L’auto-stoppeur, 9 nouvelles noires pour nuits blanches, d’Anthony Horowitz

Angoissant…

l-auto-stoppeurNeuf nouvelles plus glaçantes les unes que les autres à dévorer le soir sous sa couette, à la lueur d’une lampe de poche !

L’auto-stoppeur : Alors qu’ils rentrent de promenade, après avoir passé une journée en famille  pour fêter l’anniversaire des quinze ans de Jacob, le père s’arrête pour prendre un autostoppeur… Installé à l’arrière, à côté de Jacob, celui-ci se sent menacé par le comportement étrange de l’homme… Sa famille est–elle en danger ? Que doit-il faire ?

L’ascenseur : Comment un garçon turbulent de 11 ans peut-il disparaître dans un ascenseur bondé, durant les 58 secondes que dure le trajet entre le sous-sol et le rez-de-chaussée… La police enquête…

Le son du meurtre : Kate Evans, une adolescente de treize ans est quasiment sourde de naissance.  Elle entend bien certains sons mais est incapable de suivre une conversation. En cours, elle est assistée par un appareil acoustique. Pourtant, lorsqu’un nouveau professeur vient prendre ses fonctions, des sons stridents insupportable retentissent à son approche et Kate commence à entendre des voix…

Brûlé : Alors que sa mère est sur le point d’accoucher, Tim, 13 ans, est confié pour les vacances à sa tante Sara et son oncle Nigel. Trois semaines  à la Barbade, dans un bel hôtel avec possibilité de pratiquer surf, voile, ski nautique… Cela peut paraître merveilleux. Pourtant, entre l’oncle Nigel et son obsession du bronzage et tante tante Sara plutôt réticente à se voir confier son neveu… quelque chose cloche…

Vol 715 : En se réveillant ce matin-là, la jeune Judith Fletcher est persuadée d’une chose : elle et sa famille ne doivent pas prendre ce Vol 715  qui doit les ramener du Canada  à Londres ce jour même. Elle a fait un rêve … Mais ses parents vont-ils se laisser convaincre ?

Le Paradis d’Howard : Howard Blake, quinze ans, vient de mourir, heurté par un bus… Son parcours de petit délinquant va-t-il malgré tout lui permettre d’accéder au Paradis ?

Abonné absent : Linda James meurt foudroyée une nuit d’orage, alors qu’elle téléphonait abritée sous un chêne. Malgré tout, le téléphone fonctionne toujours, et une fois reprogrammé, il est remis en vente… Qui en sera le prochain propriétaire ?

Twist Cottage : Ben a été élevé par son père Andrew depuis le décès de sa mère un an après sa naissance. Mais un jour, son père décide de se remarier… Le quotidien, jusqu’à présent heureux, va se transformer en enfer… Alors que Louise, la nouvelle épouse les incitent à déménager, ils vont acheter le « Twist Cottage », une curieuse et vieille bâtisse biscornue et isolée…

La plus courte histoire d’horreur jamais écrite : A toi de jouer et de trouver l’énigme qui se cache dans cette  nouvelle…

Un recueil de neuf nouvelles mettant chacune en scène des adolescents et destiné aux lecteurs à partir de 13-14 ans. Chaque nouvelle suit le principe de la nouvelle à chute qui étonne à chaque fois par une conclusion inattendue. L’humour est grinçant et la plupart  des textes effleure le genre du fantastique. Un recueil bien écrit, idéal pour les amateurs de frissons ! Mes préférées : L’auto-stoppeur, Brûlé, Twist Cottage. Et vous ?

Merci à Léna, l’élève qui m’a conseillé l’achat de ce livre pour le CDI !

 

 

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Le diable et son valet, d’Anthony Horowitz

Les dévoreurs de livres d’Arsène : les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Le diable et son valet, d’Anthony Horowitz

le-diable-et-son-valet-bisCette histoire se passe au XVIème siècle en Angleterre. Tom, un garçon du peuple, travaille dans l’auberge « La tête de cochon », un lieu misérable où Tom est battu par les Slope, les aubergistes. Un jour, son destin va changer, grâce à un mystérieux voyageur nommé William Hawkins. Tom va bientôt se retrouver dans une troupe de théâtre, mais l’ambiance y est étrange. Le soir de la première, devant la reine, le danger est tout proche…

Un récit d’aventure au contexte historique bien décrit, qui mêle faits réels et fiction. Ce livre m’a plu, il y a plein de rebondissements, les émotions sont bien décrites et des passages font frissonner…

Chloé, 5ème – 12 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Et l’avis de mumu58 :

