Le carnet d’Allie, 1. Le déménagement, de Meg Cabot

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Je m’appelle Allie et j’aime inventer des règles de la vie de tous les jours que moi et mon entourage devront respecter. Et ces règles, je les inscris dans un carnet.  Comme par exemple une règle de l’amitié qui est de traiter tes amies comme tu voudrais qu’elles te traitent. Mais je ne fais pas que ça… vous le découvrirez en lisant ce livre !

J’adore ce livre. Il pousse à lire les autres livres de la série tellement il est bien (8 en tout à ce jour – mais le CDI ne possède que le premier tome pour l’instant) ! J’ai beaucoup aimé le passage du déménagement qui chamboule la vie d’Allie. Mais il se passe plein d’autres choses tout au long de la lecture, du coup on ne peut pas refermer le livre comme ça. Ce qu’il y a de plus important, ce sont les relations entre les personnages,  soit avec de bonnes personnes -c’est ce qu’on appelle l’amitié- , soit avec de moins bonnes. Mais le plus dur pour Allie, ce sera de tout quitter pour ouvrir une nouvelle page de vie. Ce roman est illustré en rose et blanc de manière humoristique. 

 

Léana, 6ème, membre des dévoreurs de livres d’Arsène

La fabuleuse histoire de ma famille (parfaite) reloue, de Edgard Nelson

Les joies ( ou pas ) d’une famille nombreuse

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Papa est seul depuis la mort de maman. Ma sœur, mon frère et moi étions très petits quand le drame est arrivé. C’est difficile mais on y arrive quand même….Aujourd’hui c’est le grand jour, on déménage. On n’est plus tout seuls. Papa a rencontré Marie. Elle est gentille et je l’aime bien. Papa semble heureux et c’est ce qui compte pour moi. Mais je ne vous ai pas dit, il y a aussi  Paul, Tab, Lola, Dylan et les jumeaux Quentin et Simon. J’oublie quelqu’un.. Ah il y a aussi Milo, notre chien. Voilà vous connaissez tout le monde. Une grande famille recomposée qui part pour une nouvelle vie. Papa et Marie ont acheté une ferme. Mais avant de s’y rendre, papa a voulu faire un crochet par la maison de son enfance. Elle est sur une île. Elle est chouette mais c’est une vraie ruine. Devant l’enthousiasme de papa qui nous relate tous ses plus lointains souvenirs d’enfance, on n’ose pas trop exprimer notre désarroi devant une bâtisse poussiéreuse, délabrée, sentant le renfermé et la moisissure. On y reste qu’une journée, ce n’est pas la fin du monde ! Enfin si, peut-être, car Marie et Papa doivent partir à la ferme pour régler une affaire urgente et décident d’y aller seuls. Résumons : nous sommes seuls jusqu’au soir, dans une maison en ruine, il fait froid, pas de tablettes, pas de téléphone, au milieu de nulle part. Le décor est planté et ça promet une journée très mouvementée. Approchez-vous, il y a quelque chose que je ne vous ai pas dit. Il circule des légendes peu rassurantes sur l’île, comme des histoires de fantômes. Mais restons positifs, que peut-il nous arriver ?

Ce n’est pas facile de cohabiter dans une famille recomposée, un brin originale, quand on ne se connaît pas très bien et qu’on est pourtant destinés à vivre ensemble. C’est l’histoire d’une famille formidable racontée avec humour et fantaisie.

Dix minutes à perdre, de Jean-Christophe Tixier

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Dix minutes à perdreTim, un jeune garçon de  13 ans, se retrouve seul pour deux jours dans sa nouvelle maison isolée dans la campagne. Pour passer le temps, il décide d’améliorer sa chambre  et commence à enlever le papier peint. « Si tu as dix minutes à perdre, détapisse les murs de ta chambre », avait dit son père avant de partir.

C’est alors le début d’ une grande chasse aux lingots, grâce à des indications que Tim découvre sous le papier peint. Une aventure contre la montre et pleine de rebondissements attend alors les deux enfants, Léa (sa voisine) et Tim.

Arriveront-ils à retrouver les lingots d’or !

Une histoire pleine de suspenses et de danger !

A partir du CM2 . Certains passages ne sont pas à lire le soir pour les esprits fragiles car ça fait un peu peur !

J’ai adoré cette histoire que j’ai dévoré en une soirée ! La suite de la série est tout aussi bien, « Dix minutes trop tard» que j’ai également dévorée en une soirée.

Judith, 6ème – 11 ans, membre des dévoreurs de livres d’Arsène

La tête dans les choux, de Gaia Guasti

Le retour à la terre

Margotte n’en revient toujours pas : ses parents ont pris la décision de changer de vie et d’emmener toute leur famille s’installer dans un hameau perdu d’Ardèche…
A 13 ans, elle a pourtant une vie bien réglée de jeune fille solitaire et citadine qui aime analyser sa propre vie et la vie des gens qui l’entourent, en particulier celle de sa famille : une mère râleuse qui défend toute cause qu’elle estime juste avec énergie, un père qui ne voit le monde qu’à travers son outil de travail : une caméra et une petite soeur de quatre ans, Clairette, petite fille modèle parfaite.
Que peut donc leur apporter de plus ce retour à la terre ? Comment vont-ils pouvoir s’adapter, entre potager, compost et pâte de coing au kilo ? Comment vont-ils pouvoir se faire accepter par les 17 habitants de ce hameau perdu à une heure de bus de la première école ? Et d’ailleurs, qui est donc ce dix-septième mystérieux habitant ?
D’une écriture agréable, ce texte gai fait la part belle aux clichés des néo-ruraux mais avec humour et sympathie. On sourit de cette production de pâte de coing géante, de ce potager raté, de ce compost en devenir… L’oeil acerbe et ironique de cette adolescente très perspicace sur ce monde pour elle bien étrange est assez réussi… en particulier le regard étonné qu’elle porte sur son voisin, jeune et beau paysan à dreadlocks, qui est bien loin de l’image citadine que l’on se fait des paysans ! Margotte porte cette histoire à bout de bras par sa personnalité atypique, car au final, il ne se passe pas grand chose dans ces quelque 150 pages… Et je n’arrive pas anticiper comment les collégiens vont percevoir cette histoire qui correspond peut-être plus à des attentes d’adultes… De plus, petit défaut dans la narration : c’est que Margotte n’a pas les réactions et les attitudes d’une adolescente de treize ans. Son personnage correspond plutôt à celui d’une jeune fille de 16- 17 ans. Nos collégiens vont-ils réussir à s’identifier au personnage ? A eux de me donner la réponse après avoir lu ce livre !