Les filles au chocolat, 4. Cœur Coco, de Cathy Cassidy

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Toujours considérée comme un bébé par ses sœurs, Coco adore les animaux. A 12 ans, elle rêve de sauver les animaux en voix de disparition. Lorsque sa jument préférée doit être vendue, elle projette de l’acheter. Mais comment la sauver sans l’accord de sa mère ?

Touchant, passionnant, ce livre est pour les amoureux des animaux, du chocolat et de la série « les filles au chocolat »! … où on découvre de sacrées révélations ! Un livre aussi bien que les autres tomes de la série !

 

Eléa, 5ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Les contes du chat perché, de Marcel Aymé

 La ferme enchantée…chat

Je ne peux pas commencer cette chronique sans vous faire part du sentiment qui m’enveloppe rien qu’à l’évocation du titre. Me revoilà plongée dans mes années collège, en 6ème. Les contes du chat perché a été la première œuvre étudiée en classe, une belle rencontre avec Delphine, l’aînée, et Marinette, la blonde. Deux sœurs qui ont «le pouvoir» de discuter avec des animaux dotés de la parole. Et ce petit détail n’a l’air d’étonner personne. Les parents détestent les bêtes et sont très sévères avec leurs progénitures. Les deux fillettes ont un chat Alphonse, qui sera une carte maîtresse pour elles dans les moments difficiles. Alors qu’elles ont cassé un plat, elles sont envoyées chez leur tante, une femme odieuse, méchante. Alphonse, qui d’un passage de patte derrière les oreilles déclenche la pluie, va provoquer un véritable déluge pour qu’elles repartent chez elles. Mais ce changement de temps va détruire les récoltes et les parents qui rendent le chat responsable, veulent le noyer. Alphonse va souvent mettre en garde les fillettes mais elles soupirent en se disant qu’à l’écouter, elles ne feraient jamais rien. Parfois, il est de bon ton de tenir compte des conseils. Tous ces animaux qui peuplent la ferme, vivent dans la crainte de passer à la casserole. Ils changent au fil des contes, certains partent, meurent ou sont mangés. Ils n’hésitent pas à aider Delphine et Marinette et vont même les remplacer dans leurs taches. En effet, les enfants vont à l’école mais doivent participer activement aux travaux de la ferme. Pourtant, elles préfèrent s’amuser avec les animaux, ce qui n’est pas du goût des parents.

Les Contes du chat perché regorgent d’humour. Les animaux parlent et peuvent dialoguer avec les humains. Les situations sont cocasses dès que les parents s’absentent. La ferme familiale devient alors un terrain de jeu, un vrai théâtre. Delphine et Marinette sont pleines d’imagination, ce qui parfois leur joue des tours. Marcel Aymé, sans être moralisateur, transmet des messages sur la justice, la différence, la nature, la tolérance envers les animaux, avec des enfants plus à l’écoute que les adultes. On notera aussi que souvent dans les contes, tout est beau, mais là l’auteur montre aussi que la vie n’est pas si simple. L’écriture est facile à comprendre, amusante et s’adresse autant aux enfants qu’aux adultes.

Ces nouvelles réunies dans ce recueil sont parfois divisés en deux tomes : Les contes rouges du chat perché et Les contes bleus du chat perché.

Contes pour enfants pas sages, de Jacques Prévert

Et si les animaux prenaient le pouvoir ?

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Contes pour enfants pas sages est un recueil de petites histoires d’animaux. Jacques Prévert met en scène des animaux qui n’ont pas peur de parler. Ils crient haut et fort pour dénoncer la cruauté du monde adulte et défendre les enfants. Chaque conte fait réfléchir et malgré un ton léger, le lecteur découvrira des sujets graves et sérieux comme l’esclavage, l’abandon des enfants, le racisme… Jacques Prévert attaque les hommes à travers la parole des bêtes. L’humour et la fantaisie restent néanmoins présent pour dresser le tableau d’un monde de folie, un monde pas sage du tout !

Les lettres de mon moulin, de Alphonse Daudet

Le moulin de mon coeur

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Les lettres de mon moulin est un recueil de nouvelles. Ce sont de jolies petites histoires qui portent haut la Provence et d’autres régions parcourues, qui parlent des hommes, de la nature, de la vie tout simplement. Alphonse Daudet a quitté la capitale pour s’installer en Provence. Il a acheté un moulin en ruine, dans la vallée du Rhône. C’est un moulin qui trouve grâce à ses yeux et qui deviendra son lieu de vie, son lieu d’inspiration à ses travaux de poésie. Au fil des pages, les anecdotes se succèdent, des récits prennent vie en mêlant tendresse, mélancolie ou malice. De La chèvre de monsieur Seguin au Curé de Cucugnan en passant par La mule du Pape, Alphonse Daudet nous emmène faire de belles promenades ensoleillées qui sentent bon la garrigue, à la rencontre de gens ordinaires. Un vrai régal de rêve et de magie qui entoure les gestes simples de la vie. Un voyage dans le temps plein de sensibilité qui mérite le détour. Un beau retour sur des souvenirs d’enfance pour tous ceux qui comme moi ont étudié ce recueil au collège.