Un fabuleux destin…

Angleterre, 1593. Tom, orphelin, travaille dur pour des aubergistes qui, malgré les pénibles labeurs accomplis, le considèrent comme un bon à rien. Un voyageur venant de Londres s’arrête à l’auberge. Très vite, il remarque le jeune garçon. Il a l’air de s’intéresser à Tom. Il informe les aubergistes de son intention d’emmener Tom mais ceux-ci s’y opposent. Une violente bagarre éclate, l’étranger empoigne alors le jeune garçon, le met sur son cheval et part. En chemin, le voyageur tombé en embuscade, est tué, laissant Tom seul face à son sort. La fuite du jeune garçon l’entraîne au Lion Rouge, une taverne de Enfield. Le soir de sa venue, une troupe de comédiens donnent une représentation. Le lendemain, le groupe reprend la route pour Londres emportant Tom avec lui. Tom va devoir se débrouiller dans une ville où il faut se méfier de tout le monde mais où il pourrait aussi devenir ce qu’il voudrait. Le rêve de ce garçon est de devenir acteur, il veut faire du théâtre. Une rencontre va lui donner la chance de sa vie mais va aussi l’entraîner dans des histoires pour le moins surprenantes.

Ce roman nous entraîne dans l’Angleterre du XVIème siècle, dans l’Angleterre de la reine Elisabeth. Il fait référence à des personnages ayant existé. On va même y croiser Shakespeare dans ses débuts. Les premières pages du récit nous font penser aux Ténardier dans les Misérables de Victor Hugo, un couple d’aubergistes qui exploite Cosette. L’auteur nous fait des descriptions très nettes de Londres à cette époque. Le lecteur trouvera même un plan de Londres en 1558, à l’arrière de la couverture. Les images, les odeurs sont si précises que nous n’avons pas de peine à les imaginer.

…Des chevaux caracolaient dans la boue. Des carrioles cahotaient en grinçant. Des chiens aboyaient, des vaches meuglaient, fâchées d’être menées au marché. Dans les ateliers ouverts sur la rue, des ferronniers à demi nus jouaient du marteau et beuglaient leurs instructions à des apprentis empressés. Des menuisiers en tablier de cuir sciaient et coupaient du bois. Un groupe de marins déjà à moitié ivres passa en zigzaguant, riant et chantant à tue-tête.

Et puis il y avait l’odeur. L’odeur des légumes et des épices du marché. Des fruits, frais ou avariés. L’odeur des gens, sales et suant. L’odeur des animaux.

La construction de ce roman est intéressante car le dernier chapitre apporte la réponse aux interrogations du premier chapitre et en milieu de lecture on comprend le titre donné à cette histoire. L’auteur énonce les problèmes de société de cette époque comme le travail des enfants adoptés, les maladies, les inégalités… Les chapitres sont courts et accessibles.

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Le Faucon malté, Anthony Horowitz

Chers chocolats

logo_12483Herbert et son jeune frère Nick, âgé d’à peine 13 ans, sont restés vivre à Londres tandis que leurs parents ont mis les voiles pour l’Australie. Afin de tenter de gagner sa vie, Herbert a créé une agence de détective privé sous le nom de Tim Diamant. Malheureusement, strictement personne ne fait appel à lui et les deux frères croulent sous les dettes. Jusqu’au jour où un nain, nommé Johnny Naples, fait irruption dans leurs vies. L’homme semble aux abois et demande à Tim de conserver précieusement un paquet pour lui. Pour cela, il lui offre une rondelette somme d’argent et en promet davantage à son retour. Après s’être fait cambrioler, les garçons décident d’ouvrir le paquet que le jeune Nick avait fort heureusement gardé sur lui. Il s’agit d’une vulgaire boîte de chocolats maltés ! En quoi des chocolats peuvent-ils susciter tant de convoitises ? C’est la question à laquelle nos enquêteurs devront répondre. Mais pour Tim et Nick, les ennuis ne font que commencer…

Je me rappelais avoir adoré ce livre dans ma jeunesse. Sa relecture a été un vrai plaisir d’autant que depuis j’ai étudié et lu de nombreux classiques du roman policier dont le fameux Faucon de Malte ou Faucon Maltais de Dashiell Hammett, un chef-d’oeuvre du roman noir dont s’est inspiré Horowitz pour son titre et la tonalité de son texte. Nous avons justement affaire ici à une parodie de roman policier avec le personnage du privé, une intrigue compliquée, et une série de bandits tous plus acharnés et décidés les uns que les autres à mettre la main sur le pactole. Sauf que dans notre cas, Tim est une caricature de détective : sans aucune jugeote et ayant peur de son ombre, le seul endroit où il se sentira bien sera derrière les barreaux d’une prison ! C’est donc son jeune frère Nick, qui n’a lui pas froid aux yeux, qui va se charger de l’enquête quitte à devoir y laisser sa peau.

