Toufdepoil et La folle cavale de Toufdepoil, de Claude Gutman

Toufdepoil, de Claude Gutman

Quand la belle-doche débarque….

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Bastien est un jeune garçon qui vit avec son père. Sa mère les a laissés pour partir vivre dans le midi. Bastien ne la voit presque plus. Le quotidien s’organise alors à deux. Le père et le fils font beaucoup de choses ensemble, partagent tout. A chacun de ses anniversaires, Bastien reçoit un cadeau de sa mère. Un jour, un colis énorme arrive et quelle n’est pas sa surprise de voir sortir un chien plein de poils ! Le jeune garçon est fou de joie et lui donne immédiatement comme nom « Toufdepoil ». Tout semble respirer le bonheur jusqu’à l’arrivée de Céline, la nouvelle copine de son père.

Toufdepoil est un roman jeunesse touchant et attendrissant, comme notre petit héros Bastien. Une histoire d’amitié entre un jeune garçon et son chien, qui essaie de trouver la lumière au beau milieu de querelles d’adultes. Toufdepoil c’est aussi le divorce des parents, la présence d’une belle-mère qui va vite devenir une ennemie, un père dépassé par la situation. Il est nécessaire de lire la folle cavale de Toufdepoil qui est la suite des aventures de Bastien.

La folle cavale de Toufdepoil,  de Claude Gutman

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L’ambiance à la maison est toujours aussi tendue avec une belle-mère qui ne fait toujours pas de concessions et qui ne cessent d’imposer ses choix et ses  volontés.

 

Ernest et Sherlock- l’incroyable vol du violon Lady Blunt – de Céline Le Gallo

Effroyable émoi au théâtre

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Nous retrouvons nos deux jeunes héros, Ernest et son fidèle compagnon à quatre pattes, Sherlock, dans une nouvelle enquête qui va les plonger au cœur du vol d’un célèbre instrument de musique, le Lady Blunt, un violon dérobé à son illustre propriétaire, Shaun Kendall. Le commissaire Latruffe va devoir encore faire preuve de beaucoup d’ingéniosité pour trouver la trace du voleur. Mais c’est sans compter sur la perspicacité et l’efficacité d’Ernest et Sherlock qui, encore une fois, vont apporter une aide précieuse au commissaire, qui ne sait plus où donner de la tête !

Des personnages que nous retrouvons avec plaisir. Une enquête pétillante qui tiendra en haleine nos jeunes lecteurs .

Le violon Lady Blunt existe vraiment. L’auteur a inséré une petite note à son sujet en fin de récit.

Cabot-Caboche, de Daniel Pennac

Un chien pour la vie

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Cabot-Caboche, c’est l’histoire très touchante d’un chien qui décide de trouver des maîtres, après avoir été abandonné. Des maîtres capables de l’aimer, de l’entourer de tendresse. Il va rencontrer Pomme, une petite fille qui fera des pieds et des mains auprès de ses parents pour avoir cet animal. Un caprice en réalité, car elle va vite s’en désintéresser. Alors, retour à la case départ pour le chien ? Comment v -t-il s’y prendre pour apprivoiser la petite fille et enfin trouver sa place au sein de la famille ?

Ce chien n’est pas beau, mais il est intelligent et très affectueux. Il n’a pas de nom, on l’appelle Le Chien. Il a déjà vécu beaucoup de choses difficiles dans sa vie. Il aspire maintenant à trouver un foyer qui lui apportera amour et réconfort. Il a un regard juste et profond sur le monde humain. Un regard qui met l’accent sur le problème de l’abandon d’un animal et de son adoption. Certains maîtres se rendent compte, trop tard, qu’avoir un chien demande du temps, de la disponibilité. C’est un engagement que certains réfutent et qui mène au désastre. Voyez en période estivale le nombre d’animaux qui sont laissés pour compte au bord des routes ou tout simplement ramenés dans les refuges qui ne font plus face. Le message est clair, un chien n’est pas un objet, il faut bien réfléchir avant de s’engager. Les parents ne doivent pas céder aux caprices de leurs enfants et leur expliquer avant tout qu’avoir un animal c’est s’engager à lui donner de l’amour et surtout de bons soins.