Alphonse Daudet se pose ici en beau conteur, près duquel on prendrait plaisir à s’asseoir, comme dans les soirées d’antan.

Un classique de la littérature française qu’on aura plaisir à découvrir ou à redécouvrir.

Broussaille, tome 1. Les baleines publiques, de Franck et Bom

Une ville sous marine…

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Broussaille est un ado sympathique, aimant la nature et vivant avec son chat en appartement. Le quartier est plutôt terne et triste. Un soir, il fait un rêve étrange : des poissons de toute taille défilent devant lui, de belles images du fond marin qui très vite vont devenir de vrais cauchemars. Un phénomène intrigue également Broussaille, une quantité infinie de mouettes tournent au-dessus de la ville depuis plusieurs jours et comme lui, beaucoup d’habitants souffrent d’insomnies. Comme il est en congé, le jeune homme se rend dans une bouquinerie et achète un livre sur la mer et ses mystères. Quelle n’est pas sa surprise, en rentrant chez lui, quand il découvre son rêve dans une illustration qui date de 1929 et dont l’auteur, Auguste Petit, a vécu dans sa rue !  Et plus étrange encore, Auguste Petit décrit à cette époque, les mêmes faits observés par Broussaille. Celui-ci décide alors de faire des recherches et se rend au musée d’histoire naturelle. En questionnant le scientifique présent, il apprend qu’une jeune fille s’est rendue au musée pour les mêmes raisons que lui. Etrange, pourquoi s’intéresse t-elle aussi à Auguste Petit ? Broussaille va se mettre en quête du passé de cet Auguste Petit tout en tentant de découvrir pourquoi quelqu’un d’autre a les mêmes préoccupations que lui.

Les baleines publiques est une bande dessinée d’aventure, un brin fantastique auxquelles s’ajoutent des illustrations un peu déjantées qui donnent du rythme et de l’éclat à l’histoire. Le lecteur se trouve à mi chemin entre le rêve et la réalité.

Les fables de La Fontaine

 

Issu d’une famille bourgeoise, Jean de La Fontaine devient avocat au Parlement et comme beaucoup d’artistes, il recherche la protection des grands. Ses contes et surtout ses fables lui assurent une célébrité immédiate.

Qui n’a pas en tête quelques vers des fables de La Fontaine, Le corbeau et le renard restant la fable la plus souvent apprise en classe. La Fontaine dénonce la société, les lois qui ne sont là que pour favoriser les riches. Il ne croit pas beaucoup à la bonté de l’homme et se montre très pessimiste quant à son évolution. Pour se moquer, il décide d’imaginer des fables dont la particularité sera de mettre en scène des animaux qui parlent, qui vivent à moitié comme des hommes. Les animaux vont instruire les hommes. On trouvera toujours une morale qui sera placée à la fin pour certains écrits ou au début pour d’autres voire parfois, dissimulée à travers un personnage. Le roi et sa cour restent également la cible de l’auteur qui montre un vif intérêt pour les problèmes politiques.

C’est en 1668, que seront publiées pour la première fois les Fables de La Fontaine. 243 fables seront mises en vers. Les fables restent des récits incontournables de la langue française que beaucoup d’écoliers continuent à apprendre. Jean de La Fontaine s’est inspiré des textes du fabuliste grec de l’Antiquité, Esope.

Le CDI possède plusieurs éditions de ces fables en livres petit format, classées au rayon Poésie :

La Fontaine aux fables- Collectif- volumes 1, 2 et 3

Un arc en ciel de fables !

Nous connaissons tous les fables de Jean de La Fontaine, grand classique de la littérature française. L’auteur a observé les hommes et les a mis en scène dans un univers peuplés uniquement d’animaux qui leur ressemblent, qui pensent et qui agissent comme eux. Un collectif d’illustrateurs s’est attelé à donner une seconde vie aux personnages,  en nous en proposant une réadaptation sous forme de bande dessinée, avec pour chacun un style très personnel et vraiment varié. Les textes sont en vers,  totalement fidèles à l’original. Le graphisme donne de l’ampleur et du relief à ces trente six fables qui s’animent au fil des pages, alternant des textes très connus avec des textes beaucoup moins célèbres. Tantôt romantiques, tantôt plus agressives, les illustrations nous happent et donnent le ton.

Pari réussi pour ce collectif d’illustrateurs -chacune des fables étant illustré par un dessinateur différent-qui donne ainsi le moyen de faire connaître ces fables à ceux que la lecture rebutent ; et pour les autres, une belle manière de s’approprier des textes connus.

Pour les plus traditionnels d’entre nous, sachez que vous trouverez au CDI, des recueils des fables de La Fontaine dans leur présentation originale, sous forme de livres poche.

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