Vous n’aurez pas le temps de vous ennuyer en lisant ce policier riche en rebondissements et bourré d’humour. Je vous encourage comme Nick à tenter de percer l’énigme des chocolats et pour les adultes à découvrir toutes les petites références aux premiers romans noirs américains. Coup de coeur !

Pour info, Horowitz a reçu de nombreux prix pour ce roman. Il est également l’auteur de L‘île du Crâne et de la série Alex Rider que vous trouverez au CDI et scénariste de multiples séries tv ou films dont le prochain Tintin adapté au cinéma qui sortira en 2016.

Maudit Graal, de Anthony Horowitz

Sacré Graal
David s’est finalement bien habitué à sa vie sur l’île du Crâne où il étudie l’art de la magie. Il est même l’un des meilllogo_13834eurs élèves et est bien pressenti pour recevoir le Graal Maudit, le trophée qui renferme tout le pouvoir magique de l’école et qui récompense chaque année l’élève le plus brillant. Mais certains voient en cette drôle d’école un danger… et complotent afin de la détruire une fois pour toute. Lorsqu’ils tombent sur un étrange poème conseillant de placer le Graal Maudit au sein de la cathédrale de Canterbury, ils décident de tout mettre en oeuvre pour s’en emparer.
J’avais beaucoup aimé le premier opus et j’ai beaucoup apprécié cette suite. Comme je l’avais déjà dit, on retrouve beaucoup d’éléments communs avec la saga Harry Potter (portraits qui parlent, cours saugrenus, balais magiques…), ce qui plaira aux adeptes du genre. La longueur du livre reste cependant plus accessible aux jeunes lecteurs ! Seul bémol : le second degré dont il faut faire preuve en lisant les différentes réactions des parents de David, pas si évident pour un lectorat de cet âge. Mais cela apporte aussi une touche certaine d’humour noir. Bref, on aime ou on n’aime pas. Ce nouveau tome est construit comme l’enquête d’un adolescent pour déjouer un complot et il a déjà une petite idée du coupable mais pourra-t-il le démasquer à temps ?

L’île du crâne, Anthony Horowitz

Humour noir à l’anglaise

 David Eliot, jeune garçon de 13 ans, vient d’être renvoyé de son collège. Que va-t-il devenir ? Son père lui promet une correction mémorable. Il va être aidé en cela par une lettre invitant David dans un nouvel établissement, sur une île perdue, avec une seule journée de vacances par an et où les parents ne sont même pas admis pour les visites : l’école de Groosham Grange … L’idéal pour se débarrasser de son rejeton ! Dans le train qui l’emmène sur la sinistre Île du crâne, David fait la connaissance de Jill et Jeffrey qui rejoignent la même destination que lui. Ils sont accueillis à la gare par Gregor, un bossu à qu’un œil, puis par le capitaine Baindesang qui leur fait faire la traversée jusqu’à l’île… Tout cela n’augure rien de bon ! L’école s’avère vraiment bizarre : on y signe le registre d’entrée avec son propre sang, les élèves portent des noms d’emprunts, les professeurs sont en fait des vampire, loup-garou, fantôme, et chaque nuit, les élèves disparaissent étrangement. Quels mystères cachent cette école de sorcellerie hors du commun ? Tout ce que l’on peut imaginer n’est rien comparé à la réalité…

Les romans d’Anthony Horowitz sont souvent pleins de surprises. Ici, l’humour noir est omniprésent, ce qui peut parfois dérouter les jeunes lecteurs : c’est surtout les personnages des parents de David qui ont des comportements totalement incongrus : un père en fauteuil roulant qui fait systématiquement du mal à sa femme sans réellement s’en rendre compte et qui menace de pendre son fils par les pieds… Tout est décalé et l’atmosphère mystérieuse et inquiétante nous cache des meurtres des plus sordides. Malgré tout, ce livre s’adresse aux jeunes lecteurs (10-13 ans) par l’écriture et la façon de traiter la thématique des sorciers, ainsi que par les personnages adolescents. Cela n’est pas sans rappeler la série des Harry Potter. Ecrit en 1991 (mais paru qu’en 2007 en France), ce livre aurait en effet inspiré J.K. Rowling, l’auteure de la célèbre série, pour imaginer sa fameuse école de sorciers. L’île du crâne a également une suite, disponible au CDI : Maudit Graal, qui, je l’avoue m’a un peu moins passionné…