Un bon moment de lecture, un moment de tendresse et de réflexions qui invite à se poser les vraies questions et qui, j’espère, aidera à changer les comportements. Un roman plein de sensibilité, de valeurs qui parle de la vie, de la mort, de la maltraitance sans tabous.

L’île aux mainates -les contes à dormir debout du pirate Pitou-de Jean C. Denis

Tel est pris qui croyait prendre..

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Richard, un jeune enfant, adore flâner sur le sable, aux premières heures du jour. La plage est déserte, il n’y a que le bruit des vagues et des mouettes… Seule ombre à ce tableau idyllique, la cabane de Pitou, un ancien marin bourru, qui fait peur à tout le monde. Il faut dire que sur son visage se lisent toutes les traces du temps et des maladies qu’il a attrapées durant ses nombreux voyages. Gare à ceux qui s’aventureraient trop près de sa bicoque ! Pourtant, Richard n’hésite pas à s’approcher quand il entend les gémissements d’un chien qui proviennent de dessous la barque de Pitou. Mais quelle surprise, quand le jeune garçon retourne à l’embarcation, l’animal est bien là tout apeuré, tout mouillé mais c’est un mainate qui aboie. Le volatile imite à la perfection le cri du chien. C’est à ce moment-là que surgit Pitou, imbibé d’alcool de la veille, brandissant un parapluie. Il se saisit du chien malgré les protestations de Richard qui lui propose en échange le merle. Pitou part dans un fou rire en lui affirmant que ce genre d’oiseau ne fait que répéter que ce qu’il entend et qu’il n’a pas le don de parole. Il n’est pas d’accord pour s’encombrer d’un oiseau qui ne sert à rien. Et pour confirmer ses dires, il raconte à Richard ses aventures qui l’ont mené à rencontrer beaucoup de mainates, oiseaux qui ne lui ont apporté que des ennuis.

L’île aux mainates nous offre un voyage rocambolesque à travers les périples d’un vieux loup de mer. Amis lecteurs, n’hésitez pas à tourner la dernière page, ne vous arrêtez pas au mot fin, la chute de l’histoire est derrière !

Gare au carnage, Amédée Petipotage! de Jean-Loup Craipeau

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Amédée, un jeune garçon, décide de se lever tôt, ce dimanche matin pour profiter de la neige et surtout pour être le premier à faire des traces dans cette poudre blanche. Alors qu’il arrive dans les bois de Vincennes, il aperçoit un homme torse nu, qui se débarbouille au bord du lac. Amédée ne comprend pas ce qu’il fait là. En fait, cet étranger est un sans domicile fixe qui s’appelle Clodo…Pour se nourrir, il fait les poubelles la nuit. Emu, le jeune garçon en parle à ses parents qui décident de déposer, en secret, des sacs de nourriture à proximité du refuge de fortune de l’homme. Mais un soir, alors qu’Amédée dépose un sac, des bruits de frein terribles le font sursauter. Deux individus sortent d’une grosse BMW. tandis que l’un reste faire le guet, l’autre se rue sur une poubelle pour y dissimuler un paquet, puis ils repartent en trombe. Clodo apparaît, se saisit du paquet. Il l’ouvre et trempe son doigt pour goûter le contenu. Amédée repart chez lui mais très intrigué par ce qu’il a vu, il décide de mener son enquête et revient le lendemain soir au même endroit. Clodo est là, une discussion animée commence avec les individus de la veille. Mais l’un d’eux est armé. Que se passe-t-il ? Qui est en réalité ce Clodo ? Que cache-t-il ?

