L’agence Pendergast, 2. Le monstre des égouts, de Christophe Lambert

Pour échapper aux représailles de Bloody Bill, un truand  à qui il doit de l’argent, et pour les beaux yeux de Célia, Sean, notre voleur des rues, a fini par accepter d’intégrer l’agence Pendergast, une organisation secrète cachée sous Ellis Island à New-York et qui chasse les cr’éatures paranormales. Lorsque Sean entend parler, dans une taverne, d’un monstre qui sèmerait la terreur dans les égouts, il décide d’aller avertir M. Pendergast, le chef de l’agence. Avec Célia, Joe l’Indien et M. Barrie, agent envoyé de Londres par Scotland Yard, ils vont devoir enquêter auprès des Trolls et des Nains qui habitent les égouts… L’aventure risque d’être des plus périlleuses.

Amitié, solidarité et un brin d’amour et de jalousie sont au rendez-vous, avec à nouveau de petits clins d’oeil litéraires, cette fois-ci avec Sherlock Holmes et Dr Jeckyll et Mr Hyde. Les aventures ne manquent pas et les surprises sont de taille…

Rien à redire donc sur ce deuxième tome qui confirme la qualité de cette série à destination d’un jeune public. L’édition de qualité et les illustrations en noir et blanc très travaillées ne gâchent  rien au plaisir !

 

L’agence Pendergast, 1. Le prince des ténèbres, de Christophe Lambert

Le jeune Sean Donovan est un garçon des rues orphelin. Recueilli par Bloody Bill le mafieux local, il doit lui ramener de l’argent pour éviter les représailles. Il est donc obligé de voler.

Un jour qu’il n’a plus d’argent, il vole une montre mais pas n’importe laquelle, elle appartient au directeur de l’agence Pendergast ! Pour l’avoir volé, il se fait poursuivre par un Indien ! On propose alors à Sean Donovan d’intégrer  l’agence… Une agence bien particulière

Pourra-t-il rentrer dans l’agence et quitter son côté sombre des rues  ?

Un livre qui se lit très vite et très bien

Etienne, CM1 – membre des Dévoreurs de livres de Sale Lou Potier, avec l’aide de Judith, 6ème

 

Et l’avis de Mu :

Sean Donovan, 15 ans, a été recueilli par Bloody Bill à sa naissance, suite à l’assassinat de ses parents par des Indiens. Il fait désormais partie de la bande des « enfants perdus » et est formé au « métier » de pickpocket. Il doit voler pour son chef et s’il ne ramène pas suffisamment, les représailles peuvent être terribles…  C’est pourquoi cette montre volée dans la poche d’un vieil homme élégant est si importante pour lui. Et lorsqu’un Indien le poursuit pour la récupérer, il ne sait pas encore dans quelle histoire il est en train de se fourrer. Car le vieil homme est à la tête de l’agence Pendergast, une organisation secrète dont les locaux sont cachés sous Ellis Island. Son but : repérer parmi les migrants les créatures paranormales comme les vampires ou les loups-garous qui chercheraient à nuire à la population… Et M. Pendergast aimerait bien intégrer Sean dans son équipe d’agents… Quelle décision celui-ci va-t-il prendre ? La présence de la jeune et belle Célia va-t-elle être suffisante pour faire pencher la balance ?

Ce premier tome d’une série prometteuse n’est pas une simple introduction. L’action est déjà bien présente, les personnages bien trempés. De style un peu steampunk, ce récit court et bien construit nous permet de naviguer dans les bas-fonds new-yorkais, d’aborder la notion du flot des migrants de la fin du 19e siècle, et d’approcher  Dracula ! Une lecture à découvrir !

Le seum du smog

000103442La compagnie de l’air, de Christophe Lambert

2041, Shû Kishida est un ingénieur en informatique, embauché dans la grande industrie d’air pur, Yi-Yendi. Alors que le smog recouvre Kyo2, des problèmes liées à la corporation fabricante d’air pur émergent; l’informaticien décide d’agir…

Une courte nouvelle, bien menée. On se laisse vite prendre par l’histoire tragique de Kishida, un drame humain rapidement exposé. La nouvelle est courte mais bien écrite, l’auteur arrive à nous immerger dans la mégalopole futuriste, dans une atmosphère froide et étouffante, entre SF dure et postcyberpunk. On regrettera tout de même le fait que l’auteur prenne le temps d’exposer des rumeurs sans aller plus loin & place des «références» aux samouraïs comme l’histoire prend place au Japon.

Quand David maîtrise l’informatique, le réseau Goliath n’a qu’à bien se tenir…

TL;DR:

  • Points forts:
    • Une narration bien menée.
    • Un protagoniste principal intéressant.
  • Points faibles:
    • Une nouvelle un peu trop courte… Certaines choses auraient méritées d’être développées.
    • On peut trouver certaines «références culturelles» un peu lourdes.

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Swing à Berlin, Christophe Lambert

Dictature en musique

Nous sommes en 1942, en Allemagne , en pleine Deuxième Guerre Mondiale. Hitler et les nazis déportent les juifs mais aussi les tziganes, les noirs et les homosexuels pour les exterminer car ces derniers sont considérés comme des « races inférieures » et pourraient corrompre la race aryenne. Ne s’arrêtant pas là, ils ont aussi fait brûler ou détruire toutes les œuvres d’art de ces peuples. Tout y passe : recueil de poésies juives, toiles, disques de jazz… Il considère tout cela comme de l’art « dégénéré », indigne du peuple allemand.

Mais en 1942, l’AllemSwing à Berlinagne nazie a perdu de sa grandeur : elle subit de nombreuses défaites, l’effort de guerre d’un côté et les bombardements alliés de l’autre ont mis beaucoup de personnes à la rue et une grande majorité de la population ne mange pas à sa faim. Le moral des troupes comme des civils est en berne. Et ils n’ont, pour se distraire musicalement, que des marches militaires et des airs d’opéra. Le ministre de la propagande, Joseph Goebbels, a cependant une idée et charge un pianiste à la retraite de former un groupe de « musique de danse accentuée rythmiquement », autrement dit du jazz mais interdiction d’utiliser ce mot.

Bien que tous les personnages aient été inventés, le fond de l’histoire est, lui, bien réel. Et c’est lors d’une exposition à la Cité de La Villette intitulée Le IIIe Reich et la musique que Christophe Lambert découvre cette anecdote méconnue. L’idée est bonne car, en suivant cette histoire, on découvre l’Histoire. Et c’est là, je pense, une bonne lecture pour les élèves de 3ème qui aborderont bientôt ce chapitre du programme. Au fil de l’intrigue, nous rencontrons diverses figures : du résistant actif, en passant par celui qui préfère se taire et celui qui a peur, par le jeune homme formé aux Jeunesses Hitlériennes et donc complètement endoctriné jusqu’au haut dignitaire du parti nazi. Ce qui nous permet de mieux ressentir l’atmosphère de l’époque et peut-être de mieux la comprendre. Et puis, c’est aussi un bel appel à la Liberté. Réussir à former un groupe de jazz en pleine Allemagne nazie, voilà le défi à relever. Ce qui veut dire être capable d’improviser musicalement, de se défaire du rythme, d’expérimenter …Mais après la cadence de la musique militaire et la précision de Wagner, sera-t-il aussi facile aux musiciens de retrouver un peu de sensibilité, un peu de feeling… ?