vision des élèves sent le vécu ! Mais c’est toujours joyeux et plein d’humour, l’élève, les enseignants sont vus de manière positive, avec les défauts et leurs qualités, mais toujours avec respect et ça fait du bien… Les illustrations qui ponctuent le texte sont de la même veine, humoristiques et gaies.  Le genre de titres qu’on cherchait pour la liaison CM2/6ème, ça tombe bien. Il y est question aussi de respect de l’autre, d’acceptation de la différence, et de l’importance d’aller vers les autres, même si ils sont nouveaux, même si on ne les connait pas. Chaque personne a des qualités qu’il faut lui laisser exprimer afin qu’il enrichisse de ce qu’il est ceux qui l’entourent. Mais le ton n’est ni didactique, ni mielleux. Ca se lit très facilement et très rapidement, et ça remotive pour se lancer dans plein de nouveaux projets !

Cette série compte déjà bien d’autres titres  :  Quatre soeurs en vacances, Quatre soeurs dans la tempête, Quatre soeurs en colo, Quatre soeurs en scène, Quatre soeurs à New-York, … avec tout ça, je suis étonnée de ne pas en avoir entendu parler avant !!!!

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Phobie scolaire

Sans aller à l’école, je suis devenu mangaka, de Syoichi Tanazono

Masatomo est élève en CP. Un jour, alors que la maîtresse distribue les rôles pour la pièce du festival de l’école, il se perd dans les explications. se souvenant du conseil avisé de sa maîtresse de primaire qui lui disait de dire lorsque l’on ne comprenait pas quelque chose, Masatomo se lève et demande des explications… La réponse ne sera pas du tout ce qu’il attend. Son enseignante lui assène une gifle très violente. Dès lors, c’est une descente aux enfers pour le jeune garçon qui n’ose plus retourner à l’école. Entouré de parents compréhensifs, suivi par des professeurs qui vont tenter de l’aider à surmonter sa phobie scolaire, il va, chaque année, tenter de retourner à l’école… et chaque année, sa scolarité va s’interrompre, malgré ses efforts pour devenir un élève « normal ». Enfermé la plupart du temps chez lui, il n’aura de cesse de progresser en dessin, en copiant les illustrations de Dragon Ball dont il est fan… Et si cette vocation  était le moyen de sortir de cette spirale infernale et réintégrer une vie normale ?

Un témoignage très émouvant, semi-autobiographique. Lorsqu’un enfant est touché par la phobie scolaire, il est extrêmement difficile de lui faire entendre raison, et le forcer à reprendre le chemin de l’école est mission impossible : peur de l’échec, harcèlement, problème relationnel avec l’enseignant en sont les causes principales. Le risque est la marginalisation, la déscolarisation totale et la dépression. Notre protagoniste a eu la chance d’être entouré de personnes compréhensives qui l’ont aidé à surmonter cette phobie, ou plutôt à l’accepter et à vivre avec, sans relâcher leur volonté, leur énergie, leur bienveillance pour lui faire reprendre le chemin de l’école.

Un manga très personnel, tendre,  qui se lit vraiment bien. La bonne bouille du personnage principal le rend si attachant ! Et au final, la réussite ne serait-elle pas au bout du chemin ? Une lecture finalement positive sur le temps difficile de l’adolescence, ses doutes, ses angoisses mais aussi ses amitiés.