Amédée se lance dans une enquête pleine de rebondissements, où règlements de compte nous emmènent dans un univers sans concessions. Heureusement, il va pouvoir compter sur le commissaire Brunet nommé à la tête de cette affaire. Et vous, jeunes lecteurs, ouvrez bien l’oeil pour aider Amédée !

Le refuge des ptits-tout-seuls, de Marie et Joseph

Des nouveaux amis…

petits.jpgLes ptits-tout-seuls, c’est une bande de copains qui ont bâti un refuge pour chiens abandonnés. Tous les jours après l’école, les enfants vont les nourrir, les sortir. Mais quand Sarah est allée au refuge ce midi, l’enclos était ouvert et il ne restait plus aucun chien. Un garçon de la classe est vite soupçonné : le Hibou. On l’appelle ainsi car il porte des lunettes énormes. Ayant un souci à un pied, il est obligé, en plus, de porter une grosse chaussure. Il est tout le temps tout seul et quand il a voulu faire partie des Ptits-tout-seuls , il s’est fait rejeter. Il a été menaçant en disant qu’il se vengerait. Alors forcément, il est pointé du doigt. Mais prudence, les soupçons ne suffisent pas, il faut des preuves. Un membre de la bande décide de mener son enquête et à la surprise générale, il demande à «Hibou» de l’aider à démasquer le ou les coupables. Le binôme est prêt à se lancer aux trousses des malfrats à la manière de  Starsky et Hutch, les célèbres détectives. Une course contre la montre va commencer. Nos deux héros vont-ils réussir à remonter la piste des malfrats qui ont kidnappé les chiens ? L’enquête parait déjà difficile car les indices sont très maigres.

Une intrigue policière qui va mener notre jeune public au sein d’un vaste trafic de chiens. Le lecteur est sensibilisé au fait que des animaux sont sacrifiés pour des tests en laboratoire. Triste réalité ! Un moment de lecture qui met aussi l’accent sur la différence. Hibou se prénomme en réalité Wladimir. Il porte de grosses lunettes et une malformation handicape un de ses pieds. Alors, on lui donne un surnom. Les soupçons se portent sur lui simplement parce qu’il n’est pas comme les autres. Et pourtant c’est lui qui va mettre tout en œuvre pour retrouver les chiens. Au final, il va gagner sa place au sein du groupe et forcer le respect. Hibou a disparu, Wladimir est né.

Le jour des premières fois, 3. Croquette et Cie, de Marie Colot – ill. Florence Weiser

Jusqu’au dernier souffle…

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Savanna est triste en allant à l’école, aujourd’hui. Son chien, Bestiole, est gravement malade et il n’a plus que quelques jours à vivre. Devant la détresse de sa petite élève, maîtresse Coline va avoir une idée géniale pour transformer les derniers instants de Bestiole en moments de joie. L’institutrice propose à Savanna d’emmener son chien en classe pour profiter au maximum de son ami jusqu’au jour de son départ. Rires et larmes mêlées, toute la classe va se préparer à faire vivre des moments inoubliables et magiques à Bestiole.

Une histoire touchante qui s’adresse à nos très jeunes lecteurs. Le thème du deuil est ici traité de manière délicate à travers le personnage de maîtresse Coline. Plein de délicatesse, ce récit explique simplement ce qu’est la mort et le rituel qui entoure le départ du défunt. Malgré le thème évoqué, ce petit roman jeunesse est plein de fraîcheur et d’humour. Ce n’est pas facile d’aborder un tel sujet en gardant ce petit côté léger mais Marie Colot y est parvenu. L’auteur nous montre également que tout doit être  expliqué aux enfants. La mort fait partie de la vie, il ne faut pas hésiter à en parler. A noter les belles illustrations de Florence Weiser qui apportent de la douceur et de l’éclat. J’ai eu un coup de cœur pour cette auteure, pour sa plume qui a su également séduire et émouvoir l’adulte que je suis.